Une proche de Guaino directrice de cabinet de Marine Le Pen

Charlotte Soula, dont le Canard Enchaîné a récemment révélé qu’elle était la marraine d’un des enfants d’Henri Guaino, a été nommée mercredi directrice de cabinet de Marine Le Pen, a annoncé le Front national dans un communiqué.

Candidate FN aux législatives dans le Pas-de-Calais (12e circonscription), où elle était arrivée en tête au premier tour avant d’être battue au second, Mme Soula, 43 ans, remplace à son poste Eric Domard, lui-même nommé «conseiller spécial».

D’origine algérienne, Mme Soula était anciennement prénommée Tamou puis Tamou-Charlotte ou Charlotte depuis sa conversion au catholicisme en 2006. Elle est passée par le RPR puis le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, où elle a notamment côtoyé le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, désormais proche du FN. [...]

AFP / Libération

Tamou Soula : La jolie prise de guerre cachée du FN

Comment Tamou Soula, conseillère proche de nombreuses personnalités UMP, est devenue Charlotte Soula, candidate Front nationale aux législatives.

Qui connaît Charlotte Soula ? Pas grand monde, assurément. Cette jeune femme de 43 ans est arrivée en tête au premier tour des élections législatives dans la 12e circonscription du Pas-de-Calais avec 25,69% des voix sous l’étiquette du Rassemblement Bleue Marine. Elle a cependant très peu de chances de l’emporter, faisant face à un rassemblement de gauche autour du socialiste Nicolas Bailli qui devrait réunir une majorité dimanche prochain.

Mais avant de s’appeler Charlotte Soula, elle était connue de beaucoup de monde à droite, lorsqu’elle était encore la sympathique et disponible Tamou Soula, militante au RPR sous la présidence de Philippe Séguin et membre par la suite de plusieurs cabinets ministériels.

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Pourquoi avoir changé de prénom en cours de route ? « En fait, je me suis convertie au catholicisme en 2006 et j’ai choisi d’accoler Charlotte à Tamou » explique-t-elle.

L’un de ses plus proches amis, Ange Sitbon, permanent à l’UMP, expert reconnu de la carte électorale, a été le premier à l’appeler Tamou-Charlotte, un brin moqueur. Lorsqu’elle a été investie par le Rassemblement Bleu Marine pour les législatives, la candidate a décidé d’abandonner complètement Tamou. « Personne ne m’a rien demandé au FN, assure-t-elle. Mais moi, je ne voulais pas être perçue comme la Rachida Dati du FN, la beurette de service. C’est pour cela que je me suis délestée de Tamou ».

Atlantico

(Merci à Antibarbare)