Syrie : Bachar el-Assad se rend dans la ville chrétienne libérée de Maaloula pour la fête de Pâques

Le président syrien Bachar el-Assad a effectué dimanche un rare déplacement à l’occasion de la fête de Pâques en se rendant à Maaloula, localité chrétienne reprise aux rebelles par l’armée en début de semaine, selon la télévision d’Etat.

« Le jour de la résurrection du Christ, et du coeur de Maaloula, le président Assad souhaite de joyeuses Pâques à tous les Syriens, et le rétablissement de la paix et de la sécurité à l’ensemble de la Syrie », a annoncé la chaîne dans un bandeau diffusé en bas de l’écran, sans cependant montrer d’images.

«Le président Assad s’est rendu au monastère de Mar Sarkis (Saint Serge et Bacchus) et a inspecté les dégâts et les destructions occasionnés par les terroristes», a ajouté la chaîne.

Ce monastère, fondé à la fin du Ve siècle, est un des plus anciens du Moyen-Orient. Il est dédié à Serge et Bacchus, officiers romains martyrisés en raison de leur foi sous le règne de l’empereur Maximien Galère (250-311).

La page de la présidence syrienne sur Facebook a montré une photo de M. Assad au côté d’un dignitaire chrétien en tenant entre les mains ce qui semble être des fresques endommagées de la Vierge et de Jésus.

Lundi, l’armée syrienne, appuyée par le Hezbollah, a repris cette localité chrétienne au nord de Damas, connue pour ses refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christianisme et pour le fait que ses habitants parlent l’araméen, la langue du Christ, selon la tradition.
Des rebelles, dont des jihadistes du Front al-Nosra affiliés à el-Qaëda, s’étaient emparés de Maaloula début décembre. Ils avaient alors enlevé 13 religieuses, qui ont été libérées en mars lors d’un échange de prisonniers.

Le Figaro

Syrie : Des crucifixions de chrétiens par des islamistes selon une religieuse

Des chrétiens qui refusaient de prononcer la profession de foi musulmane ou de verser une rançon ont été crucifiés par des djihadistes en Syrie, a dénoncé aujourd’hui à Radio Vatican une religieuse syrienne, Soeur Raghid. Radio Vatican a publié cette interview le jour où l’Eglise commémore la crucifixion du Christ à Jérusalem.

Selon Soeur Raghid, qui a dirigé l’école du patriarcat gréco-catholique à Damas, et qui vit maintenant en France, «dans les villes ou villages qui sont occupés par les éléments armés, les djihadistes et tous les groupes musulmans extrémistes proposent aux chrétiens soit la chahada (la profession de foi musulmane) soit la mort. Quelques fois, on demande une rançon».

«C’est impossible, a-t-elle ajouté, de renier leur foi donc, ils subissent le martyr. Et le martyr d’une façon extrêmement inhumaine, d’une extrême violence qui n’a pas de nom. Si vous voulez des exemples, à Maaloula, ils ont crucifié deux jeunes gens parce qu’ils n’ont pas voulu dire la chahada. Ils disent ‘alors, vous voulez mourir comme votre maître en qui vous croyez. Vous avez le choix : soit vous dites la chahada, soit vous êtes crucifiés».

«Il y en a un qui a été crucifié devant son papa. On a même tué son papa. Ce qui s’est passé par exemple à Abra, dans la zone industrielle, dans la banlieue de Damas », a-t-elle rapporté. Selon elle, après des massacres, des djihadistes ont parfois «pris les têtes et joué au foot avec elles », ont pris les bébés des femmes et «les ont accroché aux arbres avec leurs cordons ombilicaux ».

Alors que la guerre civile donne lieu à des massacres commis par toutes les parties, la minorité chrétienne s’est en majorité prononcée pour le régime laïc de Bachar el-Assad, par crainte précisément des islamistes.

Le Figaro ; Radio Vatican (Merci à zoo)

De Jérusalem à Rome, les chrétiens célèbrent le Vendredi Saint (Vidéo)

C’est aujourd’hui pour les chrétiens du monde entier, le Vendredi Saint. D’après les Évangiles, cela correspond au jour de la crucifixion du Christ. La journée est marquée par des processions, des chemins de croix.

