PS : Harlem Désir refuse de démissionner

Le nouveau premier ministre, Manuel Valls, devrait assister à la prochaine réunion du Conseil national du Parti Socialiste, a indiqué aujourd’hui son premier secrétaire, Harlem Désir qui, contesté par des membres de son parti, a repoussé l’idée de convoquer un congrès extraordinaire ou de démissionner. [...]

Hebergeur d'imageHier, le député Henri Emmanuelli, premier secrétaire de 1994 à 1995 et ancien président de l’Assemblée Nationale, a appelé à la tenue d’un congrès extraordinaire ou à une démission de Harlem Désir, estimant, dans une interview à Mediapart, que ce parti, « parc à moutons », était plongé « dans un coma profond ». Aujourd’hui, Frédéric Cuvillier, non reconduit comme ministre des Transports dans le gouvernement de Manuel Valls, a également lourdement critiqué le parti et son premier secrétaire dans les colonnes du Parisien : « cette campagne (municipale, ndlr) a révélé au grand jour l’absence totale du PS national. Nous n’avons reçu aucun soutien de sa part. Le PS n’a eu aucune stratégie. Le malaise est général. Voilà vingt-deux mois que le parti est inaudible, absent« .  »Si on considère qu’il faut tirer des leçons de la lourde défaite aux municipales, alors il faut le faire à tous les niveaux, y compris à la tête du PS. Certes, Harlem Désir a été élu par les militants socialistes, mais il y a une forme de responsabilité électorale qui doit être prise en compte aujourd’hui. Il y a besoin d’un électrochoc », a poursuivi Cuvillier. [...]

Le Figaro

PCF : Pierre Laurent réélu à la tête du parti avec 100% des suffrages exprimés (Vidéo)

Pierre Laurent, 55 ans, a été réélu aujourd’hui à son poste de secrétaire national du Parti communiste français avec 100% des suffrages exprimés, lors du 36e congrès du PCF.

L’Humanité.fr a demandé aux militants du Parti communiste français en quoi celui-ci pouvait être utile au quotidien. Réponses glanées dans les travées du 36ème congrès du PCF à Saint-Denis.

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Pierre Laurent a obtenu 100% des 624 votes exprimés (92 blancs et nuls) sur les 716 votants au 36e congrès du PCF qui se tenait depuis jeudi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Pour «la première fois depuis longtemps», selon les organisateurs, aucune liste alternative ne s’est présentée face à celle de Pierre Laurent.

Fils de Paul Laurent, figure du PCF, Pierre Laurent avait été élu à son poste en 2010 pour succéder à Marie-George Buffet. Discret, le secrétaire national du PCF s’est fait peu à peu sa place médiatique en parallèle de Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche et désigné candidat à la présidentielle de 2012 par le Front de gauche. Son entrée au Sénat en septembre, a permis à Pierre Laurent de prendre davantage d’envergure, menant la fronde «contre les politiques d’austérité». […]

Le Figaro; L’Humanité

Harlem Désir s’attaque violemment à «l’UMP-FN»

Dans son premier discours en tant que premier secrétaire du parti, l’eurodéputé a vivement attaqué la droite, tout en réclamant une gauche qui «assume les réformes». Lors de son discours de clôture du congrès de Toulouse, Harlem Désir, qui s’est décrit comme un «enfant de la banlieue», a été vivement applaudi lorsqu’il a attaqué de manière frontale la «droite UMP-FN», qui veut «le sarkozysme en pire».

«Enfant de la banlieue» : Jean-Philippe Désir est né le 25 novembre 1959 à Paris. Son père Jean-Marie Désir, d’origine martiniquaise, est alors directeur d’école, sympatisant communiste et anticolonialiste tandis que sa mère Nicole Duméry, d’origine alsacienne, est puéricultrice et syndicaliste CGT5,6,7. Harlem Désir fait ses études à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il obtient une licence de philosophie en 1983. Wikipedia

«M. Copé, M. Fillon est peut-être en train de lui voler son pain au chocolat, mais ce n’est pas une raison pour empoisonner la France en jouant avec les peurs, les amalgames et les préjugés. De courir se réfugier dans les jupes de Mme Le Pen», a-t-il lancé, sous des applaudissements nourris. Et de faire siffler les militants, en évoquant le yacht de Bolloré, les «Auvergnats» de Brice Hortefeux, ou la proximité de certains responsables de l’UMP avec Ziad Takieddine.

Celui qui se décrit comme un «enfant de la banlieue, qui s’est battu pour l’égalité et la fraternité entre les enfants de notre pays» a beaucoup parlé de valeurs. Citant pêle-mêle Mitterrand, Jaurès, Jospin, il s’est posé en héritier d’un «idéal auquel tant de générations, tant d’homme et femmes ont consacré leur vie, dans la longue chaîne du progrès».

