L’UMP ne veut pas payer la lettre de remerciements de Sarkozy

Exsangue, le parti ne souhaite pas régler les frais d’envoi du courrier, évalués à 15.000 euros

L’UMP ne veut pas payer la lettre de remerciements adressée aux militants qui ont contribué au « Sarkothon », lundi 9 septembre, selon « Le Figaro ». Les frais de courrier s’élèvent à 15.000 euros. Le parti, qui doit toujours éponger une dette de 44 millions d’euros, cherche à faire prendre en charge cette somme par l’Association des amis de Nicolas Sarkozy.

A l’issue du remboursement des 11 millions d’euros exigés par le Conseil Constitutionnel, qui avait invalidé ses comptes de campagne, l’ancien chef de l’Etat rédige une lettre pour remercier les généreux donateurs.

100.000 exemplaires de cette lettre sont envoyés par email, mais 32.000 doivent encore être postés. « C’est à peu près le nombre de donateurs qui n’ont pas accès à Internet, calcule Catherine Vautrin, la trésorière de l’UMP. À 46 centimes le timbre, cela représente un budget d’à peu près 15.000 euros pour l’UMP. » La députée de la Marne préférerait ne pas avoir à payer la note, compte tenu du « budget serré » du parti. « Ce n’est pas énorme, mais ça, plus ça, plus ça, au final, ça fait beaucoup ! », affirme-t-elle.

Deux autres ardoises laissées par Nicolas Sarkozy menacent également les finances de l’UMP, selon « Le Canard enchaîné ». Il s’agit des pénalités imposées directement à Nicolas Sarkozy par le Conseil Constitutionnel, après l’invalidation de ses comptes de campagne.

La première, qui s’élève à 153.000 euros, « représente l’avance forfaitaire sur les frais de campagne que l’État avait versée à chaque prétendant à l’Élysée » et que l’ancien chef de l’État doit désormais rembourser, précise l’hebdomadaire. La seconde (363.615 euros) est une « sanction » infligée au candidat pour avoir dépassé le plafond des dépenses autorisées.

Le Nouvel Obs

Compte en Suisse de Cahuzac : Deux agents du fisc à Bordeaux savaient depuis 2001

En 2001, deux agents du fisc en poste à Bordeaux ont été informés de l’existence du compte suisse. Mais, selon eux, l’information n’était pas exploitable.

Début 2001, douze ans avant que le scandale n’ébranle la République, le fisc a bien cherché à savoir si celui qui était à l’époque député du Lot-et-Garonne détenait un compte en Suisse. Patrick Richard, alors en poste à la brigade d’intervention interrégionale (B2I) de Bordeaux, l’a confirmé hier devant la commission d’enquête parlementaire chargée de faire toute la lumière sur les éventuels dysfonctionnements de l’État.

Placées sous l’autorité de la Direction nationale d’enquêtes fiscales, les quinze B2I de l’Hexagone sont plus particulièrement chargées de traquer la fraude. Elles pistent surtout les entreprises. En 2011, c’est le nom d’un élu lot-et-garonnais qu’un «Lot-et-Garonneaviseur» glisse dans l’oreille de l’inspecteur Mangier. Décédé en 2012, ce dernier n’est plus là pour évoquer la façon dont ce tuyau lui avait été confié par un collègue du Lot-et-Garonne.

Curieusement, le dossier Cahuzac est resté plus de six ans encalminé à la B2I de Bordeaux. «Le temps a passé. C’est en débarrassant les armoires qu’on l’a découvert et renvoyé à Paris», avoue Patrick Richard. Oliver André et Laurent Habert, les chefs successifs de la B2I de Bordeaux, s’empressent de rassurer les parlementaires. Un tel laisser-aller n’est plus possible aujourd’hui. Les dossiers sont informatisés et des alertes mises en place. […]

Sud Ouest (Merci à sophile)

Règlement de comptes : Un homme tué par balles à Nevers

Le corps d’un homme de 29 ans tué par balles a été découvert hier en fin de journée à Nevers, a-t-on appris aujourd’hui de sources judiciaire et proche du dossier

Le règlement de comptes est l’une des hypothèses envisagées par les enquêteurs. Le frère de la victime a découvert le corps hier soir dans un appartement mais la mort pourrait remonter à plusieurs jours, a précisé la source proche du dossier. [...]

Le Figaro

Jacques Bompard : « Il est temps de se pencher sur les comptes d’associations comme SOS Ra­cisme »

Jacques Bompard, le député du Vaucluse, maire d’Orange et président de la Ligue du Sud, de­mande la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur les associations antiracis­tes vivant des subventions publiques.