A Jérusalem, des milliers de pèlerins et de touristes sont venus, comme chaque année, assister à cet événement. Pour l’occasion, la Vieille ville a été placée sous haute surveillance.

A Rome, le pape François présidera dans la soirée le traditionnel chemin de croix au Colisée. Un évêque italien très connu dans l’engagement antimafia, Giancarlo Maria Bregantini, a rédigé les méditations qui seront lues lors des 14 stations commémorant la montée de Jésus au Golgotha.

Aux Philippines, certains catholiques ont rejoué la scène de la crucifixion, à San Fernando, à une cinquantaine de kilomètres de Manille. Ce genre de reconstitution particulièrement spectaculaire est réprouvé par l’Eglise mais il attire tous les ans, en plus des fidèles, de nombreux curieux, y compris des touristes étrangers.

euronews

Les chrétiens sont-ils persécutés au Moyen-Orient ?

Le site musulman saphirnews publie un communiqué de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre sainte (Palestine, Israël et Jordanie) et du Comité Justice et Paix sur la situation des chrétiens au Moyen-Orient. Le mot « persécution » semble gêner cette auguste Assemblée.

Oui, les chrétiens sont parfois touchés précisément parce qu’ils sont chrétiens, parce que leur foi est différente et parce qu’ils ne sont placés sous aucune protection.

Persécution : Dans de nombreuses parties du monde occidental, ce mot est sur toutes les lèvres. On ne cesse de dire qu’aujourd’hui les chrétiens sont persécutés au Moyen-Orient. Mais, que se passe-t-il réellement ? Comment, en tant que chrétiens et en tant qu’Eglise, parler en toute vérité et intégrité de la souffrance et de la violence qui sévit dans la région ?

Néanmoins, la répétition du mot «persécution» dans certains milieux (pour désigner habituellement uniquement les souffrances endurées par les chrétiens aux mains de criminels qui se déclarent musulmans), sert aux extrémistes, chez nous comme à l’étranger, dont le but est de semer la haine et les préjugés, et de monter les peuples et les religions les uns contre les autres.

Il ne fait aucun doute que les récents bouleversements du Moyen-Orient, d’abord appelés «printemps arabe», ont ouvert la voie à des groupes extrémistes et à de nouveaux rapports de force qui, au nom d’une interprétation politique de l’islam, font des ravages dans de nombreux pays , en particulier en Irak , en Egypte et en Syrie . Il ne fait aucun doute non plus que nombre d’extrémistes considèrent les chrétiens comme des infidèles, des ennemis, ou encore des agents de puissances étrangères hostiles ou comme une cible facile à extorquer.

Cependant, au nom de la vérité, nous devons souligner que les chrétiens ne sont pas les seules victimes de cette violence et de cette sauvagerie. Les musulmans laïques, tous ceux nommés «hérétiques», « schismatiques» ou simplement « non – conformistes » sont également attaqués et assassinés dans ce même chaos. Là où les extrémistes sunnites sont au pouvoir, les chiites sont massacrés. Là où les extrémistes chiites dominent, les sunnites sont tués. […]

Les chrétiens vivaient dans une relative sécurité sous ces régimes dictatoriaux. Ils craignaient que, une fois le pouvoir autoritaire renversé, des groupes extrémistes semant le chaos prennent le dessus et s’emparent du pouvoir, au moyen de la violence et de la persécution. Par conséquent, certains chrétiens ont eu tendance à défendre ces régimes. Au lieu de cela, la fidélité à leur foi et leur préoccupation pour le bien de leur pays, auraient du peut-être les amener à parler beaucoup plus tôt, à dire la vérité et à en appeler aux réformes nécessaires, en vue de plus de justice et de respect des droits de l’homme, et à prendre position aux côtés de nombreux chrétiens et musulmans courageux qui ont su parler.

