Grande Mosquée de Paris : Hollande rend hommage aux combattants musulmans morts pour la France (màj)

Addendum 19/02/14

[...] S’adressant aux descendants de ces combattants – tirailleurs, goumiers, spahis ou zouaves -, le président a indiqué que la République avait une «dette» à leur égard. «À celles et ceux qui s’interrogent sur leur destin, leur place et même parfois sur leur identité, aux descendants de ces soldats, je dis ma gratitude», a-t-il poursuivi.

Hollande a profité de cet instant mémoriel pour rappeler que l’«islam de France» et son «message d’ouverture» étaient «parfaitement compatibles avec les valeurs de la République».

Il a également insisté sur la nécessité de lutter contre «les discriminations, les inégalités et le racisme», et d’être «intraitables à l’égard des paroles et des actes antimusulmans». «Jamais personne ne doit être menacé pour ses croyances», a encore martelé le président, sous le regard du recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.

Après les annonces du gouvernement en matière d’intégration, la semaine dernière, et un déplacement aux côtés du comédien Jamel Debbouze à Trappes (Yvelines), une ville «sensible» qui est régulièrement le théâtre de revendications communautaires, François Hollande tenait à envoyer un nouveau signal aux musulmans de France, au moment où l’UMP cherche à reconquérir ces derniers. [...]

En 2012, plus de 80% des électeurs de confession musulmane avaient voté pour l’actuel président. Mais, à l’UMP, on se dit persuadé qu’une partie de cet électorat, excédée notamment par les débats sociétaux (mariage pour tous, PMA, genre, etc.), se détournerait de la gauche. [...]

À l’Élysée, on juge que les musulmans qui se sont arc-boutés contre ces questions sociétales sont «très minoritaires». «Les questions sociétales ne peuvent pas couper de la gauche les musulmans, qui restent très sensibles au combat pour l’égalité», argumente un conseiller, qui jure qu’il n’existe aucun lien entre le déplacement présidentiel à la grande mosquée, «prévu depuis des mois», et les municipales. [...]

Le Figaro

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Quand le site internet du PS envoie Harlem Désir « commémorer la disparition de François… Hollande »

Le Parti Socialiste a publié la semaine dernière sur son site un communiqué annonçant « Harlem Désir en déplacement à Jarnac pour la commémoration de la disparition de François Hollande » selon le site internet Metro News.

Harlem Désir s’était en réalité rendu à Jarnac pour les 18 ans de la disparition de François Mitterrand. [...]

Hebergeur d'imageMorandini

Espagne. La commémoration de la reconquête de Grenade considérée comme «islamophobe»

La reconquête de Grenade, ultime réduit musulman, par le roi Ferdinand et la reine Isabelle, après sept siècles d’occupation, signifia la fin de la «Reconquista». Cette commémoration très populaire suscite chaque année une polémique dans le sérail politico-associatif de gauche.

«Ces célébrations rendent hommage à l’islamophobie en vogue et projettent l’image d’une ville provinciale, fermée et traditionaliste.» (Association Granada Abierta, «Grenade ouverte»)

La prise de Grenade par les Rois catholiques, en 1492, continue d’avoir des résonances belliqueuses. Chaque 2 janvier, il est de tradition que défilent dans les rues de la ville andalouse, en costumes d’époque, soldats chrétiens au large sourire et sujets musulmans à la mine dépitée.

Le clou de ces actes commémoratifs, où le carnavalesque le dispute au solennel, est la figure du roi Boabdil, en cape noire, tendant les clés de la ville aux conquérants catholiques, symbole de la capitulation après dix ans de combats acharnés. […]

Depuis des décennies, un débat oppose ceux qui applaudissent cette tradition et ceux qui, à l’inverse, la conspuent, car elle serait un «tribut à l’intolérance». La prise de la ville coïncida avec l’expulsion des juifs et marqua le début d’une campagne d’hostilités envers les Morisques qui, en 1609, furent officiellement expulsés du royaume par Philippe III. […]

Les forces municipales de gauche ont boycotté ces cérémonies de la discorde. L’élu de la Gauche unie Luis Naranjo juge «inapproprié le fait de célébrer la défaite des musulmans et le préambule à leur expulsion, surtout à la lumière de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde».

Libération (Merci à artichaud )

Le CRIF reçu par le Premier ministre

Le Premier ministre, Jean Marc Ayrault, a reçu durant près d’une heure, lundi 16 juillet 2012, le Président Richard Prasquier accompagné d’Ariel Goldmann, Vice Président et Francis Kalifat, Trésorier du CRIF.

Jean Marc Ayrault a rappelé que son gouvernement et lui-même étaient particulièrement mobilisés sur les questions d’antisémitisme et qu’il ne tolérerait aucun abus. Il s’est également montré préoccupé par la question de la transmission de l’histoire de la Shoah notamment auprès des plus jeunes et a indiqué qu’il faudrait progresser dans ce domaine à très brève échéance.

