Invité par la pastorale du Castillonnais, samedi, à Mouliets-et-Villemartin, le père Roucou a rappelé la nécessité du dialogue entre chrétiens et musulmans.
Les questions sont écrites sur des bouts de papier et rassemblées par thème. Reviennent les mots : intégrisme, violence, attentat, invasion, multiplication des mosquées, etc. Ils résument une inquiétude amplifiée par l’actualité, par la crise financière et économique, le chômage, la confusion entre islam et islamiste. De part et d’autre des crispations, des repliements fondamentalistes nuisent aux relations que pourraient entretenir les deux communautés, chrétienne et musulmane.
C’est contre cette vision tronquée et déformée que Jean-Claude Ducousso et Bruno de Lageard ont souhaité organiser cette réunion, samedi matin, à la salle polyvalente de Mouliets-et-Villemartin. Une sorte d’initiation à l’islam à l’échelle de la pastorale du Castillonnais, qui regroupe 15 communes. [...]
Avant cette journée sur l’islam destinée à des chrétiens, Jean-Claude Ducousso et Bruno de Laugeard ont suivi une formation de sept jours à Paris, au sein du Service national des relations avec l’islam (SRI), créé en 1973 et rattaché à l’Église catholique de France. Et dont la direction est assurée par le père Christophe Roucou, professeur de français, familier de la langue arabe et qui enseigna pendant neuf ans en Égypte. Il a répondu à leur invitation comme plus de 70 paroissiens.
Le thème du débat, « Islam et chrétienté », s’adressait volontairement à eux seuls. Dans un souci d’apaisement. « On ressent parfaitement deux phénomènes en France », explique le père Roucou. « D’une part, la montée de la peur vis-à-vis de l’islam et des musulmans en général ; et d’autre part une volonté de connaissance qui s’exprime à travers une demande croissante de formation. » [...]
Depuis le mois de juillet, le titre de séjour de ce jeune Marocain n’a pas été renouvelé alors qu’il travaillait et avait une famille. Cette semaine, il a été arrêté, dans l’attente de son expulsion. [...]
Le cas de Karim a soulevé une grande émotion à Bédarieux et dans les Hauts-Cantons. Une mobilisation, aussi, un comité de soutien s’étant formé sitôt son arrestation par la police de l’air et des frontières sur son lieu de travail connu. Ce sont notamment Cultures Solidaires, Attac Hauts-Cantons, la Cimade, le collectif des Non Violents, la CGT, le syndicat Solidaires, le parti communiste et le parti de gauche qui ont entraîné des citoyens de Bédarieux et des Hauts-Cantons à défendre le jeune homme.
« Karim est notre ami, notre frère, notre voisin, notre collègue et c’est pour cela que nous voulons qu’il reste vivre avec nous, librement et dans la dignité, au nom de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité », disent-ils, non sans énumérer les grands principes qui font notre République. [...]
Le collectif « Un toit, c’est un droit », dissident de l’association Droit au logement (Dal), poursuit son combat en faveur des migrants. Il a manifesté aujourd’hui, à 14 h, sur la place de la République, à Rennes, pour demander « la régularisation de toutes les personnes sans papiers » ainsi que des logements. [...]
La famille Fejzulai va recevoir ses cartes de séjour. La demande de ces Kosovars, en France depuis plus de deux ans, dont une bonne partie dans la clandestinité, a reçu un avis favorable de la préfecture.
Problème, « ces cartes ont un coût de 708 € par personne », relève Mireille Pasquel, du réseau éducation sans frontières de l’Allier. RESF a déjà versé 330 €. Mais il manque 1.794 € au total, que ni l’association, ni la famille, ne sont capables de verser. L’association lance donc un appel aux dons. [...]