Nous comprenons parfaitement les peurs et les souffrances de nos frères et sœurs dans le Christ, qui ont perdu dans cette violence des membres de leur famille et ont été chassés de chez eux. Ils peuvent compter sur notre solidarité et nos prières. […]

Ensemble, nous devons unir nos voix à tous ceux qui rêvent comme nous d’une société dans laquelle musulmans, chrétiens et juifs seront citoyens égaux, vivant côte à côte, et construisant ensemble une société dans laquelle les nouvelles générations pourront vivre et prospérer.

saphirnews

Syrie : Les djihadiste imposent le retour de la dhimmitude aux chrétiens

Le groupe djihadiste État islamique en Irak et au Levant (EIIL) impose un retour de la «dhimmitude» à la population chrétienne. La dhimmitude impose aux minorités non musulmanes un statut inférieur «en échange de leur sécurité». Les femmes en général n’ont plus le droit de se promener seules, elles doivent être couvertes de la tête aux pieds et être accompagnées d’un homme de la famille. L’EIIL est un des groupes djihadistes les plus durs composé essentiellement de combattants étrangers venus combattre en Syrie. Il mène un combat non seulement contre le régime, mais aussi contre d’autres groupes de l’opposition syrienne.

Relent d’ottomanisme en Syrie. Le groupe djihadiste État islamique en Irak et au Levant (EIIL), dont le projet est d’établir un grand califat au Moyen-Orient régi par la charia, a publié un communiqué, daté du 22 février sur des forums djihadistes, dans lequel l’EIIL dévoile le contenu d’un « pacte » imposé par son émir Abou Bakr al-Bagdadi aux habitants chrétiens de la ville syrienne de Raqqa (Nord), un bastion du groupe.
Ainsi, ce groupe originaire d’Irak, qui tente depuis plusieurs mois de supplanter les autres rebelles syriens en lutte contre le régime du président Bachar Al Assad, affirme que la vie, les biens, les propriétés, et les lieux de culte des chrétiens seront protégés tant que ces derniers respecteront les 12 règles du pacte.

Parmi celles-ci, figure notamment le versement d’un impôt annuel pour chaque personne de sexe masculin, équivalent, pour les personnes aisées, à 17 grammes d’or pur, pour les classes moyennes, à la moitié de cette somme, et pour les plus pauvres, le quart. Sachant, précise le pacte, que l’impôt peut être versé en deux fois.

En outre, les djihadistes interdisent strictement la construction d’églises et de monastères, ainsi que la restauration des édifices déjà existants dans la ville et ses environs. Ils exigent également que les chrétiens ne se montrent pas avec «une croix ou toute chose de leur Livre dans les marchés ou les endroits où il y a des musulmans», s’abstiennent de «célébrer leurs rituels (…) hors de l’église», ainsi que d’ «utiliser des haut-parleurs pour faire entendre leurs prières».

La Croix

Libye : sept coptes égyptiens assassinés dans l’indifférence générale

Sept ressortissants égyptiens, des maçons, de confession chrétienne, ont été exécutés dimanche 23 février à Benghazi, berceau de la révolution libyenne qui sombre toujours davantage dans le chaos. Un crime, très probablement commis pour des motifs religieux, qui n’émeut plus grand monde.

 

Les sept cadavres ont été retrouvés à 30 kilomètres à l’ouest de la ville. Leur identité a été confirmée par des sources diplomatiques égyptiennes. Trois jours plus tard, une délégation libyenne, présidée par l’ambassadeur de Libye au Caire, a été reçue par le secrétaire adjoint du ministre des Affaires étrangères égyptien. Les diplomates libyens ont présenté leurs condoléances et promis que toute la lumière sera faite sur ces meurtres.

C’est la deuxième fois que des ressortissants de la communauté copte sont pris pour cible à Benghazi. En mars 2013, plusieurs dizaines d’entre eux avaient été séquestrés et torturés par des miliciens qui les accusaient de prosélytisme.

France 24

Centrafrique : Les musulmans disent « NON » à Hollande en visite à Bangui

L’arrivée de François Hollande ce vendredi matin à Bangui, pour une visite d’une journée, a déclenché une colère monstre au sein de la communauté musulmane. Elle demande le départ du président français, accusé de fermer les yeux sur les meurtres des musulmans de Bangui.

