Leçons de la crise islandaise: laisser les banques faire faillite

Le spectaculaire rétablissement économique de l’Islande, au bord de la banqueroute il y a trois ans, enseigne qu’un gouvernement doit laisser les banques faire faillite plutôt que de s’attaquer au contribuable, relèvent des analystes.

L’île de l’Atlantique nord a vu ses trois plus grandes banques s’effondrer à l’automne 2008 dans le sillage de la crise mondiale et de la faillite du géant financier américain Lehman Brothers.

Les banques sont devenues insolvables en quelques semaines et Reykjavik n’a pas eu d’autre choix que de les laisser faire faillite et de demander une aide de 2,25 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI).»

Les actifs du secteur bancaire islandais étaient onze fois plus élevés que le produit intérieur brut (PIB) du pays.

Laisser couler

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Miracle : Le Vatican a la solution à la crise financière

Taxes sur les transactions financières, recapitalisations des banques, création d’une « autorité publique universelle » et d’une « banque centrale mondiale. » Ce ne sont pas là les dernières trouvailles d’Attac ou un nouveau coup d’esbroufe de Sarkozy, mais bien les solutions du Vatican à la crise économique et financière. Un vœu pieux ?

Alors que les dirigeants de la zone euro, empêtrés dans leurs querelles de clochers, poursuivent leur chemin de croix et veulent croire à un dénouement miracle, mercredi soir, au sortir d’un nouveau sommet de la dernière chance, l’Église catholique dénonce « l’idolâtrie des marchés » et propose des solutions contre la crise économique.

Car, il y a urgence. Le diagnostic du Saint-Siège sur la situation actuelle est sombre: « Si aucun remède n’est apporté aux différentes formes d’injustice, les effets négatifs qui s’en suivront au plan social, politique et économique seront de nature à engendrer un climat d’hostilité croissante et même de violence, jusqu’à miner les bases mêmes des institutions démocratiques, celles qui sont également considérées comme les plus solides et les plus sûres. »

Le Vatican appelle donc à la création d’une « Autorité publique universelle » et d’une « Banque centrale mondiale » pour réguler les institutions financières. Un véritable pamphlet anti-libéral, qui s’en prend au FMI et aux abus de la finances. Au point de trouver un écho auprès de nombreux économistes italiens.

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Les Bourses européennes plongent, la Grèce inquiète et le G7 ne rassure pas

Les Bourses européennes plongeaient dès l’ouverture lundi, entraînées dans le rouge par les valeurs bancaires, alors que le G7 n’est pas parvenu à calmer les angoisses des marchés qui avaient déjà vécu une journée de panique vendredi. Quelques minutes après l’ouverture, Paris chutait de 4,06%, Londres de 2,39% et Francfort de 2,75%, tandis que Madrid cédait 3,08% et Milan 3,23%.

Les marchés boursiers se préparent à un début de semaine difficile en Europe, étant donné que les inquiétudes grandissent une fois encore quant à l’état de santé de la zone euro. »

En Asie, la même panique étreignait les marchés: Tokyo a clôturé en baisse de 2,31%. « Les marchés boursiers se préparent à un début de semaine difficile en Europe, étant donné que les inquiétudes grandissent une fois encore quant à l’état de santé de la zone euro », commente Cameron Peacock, analyste chez IG Markets.
Les investisseurs craignent que la Grèce ne soit pas en mesure de respecter ces engagements budgétaires, ce qui menacerait de faillite le pays et aggraverait la crise en Europe. Le ministre allemand de l’Economie Philipp Rösler n’a d’ailleurs pas exclu une faillite ordonnée de la Grèce pour sauver l’euro. Pendant le week-end, la Grèce a annoncé de nouvelles mesures pour réduire son déficit public, d’environ 2 milliards d’euros supplémentaires, et tenté de rassurer ses bailleurs de fonds avant une semaine cruciale pour l’avenir du pays et la zone euro.[...]

Le Parisien – 12/09/2011

Denis Kessler: « nous n’avons plus de munitions », la zone euro peut exploser

Le PDG du réassureur Scor, Denis Kessler estime qu’une explosion de la zone euro ne peut désormais être exclue et que les dirigeants mondiaux ont perdu un temps précieux pour lutter contre la crise, qui peut encore s’aggraver, alors qu’ils sont démunis pour la combattre.

Au rythme actuel, les opinions publiques des pays les plus forts de la zone euro vont devenir hostiles à la monnaie unique », craint-il.

Le PDG du réassureur Scor, Denis Kessler estime qu’une explosion de la zone euro ne peut désormais être exclue et que les dirigeants mondiaux ont perdu un temps précieux pour lutter contre la crise, qui peut encore s’aggraver, alors qu’ils sont démunis pour la combattre. Une explosion de la zone euro « n’est malheureusement plus impossible, car la crédibilité des solutions proposées est entamée », analyse M.Kessler, dans un entretien que publie lundi le quotidien Les Echos. Pour l’ancien vice-président du patronat français, il faut désormais agir « d’urgence ». « Au rythme actuel, les opinions publiques des pays les plus forts de la zone euro vont devenir hostiles à la monnaie unique », craint-il. « En France, le sauvetage de la Grèce représente 40 milliards d’engagements supplémentaires pour notre pays », relève-t-il. Pour M. Kessler, les dirigeants mondiaux ont fait une erreur d’analyse en cherchant à sortir de la crise par une relance keynésienne classique.[...]

Le Parisien – 12/09/2011

Le Premier ministre grec offre sa démission

Le Premier ministre grec George Papandreou a offert sa démission, mercredi, afin de mettre sur pied un gouvernement d’union nationale auquel se joindraient les conservateurs qui sont actuellement dans l’opposition.

La nouvelle a été annoncée alors que des dizaines de milliers de Grecs ont pris part à une grève de 24 heures pour protester contre les mesures d’économie qui visent à sauver le pays de la banqueroute.

7sur7.be

Portugal : manifestation à Lisbonne contre le plan d’aide de l’UE et du FMI

Des milliers de personnes ont manifesté jeudi à Lisbonne contre le plan d’aide de 78 milliards d’euros négocié avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), en échange d’une cure d’austérité.

Les participants à cette manifestation organisée à l’appel de la CGTP, principale confédération syndicale portugaise, ont dénoncé l’accord conclu entre le gouvernement démissionnaire et l’UE et le FMI et l’ingérence de ces institutions dans les affaires du pays.

Des centaines de manifestants ont également battu le pavé à Porto pour dénoncer ce plan qui devrait entraîner pendant au moins deux ans une augmentation du chô mage et une baisse des revenus.

Lundi dernier, les ministres européens des finances ont donné leur feu vert au plan d’aide de l’UE et du FMI qui prévoit un prêt de 78 milliards d’euros sur trois ans en échange d’une cure de rigueur et d’importantes réformes structurelles, l’objectif étant de ramener le déficit public de 9,1 % du PIB en 2010 à 3 % en 2013.

En échange de ce soutien, le Portugal doit prendre de nouvelles mesures de rigueur, restructurer et renforcer le capital de ses banques, procéder à des privatisations et à des réformes notamment du système de santé et de l’administration, avec l’objectif d’assainir et de renflouer ses finances publiques. [...]

Atlas Info.fr