Face au développement du racisme anti-Blanc et au déni de réalité de certaines associations antiracistes, le député Bompard estime qu’il devient nécessaire de se pencher sur le fonctionnement de la lutte contre le racisme en France. Interview. (…)

(…)

Historiquement, qu’est-ce qui explique que ces associations aient pris un tel pouvoir ?

Beaucoup d’associations sont des structures politisées qui militent en faveur du politiquement cor­rect. Peu à peu, leur rôle s’est institutionnalisé et certaines revendiquent aujourd’hui une sorte de magistère moral.

Certaines ont même obtenu le droit de défendre et d’aider les hors-la-loi sans qu’elles puissent être incriminées pour cela, notamment dans le cas de l’assistance aux clandes­tins. Ces associations se sont placées en état d’impunité avec l’appui de députés pourtant chargés de faire appliquer les lois de la République.

Le pire est que quand on parle avec ces députés en pri­vé, ils ne sont pas dupes. Mais, la plupart votent ces textes comme un seul homme, qu’ils soient de droite ou de gauche. Si le discours diffère entre le PS et l’UMP, dans les faits, la politique qu’ils mè­nent, une fois au pouvoir, est la même.

Pourquoi les médias ne critiquent-ils pas ce système ?

Parce que les médias, les politiques et les associations font partie du même ensemble. Du même système. Il y des intérêts communs, des collusions idéologiques.

Un de vos confrères a récemment indiqué que 85 % des journalistes se disent de gauche et que les 15% restant, se cachent. Ces chif­fres expliquent pas mal de choses, non ?

Le cri du contribuable

Fonction publique : 1,3 milliard d’euros pour les syndicats

Alors que se profilent les élections professionnelles du 20 octobre, le ministre de la Fonction publique, François Sauvadet, a présenté, le 29 septembre, son projet de réforme des moyens alloués aux syndicats. L’enveloppe globale devrait approcher 1,3 milliard d’euros pour l’ensemble de la fonction publique. Les syndicats saluent des avancées, mais demandent «des précisions».

Cette réforme préserve le dialogue social. (Anne Baltazar, FO Fonction publique).

La réforme modifiera les critères de répartition, jugés «trop opaques» par le ministère, même s’ils sont «indispensables au bon fonctionnement du dialogue social». Les textes n’ont pas été dépoussiérés depuis près de trente ans.

Le ministère précise que les moyens alloués aux syndicats pourraient représenter 250 euros par an et par agent, soit une enveloppe d’1,3 milliard d’euros rapportés à l’ensemble de la fonction publique. Un chiffre qui doit toutefois être confirmé. Et la clé de répartition a été fixée : 50 % en fonction des voix et 50 % en fonction des sièges obtenus aux élections. […]

Une nouveauté : une «obligation de certification des comptes» pour les syndicats, ce qu’ils n’étaient pas tenus de faire jusqu’à présent. [...]

acteurs.publics.com

The Economist critique sévèrement les candidats du PS sauf Manuel Valls

Pour l’hebdomadaire britannique The Economist, «l’un des magazines les plus influents dans le monde des décideurs», les candidats à la primaire socialiste en France sont des dinosaures figés depuis trente ans dans les mêmes dogmes économiques.

Personne ne semble leur avoir dit qu’il y a une manière simple d’éviter la colère des marchés obligataires : équilibrez vos comptes et n’empruntez pas.

Dans un article à paraître demain, l’hebdomadaire britannique cite les propositions des cinq candidats socialistes qui espèrent représenter leur camp à l’élection présidentielle de 2012 sous un dessin d’un dinosaure coiffé d’un béret basque, la cigarette au bec et un verre de vin rouge à la main.

Ségolène Royal veut interdire la spéculation sur la dette souveraine. Arnaud Montebourg veut abolir les agences de notation. «Martine Aubry et François Hollande semblent simplement figés dans le temps, autour de 1981» lorsqu’ils proposent de revenir à la retraite à 60 ans.

Seul l’un d’eux trouve grâce aux yeux de l’hebdomadaire pour avoir osé dire que l’effort d’austérité budgétaire devrait être aussi puissant qu’après la Seconde Guerre mondiale. «Hélas, Manuel Valls, qui est âgé de 49 ans, est considéré comme étant trop jeune pour être un concurrent sérieux», ajoute The Economist. «Le jour où les paléo-socialistes de la génération Mitterrand permettront à de tels personnages d’émerger, ce sera l’aube d’une vraie révolution.»