«Pas la peine de venir, nous sommes déjà tous morts M. Hollande», lance une femme dans le quartier musulman du PK-5, en marge de la visite du président français. Cette enclave musulmane de la capitale, l’une des dernières à Bangui, a essuyé ses deux derniers jours de violentes attaques de la part de miliciens chrétiens anti-balaka. La population musulmane continue d’être lynchée et découpée en morceaux. Mardi et mercredi dernier, pas moins de onze cadavres ont été ramassés dans ce quartier où le vivre ensemble était pourtant de mise avant l’intervention de la France.

A l’entrée du PK-5, les musulmans donnent le ton : «NON à la France», lit-ont sur une pancarte. «PK-5 c’est le dernier quartier qui nous reste mais depuis trois jours la situation est pourrie. Les musulmans sont découpés en morceaux, nos maisons détruites et pillées. On ne comprend pas à quoi servent les Français depuis qu’ils sont là», accuse un habitant du quartier.

De nombreux médias musulmans, à l’image d’Al-Kanz qui s’étonne du silence assourdissant des institutions musulmanes de France, ne comprennent pas non plus ce que fait la France à Bangui. Car de l’avis de la communauté musulmane, la force Sangaris pourrait sécuriser la capitale en 48 heures. […] La visite éclair de François Hollande, plutôt que d’avoir calmé les tensions, semble au contraire les avoir attisées.

afrik.com

Des «patrouilles chrétiennes» font régner la «terreur» à Londres (Oumma)

Article du site musulman Oumma sur des «patrouilles chrétiennes» composées «d’activistes ultra-nationalistes» faisant « régner la terreur sur Londres ».

Réunie en cellule de crise, la police de Londres est plus que jamais sur les dents face à la montée en puissance d’activistes ultra-nationalistes qui sillonnent, à toute heure du jour et de la nuit, le quartier de l’East End, pour attiser les tensions raciales et bouter les musulmans hors de ce qu’ils considèrent être leur espace vital, et au-delà, du territoire national.

Lu sur Fait religieux.com : Le groupe affirme s’être constitué en réaction aux «patrouilles musulmanes», dont deux membres ont été emprisonnés en décembre dernier pour harcèlement, intimidation et attaques dans l’East End. Les deux «patrouilleurs» arrêtés harassaient les passants prétendant leur imposer la charia – loi islamique dont l’interprétation varie fortement en fonction des écoles.

Affichant crânement leur logo et leur blason de «patrouilles chrétiennes», ces sinistres milices, chauffées à blanc par Paul Golding un ancien membre du parti britannique d’extrême-droite, BNP, reconverti en redoutable chef de gang qui n’a de chrétien que ses sombres calculs politiciens, soufflent sur les braises d’une guerre de religion bien anachronique, à l’image de leur dernière trouvaille sortie de leur esprit maléfique : une campagne d’autodéfense très offensive, qui dégoupille ses tracts haineux comme autant de grenades explosives, dans un quartier qu’ils prennent pour leur fief mais aussi pour leur champ de bataille.

«Si vous voulez vivre ici, vous respectez nos règles», hurle sur tous les toits Paul Golding, un croisé anti-islam qui se moque du monde, adepte du «faites ce que je dis et pas ce que je fais», dont les prétendues valeurs chrétiennes et le respect de la loi ne l’ont guère étouffé pour être placé en liberté sous caution après avoir harcelé un prédicateur musulman. […]

Dilowar Khan, directeur exécutif du Centre islamique de Londres, se veut néanmoins confiant quant à l’avenir, rassuré par l’indignation partagée par les autorités et les témoignages de solidarité qui affluent : «Ils ont redoublé d’agressivité pour intimider, diaboliser et marginaliser notre communauté. Cependant, nous nous sentons quelque peu rassurés, grâce au soutien sans faille de nos partenaires de la communauté. Nous ne laisserons pas ceux qui ne connaissent que la haine saper nos merveilleuses relations communautaires et interreligieuses », a-t-il confié. Un credo que l’évêque de Stepney a repris à son compte, en enfonçant le clou : «Il n’y a pas de place, ici, en Grande-Bretagne, pour des patrouilles d’autodéfense, chrétiennes ou de toute autre foi.»

