Le Premier ministre grec offre sa démission

Le Premier ministre grec George Papandreou a offert sa démission, mercredi, afin de mettre sur pied un gouvernement d’union nationale auquel se joindraient les conservateurs qui sont actuellement dans l’opposition.

La nouvelle a été annoncée alors que des dizaines de milliers de Grecs ont pris part à une grève de 24 heures pour protester contre les mesures d’économie qui visent à sauver le pays de la banqueroute.

7sur7.be

Portugal : manifestation à Lisbonne contre le plan d’aide de l’UE et du FMI

Des milliers de personnes ont manifesté jeudi à Lisbonne contre le plan d’aide de 78 milliards d’euros négocié avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), en échange d’une cure d’austérité.

Les participants à cette manifestation organisée à l’appel de la CGTP, principale confédération syndicale portugaise, ont dénoncé l’accord conclu entre le gouvernement démissionnaire et l’UE et le FMI et l’ingérence de ces institutions dans les affaires du pays.

Des centaines de manifestants ont également battu le pavé à Porto pour dénoncer ce plan qui devrait entraîner pendant au moins deux ans une augmentation du chô mage et une baisse des revenus.

Lundi dernier, les ministres européens des finances ont donné leur feu vert au plan d’aide de l’UE et du FMI qui prévoit un prêt de 78 milliards d’euros sur trois ans en échange d’une cure de rigueur et d’importantes réformes structurelles, l’objectif étant de ramener le déficit public de 9,1 % du PIB en 2010 à 3 % en 2013.

En échange de ce soutien, le Portugal doit prendre de nouvelles mesures de rigueur, restructurer et renforcer le capital de ses banques, procéder à des privatisations et à des réformes notamment du système de santé et de l’administration, avec l’objectif d’assainir et de renflouer ses finances publiques. [...]

Atlas Info.fr

Grèce : Une île ou un monument en garantie d’un nouveau prêt ?

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a assuré que les privatisations destinées à faciliter la sortie du pays de la crise était désormais « une priorité » pour son gouvernement, dans une interview publiée samedi par le quotidien italien Corriere della Sera.

« Au début, les privatisations n’étaient pas une priorité », a déclaré M. Papandréou, évoquant le lancement du plan de redressement des finances grecques il y a un an.

« Maintenant les privatisations occupent la première place sur la liste (de nos priorités). Nous allons prouver que nous sommes capables de respecter nos obligations en ce qui concerne la dette à travers une série de projets de développement. Il y a un large consensus dans ce sens tant dans l’opinion publique que dans l’opposition. C’est pourquoi, le plan de privatisation sera approuvé très bientôt ».

M. Papandréou a également qualifié d’ »insulte » l’idée de demander à la Grèce comme garantie d’un éventuel nouveau prêt « une île ou un monument » historique. « Je veux dire une chose à laquelle nous sommes très sensibles: nous demander une île ou un monument comme garantie est pratiquement une insulte ». « Les gens s’attendent à ce que notre parole et nos actions soient une garantie suffisante », a-t-il dit. La Grèce, qui ploie sous une dette considérable, éprouve des difficultés à se financer sur les marchés en raison des doutes pesant sur ses capacités à rembourser ses emprunts à l’avenir.

Signe de ces inquiétudes, les taux grecs à 10 ans restent supérieurs à 15%, beaucoup plus que les taux d’emprunt pour les économies européennes plus solides. « Nous avons obtenu des résultats importants mais (…) nous devons continuer avec une volonté inébranlable, non seulement pour réduire le déficit (…) mais pour éliminer la corruption, réduire l’évasion fiscale et rendre le système plus équitable », a conclu M. Papandréou.

Le Figaro

Crise de la dette: Et si le plan de sauvetage achevait le Portugal ?

L’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s a estimé mercredi qu’il existait des « risques » que le Portugal ne parvienne pas à mettre en oeuvre le programme d’aide financière de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.

Parmi ces risques, SP cite la possibilité d’une « contraction économique plus sévère que prévue » dans les prévisions actuelles (récession de 2% en 2011 et 2012), le recours « des banques à des aides publiques » plus importantes qu’estimées pour se recapitaliser, ainsi que l »incertitude autour de l’impasse politique actuelle ». « Bien que le gouvernement en fonctions et les principaux partis de l’opposition semblent engagés autour du programme d’assistance au Portugal, le résultat des élections » législatives anticipées du 5 juin est, selon l’agence, « incertain ».

