Frédéric Lefebvre (UMP) pourrait voter la confiance à Manuel Valls

L’ancien secrétaire d’État sarkozyste Frédéric Lefebvre (UMP) n’exclut pas, lundi, d’accorder sa confiance au nouveau Premier ministre Manuel Valls mardi, disant «attendre (son) discours» de politique générale avant de prendre sa décision. Le député UMP serait un des seuls de sa famille politique à prendre cette décision.

«Je connais Manuel Valls depuis 21 ans. Nous avons eu l’occasion de travailler de près, ensemble, en confiance sur des réformes (…). L’ayant vu, comme l’ensemble des Français, agir comme ministre de l’Intérieur, j’ai pris sa défense à plusieurs reprises», écrit le député des Français de l’étranger.

«J’ai moins apprécié certaines prises de position, certaines décisions. Donnons-lui néanmoins crédit de sa constance dans une ligne politique plus courageuse que celle de la majorité à laquelle il appartient. Attendre le discours de politique générale du Premier ministre et n’écarter aucune éventualité», poursuit celui qui était secrétaire d’État au Commerce dans le gouvernement de François Fillon, de 2010 à 2012. […]

Le Point

Un collectif de gauche appelle à refuser le vote de confiance au nouveau gouvernement

Dans une tribune intitulée « François Hollande et la rupture irrémédiable du PS avec la gauche », un collectif de chercheurs, d’écrivains et d’artistes appelle à refuser le vote de confiance au nouveau gouvernement.

L’élection de François Hollande en 2012 n’avait pas suscité d’enthousiasme démesuré. Pour beaucoup d’électeurs de gauche le vote témoignait d’une volonté de rompre avec la sarkozie plus que d’une adhésion au projet bien falot du candidat.

C’est aux députés de gauche et écologistes, majoritaires à l’Assemblée nationale, que nous nous adressons donc. Refuser de voter la confiance au nouveau gouvernement peut être le premier acte. Mais c’est une motion de censure qui pourrait vraiment contraindre notre cacique présidentiel à revoir ses choix.

Le changement, ce devait être maintenant. Rapidement pourtant c’est le constat de la continuité avec la politique de la droite qui s’est imposé. Ainsi en matière de sécurité où les coups de menton de Manuel Valls ont rappelé ceux de M. Guéant, les deux ministres de l’intérieur prouvant leur autorité et leur fermeté dans leur chasse aux roms. Il est beaucoup d’autres secteurs, on pourrait citer l’enseignement supérieur, la politique étrangère etc., où le changement s’est fait dans la continuité, pour reprendre l’expression pompidolienne. Mais c’est incontestablement la ligne économique suivie qui traduit le plus, à la fois dans le symbole et dans ses effets, cette continuité. A peine installé, le gouvernement Ayrault a fait du libéralisme économique sans le proclamer. Jusqu’aux vœux présidentiels du 31 décembre dernier où l’annonce d’un « pacte de responsabilité », salué par la droite, a confirmé la conversion du gouvernement à la politique de l’offre, explicitement libérale. Les effets sont connus. Loin de restaurer la croissance et de réduire le chômage, ce type de politique creuse les inégalités. […]

Anaïs de Courson, comédienne ; Keith Dixon, angliciste ; Susan George, écrivaine ; Thomas Lacoste, cinéaste ; Bernard Lahire, sociologue ; Christophe Mileschi, italianiste ; Frédéric Neyrat, sociologue ; Louis-Georges Tin, essayiste.

Le Monde

La confiance dans l’Union européenne au plus bas

Après cinq années de crises financières successives, les citoyens européens – ainsi que ceux qui aspirent à le devenir – n’ont plus confiance en l’Union. C’est le résultat d’un sondage qui remet en cause la politique menée par les dirigeants de l’Europe.

« La confiance des citoyens dans l’Europe n’a jamais été aussi basse », assure en une The Guardian dans son édition du 25 avril. Un sondage réalisé fin 2012 montre en effet la flambée de l’euroscepticisme, « avivée par la crise de la dette ». Des pays traditionnellement très proeuropéens comme l’Espagne, l’Italie ou l’Allemagne connaissent un « déclin vertigineux » de la confiance de leurs citoyens dans l’Union européenne (UE).

La chute de confiance la plus spectaculaire s’est produite en Espagne avec 72 % des habitants qui « tendent à ne plus croire en l’Europe », contre seulement 20 % qui y adhèrent encore.Il y a cinq ans, 65 % des Espagnols avaient confiance en l’UE.

