F. Hollande : suppression du mot « race » de la Constitution (rediff.)

Rediffusion 10/03/12

François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, a annoncé aujourd’hui qu’il demanderait au Parlement de supprimer la mention de race dans la Constitution française s’il était élu.

« Il n’y a pas de place dans la République pour la race. Et c’est pourquoi je demanderai au lendemain de la présidentielle au Parlement de supprimer le mot « race » de notre Constitution » où il figure dans son article premier, a-t-il déclaré lors d’un meeting consacré à l’Outre-mer à Paris.

Le Figaro

_______________
Lu sur Twitter :

« C’est quoi une origine? Moi je suis de nulle part et de partout » (vidéo et màj)

Addendum du 08/04/2012 :

Le Film dans son intégralité. La Licra a souhaité prendre part au débat dans cette campagne électorale qui se déroule sur fond de crise économique et de danger extrémiste.

Lire la suite

Egypte : Les islamistes dominent la commission constituante

Le Parlement égyptien a désigné essentiellement des islamistes au sein de la commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution, lors d’un vote dont les libéraux tentaient dimanche d’obtenir l’invalidation, selon la presse officielle.

Les libéraux redoutent que les islamistes essaient d’imposer des références plus explicites à l’islam dans la nouvelle Loi fondamentale, malgré les déclarations rassurantes du PLJ.

Samedi, les élus libéraux avaient refusé de participer au vote, accusant leurs collègues islamistes qui dominent l’assemblée de vouloir composer une commission à leur image plutôt qu’à l’image du pays. […]

Selon la presse, 37 des 50 parlementaires élus ainsi qu’un grand nombre de non-parlementaires sont islamistes. La commission ne compte que six femmes et quelques Coptes (chrétiens d’Egypte), dont l’un, Rafiq Habib, appartient au Parti de la liberté et de la justice (PLJ), issu des Frères musulmans.

France Soir

Constitution : Sarkozy demande des excuses à la Licra

Nicolas Sarkozy a demandé aujourd’hui au président de la Licra Alain Jakubowicz de «revenir» sur les propos «blessants» qu’il a tenus à son encontre au sujet de sa proposition de supprimer le mot «race» de la Constitution, dans une lettre rendue publique par son état-major.

«Je vous demande (…) de bien vouloir revenir publiquement sur vos propos, blessants autant qu’inexacts, s’agissant de ma supposée proximité idéologique avec la présidente du Front National», écrit le candidat UMP à l’élection présidentielle. […]

Dans sa lettre au président de la Licra, M. Sarkozy explique que «la poursuite d’actes odieux commis à raison de l’appartenance supposée de la victime à un groupe humain exige la présence, dans notre Constitution, comme c’est le cas à de multiples reprises dans notre code pénal, de la mention explicite du motif de ces actes». […]

Le Figaro

Caroline Fourest : «Le racisme existe, pas les ‘races’»

Caroline Fourest revient sur l’éventuelle suppression du mot «race» dans la Constitution.

Le droit à la différence part du principe que les humains sont différents, en raison de leur couleur de peau et de leur origine ethnique, mais qu’il faut les traiter équitablement. C’est la tournure prise par l’antiracisme américain, parfois plus efficace mais aussi moins subtil que l’antiracisme français. […]

En France, le défi est différent. L’antiracisme de ces soixante dernières années ne s’est pas construit face à la ségrégation mais face à l’extermination. En refusant les catégories du nazisme. […]

Le Monde

Rioufol, le mot ‘race’ : « traquer les mots c’est porter atteinte à l’intelligence » (RTL)

RTL ‘langue de vipère’ le 15/03/2012

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Juppé : Supprimer le mot race est « une mauvaise réponse à un vrai problème »

Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a jugé dimanche que la proposition de François Hollande de supprimer la mention race dans la Constitution était « une mauvaise réponse à un vrai problème. »

