Belgique : Un député assimile les extrémistes musulmans à «l’extrême-droite»

Le député libéral de la fédération Wallonie-Bruxelles, Alain Destexhe, du Mouvement réformateur (MR) a déposé ce mercredi au parlement bruxellois, une proposition d’ordonnance co-signée par le député-bourgmestre de Koekelberg Philippe Pivin, destinée à barrer la route aux extrémistes musulmans sur l’échiquier politique et à limiter l’accès des extrémistes musulmans à une série de fonctions au sein des communes.

J’ai l’impression que certains n’ont pas compris qu’il fallait assimiler ce comportement à l’extrême-droite et qu’il fallait l’entourer d’un cordon sanitaire.

«Les gens du parti Islam ne veulent pas de la mixité dans les transports en commun et dans certains lieux publics. Ils prônent le mariage à partir de 12 ans et le port du voile dès cet âge en se basant sur la loi coranique. L’élu du parti Islam a refusé de serrer la main à la bourgmestre de Molenbeek Françoise Schepmans. […]», a commenté Alain Destexhe.

Le député a rappelé que la Cour européenne des Droits de l’Homme avait affirmé de façon explicite l’incompatibilité de la Charia avec les droits et libertés consacrés par la Convention européenne des Droits de l’Homme.

Le texte que les deux élus libéraux ont déposé mercredi au parlement est ouvert à la signature de députés d’autres formations. Il prend appui sur la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme, sur la loi contre le racisme et la xénophobie, ainsi que sur celle tendant à réprimer la négation, voire la minimisation du génocide juif pour empêcher les élus des partis dont le programme serait incompatible avec ces textes, de présider le conseil communal, et de siéger dans les organismes paracommunaux, ainsi que dans les régies communales autonomes.

Le Soir

Belgique : la fin de 20 ans de « cordon sanitaire » autour du Vlaams Belang ? (MàJ + Vidéo)

Addendum du 10/01/2013 :

Dans cette petite ville de 18.000 habitants, les passants ne se montraient pas très concernés par la rupture du cordon sanitaire. Ici, on est loin des réactions outrées des politiques.
RTL

Addendum du 08/01/2013 :
Avec le soutien du VB, Koen D’Haenens a reçu six voix contre cinq. « Nous regrettons que Denderleeuw soit la première commune de Flandre dans laquelle le cordon sanitaire a été consciemment rompu », a réagi Elke De Greef (sp.a-Open).

Le Vif

—————-

A Denderleeuw (25 km de Bruxelles), plus de deux mois après les élections, les habitants ne connaissent toujours pas le nom de leur maire. Deux coalitions récoltent chacune 11 sièges et le Vlaams Belang est en position d’arbitre avec ses 3 sièges.

L’ancien maire redoute l’issue de ce vote : « Vu l’impossibilité de trouver une solution concertée avec la NV-A et le CD&V, je ne peux que constater qu’ils comptent sur les voix du Vlaams Belang. Cela signifie la rupture immédiate du cordon sanitaire. C’est une triste première en Flandre. »

Pour combler le vide du pouvoir, faut-il, oui ou non, faire usage des votes du Belang ? La N-VA est-elle prête à se voir associée au Vlaams Belang ? C’est peut-être à Denderleeuw que se joue l’avenir du cordon sanitaire.

Louis Michel : « Le nationalisme conduit toujours à l’exclusion »

Louis Michel, député européen libéral, s’est distancé des propos tenus par Rik Torfs (CD&V) qui s’est prononcé en faveur de la fin du cordon sanitaire. Invité de Matin Première ce jeudi, l’ancien ministre a également défendu le bienfondé du discours royal de Noël et estimé que le nationalisme était, par essence, une idéologie d’exclusion.

Ce mercredi dans le studio de Matin Première, le sénateur CD&V Rik Torfs avait estimé que le cordon sanitaire était une erreur, si l’on en jugeait par les conséquences qu’il a eues sur le paysage politique flamand. Ce partisan historique du cordon sanitaire a dès lors appelé à y mettre fin.

Louis Michel (MR) s’est distancé de cette analyse. Il s’est dit inquiet de voir le cordon sanitaire ainsi remis en question en paroles et en acte.

Car en effet, à Denderleeuw, un collège minoritaire CD&V- N-VA, devrait bénéficier du soutien du Vlaams Belang pour diriger la commune.

« Je ne comprends pas la sortie de Rik Torfs, qui sont des propos dangereux« , a commenté l’ancien commissaire européen.  »Cela m’inquiète parce que j’ai toujours été favorable au cordon sanitaire, j’estime qu’il y a des partis avec lesquels il n’est pas possible de faire une coalition parce que ce sont des partis mortifères pour la démocratie« . (…)

RTBF

Jonathan Hayoun : «Quel que soit le prochain président, le FN doit rester un adversaire»

Jonathan Hayoun, président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), déplore la «banalisation des idées d’extrême-droite».

