France Football et le « Qatargate » du Mondial 2022

Itélé – 29/01/13

Avec une formule pour secouer le monde du football : « Mondial 2022, le Qatargate »… Une longue enquête d’une vingtaine de pages. France Football y fait état de lourds soupçons de corruption autour de l’attribution de la coupe du monde de football 2022 au Qatar, autrement dit des votes pour désigner le Qatar auraient été achetés. Lire la suite

Université de Toulon : l’ex-président conteste sa révocation

Sanctionné pour avoir favorisé l’inscription d’étudiants chinois qui ne parlaient pas français, Laroussi Oueslati a décidé de faire appel de la décision auprès du Conseil d’État.

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C’est une sanction rare. Pour la deuxième fois de l’histoire, un universitaire a été révoqué à vie. Le premier ayant collaboré sous Vichy. Mais «cette révocation à vie de l’ancien président de l’université de Toulon Laroussi Oueslati était aussi injuste qu’attendue», se lon Maître Lionel Moroni, son avocat «étant donné les conditions lamentables dans lesquelles il a été jugé». [...]

Le CNESER lui, a détaillé ses griefs dans le Bulletin officiel du Ministère de l’enseignement supérieur du 20 décembre 2012. Il reproche à Laroussi Oueslati d’avoir «mis personnellement en place un dispositif d’instruction illégal des demandes d’inscription d’étudiants étrangers, en particulier chinois, au sein de l’USTV» . De plus, «en facilitant l’arrivée massive d’étudiants chinois ne maîtrisant pas le français, Laroussi Oueslati a contribué à désorganiser la marche de l’USTV, en particulier pour les enseignements et les examens». [...]

Le Figaro

Le mystérieux pactole du Parti socialiste du Pas-de-Calais

Les enquêteurs s’interrogent sur l’origine des 278.000 euros retrouvés à la fédération lors de perquisitions.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, les dérives des têtes de file du PS vont occuper au cours des mois prochains pas moins de trois juridictions, dont l’une des plus importantes de France.

Les policiers, qui enquêtent sous la direction du parquet de Lille, ont récemment mis à jour de nouveaux dysfonctionnements, visant notamment Jean-Pierre Kucheida, leader de fait de la fédération «62», la plus importante du Parti socialiste. [...]

Les dernières investigations policières ne corroborent en effet pas les conclusions de l’ancien ministre socialiste Alain Richard, missionné au printemps dernier par son parti pour analyser le fonctionnement de la fédération à la réputation ternie à la fois par Gérard Dalongeville et par les déclarations d’Arnaud Montebourg. Alors que le sénateur avait simplement signalé l’existence de 120.000 euros parvenus sous forme de liquidité dans les caisses de la fédération - fruit des cotisations selon l’élu, qui avait exclu l’hypothèse de la corruption -, les enquêteurs eux ont compté pas moins de 278.000 euros au total au 31 décembre 2011.

Au cours des perquisitions menées dans les locaux de la section PS de Liévin, ils ont également saisi des documents montrant que le parti avait lui-même mis la main à la poche pour la défense de Jean-Pierre Kucheida lors de sa mise en cause pour l’utilisation, a des fins personnelles, de la carte bancaire de la Soginorpa, un organisme gérant 62.000 logements sociaux dont il a longtemps assuré la présidence. Le député sortant et maire de Liévin devra répondre dès le mois d’avril, à Douai, en correctionnelle, des quelque 47.000 euros dépensés par lui sur cette carte en Corse, ou dans de grands restaurants, notamment. [...]

Pas-de-Calais Habitat a également fait preuve d’une générosité non conforme à ses statuts en prenant en charge des frais tels que 800 euros de chasse à l’œuf et 1 370 euros d’achats destinés à fêter Halloween pour une association de Lens, ou encore en investissant pas moins de 34.235 euros en places présidentielles pour le Racing Club de Lens, durant la saison 2008-2009. Gérard Dalongeville, qui jure à la veille de son procès qu’il ne tombera pas seul, finira peut-être par avoir raison.

