Athènes : la corruption d’un ministre crée une « attraction » touristique

Près du Parthénon, des caryatides, et du théâtre de Dionysos, le site de l’Acropole s’est doté depuis quelques semaines d’une nouvelle attraction: la somptueuse maison d’un ex-ministre de la Défense inculpé pour blanchiment d’argent, devenue une sorte de temple… de la corruption.

« Après le musée de l’Acropole, c’est malheureusement devenu le deuxième site d’attraction ici, la maison du ministre corrompu », située à quelques pas, constate dépitée une jeune Athénienne dans cette rue d’Athènes considérée comme l’une des plus chères de la capitale.

« C’est celle là », « c’est ici »: l’arrêt devant la demeure athénienne d’Akis Tsochatzopoulos semble être devenue un passage obligé au cours de la balade, très prisée, des Grecs et des touristes le long de cette promenade piétonne bordée d’oliviers et de pins au pied de l’Acropole.
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Une petite dame âgée se signe plusieurs fois devant le grand portail noir barrant l’allée parfumée de chèvrefeuilles, et regarde avec dégoût les deux étages de l’imposante maison aux murs jaune pâle.

« C’est une honte, le ministre et tous ces gens du Pasok (le parti socialiste, ndlr) qui détournent l’argent et s’en mettent plein les poches », s’emporte la vieille dame.

« On sait bien qu’il y a beaucoup d’autres ministres corrompus », commente de son côté Nikos, la trentaine.

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C’est, entre autres, pour avoir omis de déclarer au fisc cette propriété que l’ancien ministre de la Défense (1996-2000) Akis Tsochatzopoulos est poursuivi par la justice. Début avril, à quelques semaines des législatives du 6 mai, c’est là qu’il a été arrêté.

Le 17 avril, ce cacique et membre fondateur du Pasok, a été inculpé de blanchiment d’argent et de constitution d’organisation criminelle pour des commandes controversées d’armement, et placé en détention provisoire dans une prison d’Athènes.

M. Tsochatzopoulos, est accusé d’avoir utilisé sa fonction à la tête du ministère de la Défense de 1996 à 2001 pour empocher des pots-de-vin payés via des sociétés offshore pour des contrats d’achat d’un système anti-missile russe et de sous-marins allemands.

Son arrestation, la première d’un ministre depuis 20 ans pour ce genre d’affaire, constitue une « mise en cause de tout le système politique » estime un fin connaisseur du système politique grec,

« c’est un moyen de dire qu’il y a d’autres corrompus et que tout le monde le sait. Il était voleur et en plus arrogant, car il s’arrangeait pour que cela se voit » en affichant un train de vie dispendieux.

Depuis son incarcération, la presse grecque fait ses choux gras des sommes dépensées pour la décoration de la propriété et pour les voyages du couple, dont le mariage en France en grande pompe n’était pas passé inaperçu.

AFP

Thierry Gaubert condamné pour abus de biens sociaux

L’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy écope de dix mois de prison avec sursis pour une affaire qui remonte aux années 1990.

Après des années de procédure, Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, a été condamné jeudi à dix mois de prison avec sursis et 10.000€ d’amende par le tribunal correctionnel de Nanterre pour abus de confiance et abus de biens sociaux. L’ancien conseiller de l’actuel président était accusé de détournements de fonds dans le cadre du 1% logement, mais a été relaxé de ce chef d’inculpation par la justice.

Le Figaro

(Merci à Effaire)

Le maire de Creil (Oise) confronté à son ancien bras droit au PS

En septembre 2007, l’existence d’un déficit « estimé à 200 000 € » avait été découverte dans les comptes de la fédé, « pour la période 2006 et 2007, qui résultait d’une forte augmentation du poste de location de matériel, du poste d’honoraires d’avocats (NDLR : 1 000 € par mois versés à un cabinet lyonnais) », avait relevé le comptable, ainsi que « 90 000 € de charges comptabilisées en écritures non justifiées », c’est-à-dire des factures sans objet.

L’enquête confiée à la police judiciaire de Creil a permis de mettre au jour des pratiques financières litigieuses et l’utilisation très généreuse du carnet de chèques du parti. Comme pour un déplacement en taxi au centre d’entraînement de l’équipe de France de rugby de Marcoussis (Essonne) payé par le PS, des frais de bouche à l’en-tête du Fouquet’s ou de l’hôtel Meurice, deux établissements parisiens de prestige.

Le Parisien

(Merci à Camulogenos)

Corruption : Matignon visé par une plainte

L’association anti-corruption Anticor vise Matignon au travers d’une plainte déposée contre X

L’élément déclencheur de la plainte est un rapport de la Cour des comptes, datant d’octobre 2011, dévoilant une augmentation de plus de 40% des dépenses de communication du gouvernement, depuis 2007. Contrairement aux règles, des marchés publics auraient en outre étés passés sans appels d’offres préalables.

La société Giacometti-Péron, dirigée par un proche de Nicolas Sarkozy, est mise en cause dans cette affaire. Pierre Giacometti, travaille en effet avec le Président de la République.

Trois contrats d’un montant total de €700’000 ont été passés entre mai 2008 et juillet 2011 par le Secrétariat général du gouvernement avec la société Giacometti-Péron.

Le rapport de la Cour des comptes a par ailleurs souligné « des dépenses importantes n’ayant rien à voir avec l’intérêt général ».

Source : France Soir

Hollande mis en cause par un ex-élu sur un dossier de corruption (MàJ)

Addendum du 23/02/12

Gérard Dalongeville, ancien maire de Hénin-Beaumont, écroué durant huit mois pour corruption en 2009, décrit dans cet ouvrage sorti jeudi, « Rose mafia », un dispositif, dit-il, devenu habituel, avec enveloppes d’argent en espèces, marchés truqués et clientélisme.