Après avoir rappelé au Premier ministre l’histoire du CRIF et son rôle dans la société française depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Richard Prasquier a fait part au premier ministre de sa préoccupation notamment sur l’antisémitisme et la délégitimation d’Israël dans une partie de l’opinion publique.

Le Premier ministre a tout d’abord annoncé à la délégation présente qu’il assisterait aux côtés du Président de la République à la cérémonie en commémoration de la Rafle du Vel d’Hiv et en hommage aux Justes de France, dimanche 22 juillet. […]

Il a précisé qu’il souhaitait rapidement réactiver le Comité Interministériel de lutte contre l’antisémitisme et demander au délégué interministériel nommé en mars 2012 de présenter au gouvernement des propositions concrètes, notamment dans le domaine éducatif.

Crif

Quand Christiane Taubira fustigeait cette «Europe repliée sur elle-même et plurielle de mauvais gré»

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, députée de Guyane, signait l’édito de Respect Mag du 10 mai 2008 qui est republié par le magazine.

Lorsqu’un jeune rencontre l’histoire de la traite négrière, de l’esclavage, de la colonisation, qu’il en vienne ou non, le choc est violent. D’ailleurs, qui en vient?

Nous tous, tout bêtement… Nous tous, c’est-à-dire le monde. Ces pays lointains où le français est un butin de guerre*, cette France aux racines multiples qui bourgeonnent en bougonnant, cette Europe repliée sur elle-même et plurielle de mauvais gré, cette Sud-Amérique amérindienne, métisse, noire et latine, cette Nord-Amérique qui parfois reproduit jusqu’à la caricature ce que ses pionniers ont fui de la vieille Europe intolérante […]

Les enfants de France qui font arc-en-ciel n’habitent pas par effraction la communauté nationale. Leur destin ne saurait être de désolation. Leur présent se refuse au naufrage. Ils ne versent pas de larmes, ne tolèrent pas d’insultes. Ils n’ont pas besoin de compassion ni de ressassement. Commémorer, c’est faire mémoire ensemble. […]

*Expression de Kateb Yacine

Respect Mag

La CGT commémore le « massacre d’Etat » du 8 février 1962 au métro Charonne

Cinquante ans après la violente répression d’une marche pacifiste par la police parisienne, la CGT organise, mercredi 8 février, une manifestation en l’honneur des neuf syndicalistes décédés sous les coups des matraques, au métro Charonne.

Au lendemain d’une nouvelle série d’attaques commises à Paris par l’OAS (Organisation de l’armée secrète) – qui milite pour le maintien de l’Algérie française – les syndicats CGT, CFTC, FEN, SNI et UNEF organisent, le 8 février 1962, une manifestation « contre le fascisme » et « pour la paix en Algérie ». Mais la ville se trouve soumise au régime d’état d’urgence.

Le gouvernement interdit la manifestation.

« Nous savions bien que la manifestation était interdite, mais on y allait avec l’idée de se faire taper dessus comme d’habitude, pas avec l’idée de mourir », se souvient de son côté la sociologue Maryse Tripier, alors lycéenne.

[...] Cinquante ans plus tard, le syndicat CGT, avec la présence du secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, et du maire de Paris, Bertrand Delanoë, organise une manifestation sur les lieux du drame pour ne pas oublier cet événement de l’histoire, longtemps nié par l’Etat.

Le Monde

NDLR : L’intersection entre la rue de Charonne et le boulevard Voltaire a été rebaptisée « place-du-8-Février-1962″ en 2007, à l’initiative du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

Londres : cérémonies du 11 novembre, des musulmans lancent une campagne « l’enfer pour les héros »

Un groupe d’extrémistes musulmans s’étant déjà fait remarqué à l’occasion des dernières commémorations du 11 novembre en ayant brûlé des coquelicots (symbole des anciens combattants), envisage de lancer une nouvelle campagne « l’enfer pour les héros ».

L’opération vise à ridiculiser la manifestation caritative organisée par Help for Heroes, au profit des blessés de guerre, en lançant le 11 novembre une campagne ‘Hell for Heroes’.

Lors d’une précédente opération en 2010, le leader Emdadur Choudhury fut condamné à une amende de 50 £ pour avoir brûlé des coquelicots un 11 novembre
Traduit d’un article du Daily Mail

Rappels des faits et du procès du 23 février 2011
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17 octobre 1961: le point de vue de Bernard Lugan

Mensonges et manipulation à propos de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 à Paris

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, par le biais d’une machination particulièrement bien orchestrée, policiers, gendarmes mobiles, CRS et Harkis engagés le 17 octobre 1961 à Paris dans une opération de maintien de l’ordre, sont devenus des agresseurs accusés d’avoir massacré 300 manifestants algériens, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Tous les ans depuis 1991, ceux que le FLN désigne sous le nom de « Frères des Frères »,  organisent à grand renfort médiatique une cérémonie à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961. Au mois d’octobre 2000, les « Frères des Frères » ont créé l’ « Association 1961 contre l’oubli ».