Le Figaro

Ziad Takieddine balance Sarkozy (Vidéo)

Ziad Takieddine, l’homme d’affaires Franco-Libanais qui affirme détenir les preuves d’un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007, était l’invité du plateau de ONPC de Ruquier sur France 2 (5 Janvier 2013)

Pour l’homme d’affaires, la guerre en Libye fut une guerre fabriquée, pour le pétrole, avec le Quatar. Il affirme que plusieurs rencontres ont eu lieu entre le secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi, Béchir Saleh, et Claude Guéant, le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. Béchir Saleh aurait alors rédigé des comptes-rendus de ces rencontres à destination du Guide de la Révolution.

Des documents qui seraient entre les mains du dernier Premier ministre de ce dernier, Mamouhdi Bagdadi. Ziad Takieddine aurait affirmé au magistrat que Bagdadi était disposé à fournir ces documents.

L’homme d’affaires aurait également révélé avoir les preuves que le régime de Kadhafi a aidé la France par l’intermédiaire de «trois sociétés qui auraient bénéficié en Libye de contrats pour des prestations fictives», détaille l’intermédiaire. Une couverture leur permettant de percevoir d’importantes sommes.

Marseille : des subventions utilisées pour du clientélisme électoral ?

L’enquête autour de plusieurs associations des quartiers Nord qui auraient été utilisées pour du clientélisme électoral connaît une forte accélération. Elle vient de se concrétiser par la mise en examen de Berthe Quéro, l’ex-assistante parlementaire du député PS Henri Jibrayel. Interrogée, elle est soupçonnée par le juge Julien Retailleau d’ « abus de confiance » et de « recel d’abus de confiance. » Selon Le Canard enchaîné et France 3, il est fort possible que l’accusation soit élargie prochainement au « détournement de fonds publics. »

L’enquête a démarré en mai avec l’audition de responsables d’associations. D’autres personnes ont été entendues en août et des perquisitions ont été réalisées, notamment dans la permanence d’Henri Jibrayel. Ces investigations ont notamment porté sur l’organisation de « mini-croisières » autour de Porquerolles, auxquelles ont participé un millier de personnes âgées qui vivent dans la circonscription du député PS.

Non content de changer d’air, elles avaient eu droit à un vaste buffet et un orchestre engagé pour l’occasion se chargeait de l’ambiance. Par ailleurs, les policiers ont creusé la piste de « petits cadeaux » reçus par des bénévoles, notamment des repas et des bouteilles de champagne. Pour les enquêteurs, qui ont passé au crible quelque 110 000 euros de subventions attribuées aux associations suspectes par le Département et la Région, ces réjouissances et ces attentions servaient à assurer la réélection d’Henri Jibrayel. À la fois présidente d’associations et assistante parlementaire jusqu’à cet automne, militante historique du Parti socialiste dans les quartiers Nord, Berthe Quéro tenait en effet un rôle central.

Défendue par Yoann Léandri, Berthe Quéro est actuellement injoignable. Toutefois, son avocat explique qu’elle conteste les faits : « Les associations qu’elle préside ont de réelles activités et elles ont obtenu des subventions tout à fait normalement, comme bien des associations. Pour elle, il n’y a pas de délit. »

Actuellement en visite officielle à Taïwan en tant que parlementaire, Henri Jibrayel s’est dit hier « étranger » à l’affaire : « Je n’ai pas été convoqué, je ne me sens pas concerné. Ces associations font des actions, je ne vois pas où il y a eu détournement de fonds. À ma connaissance, elles étaient bien gérées, avec des factures et tout. Qui plus est, Berthe Quéro s’est toujours mobilisée pour aider les autres… » Pour lui, tout ceci ne serait qu’ »une cabale » : « On me cherche des poux parce qu’on n’est pas parvenu à me faire tomber dans les urnes… »

La Provence

La France mal classée en matière de corruption

Selon le rapport annuel de l’ONG Transparency International, l’Hexagone se situe seulement au 22e rang mondial et au 9e rang européen des États perçus comme les moins corrompus. Entreprises, système judiciaire et classe politique sont pointés du doigt.