Comment tolérer le silence sur ce danger qui a atteint son plus haut niveau historique ? Il y a encore quelques années, la condamnation du parti de l’ostracisme et de l’exclusion faisait consensus.

Durant la campagne, l’UEJF a été sommée d’expliquer pourquoi nous «vociférions» contre le Front national. La stratégie de dédiabolisation du FN, combinée à la tentation du lâché prise du monde politique, semble avoir porté ses fruits.

Avec d’autres acteurs, nous avons dû réexpliquer le danger des idées d’extrême-droite qui a permis de maintenir le cordon sanitaire qui fut construit par l’ensemble de la société pendant trente ans. […]

Le Nouvel Obs

Rama Yade n’est pas «prête» pour une candidature à l’élection présidentielle

Surprise par le retrait de Jean-Louis Borloo, l’ancienne secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy, Rama Yade, écarte un rapprochement avec François Bayrou. Extrait de l’interview à paraître dimanche dans le JDD.

Nous ne sommes pas partis parce que nous étions fâchés mais bien parce qu’il fallait un pôle de stabilité dans la majorité qui garde le fil tendu du cordon sanitaire avec le FN !

Elle avait lié son destin politique à celui de Jean-Louis Borloo. À 34 ans, Rama Yade, est l’une des premières victimes d’un renoncement qu’elle n’avait pas envisagé et dont les causes demeurent, même à ses yeux, mystérieuses. À peine le choc passé, celle qui prépare un livre sur l’éducation (Plaidoyer pour une instruction publique, à paraître chez Grasset, en novembre.) et va rejoindre l’équipe dirigeante du Parti radical, son indépendance vis-à-vis de l’UMP et du président de la République.

Vous êtes-vous sentie trahie par Jean-Louis Borloo ?

C’est vrai que nous avons reçu un coup sur la tête. Depuis dimanche soir, les gens nous plaignent et pour une orgueilleuse comme moi, c’est insupportable ! J’ai eu un moment de surprise et de déception. Mais je n’en veux pas du tout à Jean-Louis parce que j’ai compris et respecte sa décision. Je ne doute pas un instant qu’il était sincère pendant tous ces mois et que quelque chose l’a empêché d’aller plus loin. […]

Et si vous étiez la candidate de substitution…

Il faut être sérieux, une candidature à la présidentielle, cela se prépare des années à l’avance. Je ne suis pas prête aujourd’hui.

Le JDD

Le député UMP Vanneste pour une alliance avec le FN

L’élu du Nord Christian Vanneste milite pour la fin du «cordon sanitaire» à l’égard du parti frontiste en vue des législatives de 2012. Un sujet sensible pour les leaders de l’UMP et du FN.

Concrètement, le député propose de désigner pour les législatives des candidats communs UMP-FN. S’il ne se dit pas prêt à abandonner sa circonscription de Tourcoing à un candidat issu du parti frontiste – «Il n’y a personne de capable…» – il souhaite que le parti majoritaire laisse la place à un «certain nombre» de prétendants d’extrême-droite. Objectif : éviter «les triangulaires qui risquent d’être nombreuses en 2012 et de faire gagner la gauche». Une première étape avant d’imaginer la fusion de l’UMP et du Front national : «Je suis un partisan du bipartisme et donc d’un grand parti de droite qui englobe l’ensemble des sensibilités, basé sur le modèle anglo-saxon», explique Vanneste. Mais tout cela, admet-il, reste du domaine du «fantasme». (…)

Quant à Marine Le Pen, elle dénonce une «manœuvre électoraliste». «M. Vanneste a été chargé avec ses amis de la ‘droite populaire’ de lancer des œillades à l’électorat du Front national, compte tenu du renforcement de notre parti. Mais c’est peine perdue. Qu’ils se tournent vers leurs amis socialistes !».

En pleine campagne interne pour la présidence du FN, Bruno Gollnisch n’a pas manqué d’afficher sa différence avec Marine Le Pen. Partisan des accords avec l’UDF et le RPR lors des régionales de 1998 – quatre présidents de régions avaient alors été élus avec les voix du FN -, le vice-président du parti frontiste n’a «pas d’objection de principe» à une alliance avec l’UMP. «Je suis prêt à m’entendre avec un partenaire fiable qui garantirait la réalisation d’une partie de notre programme», explique-t-il. Avant de reconnaître : «Ça paraît compliqué»…

Le Figaro