Tribune libre de Paysan Savoyard
La réforme de l’université menée par le gouvernement de M. Sarkozy a laissé entiers les deux dysfonctionnements majeurs qui frappent l’enseignement universitaire : le taux d’échec est élevé ; et même lorsqu’elles sont réussies, les études universitaires ne débouchent pas nécessairement sur l’emploi.

Nous poursuivons notre survol thématique du mandat de M. Sarkozy.
Dans le domaine de l’enseignement supérieur, la réforme principale introduite au cours du quinquennat est celle de l’autonomie des universités (loi LRU de 2007). Les universités pourront désormais réaliser des arbitrages entre les dépenses de fonctionnement, les dépenses de personnel et les investissements immobiliers par exemple, tandis que jusqu’alors leurs crédits étaient répartis entre les différents postes par le ministère lui-même. Bénéficiant de marges de manœuvre accrues, les universités passeront avec l’État un contrat pluriannuel définissant les orientations à suivre et une évaluation interviendra a posteriori.
Il s’agit là d’étendre à l’enseignement supérieur la logique qui depuis une trentaine d’années commande désormais l’action publique dans son ensemble : l’État utilise moins ses prérogatives dites de puissance publique mais passe des contrats ; il ne gère plus directement mais délègue ; il n’agit plus lui-même au quotidien mais contrôle a posteriori. C’est cette logique qui a conduit à la politique de décentralisation engagée dans les années quatre-vingt.»

