Clichy-la-Garenne : Le maire PS Gilles Catoire fait régner la peur, MàJ : Le maire réagit

Mise à jour, le 12/09/13

Clichy : une élue sanctionnée pour avoir dénoncé les pratiques du maire

À la suite de la parution de notre article concernant les pratiques illégales de Gilles Catoire, celui-ci a retiré les délégations de Mireille Gitton.

Le Point, Merci à Zatch

Par Hugo Domenach (extraits)

Suicides, immolations, dépressions, harcèlement. La gestion des employés municipaux a pris une drôle de tournure depuis que Gilles Catoire est maire.

« On peut se voir, mais pas à Clichy. » « On ne s’est jamais vus. » « J’ai peur pour ma sécurité. » Les employés municipaux de Clichy-la-Garenne ont la frousse. Gilles Catoire, maire socialiste depuis près de trente ans, qui briguera un nouveau mandat en 2014, fait régner la terreur à la mairie. Pressions, harcèlement, clientélisme… Désespérés, de nombreux salariés de la ville tentent de mettre fin à leurs jours.

Selon certains élus et employés, il y a eu une quinzaine de tentatives de suicide à la municipalité depuis le début de la mandature de Gilles Catoire, dont au moins trois ont eu une fin tragique. [...]

« La pieuvre, la Cosa nostra »

« La pieuvre, la Cosa nostra ! » « Ça fait trente ans que Gilles Catoire tisse sa toile sur la mairie », s’insurgent des employés à bout de nerfs et parfois au bord des larmes. Ils dénoncent un système au sein duquel il faut avoir sa carte du Parti socialiste et militer pour le maire si l’on veut bénéficier de certains avantages. [...]

Au cœur de ce système, un certain Nadir Mohamed, qui est devenu directeur adjoint du cabinet du maire, « alors qu’il parlait à peine français ». Fraîchement débarqué d’Algérie, il était pourtant considéré par la mairie comme « irrégularisable ». « C’est vrai que ce garçon est arrivé à Clichy sans papiers. Il était surveillant de cantine et un jour il est arrivé dans nos bureaux en disant qu’il était directeur de cabinet du maire », se souvient Mireille Gitton. « Il y a Nadir Mohamed, mais il y en a beaucoup d’autres », poursuit-elle. Et d’ajouter : « Des gens logés et qui peuvent faire travailler leur famille. On fait des voix comme ça. » Lire la suite

Clichy (92). Les assassins portent plainte pour « non-assistance à personne en danger » après la mort de Mourad, leur victime

Neuf mois après le règlement de comptes qui a coûté la vie à Mourad, 23 ans, et plongé son ami Anthony dans trois mois de coma, la tension reste vive dans le quartier des Berges-de-Seine, à Clichy. L’avocat des trois frères incarcérés après une agression mortelle, fin août 2012 à Clichy, invoque la « non-assistance à personne en danger ».

(…) C’est bel et bien du côté des suspects que l’on invoque la « non-assistance à personne en danger ». « La démarche est surprenante, analyse un proche de l’affaire. En gros, celui qui tue vient dire : si Anthony avait été protégé, on n’aurait pas tué Mourad ! »

Clairement, Me Plouvier considère que le drame aurait pu être évité si le parquet et la police avaient pris au sérieux les menaces d’un des frères, Hassan, quelques heures seulement avant l’affrontement mortel. Celui-ci avait quasiment annoncé le crime à venir, le matin même du drame, lors d’un interrogatoire au commissariat de la ville, après une bagarre ayant opposé son frère et Anthony, trois jours plus tôt, et qui avait valu une garde à vue à Antony. Hassan a donc confié à un lieutenant de police qu’il en avait « assez » des assauts d’Anthony et de sa bande. Selon ses dires, « ça fait six ans que [le conflit] dure ». Les tensions sont entretenues par des bagarres et des provocations. Jusqu’à l’issue sanglante.

Dans la matinée du 22 août, après qu’Hassan a lâché à la police que ses proches s’occuperaient eux-mêmes d’Anthony si les autorités ne le faisaient pas, le magistrat de permanence a ordonné la remise en liberté du jeune homme, et fixé une date de procès. Mais l’après-midi même, les adversaires se sont à nouveau opposés, et Mourad y a perdu la vie.

