Adieu les célèbres Gauloises : elles seront désormais fabriquées en Pologne

L’usine de la Seita, en banlieue de Nantes, va fermer : les Gauloises seront désormais fabriquées en Pologne. La disparition d’un de ces fragments d’histoire auxquels l’identité française s’accroche désespérément.

Le plus grand fabricant de cigarettes en France, la Seita, ferme les portes de son usine et la délocalise en Pologne : 327 emplois sont menacés, et la Gauloise, un des joyaux de l’identité culturelle de la France, ne sera plus produite sur son sol.

Manuel Valls, tout juste nommé Premier ministre, n’aura pas tardé à se heurter à des difficultés. L’usine de Carquefou, près de Nantes, fabrique chaque année quelque 12,2 milliards de cigarettes, mais pâtit à présent de la diminution de la consommation. Le gouvernement français, qui fait profil bas, se retrouve dans une situation compliquée : des années d’investissements dans la prévention contre la consommation de tabac ont fini par porter leurs fruits. Les ventes décevantes de Gauloises, entre autres, devraient être une bonne nouvelle. Pourtant, le gouvernement garde le silence. C’est que le déménagement de l’usine porte en effet un rude coup à l’ego français.(…)

Avec le départ des Gauloises pour la Pologne, une époque semble définitivement révolue. L’Etat-nation français, au sein duquel coïncidaient les frontières de l’Etat, l’identité culturelle et l’appareil productif n’est plus. Cherchant, en titubant et à tâtons, une nouvelle identité (le succès de Marine Le Pen n’est vraiment pas un hasard), cet Etat d’exception qu’est la France n’échappe pas à la logique économique impitoyable de la mondialisation. Et cette logique frappe l’identité culturelle du pays en plein cœur.

Courrier International

Rennes. Trafic de cigarettes : Jusqu’à 10 ans de prison ferme prononcés

La Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs ) de Rennes vient de rendre son jugement, à propos du vaste trafic international de cigarettes de contrebande, dévoilé en 2010.

Les douaniers avaient découvert à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) 35 000 cartouches de cigarettes, soit sept tonnes de cigarettes de marque anglaise. Le cerveau du trafic, l’Ukrainien Ivan Ryhan, 56 ans, écope de la peine maximale : 10 ans de prison.

Son compatriote Petro Chubirko, et le Tchèque Frantisek Jachym sont condamnés à sept ans de prison ferme. Robert Petrik (Slovaquie), est condamné à six ans; son frère Wladimir à 3 ans. Pour le Roumain Ewald Jakob, ce sera cinq ans. La Jirs a prononcé deux autres peines de trois ans ferme, la seule femme est condamnée à un an. Les autres peines sont de la prison avec sursis.

La plupart des protagonistes étaient présents, et détenus depuis de longs mois. La Jirs a décerné un mandat d’arrêt international contre les deux absents, condamnés à 7 et 3 ans.

Ouest-France (Merci à antibarbare)

Barbès-Rochechouart : le plus grand tabac de contrebande de France à ciel ouvert

« Marlboro, Marlboro ». Engoncés dans leurs blousons noirs, les mains gelées, ils sont 20, 30 à la sortie du métro Barbès à Paris pour vendre leurs paquets rouges à quatre euros. « Ici c’est le plus grand tabac de France« , dit le kiosquier. Un « tonneau des Danaïdes » d’où s’écoule un trafic de contrebande sans fin, selon un douanier.

A deux mètres, une poignée de CRS écrase le temps dans un mini-car, comme tous les jours depuis que le quartier a été classé zone de sécurité prioritaire (ZSP) en septembre. Devant le kiosque, les vendeurs s’accumulent. Pour acheter « Paris course », il faut se frayer un chemin. Jean-Michel n’en peut plus. Il appelle le commissariat.

« Salut Eric, c’est Michel. Si tu peux m’envoyer du monde, là c’est le bordel ». Dix minutes après, les vendeurs s’agitent: « Balak, balak » (attention, en arabe), les CRS entrent en action. Certains vendeurs migrent un peu plus haut sur le boulevard. Le calme revient.

Trois vendeurs sont contrôlés et laissés libres.
Les CRS repartis, Barbès l’interlope reprend ses droits.

Barbe et regard noir pétillant, Youssef vend des cigarettes à Barbès depuis cinq ans: « Quand la police arrive, je pars, quand elle repart, je reviens », dit-il espiègle. Cet Algérien d’une vingtaine d’années, fuit la police « parce qu’elle prend les cigarettes ».

Il a déjà été arrêté plusieurs fois: « Je n’ai pas de papiers, ils ne peuvent rien faire ».

Au moment de rentrer dans son car, un CRS décrit sa mission: « créer un climat d’insécurité » pour les vendeurs. « On remet l’ouvrage sur le métier cent fois. C’est sans fin mais on les gêne ».

Un autre CRS, dépité: « Quand on en interpelle trois, ils nous donnent les trois même noms, avec la même date de naissance… ».

A Paris, ces fourmis « reviennent généralement d’Afrique de l’ouest où les cigarettes sont achetées légalement ». Une cartouche achetée 7 euros au Sénégal sera revendue de 25 à 30 euros à Barbès. D’autres cigarettes sont achetées légalement au Maghreb. D’autres sont « tombées du camion » comme celles que des individus cagoulés ont braqué récemment dans un camion qui roulait sur une autoroute de Seine-et-Marne.[...]

