Reda : «Il y a en France un climat économique et social nauséabond…»

Article du Monde sur les jeunes qui choisissent de partir vivre à l’étranger. Certains pour des raisons professionnelles, d’autres pour le «climat» qui régnerait en France.

«Il y a en France un climat économique et social nauséabond…»» «Une xénophobie et une islamophobie», ajoute Reda quand on lui demande de préciser.

Les experts ne parlent pas encore d’émigration massive. Plutôt d’un frémissement. Contrairement aux idées reçues, pour Solenne comme pour beaucoup de ceux partis avant elle, la morosité du marché français n’est pas la principale raison de départ. «Est-ce que je serais restée s’il avait été plus facile de changer de boulot en France ? Non», assure-t-elle…

Effet de génération ? La fragilité de l’économie française est par contre clairement un moteur chez Nadia et Reda, fraîchement diplômés de leur école de commerce. Agés de 23 ans et 22 ans, ils ont chacun achevé, le 13 juillet, deux ans en alternance en entreprise : Nadia au service marketing d’IBM France et Reda dans une start-up spécialisée dans le développement digital. Pour eux, partir est une évidence. Reda dit même n’avoir fait «aucune recherche en France».

Tous les deux partagent en fait cette attirance nouvelle chez beaucoup de jeunes issus de l’immigration maghrébine : celle pour les pays arabophones à forte croissance. […]

Le Monde

Toujours moins de paysages authentiques

Tribune libre de Paysan Savoyard

Toujours plus de béton, de lotissements, de camions et de pesticides. Toujours moins de paysages authentiques. Toujours moins de paysans. »

Nous commençons avec cet article consacré à l’environnement un essai de bilan du quinquennat de M. Sarkozy, qui nous conduira à passer en revue les différents domaines de la politique publique.

Le gouvernement a organisé en 2007 un forum de plusieurs mois intitulé Grenelle de l’environnement qui a donné lieu à 238 engagements. Parmi les principaux, on peut citer ceux portant sur : la mise en place d’une politique de rénovation thermique des bâtiments publics et du parc HLM, la création d’une taxe sur la consommation de carbone, des mesures pour porter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la consommation totale, le durcissement des normes d’émission des véhicules, la création d’un système de bonus malus pour les véhicules en fonction de leur impact sur la pollution, la création d’une éco redevance sur les poids lourds

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Un bunker pour survivre à la fin « d’un monde »

2012, la fin du monde ? Certains y croient ou veulent y croire. Nombreux sont ainsi ceux qui pensent que le village de Bugarach sera épargné. Si la petite commune audoise attire déjà beaucoup de « pèlerins » venus s’imprégner de l’esprit des lieux, pas d’abri ni de bunker à l’horizon. Car sur les hauteurs du Vallespir, certains construisent de véritables abris pour parer à une catastrophe climatique jugée imminente. Le principe est simple : stocker deux ans de vivres pour pouvoir survivre en période de crise. L’une de ces familles a accepté de témoigner anonymement.

Prolongeant la cave de la maison, leur abri s’étend sur une cinquantaine de m2. Marie est en avance ; l’endroit est déjà très bien aménagé, avec toilettes, mini baignoire et poêle à bois compris. Bétonné, recouvert de pierres pour ne pas jurer avec l’environnement, l’abri est aussi très bien pensé en matière d’autonomie énergétique [...]

Sur les hauteurs du Vallespir essentiellement, mais aussi dans l’Aude et dans l’Ariège, cette mère de famille affirme être en relation avec une cinquantaine de personnes qui s’organisent, comme elle. La plupart auraient quitté la vie urbaine pour s’installer dans les montagnes.[...]

Il faut s’inspirer de la sagesse des anciens. On n’a pas envie de vivre dans la violence des villes. On n’a pas envie de bouffer des légumes aux pesticides… Je crois qu’on a beaucoup à apprendre de nos grands-parents, souffle Marie. Ici, dans la montagne, et même dans les villages, les gens font leurs bocaux de confitures. Ils ont des stocks de nourriture dans leurs caves. »

L’Indépendant

« Les migrations climatiques peuvent être bénéfiques face au réchauffement »

Les hommes fuient des conditions économiques difficiles, des régimes politiques répressifs ou des régions où la guerre fait rage. Mais avec les années, ils devront surtout échapper aux conséquences du changement climatique. Malgré tout, ces migrations climatiques ne doivent pas seulement être envisagées sous l’angle des catastrophes humanitaires.