oumma

Syrie : Héroïque défense de Saidnaya par les milices Chrétiennes (vidéo)

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(Photo : monastère Notre-Dame de Saidnaya fondé au VIème siècle)

Le militant des droits des chrétiens et ex musulman Walid Shoebat a traduit le 27 janvier les témoignages des valeureux miliciens ayant défendu la ville chrétienne de Saidnaya (Notre-Dame en syriaque) déjà endeuillée l’année dernière par des massacres commis par les rebelles djihadistes :

« Nous allons faire des tombes pour les terroristes dans ce pays. Ce sont nos lieux saints, et ces églises ont des milliers d’années, nous ne leur abandonnerons jamais. S’ils pensent qu’ils vont  pouvoir venir détruire et piller, nous ne leur permettront pas, nous allons tenir le coup jusqu’à ce que nous achevions le dernier d’entre eux. S’ils pensent que l’argent qui vient du monde arabe va les aider, ils se trompent. Nous sommes les propriétaires de cette terre, pas eux. « 

L’armée syrienne avait placé un char pour défendre l’église, que les terroristes ont fait sauter (vidéo). Mais les Chrétiens ne s’avouèrent pas vaincus pour autant.

Le milicien  témoigne de la suite:

« La bataille a duré 7 heures. l’attaque était redoutable, mais nos hommes étaient très désireux de combattre. Aucun des djihadistes n’était en mesure de venir à proximité de l’église. Les djihadistes se cachaient derrière un gros rocher. Et nos héros ont fait leur devoir. Nous avons eu quatre martyrs et six blessés. » 

(…) Observatoire de l’Islamisation

Syrie. Jean-Pierre Willem : «80% de djihadistes» dans la rébellion

Il a connu de nombreuses zones de conflit. Le Dr Jean-Pierre Willem, fondateur de l’association Les médecins aux pieds nus (et auteur du livre Mémoires d’un médecin aux pieds nus» (ed. Albin Michel), a vécu Septembre noir en Jordanie, la guerre d’Irak ou encore les guerres du Liban. De fin décembre à début janvier, il a accompagné l’association SOS Chrétiens d’Orient sur un autre point chaud : la Syrie, où il a pu constater les persécutions dont sont victimes les membres de la communauté. 

Quelle est la situation des chrétiens dans ce pays ?

Les histoires qu’on m’a rapportées sur les massacres de chrétiens m’ont attristé.

Les rebelles islamistes ont mis des bonnes sœurs dans un four à pain et ont mis le feu, ils ont décapité des médecins chrétiens dans certains villages…

Quelle est selon vous la part des jihadistes dans la résistance ?

D’après les témoignages que j’ai pu recueillir sur place, elle est composée à 80% de djihadistes. Et je suis très étonné de voir le nombre de jeunes qui partent en Syrie : on compterait en réalité près de 5000 jeunes européens au sein de la rébellion. Mais ils ne sont pour la plupart pas armés. Ils font des tâches ménagères, et sont parfois utilisés comme bombes humaines.

Quelles ont été vos impressions sur place ?

J’ai pu aller discuter avec les gens, le soir. Ceux que j’ai pu rencontrer soutenaient tous Bachar al-Assad, et on sentait que la victoire des troupes gouvernementales étaient proches. J’ai pu me faire une idée de la situation en rencontrant des gens, mais au bout d’un moment, ma tête a été mise à prix à 5 millions de dollars par la rebellion.

Direct Matin

Pakistan : Triste Noël pour les rescapés de l’attentat antichrétien de 2013

Les rescapés de l’attaque contre les chrétiens, la plus meurtrière de l’histoire du Pakistan, s’apprêtent à célébrer un premier Noël sans leurs pères, leurs mères, leurs enfants tués à la fin de l’été dans un attentat suicide des talibans contre leur église.