Cette année, la commémoration a pris un éclat particulier avec la présence du candidat socialiste aux futures élections présidentielles lequel a lancé une rose rouge à la Seine en mémoire des manifestants qui y auraient été noyés…

Or, contrairement à ce qui est affirmé par des médias dont l’inculture est à l’égal de l’esprit partisan, le 17 octobre 1961, il n’y eut pas de massacre d’Algériens à Paris.
Revenons aux faits. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et le FLN qui cherche à prendre le contrôle de la communauté algérienne vivant en France organise une manifestation  surprise et clandestine devant converger vers la Place de la Concorde et l’Elysée afin de montrer sa force et pour peser sur les pourparlers de paix qui ont lieu à Evian.
Assaillis de toutes parts, les 1300 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non 7000 comme cela est toujours dit, firent preuve d’un grand sang-froid et d’un immense professionnalisme se traduisant par un bilan des pertes « modéré » dans de telles circonstances.

Monument sur l’esclavage à l’ONU

Un monument commémorant l’esclavage sera érigé d’ici fin 2013 dans l’enceinte de l’ONU, grâce entre autres aux contributions de pays qui n’ont jamais été impliqués dans la traite négrière, a déclaré le président du comité chargé de sa construction. « Il est vrai que les pays qui ont contribué le plus (à ce stade) sont peut-être des pays qui n’ont jamais été impliqués dans l’escalavage », a souligné Raymond Wolfe, ambassadeur de Jamaïque à l’ONU et président du comité chargé de l’érection du monument. [...]

Du XVIe au XIXe siècle, l’esclavage transatlantique entre Afrique et Amérique a été organisé par le Portugal, la Grande-Bretagne, la France, l’Espagne, les Pays-Bas et les Etats-Unis. Les estimations évaluent à 12 millions le nombre d’Africains victimes de l’esclavage, mais le nombre réel pourrait être nettement supérieur.

Le Figaro

A revoir : « Les esclaves oubliés de l’histoire »

Paris : L’envers du décor de la commémoration de l’abolition de l’esclavage (vidéo)

Quand l’ANC (Alliance Noire Citoyenne), vient pacifiquement et sans violence à la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière par la France, proclamée en 1848, avec la présence de Nicolas Sarkozy. Le collectif est prié de quitter le Jardin du Luxembourg par une bonne cinquantaine de policiers, en civils, alors que ces personnes sont accréditées pour l’évènement.

Source

http://www.dailymotion.com/video/xinu03

(Merci à Fred T)

«Oui, les musulmans ont participé à l’histoire de ce pays»

A l’initiative de l’Association des élus issus de la diversité» (ANELD) une commémoration en hommage aux soldats issus des «terres autrefois administrées par la France», était organisée hier au cimetière musulman de Bobigny, un jour avant la commémoration officielle du 8 Mai 1945.

L’ANELD est une association pluraliste, mais dont les trois dirigeants sont membres de la majorité présidentielle (UMP-Nouveau Centre), regroupant des élus «de la diversité», plus spécifiquement d’origine maghrébine musulmane alors que le Cercle de la diversité républicaine (CDG) regroupe plutôt des élus d’origine africaine subsaharienne et antillaise. (Source)

En cette période de débats parfois passionnés sur la place de l’islam en France – «identité nationale», «polygamie», «salafisme», etc. –, comment aborder cette commémoration lorsque l’on est soi-même descendant d’un tirailleur tunisien enrôlé de force (à l’époque c’était le front ou le cercueil) pour combattre en Indochine ? D’un côté, la suspicion de communautarisme, de l’autre, ce besoin, cette nécessité, de se souvenir sur un lieu de recueillement (…)

Le regard tourné vers les tombes, tous se recueillent pendant qu’un responsable récite des versets coraniques. Image forte ! Des élus de la République portant l’écharpe tricolore les mains levées au ciel, implorant Allah. En ces temps ombrageux, il est surprenant de voir ce rituel pourtant banal. «Je suis élue, républicaine, et je considère que ma religion, qui appartient certes à la sphère privée, est un plus pour ce pays», affirme Leïla Bouzidi, élue à Bobigny.

«Nous devons rappeler plus que jamais que, oui, les musulmans ont participé à l’histoire de ce pays. Pour notre futur, nous devons le faire. On stigmatise la population musulmane et il faut que nous agissions pour que l’on n’oublie pas qu’on a notre place ici aussi ! », affirme Kamel Hamza, un élu de La Courneuve. Un vœu… pieux ?

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