« Faute d’agir, on change les mots » a-t-il estimé en réaction à la proposition lancée samedi par le candidat socialiste. « Il s’agit de lutter contre le racisme. On va supprimer une disposition qui est antiraciste? Et je vous rappelle qu’elle figure dans la déclaration universelle des Droits de l’homme et du citoyen. C’est une mauvaise réponse à un vrai problème » a-t-il ajouté.
Interrogé sur l’immigration, M. Juppé a qualifié de « position parfaitement équilibrée » celle de Nicolas Sarkozy, évoquant « le terrorisme intellectuel » de l’époque. « Vous prononcez le mot immigration et vous êtes classé à l’extrême droite, c’est fabuleux ! » a-t-il dit.

Le Parisien

Sahbi Atig : Ceux qui veulent séparer la religion de la politique touchent à la base de l’Islam

Tunisie: Sahbi Atig, président du groupe parlementaire d’Ennahdha, a présenté les lignes générales que défendra son partie quant à l’élaboration de la Constitution, aujourd’hui 28 février 2012, en séance plénière de l’Assemblée constituante.

http://img215.imageshack.us/img215/1730/bn5324sahbiatig0212.jpg

M. Atig a rappelé, pendant 20 minutes d’une allocution de près d’une demi-heure, les principes islamiques qui prévalent, selon Ennahdha, dans l’élaboration de la Constitution.

Il a notamment affirmé que celle-ci ne devra pas être contraire aux principes édictés par le Coran et la Sunna du Prophète, qui doivent être la source principale de la Loi fondamentale.

Sahbi Atig a, en outre, déclaré que l’histoire de l’Islam ne connaît pas de séparation entre la religion et la politique, et que la chose religieuse, dans l’Islam, ne se limite pas à la sphère privée, mais est un principe de société organisant la sphère publique.

Il affirme, en ce sens, que ceux qui appellent à la séparation entre la religion et la politique touchent aux bases fondamentales de la pensée islamique.(…)

Business news

La Licra veut supprimer le mot « race » de la Constitution (màj)

La race, « un concept scientifiquement inopérant »

La « Ligue contre le racisme et l’antisémitisme » demande notamment de « supprimer le mot ‘race ‘dans l’article premier de la Constitution ». Et rappelle que ce « ce concept est scientifiquement inopérant pour l’espèce humaine et qu’il a servi de support aux discours qui ont précédé les pires actes criminels ».

France télévision

L’association demande notamment la suppression du mot « race » dans l’article premier de la Constitution.

La ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme présente ce mercredi 8 février 50 propositions « pour une France plus fraternelle » destinées à interpeller les candidats à l’élection présidentielle.

« Il est nécessaire de rappeler ces principes aussi simples qu’essentiels à l’aube d’une campagne qui s’ouvre sur fond d’une crise morale, économique et financière sans égale depuis 1929, écrit son président Alain Jakubowicz en préambule. « Nous ne voulons pas non plus nous poser en donneurs de leçons », précise-t-il.

Ces propositions touchent tous les domaines, éducation, politique, sport, justice, immigration…

La Licra souhaite entre autre l’instauration d’ »une épreuve de validation des acquis en Éducation civique aux examens de fin de cycle de l’enseignement secondaire. » Elle demande également la suppression du   »mot « race » dans l’article premier de la Constitution. »

Concernant les questions de laïcité, la Licra voudrait voir »abroger le Concordat en Alsace? Moselle, ou, à défaut, reconnaître à l’Islam le statut des religions concordataires . »

Pour le milieu du travail, l’association internationale propose d’ »Intégrer au bilan social des entreprises un bilan annuel antidiscrimination. »

Sur le plan international elle appelle à « promouvoir la première Convention internationale relative à la diffusion des contenus haineux sur Internet. » (…)

Les 50 propositions de la Licra

Le nouvel Observateur

Villepin veut une laïcité «flexible»

En déplacement vendredi à Argenteuil (Val-d’Oise) et accompagné par l’ancien ministre Azouz Begag, Dominique de Villepin, qui se qualifie lui-même de «candidat à 1% dans les sondages», a défendu son rôle de rassembleur et a prôné, en matière de laïcité ou d’intégration, le dialogue plutôt que la loi.

