Madame Ayrault en visite à Clichy-sous-Bois (93)

Surprenante rencontre ce mercredi après-midi à Clichy-sous-Bois. Les habitants ont eu l’agréable surprise de découvrir le visage et le sourire de la femme du Premier ministre. Brigitte Ayrault compte développer un partenariat avec les enfants de Clichy-sous-Bois, sur la préservation de la nature, explique-t-on à Matignon. Elle a notamment installé une mangeoire à oiseaux. La femme du Premier ministre a fait bonne impression aux habitants présents dans le square, par son naturel. La ville commence à être connue de la famille Ayrault, puisque le 18 février, c’est l’époux, Jean-Marc, qui y est allé, pour défendre l’égalité pour la banlieue.

(…) Le parisien

Clichy-sous-Bois, entre abandon et solidarité

Depuis les émeutes de 2005, la résidence du Chêne-Pointu à Clichy est devenue le symbole des quartiers délaissés par la République. Le gouvernement tente aujourd’hui de transformer la cité en rampe de lancement de sa nouvelle politique de la ville. En attendant, la solidarité s’organise. [...]

Quand Margareth est arrivée, en avril, elle venait de tomber enceinte. Le frigo, c’est les jeunes de la cité qui l’ont monté : “lls sont sympas, les jeunes ici.” Ils ont même joué les baby-sitters pour la jeune femme. Alors qu’un matin elle tente d’expliquer au téléphone à son patron qu’elle ne peut pas venir travailler – elle doit trouver où faire garder son fils -, Bocar, 16 ans, qui squatte dans le hall, entend la conversation et ramène le petit Watson, 2 ans, chez lui. Il hausse les épaules : “J’ai déjà deux frères…”

Les jeunes sont un maillon essentiel du Chêne-Pointu, où 50 % de la population a moins de 25 ans. Comme dans d’autres cités, on les retrouve à traîner leurs Air Max dans les halls. Ça fume un peu, “mais le quartier n’est pas réputé pour sa dangerosité ou pour être une plaque tournante du trafic. Même si comme dans de nombreux quartiers, il y a un peu de deal”, assure Olivier Klein, le maire PS de Clichy. De toute façon, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. “Tu vois une piscine, toi ? Un ciné ?”, demande Thierry, un grand frère du quartier, 32 ans dont vingt-huit passés au Chêne-Pointu, posté à l’entrée de la tour Rabelais.

Pour éviter de “faire trop de bruit”, ses amis et lui ont récupéré une pièce au rez-de-chaussée. C’est le “local”. Neuf mètres carrés de béton brut, tapissé de posters de rappeurs et de stars de free-fight. Une pièce sans fenêtre qui aurait tout aussi bien pu servir de local à poubelles. C’est devenu leur QG. À l’entrée, Bilel, 24 ans, sourit : “C’est le Vatican ici, on discute pendant des heures, de tout et de rien.” De la fumée s’échappe bien du lieu mais pas vraiment du genre de celle employée lors des conclaves. Et alors que le dernier album de Booba résonne dans la pièce, Djo, 26 ans, joue les fées du logis. [...]

Les Inrocks

Merci à Joyeux luron

Voir aussi ce reportage sur la cité du Chêne Pointu, qui montre d’autres aspects des lieux.

Le ministre de la Ville délocalise ses voeux à Clichy-sous-Bois (93)

C’est Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) que le ministre de la Ville François Lamy a choisi pour adresser ses voeux. « L’idée était d’avoir un lieu symbolique ailleurs qu’à Paris dans le VIIe arrondissement », confirme-t-on au ministère. François Lamy s’associe à la cérémonie clichoise, qui a été fixée au 8 janvier par le maire PS, Olivier Klein.

(…) Le Parisien

Clichy-sous-Bois (93) : un jeune de 19 ans tué par balle (MàJ)

Addendum

A peine la détonation venait-elle de retentir que les habitants ont vu converger « une bonne vingtaine de Gitans dans des voitures ». Ils débouchaient tous de maisons environnantes et se sont mis à tourner dans le quartier à la recherche de l’auteur de l’agression.

« Ils étaient armés », précise un témoin, qui a remarqué parmi les poursuivants des jeunes dans une Porsche Cayenne.

Le Parisien

Un jeune homme de 19 ans est décédé ce dimanche à l’hôpital. Vers 17 heures, il avait été blessé d’une balle dans le thorax à Clichy-sous-Bois. Des membres de sa famille l’ont transporté à l’hôpital où il a été pris en charge mais il n’a pas pu être sauvé.

Le coup de feu aurait été tiré dans un pavillon de Clichy-sous-Bois où vit cette famille de gens du voyage sédentarisée. Les circonstances exactes du drame restent à préciser. Deux personnes, dont l’une portait un fusil, ont été interpellées. Il s’agirait de proches de la victime qui auraient pu vouloir le protéger.

Le Parisien

Merci à Zatch

Zyed et Bouna : « Mettre sur des gamins de 15 ans la faute de leur propre mort, je trouve ça un peu lourd ! » (Liebig/RMC)

Les GG de RMC reviennent sur cette annulation du non-lieu des policiers dans la mort de deux « jeunes » de Clichy-sous-bois. Etienne Liebig comprend que Zyed et Bouna aient fui la police. Avec Xavier Denamur, Etienne Liebig et Franck Tanguy.

Hebergeur d'image

« Ce qu’à déclenché les émeutes, c’est pas la mort de ces deux gamins, mais ça a été la réaction délirante, absurde, immonde de Nicolas Sarkozy qui n’a même pas attendu les résultats de l’enquête sur ces deux gamins pour les traiter de délinquants ! Quand tu viens, dans un quartier, de perdre deux mômes qui sont morts, et qu’on te dit « deux délinquants sont morts » et que la France entière croit que ce sont des trafiquants de drogue, et qu’ils ont eu tout ce qu’ils méritaient, ça te fout le rif immédiatement ! » – Etienne Liebig

Mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois : le non-lieu pour les policiers annulé

La Cour de cassation a annulé aujourd’hui le non-lieu qui avait été prononcé en faveur de deux policiers dans l’enquête sur la mort de deux adolescents en 2005 à Clichy-sous-Bois après une course-poursuite avec la police, ouvrant la voie à l’éventuelle tenue d’un procès.

Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, avaient péri électrocutés le 27 octobre 2005 dans un transformateur EDF où ils s’étaient réfugiés. Leur mort avait été le détonateur de violences urbaines qui s’étaient étendues à l’ensemble des banlieues françaises.

Le Figaro
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La Cour de cassation doit se prononcer mercredi sur le pourvoi formé par les familles de Zyed et Bouna, deux adolescents de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, morts électrocutés dans un transformateur EDF en octobre 2005. Leurs proches espèrent la tenue d’un procès en correctionnelle.

Le 27 octobre 2005, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, avaient péri dans un transformateur EDF en tentant d’échapper à la police. Un troisième jeune homme, Muhittin Altun, était grièvement brûlé. La mort des deux adolescents avait été suivie de trois semaines de violences urbaines dans les banlieues françaises.

Le parquet général de la Cour de cassation a préconisé de suivre la décision de non-lieu rendue en faveur de deux policiers par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, considérant qu’ »aucune faute n’avait été commise ».

« Les policiers n’avaient pas de certitudes sur l’entrée (des deux adolescents) sur le site EDF », a rappelé l’avocat général Patrick Bonnet, qui a noté que « la dangerosité du site était clairement indiquée ». (…)

Romandie.com