Charlie Hebdo baisse le prix des abonnements dans les villes de droite et d’extrême-droite

Le journal Charlie Hebdo lance sa nouvelle opération marketing. Quelques jours seulement après les élections municipales, Charlie Hebdo lance une offre spéciale «Gueule de bois post-électorale» et diminue le prix de ses abonnements dans les villes conquises par la droite et l’extrême-droite.

Reste à savoir si l’opération est bien légale: pas certain qu’un éditeur ait le droit de fixer le prix de son abonnement en fonction de l’origine géographique du lecteur.

Jusqu’au 8 avril, le prix des abonnements sera diminué dans 572 villes de plus de 10.000 habitants tenues par l’UMP ou des maires frontistes (Beaucaire, Béziers, Bollène, Fréjus etc). Une baisse des prix allant jusqu’à 39 euros pour l’abonnement le plus onéreux. Reste à savoir si le prétexte des élections motivera les lecteurs ou futurs lecteurs.

huffingtonpost

«Charlie Hebdo» attaqué pour «blasphème» à Strasbourg

Une plainte circonscrite à l’Alsace et à la Moselle. La Ligue de défense judiciaire des musulmans – LDJM, créée à l’été 2013 par l’ex-avocat Karim Achoui – a utilisé, en décembre, le concordat où figure le délit de blasphème pour porter plainte contre Charlie Hebdo. Ce lundi, le tribunal correctionnel de Strasbourg se penche sur la une du journal satirique du 10 juillet 2013. Après une tuerie en Egypte, il titrait : «Le Coran c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles. 

Cette plainte n’inquiète pas Charb, le directeur de Charlie Hebdo. «On sait d’avance que le procès n’ira pas jusqu’au bout dans la mesure où la religion musulmane n’est pas dans le concordat [qui reconnaît et régit les cultes catholique, réformé, luthérien et israélite].» Samim Bolaky, avocat au barreau de Paris et secrétaire général de la LDJM, en est conscient mais ajoute :

«On a saisi l’opportunité de porter plainte pour que le juge se prononce sur la question : quelle est la place de la religion islamique dans le concordat ?» (…)

20 Minutes

Caricatures de Mahomet : les poursuites contre Charlie Hebdo annulées

Les poursuites engagées contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo pour la publication de caricatures de Mahomet par deux associations inconnues et imbriquées l’une dans l’autre ont été déclarées nulles ce jeudi par le tribunal correctionnel de Paris. « Compte tenu du caractère fantaisiste de cette action, jamais l’expression nullité de procédure n’aura autant été appropriée », a réagi Me Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo.

L’avocat des associations plaignantes, le Rassemblement démocratique algérien pour la paix et le progrès (RDAP) et de l’Organisation arabe unie (OAU), qui se présente comme une « branche organe » du RDAP, n’a pu être joint. Elles poursuivaient Charlie Hebdo, son directeur de la publication Charb et deux autres dessinateurs pour provocation à la haine raciale et diffamation raciale, en raison des caricatures parues dans son édition du 19 septembre 2012. Les associations demandaient plus de 780 000 € de dommages et intérêts.

(…) Le Parisien

«Islamophobie» : Charlie Hebdo retourne devant la justice, plainte contre Youtube

Les caricatures de Mahomet mènent une nouvelle fois l’hebdomadaire devant la justice. Cette fois-ci, ce sont des associations peu connues qui attaquent le journal satirique.

De son côté, Charlie Hebdo retournera devant la justice dans quelques mois pour sa Une intitulée, «Le Coran c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles».

Charlie Hebdo était de nouveau cité à comparaitre pour « provocation à la haine raciale et diffamation raciale » ce jeudi 12 décembre. Les associations du Rassemblement démocratique algérien pour la paix et le progrès (RDAP) et l’Organisation arabe unie (OAU) attaquent le journal de Charb en justice. Elles demandent 780.000 euros de dommages et intérêts. Les caricatures en question avaient été publiées en septembre 2012, peu de temps après la polémique concernant un film islamophobe diffusé sur internet et intitulé «L’innocence des musulmans». Le procès s’est heurté à des problèmes de procédures, qui seront tranchés le 30 janvier prochain par le tribunal correctionnel de Paris.

Les deux associations vont encore plus loin puisqu’elles poursuivent en diffamation le site de plateforme de vidéos Youtube. Elles réclament le retrait du film et 500 000 euros (par association) de dommages et intérêts.