Il désigne François Hollande, premier secrétaire du PS de 1997 à 2008. « La révélation des turpitudes du Pas-de-Calais a donné le départ du bal des hypocrites, avec comme premiers danseurs sur la piste l’ancien Premier secrétaire du PS et l’actuelle », Martine Aubry, écrit-il.

« Qui peut croire que ni Aubry ni Hollande n’aient jamais été informés des irrégularités, des dérives de la fédération du Pas-de-Calais ? », ajoute-t-il. Il rappelle que François Hollande était venu le soutenir aux élections municipales de 2008, peu avant son incarcération.

Ce silence de François Hollande, actuel candidat à la présidentielle, tiendrait, selon le livre, à ses liens avec Jean-Pierre Kucheida, dit « JPK », député-maire de Liévin et homme fort depuis deux décennies du PS dans son fief du bassin minier. Gérard Dalongeville le désigne comme l’organisateur du système frauduleux supposé.

RMC

21/02/12

L’ancien maire d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, décrit dans un livre choc à paraître jeudi des malversations dans le Pas-de-Calais destinées à financer le PS local. Alors qu’il est toujours sous contrôle judiciaire pour détournement de fonds publics, il revient en détail sur ses précédentes accusations émises à la justice sur le « fonctionnement du système de corruption organisé par les élus socialistes » dans le département.

France Soir

(Merci à Bagadou)

Le sénateur maire PS de Clamart dans la tourmente (vidéo)

Une vidéo sur laquelle apparaît Philippe Kaltenbach est diffusée sur Youtube. Il y reçoit de l’argent qui pourrait lui avoir été donné en échange d’un logement social.

Sénateur-maire socialiste de Clamart, dans les Hauts-de-Seine, Philippe Kaltenbach est susceptible d’être poursuivi par la justice dans une possible affaire de corruption. Dans une vidéo mise en ligne mardi sur Youtube, on reconnaît le maire de Clamart, recevoir 1 000 € en billets dans le bureau de sa mairie, sans doute des mains de son ancien adjoint à la sécurité Mohamed Abdelouhaled, devenu depuis responsable de la voirie de Clamart. Une enquête préliminaire a été ouverte par le procureur Philippe Courroye du parquet de Nanterre, il y a quelques mois.

Le Figaro

Eric Woerth aurait bien bradé l’hippodrome de Compiègne

Selon un rapport d’experts dont Mediapart révèle les conclusions samedi 21 janvier, Eric Woerth aurait bien bradé le terrain de l’hippodrome de Compiègne quand il était encore ministre du budget, en mars 2010.

Les experts désignés par la Cour de justice de la République (CJR) début 2011 estiment que les 57 hectares de terrains valaient entre 8 et 10 millions d’euros quand ils ont été vendus pour 2,5 millions d’euros à la Société des courses de Compiègne.

Les trois experts (un géomètre, un spécialiste des questions forestières et un expert en évaluation de biens immobiliers) « critiquent également la cession de gré à gré des terrains, qui a empêché toute mise en concurrence », écrit Mediapart. [...]

Le Monde (Merci à Happy Collider)

Omar Bongo a-t-il financé la campagne de Sarkozy ?

Un proche d’Omar Bongo affirme que le défunt président gabonais a « contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy », dans un ouvrage sur le scandale des biens mal acquis des chefs d’État africains en France, à paraître jeudi [...]

L’accusation émane de Mike Jocktane, conseiller personnel d’Omar Bongo depuis 2005 promu directeur adjoint de son cabinet en janvier 2009, avant de rejoindre l’opposition à Ali Bongo, qui succède à son père en août de la même année.

« Contrairement à ce que prétend Robert Bourgi (…), les mallettes ont continué de circuler avant et après l’élection de Nicolas Sarkozy », assure Mike Jocktane.

Hebergeur d'image

Ali Bongo accueille Nicolas Sarkozy à Franceville en février 2010

[...] « Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu’il vient chercher sa mallette… Le président défunt Omar Bongo était très généreux avec les dirigeants français. (…) Une part importante de ces dons a fini dans les poches des bénéficiaires. Il y a eu beaucoup d’enrichissement personnel. »

« Les remises de mallettes effectuées dans le bureau du président étaient filmées par des caméras cachées. Tout était enregistré sur vidéo », ce qui, affirme-t-il, constitue « l’un des moyens de pression de Libreville sur Paris ».

Le Point

(Merci à Alain Guillaume)

Algérie : radié par la Banque Mondiale pour corruption, le géant chinois du BTP prospère en Algérie

Si CSCEC prospère en Algérie, pourtant auprès de la Banque mondiale elle figure tout simplement sur une liste rouge contenant plus d’une centaine de compagnies à travers le monde.

Depuis janvier 2009, le groupe chinois de BTP est interdit de contrats par la BM pour une période de six ans. Cependant, l’entreprise continue de prospérer en Algérie. Son dernier contrat fut le marché accordé par le gouvernement algérien pour la construction du centre international de conférences pour un montant de 688 millions de dollars.

Quelques jours plutôt, CSCEC avait obtenu le marché de la réalisation de la grande mosquée d’Alger pour un milliard d’euros. Il ne faut pas oublier une dizaine de contrats lors des dix années passées.[…]

Toutefois, l’entreprise chinoise peut toujours prospérer en Algérie, elle qui est mêlée à des affaires de corruption a même le droit à la construction de la Grande Mosquée. »

eMarrakech