Le Figaro

Les « 7 mystérieux millions » de la campagne d’Édouard Balladur

Le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur, en 1995, apparaît de plus en plus suspect. C’est en tout cas ce qui ressort de l’audition de l’ancien député et maire RPR du 15e arrondissement de Paris, René Galy-Dejean, entendu le 15 février, comme témoin assisté, par le juge du pôle financier Renaud Van Ruymbeke.

M. Galy-Dejean, âgé aujourd’hui de 79 ans, était le trésorier de la campagne de M. Balladur. Il ne s’explique pas le versement, en espèces, sur le compte de campagne de l’ancien premier ministre, d’une mystérieuse somme de 7 millions de francs (un peu plus d’un million d’euros) qu’il assure n’avoir jamais déposée, le 26 avril 1995.

Je n’ai déposé que les 3 millions de francs », assure M. Galy-Dejean au magistrat. « Je suis incapable de vous dire d’où vient cet argent que je n’ai pas déposé », précise-t-il.[...]

Le Monde

Grèce : les 3 mensonges des médias et des experts (1)

«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.» «L’économie allemande est plus vertueuse.» «L’Euro nous protège de la crise.» Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L’économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

La Grèce serait l’homme malade de la zone Euro

Les récents événements en Grèce et dans la zone Euro ont donné lieu à beaucoup de commentaires, au sein desquels on peut constater que certains mythes ont la vie (très) dure. Sans prétendre leur faire la peau définitivement, il convient de rappeler ici certains faits, par sympathie pour les travailleurs grecs mais aussi par amour de la vérité.

La presse allemande, et même française, a usé de termes, en réalité, bien plus injurieux. On se souvient des « cueilleurs d’olives » et même de l’exécrable calembour (la « mauvaise Grèce ») par lequel un quotidien français s’est déshonoré. Il convient de rétablir ici les faits.

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La dette, ligne de mire des présidentielles de 2012

Les élections présidentielles de 2012 auront pour principal enjeu la réduction de la dette. La campagne électorale s’annonce intéressante et le vainqueur sera obligé de prendre en compte ce paramètre pour mettre en place son programme.

La campagne présidentielle de 2012 risque d’être – enfin – une campagne sérieuse, parce que le scénario-catastrophe vers lequel nous semblons évoluer obligera enfin les différents candidats à s’en tenir aux problèmes de fond soigneusement esquivés en 2007 et en 2002.

Forte dégradation des comptes publics et des comptes sociaux, montée de l’endettement, croissance insuffisante, mécontentement social : tel est le contexte dans lequel Sarkozy risque de devoir se battre pour sa réélection… Mais il empêchera aussi l’opposition de mettre en avant un contre-projet économique et social irresponsable, sous peine d’être à nouveau battue faute de crédibilité : le « demain, on rasera gratis » ne marchera pas.

Avec une croissance prévue de 0,8 % en 2010, la France ne voit toujours pas son économie redémarrer. L’OFCE révèle que la croissance réellement perdue est de 7 % étalés jusqu’en 2020, soit 140 milliards d’euros de PIB, dont 75 de pertes de recettes pour le budget de l’Etat et des régimes de Sécurité Sociale, auxquels il faut ajouter les déficits cumulés actuels ; sur la base du scénario le plus optimiste et le moins probable, celui d’une croissance annuelle de 2,5 % et d’une baisse du chômage de 1% par an, la France mettrait 10 ans à sortir de la récession mondiale.

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Fiscalité des entreprises : plus on est gros, moins on paie…

Un nouveau rapport du Conseil des prélèvements obligatoires constate que ce sont les plus grandes entreprises qui paient le moins d’impôts. Les raisons en sont faciles à voir : les multinationales maîtrisent parfaitement le recours aux paradis fiscaux et aux multiples « niches fiscales ». Elles ont aussi des filiales à l’étranger et peuvent, via les prix de ventes internes à l’entreprise, s’arranger pour déclarer leurs bénéfices là où les impôts sont les plus faibles.

Il est impossible de savoir dans quelle mesure telle ou telle entreprise utilise tel ou tel paradis fiscal pour échapper à l’impôt dû sur tel ou tel territoire. Il n’existe pas en effet pour l’instant d’obligation pour elles de déclarer dans leurs comptes annuels les montants de chiffres d’affaires réalisés et d’impôts payés dans chacun des pays où elles opèrent.

Seules quatre entreprises du CAC 40 ont payé un impôt sur les sociétés qui corresponde au taux officiel en France. Toutes les autres ont trouvé le moyen de réduire sensiblement l’addition. (…) La palme revient sans conteste à la société immobilière Unibail-Rodamco, qui a réussi l’exploit de ne consacrer que 1 % de ses bénéfices cumulés sur 2006-2008 à l’impôt…

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