Quand la Chine délocalisera… en Afrique

La croissance chinoise pourrait tomber l’année prochaine, pour la première fois en dix ans, sous la barre des 9%. C’est ce qu’a déclaré mardi 6 septembre 2011 un haut responsable chinois chargé de la politique de changes, laissant ainsi transparaître les inquiétudes de Pékin concernant un ralentissement de l’économie mondiale. En visite en Chine la veille, le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a estimé que l’empire du Milieu devait développer sa demande intérieure, mais a également suggéré qu’il commence à délocaliser en Afrique.

La solution prônée par le président de la Banque mondiale vise à faire d’une pierre deux coups. A la fois en augmentant la productivité des entreprises chinoises en les orientant vers des secteurs à plus forte valeur ajoutée, et en contribuant dans le même temps au développement de l’Afrique.[...]

RFI – 06/09/2011

Italie : un maire veut des immigrés pour échapper à une réforme

« La révolte des villages d’Astérix ». C’est ainsi que titrait, le 22 août, le quotidien La Repubblica à propos d’une fronde inédite lancée par plusieurs maires de communes italiennes à l’annonce, le 13 août, du plan d’austérité gouvernemental.

Leur grogne ? Elle se focalise sur la disparition annoncée des communes de moins de 1.000 habitants, condamnées à fusionner pour permettre à l’Etat de réaliser des économies.

Acceglio est l’une des 1.970 communes concernées par le projet de loi. Elle se trouve juste derrière la frontière française, à environ 70 kilomètres de Turin. [...] Pour éviter à sa commune de disparaître, il [ndlr : Riccardo Benvegnù, le maire de Acceglio] n’a pas hésité à écrire à son homologue de Lampedusa pour lui demander de lui envoyer…830 immigrés, ont rapporté le 20 août plusieurs médias italiens.

[...] L’initiative n’était de toute façon qu’une « provocation » destinée à attirer l’attention sur sa cause, avoue le maire. Malgré la réponse enthousiaste du maire de la petite île italienne, Benvegnù, sans étiquette, renonce à l’opération pour ne pas heurter davantage ses administrés. Mais la machine est lancée. De nombreux maires de petites communes voisines lui emboîtent le pas.

Les petits villages qui risquent d’être supprimés faute d’atteindre le seuil de 1.000 habitants « sont désespérément en train de chercher, du Nord au Sud, des immigrés extra-communautaires et des Roumains à ajouter sur leur registre d’état-civil », croit savoir Il Messaggero, journal immigrationniste.

« C’est une chasse à l’immigré. Une bonne chasse, cette fois », se réjouit le quotidien romain.[...]

TF1

Alain Duhamel : La crise économique « grosse de dangers politiques »

Chacun le constate et peut malheureusement le vérifier : la crise économique et monétaire actuelle est la plus grave que le monde ait eue à affronter depuis la grande crise des années 30.

[...] On se rappelle que dans les années 30 la grande crise avait provoqué sur le Vieux Continent des convulsions politiques qui avaient engendré une chaîne dramatique de dictatures (Allemagne, Italie, Espagne, Roumanie, Hongrie, Autriche, Tchécoslovaquie, Portugal, Grèce, Yougoslavie, Pologne, Bulgarie) puis la guerre la plus féroce, la plus sanglante et la plus totale de l’Histoire. Nous n’en sommes pas là et ce qui se produit actuellement ne correspond qu’à la première phase de cette tourmente des années 30 qui a enfanté la catastrophe de 1939-1945.

Encore faut-il que la mémoire soit attentive et, en l’occurrence, dissuasive car les éléments constitutifs de la première phase des années 30 sont aujourd’hui réunis : crise économique, désastre social, montée du populisme et de l’extrême droite, spectre de la xénophobie, du nationalisme, du protectionnisme, de cet aveuglement qui se pare des oripeaux de l’égoïsme sacré. Le totalitarisme n’est pas de retour, la guerre ne rode pas devant notre porte mais, ce qui a conduit jadis au désastre final, les racines du chaos fatal sont aujourd’hui en train de pousser de nouveau. Cette crise n’est pas seulement économique et sociale – ce serait déjà beaucoup -, elle est grosse de dangers politiques et elle menace l’Union européenne. [...]