L’éclat de rire de Lashawn, un an, qui joue avec le canard en plastique qu’il a reçu. L’émerveillement d’Hilma, quatre ans, quand elle ouvre son paquet et découvre sa poupée. La question de Noah Mohammed, cinq ans, à sa maman : « Je peux l’ouvrir ? ». « Oui, mais seulement si tu me promets de bien travailler à l’école », répond la jeune Sénégalaise. Pour ces parents, qui étaient ou sont encore sans-papiers, c’est un soulagement de voir leurs enfants heureux.
Mercredi après-midi, le Cimade du Pays de Gex (Comité inter-mouvements auprès des évacués, une association nationale qui se consacre à l’accompagnement des étrangers migrants) organisait un goûter et une distribution de cadeaux. [...]
Un goûter était également organisé. Un morceau de gâteau à la main, la petite Makbule reste très sérieuse. Trop peut-être, pour une fillette de 4 ans et demi. Sa maman, Muhteber, est arrivée de Turquie en 2003.
Et depuis, elle et son mari sont en cours de régularisation. Un quotidien difficile. Heureusement, ils sont aidés dans leurs démarches administratives par le Cimade et par Émilie, 28 ans, leur belle-sœur, qui a connu cette situation avec son mari (le frère du mari de Muhteber).
« La peur est quotidienne, raconte-t-elle. Être toujours enfermé à la maison, avoir peur même quand on fait les courses, ce n’est pas facile » raconte-t-elle. [...]
La petite quarantaine de sans-papiers lillois qui étaient encore grévistes de la faim la veille ont été pris en charge par les services de santé lundi, au lendemain de l’arrêt du mouvement, selon des sources concordantes. [...]
Dans un communiqué, le CSP 59 (Comité des sans-papiers) notait qu’après 70 jours «le préfet prend en compte la grève de la faim à travers les expressions +calendrier échelonné, bienveillant, minimum de dossiers+ et +examiner avec humanité+ par le biais des associations» en charge d’une sortie de crise.
Dans leur dernier communiqué, ces associations (Emmaüs, CCFD-Terre Solidaire, Cimade, Secours Catholique) précisaient qu’elles trouvaient «intéressantes les dernières propositions du préfet consistant à délivrer un récépissé de séjour aux personnes grévistes». «Ce délai de séjour provisoire permettrait ainsi à ces personnes de reprendre une alimentation, de se rétablir, de recevoir les soins et le suivi médical dont elles ont besoin», expliquaient-elles.
Selon Amar, les sans-papiers vont désormais déposer 20 dossiers par jour, 10 le matin et 10 l’après-midi, «pour ne pas chambouler la préfecture». «On nous a dit que l’étude des dossiers serait faite dans les 15 jours, après on verra la suite», souligne-t-il. Quelque 147 dossiers sont sur la liste.
Le ministre délégué à la Ville François Lamy doit discuter la semaine prochaine d’un dispositif pour accompagner les familles de jeunes délinquants dans les HLM avec la ministre déléguée à la famille Dominique Bertinotti et le président de l’Union sociale pour l’habitat (USH) Jean-Louis Dumont, a indiqué à l’AFP son cabinet.
« Il faut, bien entendu, que l’on ne mette pas ces familles à la rue », a souligné le ministre sur Europe 1. [...]
Sébastien Pietrasanta, maire PS d’Asnières, autre commune des Hauts-de-Seine, explique avoir « déjà demandé à des bailleurs sociaux la résiliation d’un bail locatif pour trouble de jouissance sans l’obtenir », soulignant « la réticence de certaines bailleurs et la lenteur de la justice dans sa prise de décision ». L’édile salue une « décision courageuse » tout en craignant que le problème se déplace « dans un autre quartier ».
Dans Carrément Brunet, Eric Brunet estime qu’il faut expulser les familles de délinquants du logement social. Il reçoit Moussa, qui affirme que sa famille n’a jamais eu vent du trafic de drogue du petit frère. Une auditrice avocate remet les pendules à l’heure là où Sonia Imloul (Respect 93) et Jean-Baptiste Eyraud (DAL) dénoncent la décision d’expulsion.