Pas de quoi pavoiser. La France arrive seulement au 22e rang mondial – encore moins brillant, au 9e rang européen – des États les moins corrompus, selon le nouveau rapport annuel de Transparency International qui étudie 174 pays. Les meilleurs élèves se situent en Europe du Nord – Danemark, Finlande et Suède – suivis des Pays-Bas, de l’Autriche, de l’Allemagne, de la Belgique et du Royaume-Uni. Les partis politiques arrivent en tête des institutions jugées les plus corrompues.

La corruption prend de multiples formes, détaille l’ONG, qu’il s’agisse de marchés publics truqués, d’emplois fictifs, d’abus de pouvoir dans la fonction publique, de corruption d’agents publics, d’abus de biens sociaux, de prises illégales d’intérêt, de versement de pots de vin… [...]

Le Figaro

Laurent Joffrin : «La France, narco-Etat ? Il faut agir dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard»

Laurent Joffrin, Directeur du Nouvel Observateur, tire le signal d’alarme sur l’ampleur du trafic de drogues en France et le pouvoir des trafiquants de drogues. Il s’interroge : La France est-elle en train de devenir un narco-Etat come certains pays d’Amérique du Sud ou d’Amérique centrale ?

L’actualité française, si l’on se donne la peine de décrypter sa logique cachée, doit inspirer une vigilance nouvelle. Elle montre que les symptômes massifs observés au Brésil ou en Colombie, commencent à apparaître sous une forme embryonnaire mais inquiétante dans notre pays.

Ultra-violence, corruption politique ou policière, règlements de compte en série, territoires entiers qui échappent à la légalité républicaine : le pouvoir des trafiquants s’accroît de manière inquiétante dans notre pays.

Le gouvernement brésilien vient d’ordonner à des unités équipées de blindés de reconquérir deux favelas de Rio de Janeiro contrôlées par les trafiquants de drogue. Un signe, parmi cent autres, que les « narcos » forment désormais en Amérique latine des Etats dans l’Etat, capables de battre en brèche pour de longues périodes l’ordre légal en principe garanti par les gouvernement démocratiques. […]

Le sud de l’Italie mis à part, où l’ancienne mafia continue de sévir en dépit des succès obtenus par la police italienne, on pensait que l’Europe était pour l’instant exempte d’une telle dérive, qu’on attribue souvent aux insuffisances des économies et des Etats d’Amérique du sud. Le diagnostic est encore vrai : le trafic de drogue en Europe n’a en rien atteint la maléfique puissance qu’on observe de l’autre côté de l’atlantique. […]

On sait par expérience – aux Etats-Unis ou en Amérique latine – qu’une fois le pouvoir des trafiquants établi, il est très difficile de s’en affranchir. Raison de plus pour agir dès maintenant en France, avec la plus grande détermination. Non pas en modifiant les lois, qui sont déjà rigoureuses ou en déclenchant on ne sait quelle panique sécuritaire. Mais en réprimant sans faiblesse la corruption et en accroissant rapidement les moyens d’enquêtes et de surveillance de la police, de manière à étouffer dans l’oeuf le développement d’un narco-Etat à la française.

Le Nouvel Obs

Sciences Po: la Cour des comptes éreinte la gestion de l’ère Descoings

La Cour des comptes veut mettre fin à une époque. Les 210 pages du rapport établi entre septembre et juin 2012 sont un long réquisitoire qui appelle à réformer Sciences Po Paris sans délai. Selon nos informations, la juridiction financière envisagerait de saisir la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, du cas Sciences Po dès cette semaine. Cette dernière avait demandé, le 3 septembre, aux dirigeants de la prestigieuse école parisienne de geler la procédure de désignation du successeur de Richard Descoings, l’ex-directeur, mort à New York le 3 avril, jusqu’à la publication du rapport définitif de la Cour, attendue en novembre.

Ce rapport que Le Monde s’est procuré in extenso, et dont il avait donné la substance le 9 juillet, condamne les années Descoings, en estimant que

« la politique de développement de Sciences Po n’a pu être mise en œuvre qu’au prix d’une fuite en avant financière et d’une gestion peu scrupuleuse des deniers publics »

.Mais il remet aussi en cause l’absence totale de contrôle interne et externe.