Libération

Irlande / Prix immobiliers : -40%

Les prix de l’immobilier en Irlande se sont effondrés de 40% en moyenne depuis leur pic en 2007 et continuent de reculer à Dublin, a indiqué vendredi l’Office central des statistiques (CSO). Sur l’ensemble du pays, et tous types de propriété confondus, les prix ont baissé de 40% depuis un plus haut atteint en février 2007.

La chute va jusqu’à atteindre 52% pour les appartements situés à Dublin et 45% pour les maisons dans la même ville, a précisé le CSO. Dans le reste du pays, la baisse est limitée à un peu plus de 35%. En outre, la baisse continue, s’accélérant même sur l’ensemble du pays en février et mars, à -1,7% chaque mois, soit « le plus important recul depuis juillet 2009″, selon l’Office. Dans Dublin seul, le prix ont chuté de 13% sur un an.
L’éclatement de la bulle immobilière est à l’origine de la sévère récession dont sort à peine l’Irlande. L’effondrement du marché a provoqué la quasi-faillite des banques de l’île, qui n’ont été sauvées que grâce à l’injection massif d’argent public.

Cette intervention a fait exploser le déficit public à 32% du produit intérieur brut (PIB) l’an dernier et contraint Dublin à mettre en place un plan de sauvetage international de 85 milliards d’euros, avec l’aide de l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Le Figaro

60 milliards (de plus) pour la Grèce ?

La Grèce s’attend à bénéficier d’une aide supplémentaire de près de 60 milliards d’euros le mois prochain, rapporte l’agence Dow Jones qui cite un haut responsable gouvernemental. Selon le responsable cité par Dow Jones, cette nouvelle aide permettrait de couvrir des besoins de financement supplémentaires évalués à 27 milliards d’euros pour 2012 et à 32 milliards pour 2013. Dans ce cadre, des actifs de l’Etat grec pourraient être proposés comme collatéraux à ces prêts.

Répondant à ces rumeurs, un haut responsable du ministère grec des Finances, a indqué que la Grèce ne discute pas d’une aide supplémentaire. « La Grèce n’a aucune discussion sur un éventuel nouveau plan d’aide », a dit ce responsable qui a requis l’anonymat. « Ce type d’informations sur des discusions à propos d’une nouvelle aide ne sont pas vraies. »

Le Figaro

Espagne : Caritas dénonce une «conception négative de l’immigration dans l’imaginaire des autochtones espagnols»

Le dernier rapport de l’ONG Caritas sur la situation des immigrés en Espagne, publié la semaine dernière souligne les difficultés d’accès à l’emploi et au logement des immigrés, leur image qui se dégrade auprès des populations locales, l’augmentation du nombre des migrants en situation irrégulière, la multiplication des contrôles… Autant de situations difficiles imputées à la politique du gouvernement espagnol dirigé par José Luis Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Selon le rapport de Caritas, la principale difficulté rencontrée par les immigrés en Espagne serait liée à l’emploi. Conséquence directe de la crise économique, les immigrés auraient de plus en plus de difficultés à trouver du travail. 60% des quelques 400 000 immigrés assistées par Caritas seraient sans emploi. [...]

Ana Abril a fait part des inquiétudes que suscitaient à Caritas l’intensification des contrôles. Il y a d’abord la peur que ces contrôles pourraient inspirer aux immigrés. Mais la principale conséquence de ces contrôles sélectifs, voire discriminatoires, est de renforcer une conception négative de l’immigration dans l’imaginaire des autochtones espagnols. La situation de crise économique qui prévaut depuis 3 ans a vu la résurgence des préjugés racistes et xénophobes, qui tiennent les immigrés responsables des difficultés économiques connues par l’Espagne.[...]

Yabiladi.com

Le prix du gazole au plus haut depuis octobre 2008

Le litre de gazole à la pompe a dépassé la semaine dernière le prix moyen de 1,29 euro en France, son plus haut niveau depuis octobre 2008.

