Clichy-sous-Bois (93) : Eva Joly explique les fonds européens aux associations

Eva Joly s’en rendue samedi matin à 10 h 30 à Clichy-sous-Bois, au marché Anatole-France, sur le plateau, dans le cadre de la campagne des élections européennes.

Près de 80 personnes ont participé samedi au débat organisé à Clichy-sous-Bois autour d’Eva Joly, de Mohamed Mechmache, et d’autres candidats Europe Ecologie aux élections européennes de mai prochain. L’un des sujets abordés : l’utilisation des fonds européens pour les aides aux associations.

Le Parisien

Le non-vote des étrangers «exclut près de 2 millions de citoyens»

Extraits d’une enquête de Libération sur le droit de vote des résidents étrangers dans les «quartiers populaires et les banlieues» qui «exclut près de 2 millions de citoyens». L’enquête révèle également le pourcentage élevé d’étrangers dans certaines communes.

Dimanche, près de 2 millions d’étrangers résidant en France depuis plus de cinq ans auraient dû participer au premier tour des municipales. C’était l’engagement 50 du candidat Hollande : «J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans.» […]

Derrière la question du droit de vote, il y a celle du manque de représentativité des élus dans les banlieues populaires. A Aubervilliers, 76 000 habitants, Salvatore a été confortablement élu en 2008 par… 7% des habitants. Candidat à sa réélection, il n’est pas le seul édile à y être confronté. A Clichy-sous-Bois, autre commune pauvre de Seine-Saint-Denis, l’ancien maire PS Claude Dilain avait, lui, été élu avec… 2 792 voix. Soit 9% de la population. Idem pour le maire de La Courneuve, de Grigny, dans l’Essonne, de Roubaix dans le Nord, qui tournent autour des 10%.

Autant de chiffres dont on parle peu et qui touchent en premier lieu les banlieues populaires, où se cumulent l’effet d’une faible proportion d’inscrits sur les listes électorales et celui d’une abstention traditionnellement plus forte dans ces quartiers. A Aubervilliers par exemple, seul un tiers des habitants sont inscrits sur les listes. Parce que la population est plus jeune qu’ailleurs et compte proportionnellement beaucoup de mineurs. Parce qu’elle est aussi plus précaire, donc plus mobile. Contrairement à une idée reçue, les quartiers les plus pauvres sont aussi ceux qui connaissant d’importants turnover de population, favorisant les non-inscriptions sur les listes électorales.

Enfin, ce sont les villes où se concentrent les populations immigrées venues de l’extérieur de l’Union européenne et ne disposant donc pas du droit de vote. Ainsi, à Clichy-sous-Bois, 36% de la population est étrangère. A Aubervilliers, 35%.

A Aubervilliers, dans le quartier du Landy, qui compte un peu moins de 3 000 habitants à cheval sur Aubervilliers et Saint-Denis, les taux d’absention dépassaient les 50% aux municipales de 2008, comme à la dernière présidentielle. Dans ce quartier, le revenu moyen par foyer est de 9 900 euros par an et le taux de familles monoparentales deux fois plus élevé qu’ailleurs en région parisienne. Des difficultés sociales qui favorisent les comportements abstentionnistes. Mais, surtout, les trois quarts des ménages sont installés depuis moins de cinq ans, 44% des habitants sont de nationalité étrangère (ce taux est de 15,4% sur l’ensemble de la région parisienne) et une immense majorité, bien que française, est issue de parents étrangers. Dans ces quartiers, voter est donc mécaniquement le fait d’une minorité. Insuffisante à diffuser une culture du vote par ailleurs malmenée par un plus fort rejet du politique qu’ailleurs.

Libération

Hollande adresse aux jeunes de Clichy-sous-Bois un message de « confiance » Màj vidéo

Addendum vidéo :

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Le chef de l’État s’est rendu mercredi dans la ville de Seine-Saint-Denis pour promouvoir le contrat d’ »emploi franc », un nouveau dispositif de retour à l’emploi. Il a adressé mercredi un « message » de « confiance » aux quartiers défavorisés où il a symboliquement présidé à la signature d’un contrat d’ »emploi franc » avec un jeune de la commune. Ce dispositif de retour à l’emploi créé cette année, s’ajoutant aux emplois d’avenir et aux contrats de génération, consiste en une aide de 5 000 euros, versée en deux fois, à une entreprise qui embauche en CDI un jeune de moins de 30 ans résident d’une zone urbaine sensible (ZUS).

« C’est une mesure antidiscrimination, pour que ces jeunes qui viennent de zones regardées parfois comme posant des problèmes puissent avoir une chance » a déclaré le président de la République. « Il y a un message particulier ici : c’est de faire confiance aux villes et aux quartiers » a-t-il également dit, soulignant que l’objectif de 2 000 emplois francs signés d’ici la fin de l’année. Le premier l’avait été le 10 juillet à Marseille en présence du ministre de la Ville, François Lamy. À Clichy, ce contrat d’ »emploi franc » a été conclu entre une petite entreprise d’électricité de la commune, Pôle emploi et Gilmar Montero-Varela, un jeune de 21 ans sans formation inscrit à Pôle emploi depuis 2011.