«Chaque famille a perdu (au moins) une ou deux personnes. Comment pouvons-nous célébrer Noël? Il n’y aura pas de joie cette année», Nasreen Anwar, qui a perdu sa fille de 14 ans dans cette attaque qui a aussi grièvement blessé au bas du ventre son autre fille de neuf ans.

La petite cathédrale protestante All Saints de Peshawar, grand carrefour du nord-oust du pays à la porte de l’Afghanistan, porte encore les stigmates du double attentat suicide perpétré en septembre par deux kamikazes qui se sont glissés dans l’enceinte du bâtiment à la sortie de la messe du dimanche. Sur la façade et dans la cour intérieure de l’église, des impacts des billes de métal, mélangées à la charge explosive, ont creusé la pierre ; à l’intérieur, l’horloge s’est arrêtée à 11H43, moment précis où ces deux talibans ont fauché 82 vies et marqué au fer rouge le coeur des rescapés.

Anwar Khokhar s’en souvient comme si c’était hier. Ce jour-là, il a perdu six membres de sa famille, dont trois de ses frères. Et à l’approche de Noël, période de joie et d’espoir pour les quelque quatre millions de chrétiens du Pakistan, son coeur tangue entre l’absence d’êtres chers et l’amertume. «Plus Noël approche, plus ils me manquent. Ils me manquent aussi intensément qu’il puisse être possible de ressentir le manque», l’absence, souffle-t-il lors de la dernière messe du dimanche avant Noël.

Lors de son sermon le révérend Ejaz Gill a bien tenté de réconforter les familles chrétiennes de Peshawar qui ont toutes ou presque perdu un proche lors de cet attentat et appelé les fidèles à une communion spirituelle entre les victimes «aux cieux» et les rescapés sur terre. […]

Libération

Bangui : La présidence centrafricaine accuse les soldats français d’avoir « froidement abattu » trois ex-Séléka

Addendum du 23.12.2013 :

La présidence centrafricaine accuse les soldats français d’avoir « froidement abattu » trois ex-Séléka

Lors du conseil des ministres réuni lundi 23 décembre, François Hollande a rappelé que l’intervention de la France en République centrafricaine reposait sur trois principes : « l’interposition » entre les belligérants, « l’impartialité » et « l’intransigeance à l’égard des violences ». Le président français a aussi souligné que « la présence des forces françaises [dans ce pays] était une présence limitée dans le temps et dans l’ampleur ».

Cette mise au point intervient alors que la présidence centrafricaine accuse l’armée française d’avoir abattu « froidement » dimanche trois combattants de l’ex-rébellion Séléka lors d’un accrochage dans un quartier nord de Bangui.

« Il ne s’agissait pas d’une opération de désarmement, et il n’y a pas eu de coups de feu, contrairement à ce qui a été dit dans certains médias français », affirme Guy Simplice Kodégué, porte-parole de la présidence de la République centrafricaine.

Les trois hommes étaient « des membres de la garde présidentielle » et « ils ont été froidement abattus par les éléments de la force “Sangaris” », insiste le représentant de Michel Djotodia, évoquant un acte « délibéré ».

Le Monde

                                                            

Plusieurs milliers de musulmans, sympathisants de l’ex-rébellion Séléka, ont manifesté dimanche à Bangui contre l’opération militaire française Sangaris, après la mort le matin même de trois combattants Séléka dans un accrochage avec des soldats français lors d’une opération de désarmement.

Dans l’après-midi, les manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville de la capitale centrafricaine et ont ensuite marché pacifiquement sur une grande avenue vers le quartier musulman PK5. La marche s’est déroulée sans incident. « Non à la France », « Hollande criminel! », scandaient notamment les protestataires, qui entendaient dénoncer « la partialité » des militaires français déployés depuis début décembre en République centrafricaine, où ils tentent de mettre fin à des violences interreligieuses à grande échelle. […]

Privés de la protection de ces Séléka dans la rue, de nombreux musulmans sont furieux de l’action des soldats français, s’estimant laissés à la merci des atrocités des milices chrétiennes « anti-balaka » et des exactions des chrétiens, très majoritaires dans la capitale.

Le Figaro