Yasser Arafat et Yitzhak Rabin. Deux noms sur la même plaque. Pour baptiser une place de Belfort. Le projet du maire de la ville est contesté par les représentants de la communauté juive.
crif
Roger Cukierman succède à Richard Prasquier à la tête du CRIF
Roger Cukierman avait déjà occupé le poste, entre 2001 et 2007: il a de nouveau été élu, dimanche 26 mai, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), en remplacement de Richard Prasquier, pour un mandat de trois ans (les statuts du CRIF n’autorisent que deux mandats successifs de trois ans à la tête de cette institution).
Il a obtenu, à l’issue du second tour de scrutin, 61% des voix, contre 39% à Arié Bensemhoun. (…)
Rencontre «amicale» entre les dirigeants du CRIF et du CFCM «pour construire la France de demain»
Une rencontre entre le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et le Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est tenue, jeudi 23 mai, à la veille de leurs élections respectives, a-t-on appris par le CRIF vendredi 24 mai.
«On ne se mettra jamais d’accord sur la question israélo-palestinienne. Mais nous refusons d’utiliser le problème palestinien pour diviser juifs et musulmans de France. Nous souhaitons surtout mettre en avant les dossiers concernant la France et sur lesquels on se retrouve.» (Mohammed Moussaoui)
Richard Prasquier, qui s’apprête à passer la main après deux mandats de trois ans à la tête du CRIF, et Jean Corcos, président de la Commission pour les relations avec les musulmans, ont rencontré Mohammed Moussaoui, président du CFCM, qui était accompagné de Chems-Eddine Hafiz, son vice-président, et Anouar Kbibech, secrétaire général.
«C’est pour moi très important que le dernier diner que je fais en tant que Président du CRIF soit avec vous pour construire la France de demain», a notamment signifié Richard Prasquier à Mohammed Moussaoui.
«Si le groupe s’est félicité des liens exemplaires créés et entretenus entre les dirigeants des deux communautés, il espère que le travail sera prolongé et accentué après les élections du CRIF qui se tiendront le 26 mai et celles du CFCM qui auront lieu en juin», indique le CRIF dans un communiqué.
«Les musulmans ne se sont jamais opposés à la liberté de critiquer leur religion tant que les critiques sont fondées et formulées sans offense, sans diffamation» (Mohammed Moussaoui)
Elections au CRIF : le changement, ce n’est pas maintenant.

Quel que soit le résultat, le prochain Président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France(CRIF) ressemblera à l’actuel. L’immobilisme est en marche, on ne saurait l’arrêter*
C’est que les cinq candidats au poste sortent tous du même moule, font tous partie du sérail et ont peu ou prou les mêmes idées. Le seul suspense réel réside donc dans l’alacrité avec laquelle ils les exprimeront. Qui sont-ils ? Par ordre alphabétique, on trouve :
Arié Bensemhoun, Président du CRIF Midi-Pyrénées. Comme les autres candidats, c’est un « légitimiste », c’est-à-dire qu’il défend l’idée étrange qu’il faut soutenir tous les gouvernements israéliens, qu’ils soient de gauche ou de droite.
Une souplesse idéologique qui étonne chez des responsables politiques mais qui ne leur pose guère de problèmes en ces temps où la droite ne cesse de se succéder à elle-même. Pour le reste, si M. Bensemhoun a un projet, c’est de prendre exemple sur les Etats-Unis
Non tant sur sa communauté juive, trop modérée à ses yeux, que sur son puissant lobby pro-israélien, « l’American Israel Public Affairs Committee» (AIPAC) lequel soutient avec toujours davantage de ferveur la droite extrême israélienne.
Quant à savoir si le CRIF a les épaules assez larges pour devenir un « AIPAC à la française », c’est une autre histoire.
Roger Cukierman ancien Président du CRIF. Beaucoup le considèrent comme le mieux placé pour accéder à un poste qu’il a déjà occupé de 2001 à 2007. Et où il a laissé des souvenirs mitigés.
Si nombre de Juifs appréciaient son « franc-parler » (synonyme aimable de « coups de gueule»), d’autres déploraient une virulence qui avait contribué à isoler la communauté du reste de la société française.
Son handicap, s’il en a un, c’est son âge : bien qu’il semble en pleine forme physique et intellectuelle, R. Cukierman a tout de même 77 ans….
François Guggenheim (Président du CRIF Tours – Centre). Inconnu hors de sa région, ce candidat « de témoignage » obtiendra-t-il le score honorable qu’il mérite certainement ? On ne peut en préjuger.
De même qu’on ne peut tout à fait exclure que cet outsider ne revienne du diable vauvert pour bousculer tous les favoris…
Meyer Habib (Vice-Président du CRIF). Un adversaire dangereux pour R. Cukierman : son « franc parler » est aussi célèbre que le sien. Qui plus est, M. Habib peut se targuer d’être un ami intime de Benjamin Netanyahou. Celui-ci le considèrerait même comme « son frère ».
