Il y a trop d’étudiants…

Tribune libre de Paysan Savoyard

La réforme de l’université menée par le gouvernement de M. Sarkozy a laissé entiers les deux dysfonctionnements majeurs qui frappent l’enseignement universitaire : le taux d’échec est élevé ; et même lorsqu’elles sont réussies, les études universitaires ne débouchent pas nécessairement sur l’emploi.

Nous poursuivons notre survol thématique du mandat de M. Sarkozy.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, la réforme principale introduite au cours du quinquennat est celle de l’autonomie des universités (loi LRU de 2007). Les universités pourront désormais réaliser des arbitrages entre les dépenses de fonctionnement, les dépenses de personnel et les investissements immobiliers par exemple, tandis que jusqu’alors leurs crédits étaient répartis entre les différents postes par le ministère lui-même. Bénéficiant de marges de manœuvre accrues, les universités passeront avec l’État un contrat pluriannuel définissant les orientations à suivre et une évaluation interviendra a posteriori.

Il s’agit là d’étendre à l’enseignement supérieur la logique qui depuis une trentaine d’années commande désormais l’action publique dans son ensemble : l’État utilise moins ses prérogatives dites de puissance publique mais passe des contrats ; il ne gère plus directement mais délègue ; il n’agit plus lui-même au quotidien mais contrôle a posteriori. C’est cette logique qui a conduit à la politique de décentralisation engagée dans les années quatre-vingt.»

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Dexia : « un démantèlement ordonné »

[...] Le démantèlement programmé de Dexia touche de très près les finances des Etats belge et français, tandis que les clients épargnants sont protégés par un dispositif de garantie.

Les Etats français et belge en tant qu’actionnaires.

Ils détiennent chacun 5,73% du capital. La participation de la France est logée dans la Société de prise de participation de l’Etat (SPPE), créée en 2008. La SPPE évaluait, à début juin, la valeur de ses titres à 300millions d’euros et l’Etat français ne risque donc pas plus que ce montant en tant qu’actionnaire. Aligner cette valorisation sur le cours actuel de l’action Dexia reviendrait à enregistrer une perte d’environ 180millions d’euros.

Les particuliers protégés.

Les dépôts des clients particuliers en Belgique (Dexia n’a pas de banque de détail en France, ndlr) sont garantis à hauteur de 100.000euros, en vertu d’une directive européenne adoptée après la crise financière de 2008.

Une garantie qui comporte des risques.

Dexia s’est engagé dans un démantèlement ordonné. Elle va donc céder tous les actifs qui peuvent l’être: banque de détail en Belgique, financement des collectivités locales en France, filiale turque DenizBank. Ne resteraient, à moyen terme, dans la coquille Dexia que quelques actifs, dont un portefeuille de titres estimé à 125milliards.

Réduite à sa plus simple expression, Dexia ne pourra réemprunter que sous la garantie des Etats actionnaires. Sans impact immédiat sur leurs finances, la garantie n’est pas pour autant sans risque. Si Dexia venait à ne pas rembourser un ou plusieurs emprunts, les Etats se substitueraient à la banque et honoreraient alors les créances…

Le Télégramme

Dexia souhaiterait la « Garantie des États Belges et Français pour ses actifs toxiques »

Dexia souhaiterait créer une « bad bank » pour loger ses actifs toxiques. Elle serait garantie par les États Belges et Français, et détiendrait le portefeuille d’actifs toxiques de la banque qui la plombe depuis plusieurs mois.Dexia chercherait à mettre en place une « bad bank » selon le site internet du Financial Times de lundi citant des sources proches du dossier. Elle serait garantie par les États Belges et Français, et détiendrait le portefeuille d’actifs toxiques de la banque qui l’accable depuis plusieurs mois. Les actifs toxiques de Dexia sont aujourd’hui regroupés dans une division nommée « Legacy Division » et ont provoqué des pertes records de 4 milliards d’euros au deuxième trimestre 2011.

Selon Financial Times, les activités de la banque en Belgique et en France pourraient être fusionnées ou développées en partenariats avec des entités externes à la banque. L’activité de financement des collectivités locales en France, pourrait en particulier faire l’objet d’un rapprochement entre Dexia Crédit Local de France, la Caisse des dépôts (CDC) et La Banque Postale, sous l’oeil attentif de l’État. D’autres activités seraient susceptibles d’être scindées comme la banque turque Denizbank et la filiale de gestion d’actifs. [...]

La Tribune

Prêts toxiques aux collectivités locales : « Le fichier confidentiel »

Libération s’est procuré un fichier confidentiel de la banque Dexia crédit local (DCL), qui recense les 5 500 collectivités locales et établissements publics ayant souscrit les fameux «prêts toxiques» entre 1995 et 2009.

Ce listing montre que tout le monde est concerné : collectivités de droite comme de gauche, grandes communautés urbaines comme petites villes… Il atteste qu’au plus fort de la bulle, DCL avait distribué pour 25 milliards d’euros à ses clients.

Carte des emprunts structurés, dits « toxiques », distribués par Dexia Crédit local (DCL), de 1995 à 2009, et encore en exercice début 2010.

Selon l’estimation faite par la banque, le surcoût de ces emprunts était évalué à 3,9 milliards d’euros à la fin 2009. Ce qui veut dire que les collectivités devraient payer une pénalité de cet ordre qui pourraient risquer, dans certains cas, de les conduire à la ruine. »

Suite et commentaires sur Fortune

Emprunts toxiques : Dexia assigné en justice par la ville d’Angoulême

Le maire d’Angoulême, Philippe Lavaud (PS), a annoncé hier avoir assigné la banque franco-belge Dexia devant le tribunal de grande instance de Nanterre pour obtenir l’annulation d’un emprunt toxique de 16 millions d’euros souscrit par la précédente municipalité.

L’action de la mairie d’Angoulême argue notamment du « défaut de conseil » de Dexia. La municipalité charentaise lui reproche de n’avoir fourni « aucune information sur les risques et sur les clauses de sortie du contrat » de cet emprunt, qui court sur dix-sept ans.

Selon Philippe Lavaud, depuis le 1 er juillet 2011, le taux d’intérêt de cet emprunt, fixé pendant cinq ans à 4,8 %, est passé à plus de 7 %, son évolution étant basée sur la parité dollar-yen. « Nous allons payer cette année 350.000 euros d’intérêts en plus », indique l’élu, dont la ville a souscrit auprès de la banque franco-belge trois emprunts d’un total de 38 millions d’euros, soit 51 % de son endettement. [...]

Les Echos

Des enfants de réfugiés privés de cantine par le maire de Saint-Gratien (95)

La maire de Saint-Gratien, critiquée pour sa décision de refuser à des enfants de réfugiés l’accès à la cantine, a estimé vendredi « qu’il ne relève pas des collectivités locales d’assumer le coût de services à destination de familles en hébergement provisoire déjà pris en charge par l’Etat ». [...]

Aujourd’hui ils ne sont que 16, à la rentrée prochaine d’autres les remplaceront, peut-être au nombre de 150″

« Les 16 élèves dont on parle ne sont effectivement pas inscrits à la cantine et à la garderie ». [...]

TF1 News

Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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