(…) Le Point

Paris-plage fait des émules à Clichy-sous-Bois

Paris Plages a fait des émules dans les villes de banlieue. Depuis l’année dernière, plusieurs communes défavorisées organisent leur propre manifestation. Reportage à Clichy-sous-Bois, dont le maire est Olivier Klein (PS), pour le lancement de la deuxième édition de «Clichy Plage».

L’opération a en tout coûté aux alentours de 220 000 euros à la ville. L’entreprise Lafargue s’est chargée de faire venir le sable et l’Etat a aussi mis la main à la poche, à hauteur de 88.000 euros.

Depuis la piscine, ce ne sont pas des cocotiers, ni même les bords de Seine qu’on aperçoit. Ici, l’horizon se limite aux quelques barres d’immeubles du Chêne Pointu. Mais qu’importe, la cinquantaine d’enfants qui barbote déjà dans l’eau n’est pas ici pour admirer la vue. Ils sont venus profiter de la nouvelle piscine, tout récemment installée sur l’esplanade de la mairie, dans le cadre de l’opération «Clichy Plage».

Elle restera en place jusqu’au 18 août prochain. Et pour sa deuxième édition, la manifestation s’est agrandie : plus grande, plus longue, et surtout, elle a vu l’installation d’une piscine flambant neuve. […]

Métro (Voir photos)

Cité du Chêne-Pointu/porteurs payés par la mairie : « Les rats, ils sont balèzes ! » (RMC) (màj)

Addendum 16/07/13

Reportage de RMC dans la cité du Chêne-Pointu.

« Certains habitants jettent désormais leurs poubelles par les fenêtres, de quoi attirer les rats. »

11/07/13

Est-ce lié au début du ramadan ? Aux premiers départs en vacances ? En cette fin de matinée de juillet, les quatre « porteurs » de la cité du Chêne-Pointu et de l’Etoile du Chêne-Pointu, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ne croulent pas sous les demandes. Au pied des immeubles, ils attendent la mère de famille ou la personne âgée qui sollicitera leur aide pour monter ses sacs de provisions. Certains samedis matin, ils peuvent gravir jusqu’à vingt fois ces étages devenus lointains sans ascenseurs, dans des cages d’escalier recouvertes de tags et où la lumière ne fonctionne parfois plus.

A la mairie, on envisage même de prolonger ces postes après le redémarrage des ascenseurs. Olivier Klein imagine par exemple des « liftiers » qui assureraient une mission de pédagogie auprès des utilisateurs.

A force de les emprunter, Nacer Belaïd, « agent de portage » depuis février 2012, a fini par compter combien de marches avaient ces escaliers : 162 dans les bâtiments C et D (11 étages), 140 dans les bâtiments A et le B (10 étages). Un chiffre qu’il répète régulièrement aux journalistes venus constater le délabrement de cette cité où avaient démarré les émeutes en 2005.

CRÉNEAUX HORAIRES LES PLUS ADAPTÉS AU RETOUR DES COURSES

Nacer Belaïd et ses trois collègues, reconnaissables à leurs gilets jaunes fluo, ont été recrutés le temps que les seize ascenseurs – arrêtés et soudés pour des raisons de sécurité en octobre 2011 – de cette copropriété de 1 500 logements soient remis en état. Pour environ 800 euros par mois, ils sont présents vingt heures par semaine, aux créneaux horaires les plus adaptés au retour des courses. [...]

Le Monde

Madame Ayrault en visite à Clichy-sous-Bois (93)

Surprenante rencontre ce mercredi après-midi à Clichy-sous-Bois. Les habitants ont eu l’agréable surprise de découvrir le visage et le sourire de la femme du Premier ministre. Brigitte Ayrault compte développer un partenariat avec les enfants de Clichy-sous-Bois, sur la préservation de la nature, explique-t-on à Matignon. Elle a notamment installé une mangeoire à oiseaux. La femme du Premier ministre a fait bonne impression aux habitants présents dans le square, par son naturel. La ville commence à être connue de la famille Ayrault, puisque le 18 février, c’est l’époux, Jean-Marc, qui y est allé, pour défendre l’égalité pour la banlieue.

(…) Le parisien

Clichy-sous-Bois, entre abandon et solidarité

Depuis les émeutes de 2005, la résidence du Chêne-Pointu à Clichy est devenue le symbole des quartiers délaissés par la République. Le gouvernement tente aujourd’hui de transformer la cité en rampe de lancement de sa nouvelle politique de la ville. En attendant, la solidarité s’organise. [...]