En France, ce manque de confiance est passé de 47 % en 2007 à 61 % en 2012.

« Les chiffres fournis par Eurobaromètre soulèvent des questions fondamentales sur la légitimité démocratique de l’UE après la pire crise qu’elle ait connue depuis sa création [1950]« , souligne le quotidien britannique. (…)

« Ces chiffres représentent un cauchemar pour les dirigeants européens », note The Guardian.

Courrier International

François Hollande, un président «à la sérénité inoxydable» (MàJ)

Article du Monde sur la sérénité de François Hollande malgré les difficultés qui s’accumulent pour les Français et les enquêtes d’opinion qui, semaine après semaine, lui sont défavorables.

Addendum : C’est un agenda terrible. Au long des prochains mois, le gouvernement va devoir endosser une impressionnante série de mesures impopulaires.

L’exécutif a commandé une salve de rapports pour l’orienter dans les coupes à opérer dans les dépenses de l’État et de la Sécurité sociale, dont les allocations familiales et les aides aux entreprises. Il doit aussi rendre des comptes à Bruxelles au printemps.

Le chef de l’État, qui ne s’est plus exprimé devant les Français depuis la traditionnelle allocution de fin d’année, a demandé aux membres du gouvernement de ne pas inquiéter le pays.

«Nous devons être mendésistes, dire la vérité sur la situation du pays, et tenir un discours churchillien. Nous ne sommes pas là pour être aimés mais pour redresser.» (Un membre du gouvernement)

Le JDD

Si la sérénité demeure, c’est enfin parce que le président, lors de ses déplacements, n’a pas observé d’hostilité particulière à son égard. «Regardez comment les gens étaient avec lui au salon de l’agriculture. Ils lui disent qu’ils sont inquiets, bien sûr, mais il n’y a pas de rupture du lien de confiance.»

Face à ceux qui, dans la majorité, le pressent d’adopter un ton qui colle à l’état moral d’un pays de plus en plus à cran, le président oppose pour l’instant une fin de non-recevoir. D’abord parce qu’il n’entend pas conforter les Français dans un pessimisme qu’il juge délétère : en privé, le président fait ainsi remarquer que la France n’est ni la Grèce, ni l’Italie, ni l’Espagne, qu’elle dispose de nombreux atouts, et que c’est de cela qu’il doit parler. «Un optimisme lucide, oui, une dramatisation à outrance, non», résume un conseiller. […]

Le Monde

« Plus confiance » : paroles de dix électeurs qui ont voté blanc

Dimanche soir, au dépouillement de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), Jacky, un instit’ à la retraite, fait la moue. Sur les terres d’Arnaud Montebourg, Hollande rafle 61% des voix. Mais dans l’urne, beaucoup de bulletins nuls, parfois griffonnés du nom de Marine Le Pen, voire d’une croix gammée ou des enveloppes doublement garnies, manière de dire « UMPS ».

Dans les urnes de ce second tour, plus de deux millions de votes blancs et nuls : 5,8% des votants n’ont ni choisi François Hollande, ni Nicolas Sarkozy. Le nouveau Président aura donc récolté moins de la moitié des votants (48,7%), comme en 1995 pour Jacques Chirac.

Au second tour, l’écart entre les deux finalistes (1,1 million de voix) est plus petit que le nombre de bulletins blancs/nuls.

Le nombre de votants blancs dépasse largement celui des électeurs qui ont donné leur voix à Marine Le Pen au premier tour (elle les avait appelés à voter dans ce sens). Près d’un électeur sur trois de la candidate FN s’est abstenu ou a voté blanc (28% pour TNS Sofres, 33% selon Harris Interactive). Quant aux électeurs de François Bayrou au premier tour, seulement 4% ont voté blanc/nul selon OpinionWay. (…)

Rue 89

Crise : Attali confiant pour l’Europe

L’économiste Jacques Attali, invité vendredi soir d’Europe 1 pour faire un bilan de l’année économique 2011, a fait ce constat : « L’Europe est bien mieux que les Etats-Unis. L’Europe a des déficits budgétaires inférieurs à ceux des Etats-Unis. L’Europe a une qualité de vie très supérieure. L’Europe a moins de chômeurs que les Etats-Unis. L’Europe a un niveau de vie supérieur aux Etats-Unis« , a-t-il listé.