(…) Le Parisien

Madame Ayrault en visite à Clichy-sous-Bois (93)

Surprenante rencontre ce mercredi après-midi à Clichy-sous-Bois. Les habitants ont eu l’agréable surprise de découvrir le visage et le sourire de la femme du Premier ministre. Brigitte Ayrault compte développer un partenariat avec les enfants de Clichy-sous-Bois, sur la préservation de la nature, explique-t-on à Matignon. Elle a notamment installé une mangeoire à oiseaux. La femme du Premier ministre a fait bonne impression aux habitants présents dans le square, par son naturel. La ville commence à être connue de la famille Ayrault, puisque le 18 février, c’est l’époux, Jean-Marc, qui y est allé, pour défendre l’égalité pour la banlieue.

(…) Le parisien

L’élu PS de Clichy jugé en appel pour agressions sexuelles

En octobre 2012, il avait été condamné à 5 ans de prison après des accusations de viols d’une patiente de l’hôpital Bichat…

L’affaire Ibrahim Tariket avait suscité un malaise à Clichy (Hauts-de-Seine), tant il était décrit comme un élu «agréable». Ce conseiller municipal PS de la ville a été condamné à 5 ans de prison ferme en octobre 2012 pour «agressions sexuelles sur personne vulnérable». Ce jeudi, il repassera devant les juges de la cour d’appel de Paris.

L’enquête remonte à mars 2009. Ibrahim Tariket, conseiller municipal socialiste de Clichy et infirmier à l’hôpital Bichat (18e), est accusé de viols par une jeune femme enceinte de huit mois hospitalisée en cardiologie. Bénéficiant d’un rapatriement sanitaire depuis la Polynésie française pour une grave maladie, elle explique à une autre infirmière qu’il l’a violée «au moins à trois reprises», la nuit, dans sa chambre d’hôpital, alors qu’elle était dans «un état de faiblesse avancé (…)

20 minutes

Le ministre de la Ville délocalise ses voeux à Clichy-sous-Bois (93)

C’est Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) que le ministre de la Ville François Lamy a choisi pour adresser ses voeux. « L’idée était d’avoir un lieu symbolique ailleurs qu’à Paris dans le VIIe arrondissement », confirme-t-on au ministère. François Lamy s’associe à la cérémonie clichoise, qui a été fixée au 8 janvier par le maire PS, Olivier Klein.

(…) Le Parisien

Clichy-sous-Bois (93) : un jeune de 19 ans tué par balle (MàJ)

Addendum

A peine la détonation venait-elle de retentir que les habitants ont vu converger « une bonne vingtaine de Gitans dans des voitures ». Ils débouchaient tous de maisons environnantes et se sont mis à tourner dans le quartier à la recherche de l’auteur de l’agression.

« Ils étaient armés », précise un témoin, qui a remarqué parmi les poursuivants des jeunes dans une Porsche Cayenne.

Le Parisien

Un jeune homme de 19 ans est décédé ce dimanche à l’hôpital. Vers 17 heures, il avait été blessé d’une balle dans le thorax à Clichy-sous-Bois. Des membres de sa famille l’ont transporté à l’hôpital où il a été pris en charge mais il n’a pas pu être sauvé.

Le coup de feu aurait été tiré dans un pavillon de Clichy-sous-Bois où vit cette famille de gens du voyage sédentarisée. Les circonstances exactes du drame restent à préciser. Deux personnes, dont l’une portait un fusil, ont été interpellées. Il s’agirait de proches de la victime qui auraient pu vouloir le protéger.

Le Parisien

Merci à Zatch

Clichy (93) Une dizaine de cocktails molotov contre le commissariat

Le commissariat de Clichy-sous-Bois a été la cible d’engins incendiaires, jetés dans la nuit de vendredi à samedi vers 23 heures, depuis l’allée de Gagny.

Une dizaine de ces cocktails ont atterri sur le portail et dans la cour du commissariat, sans faire de blessés. La voiture d’un particulier a été abîmée. Deux jeunes, dont un mineur, ont été interpellés et placés en garde à vue.

Ils sont originaires de la cité voisine des Bois du Temple. Aucun élément ne permettait hier de connaître les raisons de cette attaque.

Le Parisien
(Merci à Waterman)

Clichy (92) Un élu socialiste condamné pour agression sexuelle

Ibrahim Tariket, 50 ans, conseiller municipal socialiste de Clichy (Hauts-de-Seine), a été condamné ce lundi à 5 ans de prison ferme par la 10ème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour agression sexuelle sur personne vulnérable.

Les faits remontent au mois de février 2009, lorsque cet infirmier à l’Hôpital Bichat (Paris, XVIIIe) est accusé de viol par une jeune patiente de 21 ans, enceinte de 8 mois et hospitalisée en cardiologie pour une pathologie grave.

