Trois ans ferme pour l’ex-ministre Léon Bertrand

Léon Bertrand, ancien ministre UMP du Tourisme de 2002 à 2007, a été condamné jeudi à trois ans de prison ferme dans une affaire d’attribution illégale de marchés publics en Guyane, par le tribunal correctionnel de Fort-de-France (Martinique), siège de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) dont dépend la Guyane.

(…) Libération

(Merci à Desiderata)

 

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Le Sénat refuse de lever l’immunité parlementaire de Serge Dassault

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Le bureau du Sénat a refusé mercredi 3 juillet de lever l’immunité parlementaire du sénateur UMP et industriel Serge Dassault, âgé de 88 ans. Cette levée d’immunité était réclamée par l’autorité judiciaire, qui aurait pu entendre M. Dassault dans des affaires d’achat de voix et une autre de tentatives d’homicide dans son fief de Corbeil-Essonnes. [...]

Le Monde

Biens mal acquis : la tirelire française du président du Congo

Depuis mars 2007, date à laquelle le scandale des « biens mal acquis » a éclaté, on avait beaucoup appris sur l’étendue de la fortune acquise par plusieurs dirigeants africains, soupçonnés d’avoir indûment puisé dans les richesses de leur pays. Depuis peu, on commence à comprendre comment cette fortune a pu être accumulée.


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En France, pays important pour le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso, tout tournait autour de Franck Export, une société basée à Orly (Val-de-Marne). Sur le papier, cette entreprise est spécialisée dans le transport de marchandises entre la France et l’Afrique de l’Ouest. En coulisse, elle servait surtout de « tirelire » au président et à sa famille, pour leur constituer un patrimoine monumental et assurer leur train de vie. (…) D’après les enquêteurs, 9 M€ provenant directement de la… Direction du trésor de la République du Congo auraient transité sur les comptes de Franck Export entre 2005 et 2011. Une partie de ces fonds aurait directement profité au président du Congo et à son entourage. Sur les comptes de cette société, d’autres mouvements financiers intriguent : le paiement de factures, pour plus de 2,5 M€, effectué par des entrepreneurs bien connus au Congo, Serge Mouyi et Fidèle Ondouo, toujours au profit du clan N’Guesso. Franck Export servait aussi quasiment de « guichet bancaire » pour les N’Guesso : ainsi, de 2005 à 2009, plus de 1,2 M€ ont été versés en espèces à des membres de la famille ou de proches. Interrogé en février 2013, Franco Cantafio, le patron de Franck Export, explique : « De par ma situation privilégiée avec la présidence du Congo, je suis amené à effectuer des achats dont je ne peux garantir ou attribuer le devenir. »

Les versements en liquide? « Il s’agit d’un service que j’ai facturé sur instruction de la présidence pour transférer de l’argent à certains membres de la famille Sassou, explique encore Cantafio. Ayant des fonds appartenant à la présidence, des factures me sont envoyées, que l’on me demande de régler. Je prends une commission de 100 € par opération. » Les éléments recueillis par les juges montrent que, bien après les premières plaintes sur les biens mal acquis, en 2007, le clan Sassou a continué d’utiliser à son profit l’argent public du Congo, via la société Franck Export.

(…) Le Parisien

Sondage : 70% des Français pensent que les politiques sont corrompus

Alors que ce vendredi, c’est au tour de Bernard Tapie d’être mis en examen dans une affaire qui éclabousse le précédent gouvernement, un sondage BVA pour iTélé révèle que 70% des Français pensent que les personnalités politiques sont le plus souvent corrompues.

Par ailleurs, les Français semblent avoir développé un «certain cynisme vis-à-vis des affaires politiques», selon BVA. Nombreux sont ceux qui, désormais, pensent qu’il est très difficile pour un élu de rester honnête.

«Cette succession d’affaires est une bombe à fragmentation», alertait en mars dans nos colonnes Eva Joly, ancienne juge et candidate EELV à la présidentielle.
29% seulement estiment au contraire que ces affaires sont «des cas isolés, la majorité des personnalités politiques étant intègres».

Début avril déjà, un sondage CSA pour BFMTV affirmait qu’une majorité de Français (55%) estimait que la plupart des hommes et des femmes politiques étaient corrompus. Outre cette tendance bien connue, l’étude BVA établit que la compétence est considérée comme la qualité la plus importante des politiques, plus encore que leur honnêteté (38% contre 28%). […]

Le Parisien

Pots-de-vin : deux ans de prison requis contre l’ex-responsable logement à la mairie de Sarcelles

Le procureur a requis mercredi après-midi deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, à l’encontre de l’ancienne responsable du service logement de Sarcelles (Val-d’Oise). Corinne Ledoux, 48 ans, soupçonnée d’avoir encaissé des enveloppes en échange de l’attribution de HLM, comparaissait mercredi devant le tribunal correctionnel de Pontoise (Val-d’Oise) pour « trafic d’influence». (…)

Corinne Ledoux, lors de l’audience, a répété n’avoir récupéré qu’une dizaine d’enveloppes, évaluant ses gains à 5 000 € environ. En échange, elle faisait passer en commission les dossiers de demande de logement que Sonia Achoui préparait, notamment en faisant des fausses fiches de paie. Elle a expliqué ses actes en faisant part d’une situation financière difficile. «Je regretterai toute ma vie cela» a-t-elle ajouté.

(…) Le Parisien

Gérard Dalongeville veut faire citer François Hollande à son procès

L’ancien maire PS d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Gérard Dalongeville, jugé fin mai dans une affaire de fausses factures présumées, veut faire citer comme témoin le président François Hollande, a indiqué mercredi son avocat.

