Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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Retraites : la réforme est lancée

Eric Woerth reçoit à partir de ce lundi les partenaires sociaux.

C’est parti pour plusieurs semaines d’intenses négociations. Le ministre du Travail, Eric Woerth, reçoit à partir d’aujourd’hui les partenaires sociaux pour trouver une solution au financement du système des pensions.

Nouvelles recettes

Avec un déficit du régime général de la branche vieillesse de la sécurité sociale de 9,5 milliards d’euros en 2009 et 11 milliards d’euros prévus pour 2010, le gouvernement est à la recherche de nouvelles recettes pour assurer la pérennité du système.

Il n’a pas prévu de dévoiler son projet avant la « fin mai, début juin, » pour déposer un texte au Parlement en septembre. Mais ces premières réunions seront l’occasion d’évoquer les différentes pistes de réformes.

Prélèvement spécifique

En pleine polémique sur le bouclier fiscal, les syndicats de salariés reprochent à Nicolas Sarkozy de focaliser les débats sur les efforts à demander aux salariés. La semaine dernière, l’Élysée a évoqué la possibilité de créer un « prélèvement spécifique sur une catégorie de population, » vraisemblablement les ménages aisés, pour une réforme plus juste.

Le Journal du Dimanche a d’ailleurs avancé hier l’hypothèse d’une CRDS additionnelle exclue du bouclier fiscal pour financer les retraites.

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