Une bonne courroie de transmission donc entre le Premier Ministre israélien et le Président français. Sauf que le journal libanais L’Orient/Le Jour** ( ?) annonçait hier que M. Habib renonçait à concourir.
A la place, il est candidat à la législative partielle*** dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger (sous l’étiquette UDI, le parti de Jean-Louis Borloo). Mais quoi ? Président ou député, l’essentiel est de participer. Et si possible, gagner.
Gil Taïeb (Vice-Président du Fonds Social Juif Unifié). On peut s’étonner de sa présence : le Conseil constitutionnel avait invalidé ses comptes de campagne alors qu’il était candidat-député des Français de l’étranger en 2012.
Sanction : un an d’inéligibilité. Il est vrai que la présidence du CRIF n’est pas un poste officiel. Quoi qu’il en soit, M. Taieb est ce qui s’apparente le plus à un homme de gauche dans cette élection. Quoique.
Certes, il a appelle à voter F. Hollande lors des primaires socialistes et son épouse est une élue PS à Paris. D’autre part, il s’est présenté en « indépendant » contre la candidate de ce parti, Daphna Posanznski. Et durant la campagne, il a appelé les pro- Sarkozy à voter pour lui.
Par ailleurs, il est président de l’association française « Les amis de Kadima », le parti fondé par Ariel Sharon. Si donc gauche il y a, elle est du genre bien tempérée.
Comme on le voit, quel que soit le vainqueur, il risque peu de mettre en question et moins encore de modifier ce que le CRIF est devenu aux yeux de nombre de gens, Juifs ou non : le représentant du gouvernement israélien (qu’il soit de droite ou de droite) en France.
Il se peut qu’en cela, le CRIF soit représentatif de l’opinion d’une grande partie de la communauté mais est-ce vraiment ce pourquoi il a été créé ? Le judaïsme de France existait bien avant la venue au pouvoir des droites dures israéliennes.
Il sera encore là lorsqu’elles seront retournées dans l’opposition. Dès lors, le travail du CRIF n’est-il pas de défendre les valeurs juives et l’Etat d’Israël dans son ensemble plutôt que d’abdiquer toute indépendance de pensée pour plaire à des majorités de circonstance ?
La question ne sera pas posée. Pas lors de cette élection-ci, en tous cas.
(…) CCLJ.be
Dîner du Crif: Sarkozy absent, «l’engagement» de Hollande salué (MàJ)
Sauras-tu retrouver Jeanette #Bougrab. Vous savez, cette fervente défenseure de la laïcité héhéhé ! #DinerDuCrif twitter.com/RichiePitchbis…
— Richie Pitch II (@RichiePitchbis) 21 mars 2013
Et enfin celui que vous attendiez tous. Il a enlevé sa chéchia pour l’occasion héhéhé ! L’UNIQUE ! #DinerDuCrif twitter.com/RichiePitchbis…
— Richie Pitch II (@RichiePitchbis) 21 mars 2013
Les discours intégraux de François Hollande et Richard Prasquier.
Le premier ministre était absent. Il n’a pas séché pour se remettre de l’épreuve de la motion de censure, mais parce que le chef de l’État a demandé au Crif de se contenter d’une seule des deux têtes de l’exécutif, comme le font les autres institutions communautaires quand elles invitent les représentants de la République.
Discours intégraux de François Hollande et Richard Prasquier lors du Diner du CRIF (vidéo)
Dîner du CRIF 20 mars 2013
François Hollande
Richard Prasquier
Farid Hannache, ex-conseiller de Hassen Chalghoumi, dévoile la vérité sur l’Imam de Drancy (MàJ)
18/03/13
Nouveau témoignage de son ex-nègre et conseiller Farid Hannache.
Beur FM – 26/02/13
Nicole Yardeni (CRIF) regrette qu’il n’y ait «pas de leader musulman à Toulouse»
Un an après la tuerie de l’école Ozar Hatorah à Toulouse, Nicole Yardeni, présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en Midi-Pyrénées, a regretté sur Europe 1 l’absence d’interlocuteurs marquants dans la communauté musulmane toulousaine.
«A Toulouse, nous n’avons pas dans la communauté musulmane, et je le regrette, de leader charismatique comme il peut y en avoir dans d’autres villes. Nous faisons le vœu qu’il y ait des gens qui soient des responsables, qui soient capables de guider tous les jeunes vers quelque chose de plus positif et de plus constructif que les messages de haine parfois véhiculés par Internet ou certaines chaînes satellitaires.» […]
Toulouse/ Merah : Hommages aux victimes et nécessité «d’aller vers un Printemps de la République».
Toulouse et Montauban vivront ces prochains jours dans le souvenir de cette semaine de mars 2012 où Mohamed Merah a semé l’horreur, avec dès lundi des hommages rendus à la première victime du «tueur au scooter», le parachutiste Imad Ibn Ziaten du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP).