Respect Mag

Un libraire d’Argenteuil menacé par des « jeunes » après avoir exposé des Unes de Charlie Hebdo sur l’Islam en vitrine

Un libraire d’Argenteuil (Val-d’Oise) a porté plainte jeudi, disant avoir été menacé par des jeunes qui lui reprochaient d’avoir mis en vitrine des numéros de Charlie Hebdo sur l’Islam, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Le libraire, installé dans la cité du Val-d’Argent, dit avoir été menacé de représailles par des jeunes se réclamant de l’Islam, mercredi vers 16h, alors qu’il se trouvait dans sa boutique, [...]

«Les jeunes lui ont demandé de retirer le numéro de son kiosque, ce qu’il a refusé», a indiqué cette source. «Ils l’ont intimidé en frappant sur la vitrine du magasin, mais il n’y a pas eu de coups».

[...] Selon le libraire, les menaces ont commencé à cause de la couverture d’un numéro hors-série de l’hebdomadaire intitulé «la vie de Mahomet», placé en vitrine, a-t-il raconté à l’AFP.

«Une demi-dizaine de jeunes se sont regroupés devant le magasin, ils ont dit qu’ils allaient me casser la vitrine», a-t-il rapporté. Par précaution, il a d’abord retiré le numéro de sa vitrine, avant de se raviser et d’y placer le numéro de la semaine.

Sur cette Une, consacrée à la fusillade survenue lors de manifestations favorables à l’ex-président Mohamed Morsi, en Egypte, l’hebdomadaire titre «le Coran, c’est de la merde», ajoutant, dans un cadre jaune, en-dessous, «ça n’arrête pas les balles».

«L’un des jeunes a alors arraché Charlie de la vitrine, l’a déchiré sur le trottoir. Il est revenu avec deux-trois copains et m’a dit “sale pute, on va te faire la peau”», a-t-il raconté.

«Je fais mon métier et je n’ai pas l’intention d’en changer», a ajouté ce libraire, qui dit avoir reçu le soutien du directeur de Charlie Hebdo, Charb.

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions religieuses à Argenteuil, ville de 105.000 habitants à une dizaine de kilomètres de Paris, près d’un mois après les agressions, en pleine rue, de deux jeunes femmes portant le voile. Plusieurs associations avaient alors dénoncé une «montée de l’islamophobie».

20 minutes
(Merci à Shaka/Ricou)

L’invention du beauf

Le personnage du « beauf » est apparu sous la plume du dessinateur Cabu au tournant des années 1970. Individu gras et moustachu, beuglard, volontiers alcoolique et toujours répugnant, le beauf incarne à ses débuts le pilier de bistrot aux idées arrêtées et à l’haleine douteuse qui abreuve son auditoire, dès qu’il en a un, d’opinions imbéciles et rétrogrades et de maximes idiotes. Ce beauf-là est le plus fervent pratiquant de la philosophie de comptoir et du « tous pourris ». Rapidement, le beauf sort du bistro et devient la figure emblématique d’une catégorie sociale et culturelle dont Cabu caricature les traits dans Charlie-Hebdo, inspiré par les imitations de François Cavanna :

(…) Le beauf de Cabu, qui a connu une longue carrière de 1975 à nos jours, a joué un rôle cathartique pour ces intellectuels qui ont cherché à se débarrasser d’un peuple devenu encombrant, résolument borné, embarrassant dans ses élans et inquiétant dans ses silences. Le beauf aujourd’hui vote à droite, plus volontiers FN, mais il a pu également s’aventurer chez Laguiller ou au PC. Au fil des ans, il est devenu sous la plume de Cabu un arriviste méprisable qui a sûrement voté pour Nicolas Sarkozy en 2007, mais il incarne toujours, selon les dires du dessinateur, un pauvre type qui, sans idées, se contente de répéter bruyamment celles des autres.

L’important est que ce beauf ait pu concentrer sur sa détestable personne le ressentiment développé par des intellectuels que leur déroute idéologique a orientés vers des thématiques sociétales plutôt que sociales. Les intellectuels ont recréé en quelque sorte un peuple à l’image de leurs aspirations et de leurs détestations. Que ce peuple puisse les décevoir en faisant du Front National le troisième parti de France ou en rejetant le traité constitutionnel européen ne peut pas surprendre. Le beauf est là pour montrer à quel point le peuple est ennemi de lui-même. Les intellectuels et les politiques ont aujourd’hui pour tâche d’empêcher ce peuple potentiellement raciste, la plupart du temps stupide et certainement constamment anti-progressiste de se laisser entraîner par ses plus mauvais penchants et le personnage de Cabu symbolise cette relation de méfiance qui s’est installée entre les élites et la population. A-t-elle jamais disparu ? Dans le Danton d’Andrej Wajda, Robespierre dans un souffle, constatait avec amertume : « Faut-il faire le bonheur du peuple contre son gré ? » Sans que Cabu y ait peut-être vraiment songé, la conception des rapports entre le peuple et ses représentants que son beauf véhicule emprunte autant à Lénine qu’à Siéyès. Elle illustre même à merveille la défiance et la crainte qu’un bourgeois du Second Empire éprouvait à l’encontre de la populace sale, braillarde et imprévisible. Mais Cabu, en dépit de Charlie-Hebdo, reste après tout un petit bourgeois de Châlon, un peu effrayé par le populo. On ne renie jamais complètement ses origines…

