Toujours moins de paysages authentiques

Tribune libre de Paysan Savoyard

Toujours plus de béton, de lotissements, de camions et de pesticides. Toujours moins de paysages authentiques. Toujours moins de paysans. »

Nous commençons avec cet article consacré à l’environnement un essai de bilan du quinquennat de M. Sarkozy, qui nous conduira à passer en revue les différents domaines de la politique publique.

Le gouvernement a organisé en 2007 un forum de plusieurs mois intitulé Grenelle de l’environnement qui a donné lieu à 238 engagements. Parmi les principaux, on peut citer ceux portant sur : la mise en place d’une politique de rénovation thermique des bâtiments publics et du parc HLM, la création d’une taxe sur la consommation de carbone, des mesures pour porter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la consommation totale, le durcissement des normes d’émission des véhicules, la création d’un système de bonus malus pour les véhicules en fonction de leur impact sur la pollution, la création d’une éco redevance sur les poids lourds

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Un bunker pour survivre à la fin « d’un monde »

2012, la fin du monde ? Certains y croient ou veulent y croire. Nombreux sont ainsi ceux qui pensent que le village de Bugarach sera épargné. Si la petite commune audoise attire déjà beaucoup de « pèlerins » venus s’imprégner de l’esprit des lieux, pas d’abri ni de bunker à l’horizon. Car sur les hauteurs du Vallespir, certains construisent de véritables abris pour parer à une catastrophe climatique jugée imminente. Le principe est simple : stocker deux ans de vivres pour pouvoir survivre en période de crise. L’une de ces familles a accepté de témoigner anonymement.

Prolongeant la cave de la maison, leur abri s’étend sur une cinquantaine de m2. Marie est en avance ; l’endroit est déjà très bien aménagé, avec toilettes, mini baignoire et poêle à bois compris. Bétonné, recouvert de pierres pour ne pas jurer avec l’environnement, l’abri est aussi très bien pensé en matière d’autonomie énergétique [...]

Sur les hauteurs du Vallespir essentiellement, mais aussi dans l’Aude et dans l’Ariège, cette mère de famille affirme être en relation avec une cinquantaine de personnes qui s’organisent, comme elle. La plupart auraient quitté la vie urbaine pour s’installer dans les montagnes.[...]

Il faut s’inspirer de la sagesse des anciens. On n’a pas envie de vivre dans la violence des villes. On n’a pas envie de bouffer des légumes aux pesticides… Je crois qu’on a beaucoup à apprendre de nos grands-parents, souffle Marie. Ici, dans la montagne, et même dans les villages, les gens font leurs bocaux de confitures. Ils ont des stocks de nourriture dans leurs caves. »

L’Indépendant

« Les migrations climatiques peuvent être bénéfiques face au réchauffement »

Les hommes fuient des conditions économiques difficiles, des régimes politiques répressifs ou des régions où la guerre fait rage. Mais avec les années, ils devront surtout échapper aux conséquences du changement climatique. Malgré tout, ces migrations climatiques ne doivent pas seulement être envisagées sous l’angle des catastrophes humanitaires.

Elles peuvent aussi découler d’une stratégie rationnelle d’adaptation et s’avérer profitables aux populations concernées. Voilà les conclusions d’un nouveau rapport sur le sujet présenté par la Banque asiatique du développement lundi. Son coordinateur, François Gemenne, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales, détaille ce changement de perspective radical.

On parle depuis quelques années de ces migrants climatiques. Quand a-t-on pris conscience de cet enjeu ? [...]

Le Monde

(Merci à Barillet)

L’écologisme est-il l’idiot utile du néolibéralisme ?

L’émergence d’une nouvelle idéologie dans le débat public, que l’on qualifiera d’écologisme apocalyptique, restera probablement comme l’évènement politique majeur de ce début de siècle. Les interrogations sur la soutenabilité de notre modèle de développement, jusque là circonscrites aux milieux verts et alternatifs, ont pris une toute autre dimension ces dernières années.

Le mouvement est venu des États-Unis avec la sortie du film de Al Gore « Une vérité qui dérange » en 2006 et très vite, le traditionnel programme « précautionniste » mâtiné de gauchisme libertarien des Verts, a évolué sous l’influence de Nicolas Hulot en discours catastrophiste décrétant la mobilisation générale pour la planète en danger !

Ce nouveau phénomène politique a atteint sa maturité aux élections européennes de 2009 avec l’inattendu succès des listes d’Europe Écologie. Plus qu’un phénomène électoral pouvant s’expliquer par le charisme de sa tête de liste et la piètre campagne de ses concurrents, on a véritablement assisté à l’intégration du discours écologique le plus radical dans la pensée « politiquement correct », ainsi que l’atteste la diffusion par le service public avant le scrutin du film « Home » de Yann Arthus Bertrand, l’évolution de la ligne éditoriale du Monde, organe officiel de la bien pensance, relayant ouvertement un discours catastrophiste dans ses pages « planète » ou l’ostracisation systématique de toute pensée un tant soi peu dissidente.

Chez les écologistes, l’occident ne saurait être victime. Il est par essence coupable d’être repus de trop richesse et s’adonner aux plaisirs faciles de la surconsommation, quand ce n’est pas de pillage des ressources des pays pauvres. Les vraies victimes de la crise ne sont pas à chercher dans les catégories populaires des pays développés ou des systèmes sociaux en voie de démantèlement, mais dans les pays les plus pauvres à travers la nouvelle figure de l’opprimé universel que sont les « réfugiés climatiques » !

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La finance carbone va sauver le climat !

Le marché du carbone n’est pas un simple commerce de droits et crédits d’émission échangés entre entreprises pour satisfaire à leurs obligations. Ces titres sont en effet détenus aussi par d’autres acteurs, dont le but est de spéculer sur leur valeur.

Ainsi un marché secondaire s’est rapidement développé, avec des spécialistes de la spéculation qui élaborent des produits financiers complexes, à partir des savants modèles de produits dérivés qui ont déjà fait la preuve de leur dangerosité, avec le risque d’une bulle financière.

La « finance carbone », surtout après les déboires de l’immobilier, a rapidement attiré les fonds spéculatifs, les traders du secteur de l’énergie (comme EDF trading, Shell trading, Rhodia Energy…), des entreprises industrielles comme Arcelor-Mittal et les grandes banques d’investissement, Citigroup, Goldman Sachs, Crédit suisse, BNP-Paribas, Merrill Lynch, autant d’institutions désormais connues du grand public pour leur prudence financière et leur souci du bien commun !

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Vers un Climategate ?

Explosion d’une bombe dans le monde de la recherche climatique. A quelques semaines de Copenhague, un véritable « ClimateGate » a été déclenché dimanche.

Le CRU de l’université de East Anglia, auquel on doit notamment les courbes de reconstruction des températures du globe à l’appui desquelles le GIEC soutient la thèse d’un réchauffement climatique dû au CO2, a été piraté et des milliers de documents et de correspondances électroniques ont ainsi été lâchés dans la nature !

Ces mails révèlent des pratiques frauduleuses de certaines personnes très influentes dans les cercles réchauffistes, dont les travaux sont la base des rapports du GIEC. C’est la plus grande affaire de fraude scientifique depuis Lyssenko.

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