Elles peuvent aussi découler d’une stratégie rationnelle d’adaptation et s’avérer profitables aux populations concernées. Voilà les conclusions d’un nouveau rapport sur le sujet présenté par la Banque asiatique du développement lundi. Son coordinateur, François Gemenne, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales, détaille ce changement de perspective radical.

On parle depuis quelques années de ces migrants climatiques. Quand a-t-on pris conscience de cet enjeu ? [...]

Le Monde

(Merci à Barillet)

L’écologisme est-il l’idiot utile du néolibéralisme ?

L’émergence d’une nouvelle idéologie dans le débat public, que l’on qualifiera d’écologisme apocalyptique, restera probablement comme l’évènement politique majeur de ce début de siècle. Les interrogations sur la soutenabilité de notre modèle de développement, jusque là circonscrites aux milieux verts et alternatifs, ont pris une toute autre dimension ces dernières années.

Le mouvement est venu des États-Unis avec la sortie du film de Al Gore « Une vérité qui dérange » en 2006 et très vite, le traditionnel programme « précautionniste » mâtiné de gauchisme libertarien des Verts, a évolué sous l’influence de Nicolas Hulot en discours catastrophiste décrétant la mobilisation générale pour la planète en danger !

Ce nouveau phénomène politique a atteint sa maturité aux élections européennes de 2009 avec l’inattendu succès des listes d’Europe Écologie. Plus qu’un phénomène électoral pouvant s’expliquer par le charisme de sa tête de liste et la piètre campagne de ses concurrents, on a véritablement assisté à l’intégration du discours écologique le plus radical dans la pensée « politiquement correct », ainsi que l’atteste la diffusion par le service public avant le scrutin du film « Home » de Yann Arthus Bertrand, l’évolution de la ligne éditoriale du Monde, organe officiel de la bien pensance, relayant ouvertement un discours catastrophiste dans ses pages « planète » ou l’ostracisation systématique de toute pensée un tant soi peu dissidente.

Chez les écologistes, l’occident ne saurait être victime. Il est par essence coupable d’être repus de trop richesse et s’adonner aux plaisirs faciles de la surconsommation, quand ce n’est pas de pillage des ressources des pays pauvres. Les vraies victimes de la crise ne sont pas à chercher dans les catégories populaires des pays développés ou des systèmes sociaux en voie de démantèlement, mais dans les pays les plus pauvres à travers la nouvelle figure de l’opprimé universel que sont les « réfugiés climatiques » !

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La finance carbone va sauver le climat !

Le marché du carbone n’est pas un simple commerce de droits et crédits d’émission échangés entre entreprises pour satisfaire à leurs obligations. Ces titres sont en effet détenus aussi par d’autres acteurs, dont le but est de spéculer sur leur valeur.

Ainsi un marché secondaire s’est rapidement développé, avec des spécialistes de la spéculation qui élaborent des produits financiers complexes, à partir des savants modèles de produits dérivés qui ont déjà fait la preuve de leur dangerosité, avec le risque d’une bulle financière.

La « finance carbone », surtout après les déboires de l’immobilier, a rapidement attiré les fonds spéculatifs, les traders du secteur de l’énergie (comme EDF trading, Shell trading, Rhodia Energy…), des entreprises industrielles comme Arcelor-Mittal et les grandes banques d’investissement, Citigroup, Goldman Sachs, Crédit suisse, BNP-Paribas, Merrill Lynch, autant d’institutions désormais connues du grand public pour leur prudence financière et leur souci du bien commun !

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Vers un Climategate ?

Explosion d’une bombe dans le monde de la recherche climatique. A quelques semaines de Copenhague, un véritable « ClimateGate » a été déclenché dimanche.

Le CRU de l’université de East Anglia, auquel on doit notamment les courbes de reconstruction des températures du globe à l’appui desquelles le GIEC soutient la thèse d’un réchauffement climatique dû au CO2, a été piraté et des milliers de documents et de correspondances électroniques ont ainsi été lâchés dans la nature !

Ces mails révèlent des pratiques frauduleuses de certaines personnes très influentes dans les cercles réchauffistes, dont les travaux sont la base des rapports du GIEC. C’est la plus grande affaire de fraude scientifique depuis Lyssenko.

