La crise en Russie

La crise en Russie : un phénomène d’une durée limitée et aux causes diverses

La crise économique est en train de s’estomper en Russie. À l’exception du taux de croissance des investissements fixes, qui continue d’être déprimé, quoique en progrès relatif, les autres indicateurs témoignent de la sortie de la phase de dépression brutale que le pays a connue.

Ces résultats correspondent par ailleurs à l’ensemble de l’économie mondiale, même si ils ont été plus marqués à la baisse mais aussi à la hausse. La crise a pris, en Russie, la forme d’un « V » particulièrement brutal, mais dont la durée n’a pas excédé une année.

Ceci pose alors la question des causes de la crise.
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Pour sortir de la crise : l’État national renforcé

Par Reinhard Koradi

Ces dernières années, le nombre de personnes sans travail rémunéré a augmenté de façon dramatique. Le fondateur du WEF (World Economic Forum) Klaus Schwab, met en garde contre une crise financière et économique qui pourrait être suivie d’une crise sociale.

Il se peut que les citoyens doivent être préparés doucement au fait que suite à l’aide rigoureuse de quelques milliards de dollars à des entreprises privées, les caisses de l’État sont vides. Après la dilapidation généreuse des biens populaires et d’immenses dettes accumulées, l’argent manque maintenant pour éviter ou atténuer la catastrophe sociale.

La voie pour sortir de la crise financière et économique est celle de l’État national renforcé. Celui qui soupçonne tout de suite derrière cette exigence un nationalisme caché, du protectionnisme ou bien une isolation du monde extérieur, se ferme à la réalité des crises actuelles et nie le droit à l’autoprotection.

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La troisième crise, la vraie (la crise politique)

Après la crise financière, puis la crise économique, s’ouvre la vraie crise : la crise politique. Elle a commencé en Islande, en Irlande, la voilà en Grèce et dans le Massachusetts.

Manifestation monstre du mouvement Tea Party, Washington, USA, 12 septembre 2009

Elle met les gouvernements entre deux feux, celui des marchés financiers, créditeurs des États, et celui des opinions publiques, à qui on demande maintenant de « payer » pour les pots cassés par ces mêmes marchés.

L’issue de cette crise politique est aujourd’hui totalement incertaine.

Quelle sera l’ampleur des « ajustements » ? Considérable. Parce que la crise intervient à un moment où le vieillissement venait déjà mettre les finances publiques en péril dans les pays développés. Les deux s’additionnent.

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Réformes des retraites: douloureuses et inefficaces

Tous les trois ans, le gouvernement impose aux Français une douloureuse réforme des retraites, censée combler les déséquilibres abyssaux de notre assurance vieillesse. Et, tous les trois ans, il constate que ça n’a pas marché, et il nous ressert une louche de soupe à la grimace.

Avis aux amateurs, le prochain service est prévu au printemps, et il s’annonce bien amer. «Nous allons tout remettre à plat», a prévenu l’Élysée. Il faut dire que le système fait eau de toutes parts.

Selon la Commission des comptes de la Sécurité sociale, le déficit du régime général devrait atteindre 8,2 milliards d’euros cette année et près de 11 en 2010.
La situation n’est guère plus brillante dans les caisses complémentaires, à qui il manquera 1,4 milliard d’euros en 2009 et 3,4 l’an prochain.

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L’émirat de Dubaï au bord de la faillite ?

Dubaï World, la holding publique propriétaire de la fameuse île artificielle en forme de palmier, demande un sursis à ses créanciers sur 59 milliards de dollars.

Alors que l’on croyait la crise financière terminée, le feu couve dans le Golfe. Lesté de 80 milliards de dollars de dettes, Dubaï semble au bord de la faillite. Mercredi, l’une des holdings les plus importantes de l’émirat, Dubaï World, propriétaire via ses filiales immobilières, du gigantesque complexe hôtelier construit sur une île artificielle en forme de palmier, a demandé à ses créanciers un sursis pour renégocier l’intégralité de ses dettes, soit 59 milliards de dollars ! Il ne compte plus rien rembourser avant le 30 mai afin de mener à bien cette restructuration, ce qui suppose de ne pas honorer les prochaines échéances (9 milliards de dollars dus dans les quatre mois qui viennent).

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(Merci à Geoffroy)

L’Angleterre en crise, moins convoitée par les immigrants


Selon Rue89, les immigrants extra-européens commenceraient à réaliser que la Grande-Bretagne, en pleine crise économique, ne représente plus un réel espoir. Ils préféreraient dans certains cas retourner dans leurs pays d’origine.