Ce code fixerait des règles, qui ne seront pas immuables, sur le financement – privé – des lieux de culte, sur la formation des imams…

Du poisson, du crumble aux fruits rouges, quelques carafes de vins dont seulement trois ont été entamées dans le coin de table où se trouvaient des journalistes. Vendredi, ce n’est pas le menu du déjeuner entre Dominique de Villepin et les responsables des principaux cultes religieux qui a fait débat. Avec pour thématique la laïcité, les échanges, consensuels à l’entrée, se sont transformés en joute sur la place de l’islam dans les quartiers au dessert. […]

«Je ne suis pas favorable à une législation sur un fait religieux en dehors toutefois du cadre scolaire», a-t-il déclaré. Exit donc l’inscription de la laïcité dans la Constitution, mesure voulue par François Hollande. […]

Le JDD

La pénalisation du «séjour irrégulier» déclarée conforme à la Constitution

Le Conseil constitutionnel a déclaré vendredi 3 février conformes à la Constitution les sanctions pénales, et donc les peines de prison prévues dans le droit français pour le seul motif du séjour irrégulier. Les Sages avaient été saisis d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant un article du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), qui prévoit une peine d’emprisonnement d’un an et une amende de 3750 € pour un étranger, s’il se rend coupable d’être sans papier.

L’avocat d’un Algérien, à l’initiative de la saisine, ainsi que plusieurs associations (le Gisti, la Cimade et Soutien aux sans-papiers) s’étaient notamment appuyés sur deux arrêts rendus en 2011 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui avait considéré que l’emprisonnement d’un étranger en situation irrégulière, au cours de la procédure de retour, était en contradiction avec le droit européen. [...]

La Croix

«La laïcité est perçue parmi la communauté musulmane comme une logique anti-islamique»

Pour Gilles Kepel, politologue, la laïcité doit être un «facteur d’intégration». A la veille de la présidentielle, il alerte les candidats sur la questions des banlieues, «territoires d’exclusion de la société» et la nécessité d’adapter la laïcité à la religion musulmane.

Il me paraît d’ailleurs important que les partis politiques fassent en sorte que [...] l’on puisse voter pour quelqu’un qui est originaire d’Afrique du Nord, comme on voterait pour un Corse, alors que l’on ne l’est pas soi-même. Je mets en garde nos responsables politiques : ne traitez pas cette question à la légère !

La généralisation du halal marque-t-elle un repli identitaire ?

Pas forcément. Il y a le halal sur le modèle bio, qui considère que c’est comme être végétarien ou manger bio. Cela fait partie d’un choix pluraliste qui n’est pas un élément de rupture. Et puis il y a le halal sur le modèle casher, qui est alors un modèle de clôture et de défense de la communauté face aux agressions extérieures, c’est un modèle plus clivant. […]

François Hollande vient justement de proposer l’inscription de la laïcité dans la Constitution…

Je ne suis pas contre l’idée qu’on inscrive la laïcité dans la Constitution, mais il faudrait d’abord faire un profond travail de pédagogie. Car, au lieu d’apparaître comme facteur de rassemblement, elle est aujourd’hui perçue comme facteur de division. La différence entre 1905 et aujourd’hui, c’est que la laïcité, c’était la séparation. Séparation de l’Eglise, du Vatican qui passait son temps à s’ingérer dans les affaires de la République et de l’Etat. Il ne s’agit plus de séparation. C’est même le contraire, la laïcité est un enjeu d’intégration. Il serait par exemple aujourd’hui normal d’accommoder le pluralisme de la société. C’est dans ce cadre qu’il faudra réfléchir à la question du halal à la cantine. On ne mange pas tous de la même façon. Nous n’allons pas criminaliser les végétariens. Je pense qu’il faut que l’on trouve une manière de sortir de ce blocage.

Libération