Les nouveaux chiens de garde (Vidéo)

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.

En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait « Les chiens de garde » pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

Sur le mode sardonique, « Les nouveaux chiens de garde » dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise.

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Filip de Dewinter, Vlaams Belang : « Il faut moins d’Islam en Europe » (Vidéo)

Le député belge et membre du Vlaams Belang, Filip de Dewinter s’exprime sur Euronews, Magazine Network, le 19 avril 2012, à propos de la société multiculturelle.

« Les Nouveaux Chiens de garde »

(…) Pour que la démonstration tienne debout, le documentaire se concentre sur le travail des journalistes-vedettes : directeurs de titres, éditorialistes, journalistes people. Sortes de grands Schtroumpfs des médias. Le doc rappelle ainsi :

  • qu’ils fréquentent les hommes politiques hors plateau (dans les remises de prix littéraires, aux dîners du Siècle). Des couples mixtes se forment ;
  • qu’ils passent de médias en médias, dans un grand mercato ridicule ;
  • qu’ils font « des ménages » (des missions) pour des entreprises : Christine Ockrent a travaillé pour Microsoft en 2006, Isabelle Giordano a collaboré avec le spécialiste du prêt à la consommation, Sofinco ;
  • qu’ils viennent de milieux socio-culturels identiques et pensent la même chose (la réforme est efficace, les Français ont peur du changement, la violence n’est pas une bonne réponse à la misère sociale). Les journalistes rebelles sortent du système.
    Deux archives télé sont ressorties pour étayer ce dernier point.
    un magazine « Un œil sur la planète », présenté par Thierry Thuillier (désormais directeur de l’information de France Télévisions), qui vante le succès absolu du modèle britannique (ultra-libéral) ;

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  • Le doc dénonce l’omniprésence sur les plateaux d’experts qui défendent l’économie de marché (Elie Cohen, Michel Godet, Alain Minc). Les journalistes qui les invitent oublient de mentionner leurs engagements dans les conseils d’administration d’entreprises. A revoir : Alain Minc s’extasiant de la plasticité et de la résilience des marchés à quelques semaines du krach de septembre 2008.
  • qu’ils ne peuvent être que complaisants avec leurs patrons et les marques de leurs groupes industriels respectifs. Une archive drôle pour illustrer le dernier point : sur le plateau de Michel Drucker, Jean-Pierre Elkabbach vante outrageusement son patron, Arnaud Lagardère, et son « initiative stratégique de mouvement » (il est le seul à savoir de quoi il parle). (…)

Rue 89

« Les nouveaux chiens de garde », le film qui accuse les médias (France 3, CSOJ)