De la déception, voire des illusions perdues. C’est que ressentirait la population immigrée non-européenne au Royaume-Uni. S’ils restent nombreux, les nouveaux migrants seraient moins nombreux à gagner les côtes de la Manche. Certains spécialistes, en s’appuyant sur les précédentes crises financières, parlent même prudemment d’ « année retour ».

Mais avant la crise, l’élargissement de l’Union européenne vers les anciens pays du bloc soviétique avait déjà changé la donne. Virginie Guiraudon, chargée de recherche au CNRS sur les politiques d’immigration, explique : « Il y a une très forte compétition avec les ressortissants des huit pays d’Europe centrale et orientale entrés dans l’Union en 2004. Ils bénéficient d’un meilleur accès au marché du travail et surtout d’une possibilité d’aller et venir à leur guise entre chez eux et le Royaume-Uni. »

Un retour contraint, au risque, selon la législation en vigueur, d’être renvoyé dans le dernier pays receveur de la demande d’asile. A savoir l’Angleterre… Pour éviter d’en arriver là, l’Union européenne examine à l’heure actuelle la possibilité d’organiser des charters communs entre les pays membres pour renvoyer les immigrés illégaux. Déçus ou non.

Source : Rue89

Les doutes grandissent sur la reprise économique mondiale

Depuis quelques semaines, l’optimisme s’est installé sur la planète économique. Pourtant, les économistes pointent du doigt les nombreux risques qui pèsent sur la reprise.

Les indicateurs avancés de conjoncture surprennent agréablement les économistes, la production industrielle se redresse, au point que certains pays, comme l’Allemagne, la France et le Japon, ont affiché des croissances économiques positives au deuxième trimestre. Il n’en fallait pas plus pour doper des marchés financiers habitués à la morosité depuis la mi-2007. Ces derniers atteignent actuellement des plus hauts sur l’année 2009.

Après des mois de déstockage, les entreprises n’ont pas d’autre choix que de se remettre à produire, quand bien même ce serait à des niveaux plus faibles qu’avant la crise. Le secteur automobile, dopé par les plans de relance y compris dans les pays émergents, agit aussi comme un accélérateur de croissance. Trop conscients de l’importance du soutien à ce secteur, les gouvernements ne vont probablement pas retirer du jour au lendemain leurs aides.
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En bref

• Villeneuve-d’Ascq : la nouvelle mosquée (achèvement prévu : mars 2010) est à présent dotée de son minaret. Vert et doré, il permet d’apercevoir la mosquée à distance. «Quand on arrive à Villeneuve d’Ascq, on a un certain nombre de repères : l’hôtel de ville, le cinéma, le parc. Ce repère visible (le minaret, NDLR) va apaiser l’esprit des musulmans villeneuvois», précise Mohammed El Mokhtari, secrétaire général de l’Association Animation et Échanges Culturels. Sources 12

• La crise économique contrarie la «promotion de la diversité» dans les entreprises, se désole le journal Le Monde. Tous les cabinets de placement spécialisés constatent un reflux des offres proposées aux « jeunes diplômés des cités ». Driss-Aït-Youssef, directeur général du cabinet APC recrutement, se veut mi-alarmiste, mi-menaçant : « Il y a urgence. En ce moment, je ne fais pas une intervention dans les quartiers sans qu’il y ait, dans la salle, un jeune diplômé qui n’exprime sa révolte contre la société ». Source

• L’Office Public d’Habitat (OPH) de Calais s’alarme de l’explosion des « incivilités » dans son parc locatif. «La situation devient insupportable à Mallet-Stevens. Des jeunes dégradent, insultent les locataires, font des menaces, ce n’est plus possible », tonne la directrice de l’OPH, qui appelle les victimes à porter plainte en espérant que « des procédures soient mises en route et que des sanctions financières dissuadent les auteurs ». Souhaitons-lui bonne chance ? Source

La crise économique, prétexte à un « Nouvel Ordre Mondial »

Depuis 2007 et le prolongement de la crise financière et alimentaire, un nouvel ordre mondial est régulièrement présenté comme la solution aux problèmes de la planète.

Selon José Manuel Barrosso, président de la Commission européenne, c’est une occasion qu’il faut saisir étant donné qu’il y aurait “une plus grande plasticité grâce à la crise et que l’esprit des gens est plus ouvert au changement”.

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Via French Carcan