Espagne : «L’homosexualité est une déficience»

L’Espagnol Fernando Sebastian, qui deviendra cardinal de l’Église catholique le 22 février, a déclenché de vives critiques lundi dans son pays.

L’archevêque émérite de Pampelune, Fernando Sebastian Aguilar, 84 ans, fait partie des 19 nouveaux cardinaux dont le pape a annoncé la création et qui seront officialisés le 22 février.
«Avec tout mon respect, je dis que l’homosexualité est une forme déficiente d’exprimer sa sexualité, parce que cette dernière a une structure et un objectif qui est la procréation», a affirmé le prélat dans un entretien paru dimanche dans le journal Sur de Malaga, ville où il réside.

«Dans notre corps, nous avons beaucoup de déficiences. Moi, j’ai de l’hypertension. Je vais m’énerver parce qu’on me le dit? C’est une déficience que je dois corriger comme je peux. Montrer à un homosexuel une déficience n’est pas une offense, c’est une aide car de nombreux cas d’homosexualité sont récupérables et soignables avec un traitement adéquat», a-t-il indiqué.

Le Parti socialiste, d’opposition, a condamné ces propos qui, selon sa secrétaire à l’Égalité, Purificacion Causapié, «contribuent à perpétuer la discrimination et la violence qui existent dans de nombreux pays contre les personnes homosexuelles». [...]

L’Essentiel

Taubira aimerait voir la PMA accordée aux couples de femmes

Invitée sur France 2 et interrogée sur la procréation médicalement assistée, la ministre de la Justice s’est montrée favorable à son ouverture pour les couples de femmes. [...]

Pendant l’examen du texte ouvrant le mariage aux couples homosexuels, le gouvernement avait indiqué ne pas vouloir intégrer cette mesure dans cette loi, préférant attendre l’avis du Conseil national d’éthique qui sera rendu en octobre prochain.

TF1 News

Harlem Désir appelle les militants du PS à la rescousse du gouvernement

Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a appelé samedi, devant quelque deux mille secrétaires de section du parti réunis à la Mutualité à Paris, les socialistes à être en «campagne permanente» pour défendre et expliquer les réformes du gouvernement.

«On en prend un peu plein la figure», soupire Philippe Chevallier, secrétaire fédéral à Grenoble, interrogé par l’AFP sur les humeurs de la population.

«Les militants socialistes ne sont cependant pas grognons, mais ils disent, c’est quoi la suite?», ajoute-t-il en préconisant «quelques actions fortes du gouvernement qui remonteraient leur moral» et ayant l’avantage, selon lui, de ne pas «être chères».

Il pense notamment au mariage pour les couples homosexuels. Mais aussi au non-cumul des mandats qu’ Harlem Désir a promis pour «maintenant», s’attirant une ovation prolongée des militants, toujours aussi sensibilisés en faveur de cette réforme, ainsi que pour l’ouverture du droit de vote pour les étrangers non-communautaires aux élections locales. […]

Libération

Cour européenne : Une hôtesse de l’air a le droit d’arborer un signe chrétien, trois autres chrétiens déboutés

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la Grande-Bretagne pour discrimination envers une hôtesse de l’air de British Airways. Celle-ci s’était vu refuser le droit d’arborer une croix chrétienne.

La cour relève que des employés d’autres religions pouvaient au même moment porter un foulard islamique ou un turban sikh et que la croix chrétienne, comme l’étoile de David, ont été finalement autorisées pour les hôtesses de l’air à partir de 2007.

La cour estime que les tribunaux britanniques, qui ont débouté cette hôtesse anglo-égyptienne de ses recours contre son employeur, n’ont pas ménagé un juste équilibre entre son désir de manifester sa foi et la volonté de la compagnie d’imposer un code vestimentaire. […]

Trois autres chrétiens britanniques, qui s’estimaient également victimes de discrimination dans leur vie professionnelle, ont en revanche été déboutés […] dont une femme officier d’Etat civil qui refusait de célébrer les partenariats civils entre personnes homosexuelles et une troisième femme, qui refusait de conseiller les couples homosexuels au sein d’une association qui le formait comme psycho-sexothérapeute. […]

Romandie (Merci à Vandenberghe)

Devant les députés, des juristes pointent les incohérences du «mariage pour tous»

A quelques jours de Noël, cinq juristes étaient auditionnés, jeudi 20 décembre, à l’Assemblée Nationale. Ils ont relevé les difficultés juridiques du projet de «mariage pour tous».

Concevoir une loi, et aussitôt rappeler la possibilité de la contourner, n’est-ce pas paradoxal, se sont interrogés juristes ?

Cette fois, c’était au tour d’universitaires spécialistes du droit, de s’exprimer sur le projet, sous l’œil du rapporteur Erwann Binet. La pluie, la grève, la fin de l’année avaient peut-être découragé beaucoup d’élus. Il n’y avait guère plus d’une quinzaine de personnes (députés, journalistes et intervenants confondus) à assister à cet échange, dans une petite salle du Palais Bourbon.

Autre regret : à la différence des autres auditions, celle-ci n’a pas été enregistrée car «la salle n’est pas équipée», explique-ton au service de presse de l’Assemblée nationale… Un débat condamné à rester confidentiel.

■ Pas de justification constitutionnelle

Doit-on de permettre le mariage entre personne du même sexe au nom du principe d’égalité inscrit dans notre constitution ? La réponse est oui pour tous les défenseurs du projet… mais elle n’est pas évidente pour l’expert en droit constitutionnel Guillaume Drago.
D’après lui, le principe d’égalité et de non discrimination ne s’applique qu’en situation comparable. Or, le mariage entre couples hétérosexuels et couples homosexuels n’est justement pas comparable.
Si les deux unions visent la reconnaissance d’une relation stable par la société, le second ne peut être tourné vers la fondation d’une famille et la procréation. […]

■ Pas de mariage sans filiation

Le mariage sans la question de la filiation ? On n’y croit donc pas. C’est aussi l’avis de Hugues Fulchiron. Le rapporteur Erwann Binet et les députés présents ne tentent pas de s’opposer à cette logique.
Si l’on pousse la logique de l’union, quel type d’adoption doit-on envisager, s’interroge alors l’expert en droit de la famille. […]

■ Et le Code Civil dans tout ça ?

L’ambiance s’échauffe lorsqu’Annick Batteur prend la parole pour évoquer les conséquences sur le code civil. Puisque le projet de loi envisage de modifier la configuration de la famille, le Code Civil doit s’y adapter. Les législateurs envisageraient de supprimer les termes de « père » et de « mère » pour ne se référer qu’aux « parents », voire aux « membres de la famille », ce qui brouille les différents niveaux générationnels et la différenciation des liens de parentalité. […]

Le Pélerin