Un idéal qui impose désormais une certaine exigence vis-à-vis du gouvernement. «Oui, nous ouvrirons le mariage et l’adoption pour tous les couples (…) Oui, nous nous battrons pour le droit de vote des étrangers aux élections locales (…) Oui, nous ferons la loi sur le non-cumul des mandats», a énuméré Harlem Désir. […]

Le Figaro

Droit de vote des étrangers : Le chiffon rouge (Edito du Monde)

Un Editorial du Monde daté du 18 septembre sur l’opportunité du droit de vote des étrangers.

Accorder le droit de vote aux étrangers remettrait donc en cause ce principe cardinal qui lie la citoyenneté et la nationalité.

Sur le fond, les partisans de cette réforme plaident que «les étrangers, qui contribuent à la vie locale, notamment par l’impôt, sont placés en situation d’invisibilité politique». Le droit de participer aux élections municipales favoriserait donc leur intégration dans la communauté française et leur implication dans la vie publique. La République est assez forte pour faire ce choix de confiance, plutôt que de céder aux peurs attisées par la droite et l’extrême droite. [...]

L’obstacle de forme n’est pas moindre. Pour la raison que l’on vient d’évoquer, cette réforme impose une modification de la Constitution. Cela suppose soit un vote favorable des trois cinquièmes des parlementaires réunis en Congrès, hors d’atteinte pour la gauche, soit un référendum dont on peut douter, dans l’état actuel du pays et des esprits, qu’il soit favorable. Le risque de l’échec est donc évident, comme celui de creuser ensuite un peu plus le fossé entre la France et les étrangers qui vivent sur son sol. […]

Le Monde

Nîmes : la fédération des Asti milite pour ouvrir les frontières

L’enfermement des étrangers (centres de rétention, zones d’attentes), l’exclusion-discrimination des migrants en France, l’Europe forteresse et ses frontières qui se ferment, Frontex, l’agence européenne pour le contrôle des frontières extérieures dotée d’un budget de 88 millions d’euros… Voilà une partie des thèmes débattus à Nîmes depuis jeudi par les 120 personnes participant au 23 e congrès national de la Fasti (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés) (1) présidée par un Nîmois, Roger Mathieu.

Plusieurs intervenants comme Jean-Pierre Bandiera, juge des libertés et de la détention au tribunal de grande instance à Nîmes, le docteur Philippe Gasser (Union syndicale de la psychiatrie), Penda L’Di M’Diye, militante féministe au Sénégal ou encore Ousmane Diara, représentant de l’association des Maliens expulsés, ont témoigné et apporté leur expertise lors de ces journées de travail.

La France est malade de la xénophobie de ses dirigeants », constatent les militants de la Fasti évoquant, entres autres, l’amalgame permanent entre immigration et délinquance. Nous affirmons que l’immigration n’est pas un problème.[...]

Le Midi Libre

(merci à Trencavel)

Congrès du FN: «Les idées d’extrême droite n’ont pas leur place à Tours»

La tenue du congrès Front National à Tours (Indre-et-Loire) à la mi-janvier 2011 au centre de congrès du Vinci est dénoncée par un collectif regroupant associations, syndicats et partis politiques «progressistes et altermondialistes».

« Notre culture de l’accueil et de l’ouverture sur le monde ne sera pas empoisonnée par les peurs et les fantasmes identitaires »

Dans un communiqué commun, ils dénoncent point par point le projet de société du FN. «Nous affirmons que le Front National propose des non-réponses aux problèmes sociaux de la majorité de la population», expriment-ils, pointant du doigt «l’extrême droite, FN ennemis des travailleurs (…) ennemis des jeunes (…) ennemis des droits des femmes (…) ennemis des immigrés».

Depuis plusieurs semaines, les contacts se multiplient entre ces différentes organisations qui se réunissent régulièrement sur Tours. «Face aux idées d’extrême droite, nous affirmons notre unité pour dire qu’elles n’ont pas leur place au sein de notre société, ni au sein de nos entreprises, ni au sein de nos quartiers et encore moins à Tours», concluent-elles dans leur appel commun

Ce mois de janvier 2011 sera marqué par d’autres festivités comme celles qui célébreront l’anniversaire de la naissance du Parti Communiste Français à Tours, lle 25 décembre 1920.