MSN

Six tonnes de tabac de contrebande saisies par la douane

Les douaniers de Dieppe et du Blanc-Mesnil ont saisi 6,3 tonnes de tabac de contrebande, indique la Direction générale des douanes et droits indirects, jeudi 27 décembre.

Les douaniers de Dieppe ont découvert une dizaine de caisses contenant des cartons de cigarettes de diverses marques, soit 17.000 cartouches saisies, alors que les agents du Blanc-Mesnil ont mis la main sur 167 cartons de tabac à narguilé.

En 2011, plus de 460 tonnes de tabac de contrebande ont été saisies par la douane française.

Le Parisien

Génissac (33) : le bureau de tabac cambriolé

Des cambrioleurs ont pénétré par effraction dans la nuit de jeudi à vendredi dans le bureau qui fait épicerie à Génissac. Ne s’en prenant qu’aux cigarettes, ils ont mis la main sur l’ensemble du stock, ce qui représente un préjudice d’environ 30 000 euros.

C’est le troisième cambriolage en moins d’un an qui se produit dans ce commerce.

Sud Ouest

Seine-et-Marne : casse à la voiture-bélier au bar-tabac

Le bar-tabac les Vignes de Crégy-lès-Meaux a été attaqué ce vendredi matin, vers 2 heures, à la voiture-bélier. Le même scénario s’était déroulé le 7 mars dernier, lorsque, à bord d’une Renault Clio dérobée à quelques mètres, les voleurs avaient défoncé le rideau de fer pour s’emparer de 75 000 € de cigarettes. Cette fois-ci, les malfaiteurs ont volé près de 5 000 € de timbres postaux ainsi que des cigarettes, mais n’ont pas réussi à fracturer la réserve.
Les policiers les ont pourchassés jusqu’à Lizy-sur-Ourcq, où ils ont perdu leur trace.

Le Parisien

Gap, Hautes-Alpes : bureau de tabac cambriolé

Le bureau de tabac Le Régence, situé au 19 cours Ladoucette à Gap, a été cambriolé dans la nuit de jeudi à vendredi, aux alentours de trois heures du matin.
[...]
Depuis qu’elle a succédé à ses parents, en 1985, la buraliste, Brigitte Gaudin, a déjà été plusieurs fois victime de cambriolages. Elle s’est même fait braquer à deux reprises, malgré l’important dispositif de sécurité installé dans son magasin.

Le Dauphiné Libéré

Porte d’Aix à Marseille : « Les clandestins agressent en permanence »

On se souvient de l’affaire du parking Jules-Guesde abandonné par le gestionnaire Vinci qui ne supportait plus les menaces ou intimidations incessantes de jeunes clandestins. Lesquels avaient alors pris la relève et « rackettaient » les automobilistes qui cherchaient toujours à se garer sur ce parking.

[...]

Aujourd’hui, le parking, surveillé, fonctionne normalement. Mais l’illégalité regagne du terrain. « Les vendeurs de bibelots sont d’abord venus un jour à 17 heures, raconte un commerçant, puis à 16 heures. Et voyant que personne ne disait rien, ils se sont installés dès le matin. » Des vieilles chemises, des chaussures, de la vaisselle… le commerce du pauvre envahit à nouveau le pavé, notamment à l’entrée de la rue du Bon Pasteur où, comme au « bon vieux temps », les vendeurs de cigarettes sont omniprésents.

« Il faut dire que tout le monde a peur. C’est la loi du silence »

« Mais il y a aussi des marchands de fruits clandestins qui s’installent un peu partout dans le quartier, assure Amar, porte-parole des commerçants.

La police est garée sur le parking. Mais à quoi sert-elle ? Il y a déjà des agents de sécurité. Elle doit patrouiller dans le quartier mais elle ne le fait pas. »

Plus à l’intérieur, dans la rue du Bon Pasteur, la sécurité se serait considérablement dégradée. « Les clandestins agressent en permanence, alerte Amar. On ne compte plus les arrachages. Il s’agit surtout de jeunes qui arrivent d’Annaba et qui sont là toute la journée. »

« Et il y a un énorme trafic, assure Omar Djellil, candidat aux dernières législatives. Ils vendent des téléphones, des VTT, des ordinateurs portables sans que personne ne s’y oppose. Il faut dire que tout le monde a peur. C’est la loi du silence. »

La Provence

Clandestins de Lampedusa : 450 000 euros de cigarettes aux frais du contribuable italien

450 000 euros rien qu’en cigarettes depuis le début de l’année. C’est ce qu’a dépensé la coopérative « Lampedusa accueil », qui gère les deux centres pour immigrés de l’île.

L’appel d’offres passé par le ministère de l’Intérieur prévoit en effet que soit fourni à tout clandestin majeur un paquet de cigarettes par jour. La facture pour chaque résident du centre d’accueil est de 33,42 euros par jour, aux frais du contribuable italien.

« La cigarette sert aussi de tranquillisant » — Cono Galipo, administrateur de la coopérative « Lampedusa accueil »

Le Cri du Contribuable

ANSA.it