Idiocratie

Quand « Charlie Hebdo » raille le « lobby gay » du Vatican

Alors que Benoît XVI s’apprête à quitter ses fonctions, « Charlie Hebdo » raille le « lobby gay » du Vatican. « Le ‘lobby gay’ en conclave. Alors la fumée, ça vient? » , peut-on lire à la une de l’hebdomadaire satirique mercredi 27 février.

Plusieurs articles ont été publiés la semaine dernière dans la presse italienne, évoquant la présence d’un « lobby gay » au sein du Vatican, qui serait victime du chantage de laïcs auxquels ils seraient liés par des liens de « nature mondaine ». Ces articles y voyaient un lien avec la démission du pape.

En novembre 2011, après la publication d’un numéro spécial baptisé « Charia Hebdo » contenant des caricatures de Mahomet, les locaux du journal satirique avaient été incendiés, son site internet piraté et Charb menacé de mort.

En septembre dernier, de nouvelles caricatures publiées par le journal avaient attiré à « Charlie Hebdo » des critiques virulentes dans de très nombreux pays musulmans, allant jusqu’à faire réagir le gouvernement français.

Nouvel Obs

L’OCI accuse Charlie Hebdo de violation des Droits de l’Homme

Alors que l’hebdomadaire français Charlie Hebdo a publié cette semaine sa Vie de Mahomet, en bande dessinée pourtant certifiée halal par l’illustrateur Charb (voir notre actualitté), le secrétaire général de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI), parmi d’autres responsables musulmans, s’inquiète de la publication. Ekmeleddin Ihsanoglu a dénoncé, à l’occasion d’un communiqué en date du 3 janvier, ce qu’il considère comme « un autre cas de mauvais usage de la liberté d’expression ».

Pour le secrétaire général de l’OCI, la bande dessinée « enfreint les normes régissant la presse responsable et constitue l’exemple du mauvais usage de la liberté d’expression ». Le responsable ajoutant : « L‘incitation à la haine et à l’intolérance sous couvert de religion, et leur apologie à travers cette publication constitue une violation des lois et chartes internationales des droits de l’Homme. »

Soulignant la nécessité d’appliquer les dispositions et lois relatives à l’incitation à la haine et à la violence, en vigueur au sein de l’Union Européenne, Ekmeleddin Ihsanoglu sollicite une action du gouvernement français. (…)

Actualitté

La bande dessinée sur Mahomet vivement critiquée en France et à l’étranger

La publication par Charlie Hebdo d’une bande dessinée consacrée à la vie de Mahomet provoque l’indignation de musulmans en France et à l’étranger

Très vive réaction du président du Conseil français du culte musulman (CFCM): Mohammed Moussaoui, président du CFCM appelle les musulmans à éviter « toute réaction » face à « ce comportement obsessionnel et pathologique » de Charlie Hebdo , qui, dit-il « ne traduit qu’une forme de lâcheté et d’opportunisme face auxquels les musulmans doivent opposer mépris et ignorance ».

L’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe la plupart des États musulmans du monde, a également vivement critiqué le jeudi 3 janvier la publication de la bande dessinée qui, selon Ekmeleddin Ihsanoglu, secrétaire général de l’OCI, « incite à l’intolérance et à la haine pour des motifs religieux ».

Selon lui, l’action de Charlie Hebdo va à l’encontre des normes d’un journalisme responsable, représente un abus de la liberté d’expression et contrevient aux lois internationales sur les droits humains. Il a donc exigé que les autorités françaises et l’Union Européenne prennent des « mesures appropriées » contre le magazine.

En Turquie, Ibrahim Kalin, proche conseiller politique du premier ministre Erdogan a également dénoncé une « provocation », tout en conseillant aux musulmans « de l’ignorer ».

La Croix