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Plus scandaleux que Goldman Sachs: les agences de notation

Le bilan des agences ? Il se passe de commentaire. Standard & Poor’s notait encore AAA la banque Lehman Brothers quelques jours avant sa faillite. Les trois agences notait AAA le courtier en énergie Enron, quatre jours avant sa chute. Pourtant, les agences de notation américaines continuent de faire la pluie et le beau temps sur l’économie mondiale. Leur dernier fait d’armes : elles ont précipité la Grèce dans la crise. Et elles s’attaquent maintenant au Portugal et à l’Espagne.

Le principe est simple : quand un pays ou une entreprise emprunte sur les marchés, il demande à une des agences de noter sa dette, c’est-à-dire de donner une estimation des risques de non remboursement en fonction de sa solvabilité, ses perspectives etc. En fonction des systèmes de notation des agences, ces dettes se retrouvent notées entre AAA (risque le plus faible) et CCC, voire D (faillite ou quasi-faillite).

On connaissait les dix plaies d’Égypte. Voici les trois plaies de Wall Street : Standard & Poor’s, Moody’s, et Fitch. Des organismes privés, totalement indépendants des régulateurs et autres gendarmes boursiers : deux groupes américains, Standard & Poor’s et Moody’s, et un acteur à capitaux français, Fitch. A elles trois, ces agences contrôlent 90% du marché mondial.

Bref, on a clairement affaire à une sacrée bande d’extralucides, réduite à dégrader après coup et à tour de bras, à chaque signe de faiblesse d’une banque, d’une entreprise ou d’un pays. Cette sur-réaction est d’ailleurs presque plus grave que l’absence de précautions initiales : en dégradant à la machette des entités déjà affaiblies, elles les empêchent de se refinancer à bon marché, et aggravent encore un problème qu’elles n’ont pas vu venir.

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En pleine crise, des cadres de la SEC surfaient sur des sites pornos

Alors que le pays sombrait dans sa pire crise financière depuis 70 ans, une trentaine de cadres de la SEC de la Security and Exchange Commission (SEC), l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, passaient des heures à surfer sur des sites internet pornographiques, sur les ordinateurs de la SEC, selon un rapport de l’inspecteur général de l’organisme.

«Le Bureau de l’inspecteur général a établi que 33 employés ont enfreint les règles de la Commission, ainsi que les normes d’éthique en vigueur au sein du gouvernement, en consultant des images pornographiques, sexuellement explicites ou fortement suggestives sur des ordinateurs professionnels et pendant leurs heures de travail,» indique ce rapport cité par la chaîne de télévision ABC.

Un avocat de la SEC est ainsi arrivé à passer jusqu’à huit heures par jour sur des sites pornographiques, et un comptable avait stocké plus de 600 photos pornographiques sur son disque dur, selon le rapport qui n’a pas encore été publié.

Ces dernières années, la SEC a fréquemment été accusée de laxisme dans sa façon de contrôler les opérations boursières.

Elle a été particulièrement critiquée pendant l’affaire Bernard Madoff, le financier condamné en 2009 à 150 ans de prison pour avoir monté une fraude sur plus de 20 milliards de dollars d’investissements. La SEC avait été saisie à deux reprises mais n’avait pas été jusqu’au bout de l’enquête.

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L’empire américain est ruiné par ses guerres

Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit.

Pour Eric Margolis [journaliste canadien], le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu, entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant.

Les dépenses pour l’armée et le renseignement augmentent sans cesse, alors que le taux de chômage s’approche des 10% et que l’économie continue de souffrir. L’Amérique est devenue l’homme malade de l’hémisphère occidental, un estropié économique à l’image du défunt Empire ottoman.

Le Pentagone représente maintenant la moitié du total mondial des dépenses militaires. Si on y ajoute les budgets des riches alliés de l’Amérique que sont les membres de l’OTAN et le Japon, ce chiffre atteint 75%.

La Chine et la Russie réunies, ne consacrent qu’un petit 10% des sommes consacrées à la défense par les USA.

Il ya 750 bases militaires américaines dans 50 pays et 255.000 soldats stationnés à l’étranger, dont 116.000 en Europe et près de 100.000 au Japon et en Corée du Sud.

Les dépenses militaires engloutissent 19% des dépenses fédérales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l’administration Bush, les guerres d’Irak et d’Afghanistan – financées par l’emprunt – ont coûté plus de 25.000 dollars à chaque famille américaine.

Les États-Unis ont clairement atteint le point de rupture de leur ambition impériale. Les dépenses militaires et le service de la dette cannibalisent l’économie américaine, qui est la base réelle de leur puissance mondiale. Outre l’URSS sur le déclin, les Etats-Unis ressemblent également, de plus en plus, à l’Empire britannique agonisant de 1945, écrasé par les dettes immenses souscrites pour mener la Seconde Guerre mondiale, devenu incapable de continuer à financer ou à défendre l’Imperium, tout en restant imprégné de ses prétentions.

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