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Nicolas Hulot : « un devoir de riches » envers le Sud

Nicolas Hulot, invité hier de deux radios nationales, a affirmé qu’il existerait un « devoir des riches », sociétés ou individus « qui ont un peu de marge de manoeuvre », d’aider les pays pauvres du Sud.

« L’idée qu’on puisse, nous en Europe, en Occident, raisonner derrière nos frontières et s’affranchir des réalités au Sud, ça ne marche plus dans un monde mobile, dans un monde nomade », a-t-il déclaré sur France Inter.

Rédacteur en chef du « journal inattendu » de RTL, il a insisté sur la nécessité d’un partage des richesses entre le Nord et le Sud, prônant une « Europe ouverte, vers le Sud ».

L’écologiste, dont le film « Le syndrome du Titanic » sort en salle mercredi, a mis en garde contre le risque, selon lui, de « condamner ceux que le système oublie à une double peine, être exclu et, en plus, condamné à rester les bras croisés, si possible avec le sourire ».

La crise écologique va « aggraver les difficultés » de cette « humanité qui souffre », entraînant humiliations et frustrations, a-t-il prétendu.

« Si nous, on ne fait pas en sorte de partager nos richesses plus efficacement, cette palette de l’humanité-là réagira », a-t-il insisté, estimant qu’on « n’a pas le choix, au début du 21ème siècle » face aux « deux priorités à prendre en charge ».

Il faut, selon lui, « régler simultanément » les problèmes posés par « les contraintes physiques imposées à la planète », des contraintes qui sont aussi « climatiques », d’autre part les « contraintes sociales ».

Relevant la nécessité de « mutations profondes » alors que « la marche triomphante du progrès a pris du plomb dans l’aile », il a estimé que nous nous sommes « condamnés à être créatifs », pour « réinventer » une économie qui « passera par la régulation des Etats ».

(Source)

Climat : l’Afrique va demander 3 millions de milliards de dollars

L’Afrique va demander aux pays industrialisés des milliards de dollars en compensation, à l’occasion de la Conférence mondiale sur le climat qui aura lieu en décembre à Copenhague, a indiqué lundi un délégué soudanais.

Les représentants des huit pays membres de la la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique, qui représenteront le continent à Copenhague, se sont réunis à Addis Abeba pour mettre au point une position commune.

« Notre proposition, c’est qu’il doit y avoir un montant significatif pour permettre un développement et une industrialisation rapides et durables dans les pays en voie de développement et en particulier en Afrique », a déclaré Lumumba Di-Aping, représentant adjoint du Soudan aux Nations Unies.

La compensation envisagée « pourrait aller jusqu’à 5% du produit intérieur brut mondial », une somme équivalente à quelques 3 millions de milliards de dollars, a ajouté le responsable.

Une décision définitive doit être prise par les chefs d’Etat africains lors d’un sommet spécial samedi en Libye, selon lui. D’après les Nations Unies, entre 75 et 250 millions de personnes vont faire face à une pénurie d’eau en Afrique d’ici 2020 et il y aura besoin de jusqu’à 50 milliards de dollars par an pour lutter contre les conséquences du changement climatique en Afrique.

Le sommet de Copenhague, qui doit rassembler des milliers de responsables du climat entre le 7 et le 18 décembre, doit permettre d’aboutir à un accord sur les émissions polluantes pour la période post-2012, après l’expiration du protocole de Kyoto. Source (merci à Français et Corse)

Des millions de migrants climatiques d’ici 2050 ?

Selon une étude internationale présentée à Bonn, des dizaines de millions de personnes seront forcées de quitter leur terre et parfois leur pays inondé ou desséché dans les décennies à venir.

Selon les projections, le nombre de migrants atteindra de 25 à 50 millions en 2010, jusqu’à 700 millions en 2050. L’Organisation internationale des migrations (OMI) s’en tient à une estimation médiane de 250 millions en 2050.

L’étude « In search of Shelter » (A la recherche d’un abri), conduite dans 23 pays et présentée en marge des négociations du nouvel accord contre le réchauffement, insiste pour que la communauté internationale intègre la dimension de ces migrations dans le futur traité international.

« Le déplacement des populations est généralement motivé par un ensemble de facteurs sociaux et économiques, mais l’influence du changement climatique est déjà croissante », explique Koko Walter. « Près du tiers de la population mondiale est concernée par la fonte des glaciers, l’augmentation du niveau de la mer, les risques d’inondations dans un premier temps, de sécheresse à long terme« , relève M. Ehrhart. Lire la suite