Omar Ba : Contre-enquête

Addendum :

Lettre ouverte d’Omar Ba à ses lecteurs, à la presse et à tous ses détracteurs

« Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont manifesté leur soutien chaleureux. J’ai emprunté une voie maladroite pour faire passer un message complexe. Dans mon premier livre, Soif d’Europe, mon témoignage ne repose pas uniquement sur des évènements que j’ai vécus personnellement mais aussi sur des drames vécus par d’autres. J’ai arrangé ma biographie parce que je pensais que cela aurait plus d’impact. J’ai eu tort et j’en fais les frais aujourd’hui.

« Peut-être n’ai-je pas vécu en mon propre corps : peut-être ai-je vécu la vie des autres », écrit Pablo Neruda en exergue de sa célèbre autobiographie. C’est sans doute l’existence de tous les autres immigrés dont il m’importait de faire le récit. La mienne est bien dérisoire comparée à l’avenir de tout un continent.

En tant qu’Africain, je plaide pour une critique libre et décomplexée de l’homme africain. Je persiste et signe : la ruée de sa jeunesse vers les pays du Nord est loin d’être le meilleur remède à nos maux, ni d’ailleurs l’accusation perpétuelle desdits pays. Elle est dans une prise de responsabilité de l’Afrique et des Africains.

Je déplore que ma biographie ait complètement occulté ces réflexions développées dans l’essai que j’ai publié chez Max Milo éditions ».

Omar Ba

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Immigration : une juge en colère

Marie Dumes est le pseudonyme d’une juge administrative. Elle tire la sonnette d’alarme contre des politiques incohérentes qui, de droite ou de gauche, découragent l’immigration de travail et favorisent l’immigration d’assistance. (Extraits d’un article de 2007).

Pour obtenir sa régularisation, mieux vaut avoir profité au maximum d’un système social moribond qui favorise ce que j’ai fini par qualifier de droit à la procréation illimitée.

« Je ne fais pas de politique. Je suis magistrate administrative, tenue d’appliquer la loi. Le regroupement familial s’applique aux conjoints et enfants mineurs d’étrangers en situation régulière, dès lors que ceux-ci disposent d’un logement et de ressources suffisantes. Mais il représente seulement 10 % des titres de séjour accordés pour des raisons familiales.

Au moins dix autres cas sont recensés par la loi, qui concernent des familles étrangères de Français et des étrangers malades, mais aussi les étrangers en situation irrégulière qui n’entrent dans aucune des catégories précédentes et invoquent des liens personnels et familiaux non définis avec des personnes résidant en France, régulièrement ou non.

Ce qui signifie que deux clandestins entrés en France avec leurs enfants Lire la suite

Aide médicale d’Etat, sida, grossesse et clandestinité

Libération publait le 24 janvier 2008 cet article consacré à la situation d’un homme séropositif et à sa jeune femme « sans-papiers », tous deux camerounais. Extraits

« Les médecins hésitent. Est-il raisonnable d’aider ce couple à avoir un enfant? Leur histoire est compliquée. Tous les deux sont d’origine camerounaise. L’homme, la cinquantaine, est séropositif. Il a deux autres femmes et sept enfants au Cameroun. Récemment, il s’est marié avec Leica, qui n’arrive pas à être enceinte. Ils se sont donc adressés à un service d’Aide médicale à la procréation à Paris.

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Sur l’aide médicale d’état

Les difficultés de la femme sont minimes, et les techniques d’aujourd’hui peuvent éviter tout risque de contamination. Reste que l’homme est compliqué à saisir : il voyage beaucoup, vit entre le Cameroun et la France. Il est suivi pour son sida en France et c’est à ce titre qu’il bénéficie d’une autorisation provisoire de séjour. La jeune femme s’est installée dans la banlieue parisienne depuis qu’elle a décidé de tenter une fécondation in vitro.

Pour les médecins, il n’y a guère de doutes : elle veut un enfant, autrement on peut supposer qu’elle quittera son mari. Pour autant, sa vie n’est pas simple. Sans papiers, elle est en attente de l’Aide médicale d’Etat. Et le couple dort chez des amis, ou dans un foyer Sonacotra.

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Grèce : évacuation d’un camp de clandestins au bulldozer

PATRAS (Grèce) – Un campement habité par des centaines de clandestins notamment afghans dans la ville portuaire de Patras a été démantelé à l’aide de bulldozers escortés par la police anti-émeute.

Quelque 100 policiers ont pris part à cette opération menée dans un camp occupé principalement par des clandestins afghans ne laissant en place qu’une mosquée improvisée et une tente utilisée par des médecins volontaires. « C’était comme un petit village afghan qui s’était créé depuis plus de 12 ans ». Les adultes demandeurs d’asile ont été conduits dans un hôtel et les enfants dans un centre d’accueil. Les autres ont été placés en détention. Un grand nombre de clandestins vivait près du port dans l’espoir d’embarquer à bord d’un ferry pour l’Italie. Lire la suite

Allocations aux clandestins

Un parent clandestin peut bénéficier des allocations familiales pour son enfant uniquement quand les 4 conditions suivantes sont remplies :
- se désigner lui-même « attributaire » des prestations familiales ;
- faire prendre en charge l’enfant par un tiers en situation régulière (l’autre parent, grand parent ou ami sans lien de parenté), qui est dès lors « l’allocataire » ;
- confier les démarches de demande auprès de la caisse d’allocations familiales (CAF) à ce tiers (« allocataire ») ;
- que l’enfant soit né en France ou entré dans le cadre du regroupement familial. (source)

• L’allocation simple d’aide sociale est accessible, à partir de 65 ans (ou 60 ans en cas d’inaptitude au travail), pour les étrangers qui résident en France au moment de la demande et qui peuvent justifier d’une résidence habituelle et ininterrompue (mais pas forcément régulière) en France d’au moins 15 ans. (source)

• Aide médicale d’état (AME) : Elle permet l’accès aux soins pour les personnes étrangères en situation irrégulière résidant en France de manière ininterrompue depuis plus de 3 mois. Les personnes à charge peuvent aussi en bénéficier (conjoint, concubin, partenaire avec PACS, personnes de la famille à charge. C’est une prise en charge à 100% des prescriptions médicales (médicaments, actes,..) du forfait hospitalier  et des prix des médicament. L’AME dispense de l’avance de frais à l’hopital ou en médecine de ville. (source)

Liste incomplète – Demande de compléments – (via kerasi)