Alain Duhamel : La crise économique « grosse de dangers politiques »

Chacun le constate et peut malheureusement le vérifier : la crise économique et monétaire actuelle est la plus grave que le monde ait eue à affronter depuis la grande crise des années 30.

[...] On se rappelle que dans les années 30 la grande crise avait provoqué sur le Vieux Continent des convulsions politiques qui avaient engendré une chaîne dramatique de dictatures (Allemagne, Italie, Espagne, Roumanie, Hongrie, Autriche, Tchécoslovaquie, Portugal, Grèce, Yougoslavie, Pologne, Bulgarie) puis la guerre la plus féroce, la plus sanglante et la plus totale de l’Histoire. Nous n’en sommes pas là et ce qui se produit actuellement ne correspond qu’à la première phase de cette tourmente des années 30 qui a enfanté la catastrophe de 1939-1945.

Encore faut-il que la mémoire soit attentive et, en l’occurrence, dissuasive car les éléments constitutifs de la première phase des années 30 sont aujourd’hui réunis : crise économique, désastre social, montée du populisme et de l’extrême droite, spectre de la xénophobie, du nationalisme, du protectionnisme, de cet aveuglement qui se pare des oripeaux de l’égoïsme sacré. Le totalitarisme n’est pas de retour, la guerre ne rode pas devant notre porte mais, ce qui a conduit jadis au désastre final, les racines du chaos fatal sont aujourd’hui en train de pousser de nouveau. Cette crise n’est pas seulement économique et sociale – ce serait déjà beaucoup -, elle est grosse de dangers politiques et elle menace l’Union européenne. [...]

Libération

Irlande / Prix immobiliers : -40%

Les prix de l’immobilier en Irlande se sont effondrés de 40% en moyenne depuis leur pic en 2007 et continuent de reculer à Dublin, a indiqué vendredi l’Office central des statistiques (CSO). Sur l’ensemble du pays, et tous types de propriété confondus, les prix ont baissé de 40% depuis un plus haut atteint en février 2007.

La chute va jusqu’à atteindre 52% pour les appartements situés à Dublin et 45% pour les maisons dans la même ville, a précisé le CSO. Dans le reste du pays, la baisse est limitée à un peu plus de 35%. En outre, la baisse continue, s’accélérant même sur l’ensemble du pays en février et mars, à -1,7% chaque mois, soit « le plus important recul depuis juillet 2009″, selon l’Office. Dans Dublin seul, le prix ont chuté de 13% sur un an.
L’éclatement de la bulle immobilière est à l’origine de la sévère récession dont sort à peine l’Irlande. L’effondrement du marché a provoqué la quasi-faillite des banques de l’île, qui n’ont été sauvées que grâce à l’injection massif d’argent public.

Cette intervention a fait exploser le déficit public à 32% du produit intérieur brut (PIB) l’an dernier et contraint Dublin à mettre en place un plan de sauvetage international de 85 milliards d’euros, avec l’aide de l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Le Figaro

60 milliards (de plus) pour la Grèce ?

La Grèce s’attend à bénéficier d’une aide supplémentaire de près de 60 milliards d’euros le mois prochain, rapporte l’agence Dow Jones qui cite un haut responsable gouvernemental. Selon le responsable cité par Dow Jones, cette nouvelle aide permettrait de couvrir des besoins de financement supplémentaires évalués à 27 milliards d’euros pour 2012 et à 32 milliards pour 2013. Dans ce cadre, des actifs de l’Etat grec pourraient être proposés comme collatéraux à ces prêts.

Répondant à ces rumeurs, un haut responsable du ministère grec des Finances, a indqué que la Grèce ne discute pas d’une aide supplémentaire. « La Grèce n’a aucune discussion sur un éventuel nouveau plan d’aide », a dit ce responsable qui a requis l’anonymat. « Ce type d’informations sur des discusions à propos d’une nouvelle aide ne sont pas vraies. »

Le Figaro

Espagne : Caritas dénonce une «conception négative de l’immigration dans l’imaginaire des autochtones espagnols»

Le dernier rapport de l’ONG Caritas sur la situation des immigrés en Espagne, publié la semaine dernière souligne les difficultés d’accès à l’emploi et au logement des immigrés, leur image qui se dégrade auprès des populations locales, l’augmentation du nombre des migrants en situation irrégulière, la multiplication des contrôles… Autant de situations difficiles imputées à la politique du gouvernement espagnol dirigé par José Luis Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Selon le rapport de Caritas, la principale difficulté rencontrée par les immigrés en Espagne serait liée à l’emploi. Conséquence directe de la crise économique, les immigrés auraient de plus en plus de difficultés à trouver du travail. 60% des quelques 400 000 immigrés assistées par Caritas seraient sans emploi. [...]

Ana Abril a fait part des inquiétudes que suscitaient à Caritas l’intensification des contrôles. Il y a d’abord la peur que ces contrôles pourraient inspirer aux immigrés. Mais la principale conséquence de ces contrôles sélectifs, voire discriminatoires, est de renforcer une conception négative de l’immigration dans l’imaginaire des autochtones espagnols. La situation de crise économique qui prévaut depuis 3 ans a vu la résurgence des préjugés racistes et xénophobes, qui tiennent les immigrés responsables des difficultés économiques connues par l’Espagne.[...]

Yabiladi.com

Le prix du gazole au plus haut depuis octobre 2008

Le litre de gazole à la pompe a dépassé la semaine dernière le prix moyen de 1,29 euro en France, son plus haut niveau depuis octobre 2008.

Le gazole, carburant le plus utilisé par les Français (78% des ventes), s’est vendu très exactement à 1,2923 euro par litre toutes taxes comprises en moyenne, soit son plus haut niveau depuis la semaine du 3 octobre 2008. Le record historique du gazole remonte au 30 mai 2008 à 1,4541 euro/litre.

Ouest France

Les non-dits de la crise économique et financière

La critique des banquiers et des spéculateurs est juste. Mais elle ne suffit pas à expliquer l’ampleur de la crise économique et financière.

La réalité est la suivante :

Les consommateurs et les rentiers contre les producteurs

Nous assistons à l’agonie d’un système qui s’est imposé depuis trente ans. Un système favorable aux consommateurs, aux assistés et aux rentiers, mais profondément pénalisant pour les producteurs et les forces vives des pays développés.

Suite et commentaires sur Fortune