Cette marche, rappelle la présidente régionale du Conseil représentatif des institutions Juives de France (Crif) à Toulouse, Nicole Yardeni, «n’est pas seulement un hommage aux victimes. Elle représente une nécessité que nous ressentons tous, celle d’aller vers un Printemps de la République».
Latifa Ibn Ziaten, la mère d’Imad, s’est engagée immédiatement dans la lutte pour la défense d’un islam sans violence, allant à la rencontre des jeunes des quartiers, puis créant une association et écrivant un livre, martelant son message: «L’Islam est pour la paix, l’amour, le partage, le respect. On ne mélange pas l’Islam avec la haine». Lundi, elle reviendra sur les lieux de l’assassinat de son fils, et participera en fin de semaine à la marche blanche, musulmane aux côtés des organisations juives qui défileront en souvenir des sept victimes de Merah. […]
Antisémitisme : Les associations misent sur la «pédagogie»
Actualité Juive (n°1246) a interrogé Richard Prasquier (CRIF),Joël Mergui (Consistoire) et Pierre Besnainou (FSJU) à propos de la «montée des actes antisémites enregistrés en 2012 en France». Tous les trois insistent sur la «pédagogie».
Richard Prasquier, Président du CRIF :
Un travail de prévention est indispensable. Il faut aussi renforcer les projets pédagogiques à l’intérieur des établissements scolaires de façon à détruire la masse de stéréotypes de haine contre les juifs.
Joël Mergui, Président du Consistoire de Paris et du Consistoire central :
Il y a un travail éducatif à réaliser au niveau scolaire. […] Je suis attentif de savoir si la volonté politique qui se manifeste en haut lieu va pouvoir être relayée à tous les niveaux (écoles, prisons, universités…).
Pierre Besnainou, Président du FSJU et de la Fondation du Judaïsme français :
Le terrorisme que l’on croyait hors de nos frontières est désormais à l’intérieur de nos frontières. […] Au FSJU, nous voulons faire passer le message aux pouvoirs publics que l’antisémitisme est un virus qui ronge la société française. Notre République est donc en danger.
L’imam Chalghoumi reçu par le B’nai B’rith
L’Imam Chalgoumi reçu par le B’nai B’rith France et son président Serge DAHAN twitter.com/BnaiBrithFranc…
— B’nai B’rith France (@BnaiBrithFrance) 4 mars 2013
Les propositions du Comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme
Synthèse des propositions du Comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (CILRA) par Marc Knobel, chercheur au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Quelques extraits.
Une réflexion d’ensemble a été lancée par le Ministre de l’Éducation Nationale afin d’établir une progression et une cohérence depuis l’école primaire jusqu’au lycée de toutes les actions qui contribuent à la construction du respect, du vivre ensemble et de la liberté.
Le Comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (C.I.L.R.A.) a été créé par décret du Président de la République en date du 8 décembre 2003. Il a vocation à être l’instance principale de réflexion et de décision concernant cette politique. Présidé par le Premier ministre, il réunit les ministres de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères, des Affaires sociales, de l’Éducation nationale, de la jeunesse et de la ville. Les autres ministres intéressés par les questions inscrites à l’ordre du jour sont invités à siéger au Comité. […]
Le gouvernement veut créer un module de formation initiale, ou de prise de poste, commun à tous les nouveaux agents de l’État et obligatoire, portant d’une part sur les valeurs de la République, les Droits de l’Homme, la lutte contre les préjugés, d’autre part sur les comportements qui seront attendus d’eux à cet égard dans l’exercice de leurs fonctions. […]
Initiatives culturelles et mémorielles comme pédagogie de lutte contre la haine raciale. […]
Augmenter le niveau d’exigence de la Charte de la diversité, les entreprises signataires devant être conduites à examiner régulièrement les résultats de leur engagement, à présenter les actions concrètes mises en œuvre et à mesurer l’efficacité de leur politique.
Systématiser en cours de carrière (au-delà des personnels de la police et de la gendarmerie pour lesquels de telles formations ont été engagées et devront être évaluées) la formation des agents en contact quotidien avec le public : personnels des préfectures, des centres des finances publiques, OFPRA, OFII, caisses d’allocations familiales, caisses de sécurité sociale, Pôle Emploi….[…]
Les initiatives prises par le réseau des 1200 musées de France en matière de lutte contre les préjugés seront répertoriées et utilisées pour favoriser le développement d’actions pédagogiques locales à l’intention des populations d’âge scolaire, en particulier dans les régions manquant de lieux de mémoire. […]
Inciter les établissements d’enseignement supérieur à adhérer à la Charte de la diversité et à s’engager ensuite pour obtenir leur labellisation afin que les étudiants d’aujourd’hui, qui sont les dirigeants de demain, soient formés par l’exemple à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. […]