Le gazole, carburant le plus utilisé par les Français (78% des ventes), s’est vendu très exactement à 1,2923 euro par litre toutes taxes comprises en moyenne, soit son plus haut niveau depuis la semaine du 3 octobre 2008. Le record historique du gazole remonte au 30 mai 2008 à 1,4541 euro/litre.

Ouest France

Les non-dits de la crise économique et financière

La critique des banquiers et des spéculateurs est juste. Mais elle ne suffit pas à expliquer l’ampleur de la crise économique et financière.

La réalité est la suivante :

Les consommateurs et les rentiers contre les producteurs

Nous assistons à l’agonie d’un système qui s’est imposé depuis trente ans. Un système favorable aux consommateurs, aux assistés et aux rentiers, mais profondément pénalisant pour les producteurs et les forces vives des pays développés.

Suite et commentaires sur Fortune

Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

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La crise économique aggrave l’islamophobie

Les premiers États généraux de l’islamophobie en France se sont tenus ce 11 avril à Saint-Denis (93). Organisé par le Parti des Indigènes de la République (PIR), l’évènement a fait salle comble. L’auteur de L’islam imaginaire, Thomas Deltombe évoque une « une islamophobie systémique des rédactions », alors que le directeur adjoint du Monde Diplomatique, Alain Gresh a posé la question des relations entre « Islamophobie et choc des civilisations. »

L’islamophobie se nourrirrait de « l’hostilité ordinaire, » qui est née des croisades vis-à-vis des musulmans. Deltombe évoque la nécessité pour les musulmans de « dépasser son état de musulman pour, en quelque sorte, désislamiser la lutte contre l’islamophobie. »

Le journaliste Alain Gresh, directeur adjoint du Monde Diplomatique, a posé la question des relations entre « Islamophobie et choc des civilisations. »

Alain Gresh fait valoir que l’islamophobie dépasse le cadre géo-politique. Elle est liée à l’évolution sociale américaine et européenne : « Avant les années 90, on y parlait que de racisme. Mais ces sociétés connaissent aujourd’hui une crise économique et identitaire, où la visibilité de l’islam s’accroît alors que les fondements de la civilisation occidentale s’appauvrissent ; ce sont les éléments constitutifs de l’islamophobie. »

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35 ans de difficultés économiques et sociales… qui n’auraient pas dû avoir lieu

Tribune libre de Paysan Savoyard

Posons cette question simple : dans quelle situation, du point de vue économique et social, la majorité de la population française se trouve-t-elle et comment cette situation a-t-elle évolué ces dernières années ?

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On peut répondre rapidement de la façon suivante : la condition de la grande majorité de la population française s’est fortement améliorée au cours des « trente glorieuses. » Puis, à partir du milieu des années 70 (période au cours de la laquelle se produit une crise économique brutale), la position d’une partie significative de la population a cessé de se bonifier et a même commencé à se dégrader : le chômage massif s’installe ; le partage de la valeur ajoutée devient moins favorable aux salaires ; l’imposition se concentre sur la classe moyenne ; les premiers durcissements du système de protection sociale interviennent.

Ce processus de dégradation est jusqu’à présent resté limité. La catégorie la plus nombreuse, celle des salariés, a pu même bénéficier, encore récemment, de différentes améliorations : 5e semaine (1982) ; retraite à 60 ans (1982) ; 35 heures (2000), cette dernière mesure ayant constitué une réforme très favorable pour une partie des salariés, notamment les fonctionnaires et les cadres. Un durcissement du régime de retraite est intervenu (en 1993 pour le secteur privé, en 2003 pour la fonction publique) mais il est jusqu’ici resté modéré. Quant au chômage, il est certes demeuré massif, mais son impact a été amorti par les nombreux dispositifs de « traitement social. »

Cependant le sentiment dominant au sein de la société française est que la période favorable inaugurée dans les années 50 à désormais définitivement pris fin ; que la situation va maintenant se dégrader de façon continue et sérieuse ; et que la position des jeunes générations devrait être significativement moins bonne que celle qu’ont pu connaître les classes d’âge précédentes.

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