« Monsieur Dalongeville souhaite faire citer François Hollande comme témoin », a indiqué Maître Francis Terquem, confirmant une information du Point.fr, « pour qu’il fasse connaître au tribunal ce qu’il savait comme premier secrétaire du Parti socialiste pendant 11 ans du financement de la fédération du Pas-de-Calais ».

BFM

Histoire : Les « machines » ou le vote communautaire aux USA

Auteur : monalisa

political machines
Nous tenons ces vérités pour évidentes ; que tous les hommes ont le droit de corrompre ; que…

Les Etats-Unis, premier pays à accéder à la démocratie au XVIIIe siècle, inaugurèrent une de ses déclinaisons un peu particulière au travers du gouvernement des villes, du milieu du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe, ce qu’on appela les « political machines ».

Ce système, issu d’un usage primaire de la démocratie, était adapté aux besoins non moins primaires des nouveaux Immigrants. Si les pères fondateurs étaient arrivés pour des raisons religieuses, ceux du XIXe étaient plutôt poussés par la misère et la famine vers l’Amérique. Devenant rapidement citoyens et électeurs, ils s’attiraient les attentions intéressées des partis politiques qui voulaient gouverner les villes. Aidés et secourus par des associations caritatives liées à ces même partis, ils fournissaient en retour les bataillons électoraux nécessaires pour leur assurer la pérennité du pouvoir. La machine électorale ne recherchait pas la victoire d’un maire pour l’accomplissement d’un projet politique déterminé mais avait pour seule ambition sa propre survie afin de fournir toutes sortes de prébendes à sa clientèle. On était loin des aspirations politiques des aristocrates puritains de la Nouvelle Angleterre, inventeurs de la démocratie américaine.

Cette pratique discutable fut essentiellement le fait du Parti Démocrate qui s’en fit une spécialité. Le parti Républicain n’y a eu recours qu’exceptionnellement. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, la raison originelle de cette déviance trouva son origine dans les traditions de solidarité d’une communauté irlandaise très soudée pour des raisons historiques, liées au sort tragique de la mère patrie.
De philanthropique à l’origine, la machine présenta vite tous les avatars conséquents à un tel contexte : clientélisme, spéculation, népotisme – et son corollaire l’incompétence des fonctionnaires -, et surtout au stade ultime, le règne du crime organisé sur certaines villes. Chicago en constitua l’exemple le plus significatif. Au final la machine a disparu très lentement à certains endroits, tant elle était incrustée. [...]

Suite et commentaires sur le blog Histoire.

Corbeil-Essonnes. Serge Dassault : Ouverture d’une enquête sur des soupçons d’achat de votes

Une information judiciaire a été ouverte à Paris sur des soupçons d’achat de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne) lors de la campagne municipale de 2010 remportée par le successeur de l’industriel Serge Dassault (UMP), a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information de L’Express. L’instruction a été ouverte pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux…

L’industriel Serge Dassault a dirigé la commune de Corbeil-Essonnes de 1995 à 2009. Son successeur désigné, Jean-Pierre Bechter (UMP), a été élu en décembre 2010 après invalidation de son élection en octobre 2009.

Le Canard Enchaîné avait rapporté début décembre qu’une somme de 1,7 million d’euros en liquide aurait transité par le Liban avant d’arriver dans les mains d’intermédiaires, quelques semaines avant l’élection municipale de 2010, chargés de distribuer cet argent aux militants et aux électeurs.

L’hebdomadaire mentionnait des vidéos de jeunes d’un quartier de la commune estimant n’avoir pas touché leur dû et la voix de Serge Dassault évoquant une transaction avec un intermédiaire. […]

Voir Fdesouche : Le témoignage qui dénonce le système Dassault.

20 minutes

Roland Cayrol : «La suspicion est générale à l’encontre du monde politique»

La succession des affaires conforte la piètre image que les Français ont de leurs responsables politiques mais ne fait pas mécaniquement le jeu du FN, assure Roland Cayrol, directeur de recherche au Centre d’études politique de Sciences-Po (Cevipof).

Ces affaires font-elles le lit des populistes, notamment du FN ?

L’extrême droite française a toujours fait son miel du «tous pourris» clamant qu’elle est la seule force propre quand tous les autres confondraient leur cassette personnelle et la cassette publique. Ce discours trouve effectivement un écho. Mais il est faux de dire que cela lui apporte mécaniquement des suffrages. Pour les Français c’est la politique dans l’ensemble qui est soupçonnée. L’opinion ne distingue pas les purs et ceux qui ne le seraient pas.

Il ne faut pas non plus oublier que les Français ne veulent pas voir le FN au pouvoir.

Depuis des années celui-ci s’est banalisé mais il n’a pas gagné des millions de voix. Ne tombons pas dans la propagande de l’extrême droite qui voudrait nous faire croire que chaque affaire grossit naturellement l’escarcelle du FN. […]

La Croix

Matchs truqués dans le football : un vaste réseau démantelé

Un réseau criminel soupçonné d’avoir truqué 380 matches de football, dont des rencontres de Ligue des Champions et de qualification pour la Coupe du monde, a été démantelé dans le cadre de la « plus grande enquête de tous les temps sur des matches truqués présumés », a annoncé lundi l’Office européen de police Europol.

« Il nous semble clair qu’il s’agit de la plus grande enquête de tous les temps sur des matches truqués présumés », a déclaré le directeur d’Europol Rob Wainwright lors d’une conférence de presse à La Haye.

Le but du trucage était de gagner d’importantes sommes d’argent grâce à des paris sportifs. Quelque 425 arbitres, dirigeants de clubs et joueurs, notamment, sont soupçonnés d’avoir pris part au trucage des matches. La plupart des matches truqués ont été joués dans les championnats turcs, allemands et suisses, a précisé Europol lors de la conférence de presse, mais d’autres matchs à travers le monde sont concernés.

La Tribune