D’où ce diagnostic : « c’est pour ça que l’Europe est dans une position très, très favorable, contrairement à ce qu’on croit« .

Le JDD

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Pour mémoire, le 24 novembre 2011 :

Jacques Attali : « Une chance sur deux pour que l’euro n’existe plus à Noël »

20 minutes

Présidentielle de 2012 : Pourquoi Sarkozy y croit

Nicolas Sarkozy reste confiant pour 2012. Les mauvais sondages n’entament pas sa confiance qui semble à toute épreuve.

Les Français ne me rejettent pas.

Les sondages sont obstinément mauvais depuis le mois de décembre. «Je ne comprends pas pourquoi Nicolas ne remonte pas», reconnaissait récemment un très proche du chef de l’État.

Pourtant le président continue de bluffer par sa confiance les élus démoralisés. Ces derniers jours, en observant ses adversaires sortir du bois, le chef de l’État s’est rassuré. «Il constate que le PS n’évitera pas une confrontation difficile entre Hollande, Aubry ou DSK», résume un proche. «Il reste aussi sceptique face aux candidats hors-sol», ajoute ce dernier.

«Une candidature se construit sur la longue durée, elle suppose une connaissance intime du territoire, il ne suffit pas d’une conférence de presse ou d’une émission de télévision», assure aussi l’un de ses conseillers, en visant aussi bien Borloo et Hulot que Villepin. De la prestation de Dominique de Villepin jeudi, qui présentait son projet pour 2012, l’Élysée a surtout retenu le départ du porte-parole de République solidaire, le député Daniel Garrigue. […]

Il renvoie sans cesse à ses impressions recueillies lors de ses déplacements en France : «Les Français ne me rejettent pas», dit-il. Moins médiatisées, ces sorties bihebdomadaires sont même prises au sérieux par certains élus d’opposition. Le député communiste André Chassaigne a suivi le déplacement présidentiel à Issoire, dans le Puy-de-Dôme : «On n’a pas encore gagné», a-t-il glissé à l’oreille de l’un de ses collègues socialistes. «Il tricote une campagne de proximité qui me rappelle celle de Chirac en 1994», note, de son côté André Rossinot, le maire radical de Nancy, qui l’a suivi récemment dans un déplacement en Bretagne. […]

«Nous devons continuer à être offensifs !», a-t-il encore redit récemment à un visiteur du soir. Sur le fond, cela veut dire qu’il continuera de réformer, flamberge au vent. Sur la forme, c’est un ordre clair pour que la majorité soit en ordre de marche. Et de ce point de vue, le message aux élus radicaux ou villepinistes est clair : «S’ils quittent la famille, ils n’auront plus d’investiture aux législatives.»

Le Figaro

Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). « 50 requins ont joué le pays à la roulette », accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. « Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit. »

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

Les Islandais [ont voté] non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’« obligation pourrie ». L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du « non », suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait « trente ans en arrière ».

La perspective d’un non [au référendum] a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais. Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

L’affaire Icesave a réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

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La livre sterling, nouvelle cible des marchés

On dit l’euro sous pression, vulnérable, attaqué… A écouter le gérant star Jim Rogers, il y a plus fragile encore : la livre sterling. Une monnaie « au bord de l’effondrement », selon l’ancien associé du financier américain George Soros, avec lequel il avait fondé le célèbre hedge fund Quantum dans les années 1970.

« La livre est déjà dévaluée par rapport à presque toutes les devises sauf le dollar zimbabwéen », a aimablement fait remarquer M. Rogers, jeudi 25 février. « Elle sera particulièrement exposée d’ici les élections au Royaume-Uni. »

De fait, la livre est tombée vendredi à 1,5167 dollar, son cours le plus bas depuis mai 2009. Depuis le début de l’année, la devise britannique s’est dépréciée de 5,5 % par rapport au billet vert. Et la chute n’est pas finie, si l’on en croit les prévisions de George Magnus, le très respecté chef économiste d’UBS à Londres.

Fin janvier, Bill Gross, le directeur général du géant américain d’investissement obligataire Pimco, a déconseillé d’investir dans les bons du Trésor britanniques. Ceux-ci « reposent sur un lit de nitroglycérine », a-t-il lancé. Dans la foulée, l’agence de notation Fitch affirmait que la note souveraine du pays figurait parmi les plus vulnérables dans la catégorie AAA, la meilleure possible.