Les primes des dirigeants

C’est par là que le scandale a débuté. Mediapart avait révélé les très grosses primes que s’octroyaient les dirigeants de Sciences Po. La Cour a décrypté ces petits arrangements entre amis à partir des bulletins de paye.

Entre 2005 et 2011, la rémunération annuelle brute du patron de l’Institut d’études politiques (IEP) a crû de 60,4 %.

Elle a culminé à 537 246,75 euros en 2010, « tombant » à 505 806,29 l’année suivante. « A titre de comparaison, la rémunération annuelle brute du président d’un autre grand établissement universitaire était de 160095,61 euros en 2011″

, fustige la Cour. Celle-ci déplore l’irrégularité de certaines primes: « L’indemnité mensuelle de [Richard Descoings] ne repose sur aucun contrat formel et n’a pas été votée en conseil d’administration. »

Jean-Claude Casanova, le président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP, qui gère l’IEP) a vu sa prime passer de 16500 euros en 2007 à 36000 en 2010 et 2011 (contre 9375,72 pour son prédécesseur).

Elle a même été de 69000 euros en 2009, année où il a été décidé de porter, avec effet rétroactif, cette indemnité mensuelle de 1500 euros à 3000 euros.

Non seulement la Cour déplore que le conseil d’administration n’ait pas été consulté mais elle rappelle aussi que

« les modalités de rémunération du président et de l’administrateur ne respectent pas les règles fixées par le code général des impôts »

. Pas plus, d’ailleurs, que « le cadre fixé pour les établissements publics [ou] celui des organismes à but non lucratif ».

Le Monde

Marseille : Haschich et bijoux dans les faux plafonds de la BAC Nord (MàJ)

4/10/12 – Les suites de l’enquête sur l’histoire de policiers ripoux à Marseille – douze hommes de la brigade anti-criminalité des quartiers Nord soupçonnés d’avoir racketté des dealers. Pour RTL, Julien Dumond vous révèle que la Police des polices a perquisitionné dans les locaux de la BAC. Bonne pioche ! Les « bœufs-carottes » ont découvert dans les faux plafonds du haschich, des bijoux et de l’argent liquide. Pour piéger les policiers, des mini-caméras et des micros avaient été cachés dans les véhicules de service. D’autres interpellations sont à prévoir rapidement. [...]

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RTL

3/10/12 – A Marseille, huit nouveaux policiers de la BAC sont en garde à vue. Ce qui porte à douze le nombre de fonctionnaires interpellés. Ils sont soupçonnés d’avoir volé ou extorqué de l’argent ou des produits. Pratique courante ou phénomène isolé ?

2/10/12 – Ces enquêteurs, qui ne sont pas officiers de police judiciaire, sont soupçonnés de «vols et extorsions en bande organisée, violences aggravées, acquisition et transport de stupéfiants».

Quatre policiers de la BAC nord de Marseille ont été interpellés puis placés en garde à vue mardi matin par la police des polices (DGPN) pour une affaire présumée de corruption. Il s’agit d’enquêteurs de l’équipe de jour de la BAC qui ne sont pas officiers de police judiciaire. Leur garde à vue pourra durer jusqu’à 96 heures. La DGPN a notamment fouillé les vestiaires de ces enquêteurs ainsi que leurs domiciles, a précisé le procureur de la République. Divers documents ont été saisis à cette occasion. D’autres interpellations sont prévues, a par ailleurs indiqué le magistrat. Selon une source proche de l’enquête, sept policiers sont visés au total. [...]

Le Figaro

Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy en proie à une nouvelle enquête pour corruption.

Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy sont impliqués depuis dimanche à une nouvelle enquête pour corruption sur l’octroi de la Légion d’Honneur en échange de faveurs politiques.

Les deux faisaient déjà face aux allégations suivantes : Mme Lagarde, présidente du Fonds Monétaire international (FMI), aurait autorisé un paiement de £ 270.000.000 à un éminent partisan de l’ancien président français lorsqu’elle elle était son ministre des Finances.

(…) The Telegraph

(Merci à Pitch)