Mis en examen en mars 2009, pour « viols sur personne vulnérable », l’élu avait été suspendu par la ville de Clichy, il était alors en charge du personnel communal. A l’issue de l’audience, Ibrahim Tariket a immédiatement été placé sous mandat de dépôt.

Le Parisien

Clichy et Montfermeil (93) testeront les emplois francs

«J’habite à Clichy-sous-Bois » : cette phrase, certains jeunes hésitent aujourd’hui à la prononcer devant un employeur, craignant les préjugés. Se pourrait-il qu’une adresse à Clichy ou Montfermeil devienne un jour un atout pour être embauché ? Clichy et Montfermeil doivent, avec les villes d’Amiens, de Marseille et de Grenoble, tester dès 2013 un dispositif nouveau, présenté comme un outil antidiscrimination et antichômage : les emplois francs.

Le principe est simple et pourrait remplacer à terme celui des actuelles zones franches urbaines, censées disparaître en 2014 « et qui ont montré leurs limites », indique-t-on au ministère. Jusqu’à présent, les entreprises devaient s’installer dans un quartier frappé par le chômage pour bénéficier d’exonérations. Désormais, il leur suffira d’embaucher de jeunes habitants de ces quartiers. Le dispositif se veut complémentaire des emplois d’avenir, destinés aux jeunes peu qualifiés. Ici, les entreprises devront embaucher en contrat à durée indéterminée des jeunes diplômés (bac+ 4 à bac+ 5).

A Clichy-sous-Bois, où le taux de chômage atteint 23%, on va suivre l’expérimentation avec intérêt. « Aujourd’hui, nos habitants souffrent parfois de discrimination à l’adresse, parce que la ville manque de transports, souligne le maire PS, Olivier Klein. Toute initiative leur permettant d’avoir accès à un emploi pérenne est la bienvenue. »

Le Parisien

Clichy-sous-Bois (93). Mort de Zyed et Bouna : une pétition contre le non-lieu des policiers

500 signatures recueillies en moins de 2 heures. Une pétition a été mise en ligne ce lundi contre la confirmation du non-lieu des policiers mis en cause après la mort de Zyed et Bouna, en octobre 2005 à Clichy-sous-Bois. La Cour de Cassation examinera l’affaire mercredi 19 septembre. Les deux adolescents avaient été électrocutés dans un transformateur EDF, où ils s’étaient réfugiés pour échapper à un contrôle de police.

Le drame avait déclenché trois semaines d’émeutes en banlieue. En octobre 2010, deux policiers avaient été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bobigny, pour «non assistance à personne en danger». Mais en avril 2011, la cour d’appel de Paris leur avait accordé un non-lieu, et les familles ont décidé de se pourvoir en cassation pour contester cette décision. La pétition, mise en ligne par le collectif AC Lefeu (né à Clichy juste après les émeutes de 2005) et le collectif contre le contrôle au faciès, demande à la ministre de la Justice d’intervenir auprès de l’avocat général près de la Cour de cassation, qui a préconisé la confirmation du non-lieu.

Le Parisien

Clichy (92) : Des habitants mobilisés après l’agression du directeur du centre social

Une cinquantaine d’habitants, animateurs et éducateurs de Clichy se sont rassemblés hier entre 12 heures et 14 heures, place Mozart, dans le quartier Sanzillon. Ils souhaitaient ainsi montrer leur soutien au directeur du centre social l’espace Mozart, qui a été agressé mercredi par des jeunes du quartier. (…)

Le Parisien

Quand Abd Al Malik fait la dictée

(…) Car hier soir, à Clichy, c’est le slameur Abd Al Malik qui a joué les Bernard Pivot, lors d’une grande dictée. L’initiative, organisée par le service jeunesse de la ville, a rassemblé quelque 80 personnes. Ecoliers et jeunes mamans, retraités et groupes d’ados, et même quelques élus de la ville, ont planché pendant près d’une heure sur le texte de Saint-Exupéry.

(…)« Il y a des jeunes de mon quartier, que certains traitent un peu vite de racailles. Ils sont venus avec leur feuille et leur stylo, c’est une bonne chose. » A quelques places de là, Assa, 16 ans, Hawa et Baha, 14 ans tous les deux, sont venus sans hésiter. « Pour les lots », glisse Baha, avec un sourire malicieux. « Parce que j’aime bien enrichir mon vocabulaire », glisse timidement sa grande sœur, regard sérieux derrière ses lunettes. Aïcha, 22 ans, de Montfermeil, voulait tester ses bases en français : « C’est un peu comme un jeu, et, en plus il y a Abd Al Malik! »

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