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Ne m’appelez plus jamais Europe !

Les gouvernements européens maquilleraient donc leurs bilans pour cacher ou édulcorer leurs déficits ! Voilà où en est aujourd’hui réduite la crédibilité de certains Etats Européens et non des moindres.

Ces manipulations comptables, pénalement répréhensibles dès lors qu’elles émanent d’une entreprise quelconque, auraient ainsi été appliquées par les Etats dans le but de satisfaire aux critères du Pacte de Stabilité, en termes de déficits et d’objectifs d’endettement. Ce pêché originel européen, inadmissible et scandaleux, hantera l’Union assurément pendant encore de longues années, car la Grèce – qui a escamoté certaines dépenses publiques – ou le Portugal – qui a fait passer des dépenses pour des investissements – n’ont fait que suivre l’exemple des « grandes nations » leur ayant montré le chemin.

Ces artifices et ces tromperies comptables ne sont, en définitive, que la résultante de machinations politiciennes de dirigeants (de l’époque) ne reculant devant aucun mensonge pour intégrer certains pays dans l’Union, dans le seul but de favoriser certains lobbies capitalistes ayant misé sur des concentrations et des regroupements d’entreprises au niveau européen !

Mais alors : pourquoi s’acharner contre la finance, si la politique elle-même, dévoyée de sa noble mission de servir l’intérêt public, déguise sciemment la réalité afin de parvenir à ses fins ? La crise des années 2007-2009 a-t-elle été provoquée par la gourmandise du milieu financier, par les bonus inacceptables de certains banquiers ou traders, ou par une politique qui, une fois de plus, s’est faite – le coeur léger – instrument et bras armé du système financier et capitaliste ? La vérité est que la politique n’est plus qu’une excroissance de la finance, trop contente de lui rendre service à la moindre occasion.

Une détérioration des conditions économiques européennes, qui semble aujourd’hui inévitable, fera franchir à cette crise ayant démarré en 2007, un nouveau palier dangereux, car ce sont les Etats eux-mêmes, leur crédibilité et leur aptitude à nous diriger sainement, qui seront progressivement remis en question. Après la déconfiture confirmée ou prévisible de petits pays européens – Grèce, Portugal, Irlande -, il conviendra de scruter avec la plus grande attention les développements au sein des « grandes nations », comme la France ou l’Allemagne.

L’Europe est aujourd’hui devenue le maillon faible de l’économie globale.

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Vers la fin du clivage gauche-droite

C’est un sondage passionnant que le Cevipof a fait réaliser par la Sofres. Il mesure l’opinion des Français à l’égard des institutions politiques et économiques. Il recèle de nombreuses pépites qui montrent que les ingrédients pour un big bang politique semblent se rassembler.

Un rejet très fort des élites

En effet, si 69% des Français font confiance à leur conseil municipal et 65% à leur conseil général ou régional, 55% ne font pas confiance à l’Union Européenne, 64% à l’Assemblée Nationale, 65% à la présidence de la République et 68% à l’égard du gouvernement.

En clair, deux tiers des Français ne font plus confiance aux hommes politiques nationaux. Il faut dire que 78% de la population pense que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce qu’ils pensent. La défiance à l’égard des institutions se retrouve partout. Les Français ne font plus confiance aux banques, ni aux grandes entreprises, qui ne pensent qu’à leur profit.

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Des Français modestes convertissent leurs économies en or

Inquiétés par la bulle sur les actifs, les investisseurs et particuliers achètent en masse de l’or… créant ainsi une nouvelle bulle, déconnectée de toute réalité économique ! Un constat dressé par Nouriel Roubini, l’économiste qui, lui, avait vu venir la crise de 2008…

En un an, le cours de l’or a bondi de 30%. Aucune demande industrielle derrière ce boom, ni épuisement d’une mine : sur les marchés, l’or est le refuge des capitaux inquiets. Preuve que les grands mots et les salamalecs des chefs d’État réunis à Londres ou à Pittsburgh n’ont pas convaincu, les Français moyens protègent désormais leurs économies des banques.

«Alors qu’en 2008 nos clients étaient surtout des gens aisés, c’est aujourd’hui Monsieur Tout-le-Monde qui vient sécuriser ses économies, avec parfois des budgets de l’ordre de 500 à 1000€», raconte une fondée de pouvoir.

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