« Avec des membres du Front de gauche, on est en train de faire une pétition. Dans notre cité, il y a 180 logements. [...] Depuis 6 jeudi, on a déjà plus de 400 signatures. Donc ‘trouble du voisinage’, mais pourquoi est-ce que les gens signent la pétition ? Les gens nous soutiennent. » – Moussa
« Ils ne seront pas expulsés avant 2 ans, et certainement jamais. » – Marie, avocate
Sonia Imloul : On a quand même l’impression que c’est toujours les mêmes. On sait bien qu’il y a une monté du FN, y a quand même une montée de l’islamophobie… C’est encore l’histoire de l’Arabe, de l’Arabe délinquant. Et donc donc le restant de cette population va en subir les conséquences.
Eric Brunet : On sait pas si c’est des Arabes…
Sonia Imloul : Attendez, Moussa, c’est pas français !
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Reportage BFMTV
Merci à antibarbare
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Dans les GG de RMC, Alain Marschall semble justifier le trafic de drogue, ce qui met en colère Claire O’Petit. Même Etienne Liebig n’en revient pas.
« Et les commerçants locaux, ils étaient bien contents d’avoir l’argent liquide (de la drogue) quand ils venaient faire leurs courses etc. » – Alain Marschall
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Dans Bourdin & Co, un auditeur ancien habitant de la cité témoigne du mauvais climat qui y règne.
« Dans une de ces familles, la mère travaille dans une administration de la ville de Boulogne, je vais pas citer où… C’est quand même une administration qui est capable de donner des solutions à la police nationale. Donc je suis pas d’accord que la famille dise : « Ah bah non je suis pas au courant ! » [...] Pourquoi les habitants ont signé la pétition ? Parce que je pense qu’ils ont la pression de certains jeunes qui sont encore à l’heure actuelle dehors. » – Christophe
Christophe : Quand Marine Le Pen nous dit des choses, je suis 100 % d’accord avec elle ! Il faut…
Jean-Jacques Bourdin : Vous voulez que je vous dise ? On va pas porter l’affaire sur le terrain politique !
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Malgré les nuisances, les habitants de la cité Pierre Grenier sont partagés sur l’expulsion des familles.
« C’est la responsabilité des parents par rapport à ce que font leurs propres enfants. C’est quelque chose de tout à fait normal, y a rien de choquant là-dedans. » – Etienne
Les militants du Front de gauche de Boulogne vont au contact des habitants la cité Pierre Grenier pour aider quatre familles menacées d’expulsion à faire signer une pétition et demander le soutien de leurs voisins. Déjà près de 300 signatures ont été recueillies et de nombreux soutiens se sont exprimés. De plus, les HLM prennent à la gorge ces familles modestes en exigeant qu’elles remboursent 3000 € de frais de justice des procès intentés contre elles. Ces familles, qui paient toutes leurs loyers bouclent difficilement leurs fins de mois. Ces pressions sont inhumaines et insupportables. [...]
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M6 avait évoqué cette affaire fin octobre 2012 :
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Le tribunal a ordonné l’expulsion de quatre familles dont les enfants dealaient en bas de leur immeuble et pourrissaient la vie des habitants, une première judiciaire. Les délinquants peuvent compter sur le soutien du Front de gauche, qui a lancé une pétition.
La Ligue des Droits de l’Homme demande au gouvernement de changer de cap en matière d’immigration, faisant état d’une « désapprobation grandissante » face au traitement réservé aux sans papiers, dans une lettre à Manuel Valls rendue publique aujourd’hui. [...]
Les mobilisations de travailleurs sans-papiers avaient permis d’ »arracher » de 11 à 12.000 régularisations par an « à un gouvernement dont l’aménité vis-à-vis des immigrés clandestins n’était pas établie ». [...]