L’Eglise d’Angleterre veut créer la banque du peuple

L’Eglise d’Angleterre aimerait créer une coopérative d’organismes de crédits pour l’ensemble des citoyens britanniques. L’archevêque de Canterbury Justin Welby explique vouloir mettre fin aux pratiques des « payday lenders »: des compagnies de crédits qui prêtent de petites sommes d’argent sur le court terme à des taux très élevés.

Début juillet, l’Eglise Anglicane a déjà lancé la « Clergy Mutual Credit Union », un service de crédits réservé à ses employés et aux membres du clergé.

L’archevêque Justin Welby, ancien employé de l’industrie pétrolière, est d’ailleurs devenu l’une des figures d’opposition au système bancaire britannique.

Lors d’un discours en avril dernier, il avait déclaré que les banques devaient enfin « rendre service à la société » en se basant davatange sur « les réalités de la vie quotidienne ». Il souhaite, dans le futur, créer une coopérative d’organismes de crédits.

latribune.fr

Des crédits supplémentaires pour «les banlieues sensibles» : santé, école, emploi…

La ministre des Affaires sociales et de la Santé vient de signer une convention avec le ministre délégué à la Ville. Objectif : améliorer l’accès aux soins des populations des quartiers défavorisés.

Constatant un manque de professionnels de santé et un plus grand renoncement aux soins dans les zones sensibles, le texte recommande d’y faciliter l’installation de jeunes médecins, de soutenir le développement de maisons de santé.

[Voir ci-dessous la liste des articles évoquant la fuite des médecins de certains quartiers]

Le développement des modes d’accueil collectif des jeunes enfants, la mise en place de lieux d’accueil destinés à l’accompagnement des familles vulnérables et la lutte contre l’isolement des personnes âgées sont également inscrits au programme.

Avec un budget de 500 millions d’euros, les crédits spécifiques du ministère de la Ville seront concentrés sur “un millier de quartiers prioritaires”.

La ministre des Sports et de la Jeunesse avait signé une convention début avril (PDF) à Rouen «afin de permettre le développement et l’expression des potentiels de la jeunesse des quartiers populaires, et réduire les inégalités d’accès à la pratique sportive ».

Les deux ministères souhaitent donner toute leur place aux acteurs associatifs de proximité et faciliter leurs actions au quotidien sur le terrain. Des objectifs qui nécessitent une réforme de la gouvernance aussi bien au niveau ministériel qu’au niveau déconcentré et la mise en place d’un comité de suivi et de pilotage.

Le ministre du Travail doit faire de même  à Créteil.

Quelque 30 % des emplois d’avenir seront réservés aux quartiers populaires et la Banque publique d’investissement y aura une mission particulière. La présence de Pôle emploi sera aussi renforcée.

En décembre, Jean-Marc Ayrault avait exhorté l’ensemble du gouvernement à travailler avec François Lamy pour l’aider à sortir les banlieues populaires de leur “situation intolérable”.

Acteurs publics - Ministère de la Ville

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Télécharger la CONVENTION POUR LES QUARTIERS POPULAIRES 2013 / 2015  

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Lire en complément  : (merci à JCoeur pour la sélection)

UE : la Turquie et les aides financières de la France à la préadhésion (vidéo)

Richard Mallié, Claude Bodin et plus d’une cinquantaine de députés ont déposé deux amendements au projet de loi de finances 2012 qui ont été discutés lundi 24 octobre en fin d’après-midi afin de supprimer les 130 millions d’euros accordés à la Turquie en vue de l’adhésion à l’UE !

http://www.dailymotion.com/video/xlxn7m

Chaque année, la France verse à la Turquie près de 130 millions d’euros en vue de son adhésion, soit près de 900 millions d’euros sur sept ans (2007-2013) ! Sachant que tous les sondages réalisés en France vont dans le même sens (oui à un partenariat privilégié avec la Turquie, non à une adhésion turque), il est paradoxale de continuer à verser des fonds qui servent à atteindre un objectif souhaité ni par les Français, ni par les Turcs. Compte tenu de la situation financière dans laquelle se trouve notre pays, il est important de mettre fin à ce « paradoxe politico-budgétaire » !

Député Richard Mallié

Les banques européennes se préparent au choc de liquidité

Le 1er juillet, les banques devront rembourser 442 milliards d’euros d’aide exceptionnelle accordée par la BCE, il y a un an. Les établissements financiers ont pris de l’avance dans leur programme de refinancement, mais tous ne sont pas dans la même position. A l’accès à la liquidité s’ajoutent les tensions sur le coût et ses répercussions sur le crédit.

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Absorber le choc de liquidité. Dans à peine plus de deux semaines, le 1er juillet, les établissements financiers du Vieux Continent devront rembourser à la Banque centrale européenne (BCE) 442 milliards d’euros pour sortir de la facilité de financement exceptionnelle qu’elle leur a accordée un an plus tôt. Et ce, alors que l’accès à la liquidité reste tendu, en dépit des quelques émissions obligataires réalisées la semaine dernière.

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La dette publique menace de relancer la crise financière mondiale, selon le FMI

Le Fonds monétaire international a prévenu que la crise financière mondiale pourrait entrer « dans une nouvelle phase, » nourrie par un gonflement de la dette des États qui risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance.

« L’attention s’est tournée vers les risques liés aux dettes des États qui pourraient saper les progrès dans la stabilité et faire entrer la crise du crédit dans une nouvelle phase« , a affirmé le FMI dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde.

Dans cette nouvelle phase, si les États continuent d’emprunter des montants aussi élevés pour combler leurs déficits, les fonds disponibles pour le reste de l’économie seront limités.

« La demande croissante du secteur public risque d’évincer le secteur privé du crédit« , et « une hausse des primes de risque pour les États pourrait faire monter les coûts des emprunts pour le secteur privé« , a expliqué le Fonds.

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États-Unis : la dette crée-t-elle de la croissance ?

Les nouvelles données fournies par la statistique Z1 du rapport “Flow of Funds” du Trésor américain montrent des perspectives qui pourraient horrifier même le plus optimiste des économistes.

(Graphique: rapport croissance du PIB/modification de la dette.)

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Le développement économique aux États-Unis, aussi bien que dans les autres pays industrialisés du G-7, sont financés, depuis des années et en grande partie, par le crédit. Il faut de plus en plus emprunter pour produire une unité de croissance de PIB.

Quelle est la croissance obtenue (Δ GDP) avec un dollar de nouvelles dettes (Δ DEBT) ? Au début des années soixante-dix, avec un dollar de nouvelles dettes, on obtenait encore pratiquement, un dollar de croissance. Plus on fait appel à la dette pour financer la croissance, plus la productivité diminue.

Au troisième trimestre 2009, s’est produit un phénomène que l’on n’avait encore jamais observé : chaque dollar de nouvelles dettes réduit la productivité de près de 15 cents et, à la fin de 2009, chaque dollar de nouvelles dettes diminue le PIB de plus de 45 cents.

Cela explique le phénomène de “reprise sans emploi” qu’on a déjà pu constater par le passé et plus, récemment, les phénomènes de cycles économiques haussiers, sans amélioration du niveau de l’emploi.

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Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). « 50 requins ont joué le pays à la roulette », accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. « Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit. »

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

Les Islandais [ont voté] non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’« obligation pourrie ». L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du « non », suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait « trente ans en arrière ».

La perspective d’un non [au référendum] a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais. Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

L’affaire Icesave a réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

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