Dans le journal de 13h de France-Inter, Dominique Rousseau, professeur de droit à Paris 1, analyse la crise politique dont l’affaire Cahuzac est le révélateur, et envisage des solutions pour y remédier :
crise politique
Jacques Sapir : Ce qui coûterait le moins cher, ce serait une dissolution de la zone euro
BFM Business, 29 octobre 2012
Belgique : Plus de gouvernement depuis 206 jours ! (Vidéo)
Le krach de 2010 : la crise systémique
Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)
Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)
La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.
La troisième crise, la vraie (la crise politique)
Après la crise financière, puis la crise économique, s’ouvre la vraie crise : la crise politique. Elle a commencé en Islande, en Irlande, la voilà en Grèce et dans le Massachusetts.

Manifestation monstre du mouvement Tea Party, Washington, USA, 12 septembre 2009
Elle met les gouvernements entre deux feux, celui des marchés financiers, créditeurs des États, et celui des opinions publiques, à qui on demande maintenant de « payer » pour les pots cassés par ces mêmes marchés.
L’issue de cette crise politique est aujourd’hui totalement incertaine.
Quelle sera l’ampleur des « ajustements » ? Considérable. Parce que la crise intervient à un moment où le vieillissement venait déjà mettre les finances publiques en péril dans les pays développés. Les deux s’additionnent.