20 Minutes.fr

Portugal : Le Gouvernement démissionnaire demande une aide à l’Union Européenne

La Commission européenne a reçu la demande du gouvernement portugais «pour une aide financière de l’Union européenne et du FMI», a déclaré vendredi le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

Le ministre belge des Finances Didier Reynders considère qu’un montant de 80 à 85 milliards d’euros pour ce plan d’aide est «dans les ordres de grandeur raisonnables», a déclaré vendredi le ministre belge des Finances Didier Reynders.

« Vous êtes dans les ordres de grandeur raisonnables », a déclaré M. Reynders, interrogé en marge d’une réunion avec ses homologues de la zone euro, pour savoir si le plan de sauvetage du Portugal pourrait atteindre 80 à 85 milliards d’euros.

«Maintenant, on va surtout vérifier avec la Commission européenne à la fois quelle est l’enveloppe nécessaire, et les mesures que l’on peut prendre au Portugal pour améliorer la situation budgétaire», a-t-il ajouté.

Le Portugal doit présenter des mesures budgétaires «très strictes», a prévenu la Finlande.

La ministre des Finances espagnole Elena Salgado a estimé de son côté, que le Portugal serait «bien sûr» le dernier pays de la zone euro à bénéficier d’un plan d’aide financière international. Une déclaration qui intervient alors que l’Espagne est considérée par les marchés comme un prochain candidat potentiel à un plan de sauvetage.

Le Parisien

Portugal : qui a la « légitimité » pour demander un plan de sauvetage? Le gouvernement démissionnaire? Le président? Le parlement? La question divise.

Grèce, Irlande, Portugal : le marché croit à une restructuration de la dette

Flambée des taux d’emprunts, fuite des investisseurs : le marché obligataire commence à envisager une restructuration de la dette de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal alors que les plans d’austérité de ces pays peinent à être mis en place ou à produire leurs effets.

« La probabilité de restructuration de la dette est désormais d’environ 40%, au Portugal, d’environ 50% pour l’Irlande et 60% pour la Grèce », avance Ciaran O’Hagan, stratégiste obligataire à la Société Générale.

Les trois grandes agences de notation (Standard & Poor’s, Moody’s Investors Service et Fitch Rating) ont brandi cette menace pour motiver les récents abaissements de la note souveraine de ces pays, maillons faibles de la zone euro. Dernière en date, Moody’s a encore abaissé d’un cran mardi la note du Portugal.
L’inquiétude des marchés et leur crainte que la dette de ces pays puisse être restructurée se traduisent par une inflexion de la courbe des taux: alors qu’il est normalement plus coûteux d’emprunter à long terme qu’à court terme, ce n’est plus le cas pour pour les taux portugais et grecs.

Les taux portugais à cinq ans ont ainsi franchi les 10% en début de semaine, un seuil inédit depuis la création de la zone euro, dépassant ceux à 10 ans, autour de 9%. Pour la Grèce, l’évolution est encore plus nette: les taux à deux ans se sont envolés à près de 16% contre plus de 12% sur les taux à dix ans.

« Ils ne peuvent plus se financer à des taux pareils », note Chrisitan Parisot, économiste chez Aurel. « Il faudra absolument soit réduire le montant de la dette, soit rééchelonner les remboursements », abonde Axel Botte, stratégiste obligataire chez Natixis AM.

L’hypothèse d’une restructuration de la dette a pris du poids quand l?Allemagne a proposé fin octobre un mécanisme permanent d’aide financière aux pays en difficulté de la zone euro (MES). En effet, certains pays européens – l’Allemagne en tête – souhaitent que si le pays se révèle insolvable, l’aide européenne soit assortie de l’obligation non seulement de mener un programme d’ajustement budgétaire, mais aussi de restructurer la dette.

« Si l’on adresse au marché un signal disant qu’un Etat peut faire défaut tout comme une entreprise, il y a de quoi faire paniquer », souligne Christian Parisot, économiste chez Aurel.

« L’effet d’une telle annonce a d’ailleurs été immédiat, quand vous regardez l’envolée des taux des pays touchés » depuis la fin 2010, remarque Hervé Goigoux Becker, directeur de la Gestion Taux chez OFI Asset Management.

La situation semble toutefois différentes selon les pays.