Quand Margareth est arrivée, en avril, elle venait de tomber enceinte. Le frigo, c’est les jeunes de la cité qui l’ont monté : “lls sont sympas, les jeunes ici.” Ils ont même joué les baby-sitters pour la jeune femme. Alors qu’un matin elle tente d’expliquer au téléphone à son patron qu’elle ne peut pas venir travailler – elle doit trouver où faire garder son fils -, Bocar, 16 ans, qui squatte dans le hall, entend la conversation et ramène le petit Watson, 2 ans, chez lui. Il hausse les épaules : “J’ai déjà deux frères…”

Les jeunes sont un maillon essentiel du Chêne-Pointu, où 50 % de la population a moins de 25 ans. Comme dans d’autres cités, on les retrouve à traîner leurs Air Max dans les halls. Ça fume un peu, “mais le quartier n’est pas réputé pour sa dangerosité ou pour être une plaque tournante du trafic. Même si comme dans de nombreux quartiers, il y a un peu de deal”, assure Olivier Klein, le maire PS de Clichy. De toute façon, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. “Tu vois une piscine, toi ? Un ciné ?”, demande Thierry, un grand frère du quartier, 32 ans dont vingt-huit passés au Chêne-Pointu, posté à l’entrée de la tour Rabelais.

Pour éviter de “faire trop de bruit”, ses amis et lui ont récupéré une pièce au rez-de-chaussée. C’est le “local”. Neuf mètres carrés de béton brut, tapissé de posters de rappeurs et de stars de free-fight. Une pièce sans fenêtre qui aurait tout aussi bien pu servir de local à poubelles. C’est devenu leur QG. À l’entrée, Bilel, 24 ans, sourit : “C’est le Vatican ici, on discute pendant des heures, de tout et de rien.” De la fumée s’échappe bien du lieu mais pas vraiment du genre de celle employée lors des conclaves. Et alors que le dernier album de Booba résonne dans la pièce, Djo, 26 ans, joue les fées du logis. [...]

Les Inrocks

Merci à Joyeux luron

Voir aussi ce reportage sur la cité du Chêne Pointu, qui montre d’autres aspects des lieux.

Le ministre de la Ville délocalise ses voeux à Clichy-sous-Bois (93)

C’est Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) que le ministre de la Ville François Lamy a choisi pour adresser ses voeux. « L’idée était d’avoir un lieu symbolique ailleurs qu’à Paris dans le VIIe arrondissement », confirme-t-on au ministère. François Lamy s’associe à la cérémonie clichoise, qui a été fixée au 8 janvier par le maire PS, Olivier Klein.

(…) Le Parisien

Clichy-sous-Bois (93) : un jeune de 19 ans tué par balle (MàJ)

Addendum

A peine la détonation venait-elle de retentir que les habitants ont vu converger « une bonne vingtaine de Gitans dans des voitures ». Ils débouchaient tous de maisons environnantes et se sont mis à tourner dans le quartier à la recherche de l’auteur de l’agression.

« Ils étaient armés », précise un témoin, qui a remarqué parmi les poursuivants des jeunes dans une Porsche Cayenne.

Le Parisien

Un jeune homme de 19 ans est décédé ce dimanche à l’hôpital. Vers 17 heures, il avait été blessé d’une balle dans le thorax à Clichy-sous-Bois. Des membres de sa famille l’ont transporté à l’hôpital où il a été pris en charge mais il n’a pas pu être sauvé.

Le coup de feu aurait été tiré dans un pavillon de Clichy-sous-Bois où vit cette famille de gens du voyage sédentarisée. Les circonstances exactes du drame restent à préciser. Deux personnes, dont l’une portait un fusil, ont été interpellées. Il s’agirait de proches de la victime qui auraient pu vouloir le protéger.

Le Parisien

Merci à Zatch

Zyed et Bouna : « Mettre sur des gamins de 15 ans la faute de leur propre mort, je trouve ça un peu lourd ! » (Liebig/RMC)

Les GG de RMC reviennent sur cette annulation du non-lieu des policiers dans la mort de deux « jeunes » de Clichy-sous-bois. Etienne Liebig comprend que Zyed et Bouna aient fui la police. Avec Xavier Denamur, Etienne Liebig et Franck Tanguy.

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« Ce qu’à déclenché les émeutes, c’est pas la mort de ces deux gamins, mais ça a été la réaction délirante, absurde, immonde de Nicolas Sarkozy qui n’a même pas attendu les résultats de l’enquête sur ces deux gamins pour les traiter de délinquants ! Quand tu viens, dans un quartier, de perdre deux mômes qui sont morts, et qu’on te dit « deux délinquants sont morts » et que la France entière croit que ce sont des trafiquants de drogue, et qu’ils ont eu tout ce qu’ils méritaient, ça te fout le rif immédiatement ! » – Etienne Liebig