La Grèce devrait être le premier pays concerné, alors que son déficit public pourrait s’élever à 10,6% de son produit intérieur brut en 2010, soit plus d’un point de pourcentage que ce qui était prévu.

L’Irlande a, pour sa part, annoncé la semaine dernière qu’une rallonge de 24 milliards d’euros était nécessaire pour renflouer ses banques.

Dans le cas de ces deux pays, il faudrait que cette restructuration ait lieu le plus rapidement possible.

« Plus on attend, plus la part de dette détenue par le Fonds monétaire international (FMI) sera importante. Or, comme le FMI est un créancier prioritaire par rapport aux investisseurs, ces derniers seront de plus en plus lésés », souligne M. Botte.

Si la Grèce et l’Irlande bénéficient de plan de soutien qui leur permettent de voir venir jusqu’en 2013, le Portugal se trouve lui dans une impasse tant financière que politique. Le pays doit rembourser 9 milliards d’euros avant mi-juin et se doter d’un nouveau gouvernement, avant d’envisager tout appel à l’aide financière de l’Europe et du FMI.

« On ne peut pas éternellement aller de plan d’austérité en plan d’austérité. Le coût politique et social est trop important pour les gouvernements », ajoute M. Botte.

RTL info.be

En pleine crise, des cadres de la SEC surfaient sur des sites pornos

Alors que le pays sombrait dans sa pire crise financière depuis 70 ans, une trentaine de cadres de la SEC de la Security and Exchange Commission (SEC), l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, passaient des heures à surfer sur des sites internet pornographiques, sur les ordinateurs de la SEC, selon un rapport de l’inspecteur général de l’organisme.

«Le Bureau de l’inspecteur général a établi que 33 employés ont enfreint les règles de la Commission, ainsi que les normes d’éthique en vigueur au sein du gouvernement, en consultant des images pornographiques, sexuellement explicites ou fortement suggestives sur des ordinateurs professionnels et pendant leurs heures de travail,» indique ce rapport cité par la chaîne de télévision ABC.

Un avocat de la SEC est ainsi arrivé à passer jusqu’à huit heures par jour sur des sites pornographiques, et un comptable avait stocké plus de 600 photos pornographiques sur son disque dur, selon le rapport qui n’a pas encore été publié.

Ces dernières années, la SEC a fréquemment été accusée de laxisme dans sa façon de contrôler les opérations boursières.

Elle a été particulièrement critiquée pendant l’affaire Bernard Madoff, le financier condamné en 2009 à 150 ans de prison pour avoir monté une fraude sur plus de 20 milliards de dollars d’investissements. La SEC avait été saisie à deux reprises mais n’avait pas été jusqu’au bout de l’enquête.

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Pour sortir de la crise : l’État national renforcé

Par Reinhard Koradi

Ces dernières années, le nombre de personnes sans travail rémunéré a augmenté de façon dramatique. Le fondateur du WEF (World Economic Forum) Klaus Schwab, met en garde contre une crise financière et économique qui pourrait être suivie d’une crise sociale.

Il se peut que les citoyens doivent être préparés doucement au fait que suite à l’aide rigoureuse de quelques milliards de dollars à des entreprises privées, les caisses de l’État sont vides. Après la dilapidation généreuse des biens populaires et d’immenses dettes accumulées, l’argent manque maintenant pour éviter ou atténuer la catastrophe sociale.

La voie pour sortir de la crise financière et économique est celle de l’État national renforcé. Celui qui soupçonne tout de suite derrière cette exigence un nationalisme caché, du protectionnisme ou bien une isolation du monde extérieur, se ferme à la réalité des crises actuelles et nie le droit à l’autoprotection.

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La troisième crise, la vraie (la crise politique)

Après la crise financière, puis la crise économique, s’ouvre la vraie crise : la crise politique. Elle a commencé en Islande, en Irlande, la voilà en Grèce et dans le Massachusetts.

Manifestation monstre du mouvement Tea Party, Washington, USA, 12 septembre 2009

Elle met les gouvernements entre deux feux, celui des marchés financiers, créditeurs des États, et celui des opinions publiques, à qui on demande maintenant de « payer » pour les pots cassés par ces mêmes marchés.

L’issue de cette crise politique est aujourd’hui totalement incertaine.

Quelle sera l’ampleur des « ajustements » ? Considérable. Parce que la crise intervient à un moment où le vieillissement venait déjà mettre les finances publiques en péril dans les pays développés. Les deux s’additionnent.

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