Haute-Saône : La chapelle de Le Corbusier vandalisée

La Chapelle Notre-Dame-du-Haut réalisée par l’architecte Le Corbusier a été la cible de dégradations vendredi 17 janvier au soir à Ronchamp (Haute-Saône) commises par des inconnus qui ont brisé un de ses vitraux, a-t-on appris samedi auprès de la gendarmerie. Des dégradations «inestimables».

Un vitrail d’origine de la chapelle construite en 1955 par l’architecte franco-suisse Le Corbusier (1887-1965) a été brisé et un tronc de quête en béton, qui ne contenait pas d’argent, a été arraché et sorti de la chapelle, a indiqué l’officier de communication de la région de gendarmerie de Franche-Comté Didier Guériaud.

Ils ont cassé en mille morceaux le seul vitrage signé Le Corbusier. Il les a tous peints, mais c’est sur ce vitrage incolore où il avait dessiné la lune, qu’il avait apposé sa signature », a indiqué Benoît Cornu, premier adjoint au maire de la commune. […]

La chapelle inscrite aux monuments historiques en 1967, avec le label «Patrimoine du XXe siècle» attire chaque année 80.000 touristes.

Le Nouvel Obs

Encore une chapelle profanée dans le Finistère

Trois églises du Finistère, situées à Loctudy, Combrit et Huelgoat, dans le Finistère, ont été profanées le week-end dernier. Ce samedi matin, c’est la chapelle du monastère des Augustines, située à l’intérieur de l’Hôtel-Dieu à Pont-l’Abbé (Finistère) qui a été prise pour cible.

Selon nos informations, une ou plusieurs personnes se sont attaquées à la bible de cette petite chapelle. « Nous avons constaté qu’une page de la bible avait été arrachée », confirme un gendarme sans pour autant faire un lien avec les trois autres dégradations. La bible était posée sur un pupitre, à l’intérieur de la chapelle.

Dans le cas des trois églises, les tabernacles avaient été forcés.

Dans l’église de Loctudy, une lunule, petite boîte en métal dans laquelle on place une hostie destinée à être portée à une personne invalide ou malade, a par ailleurs été dérobée.

Une enquête de gendarmerie a été ouverte.

Ouest France

(merci à Jojo2)

Paris : La sacristie classée de l’Hôpital Laennec «détruite par erreur»

La sacristie de la chapelle de l’hôpital Laennec (Paris), édifiée au XVIIIe siècle et protégée au titre des monuments historiques, a été détruite «par erreur».

La pression immobilière semble avoir obtenue raison sur toute autre considération…

Il est vrai que sur ce site inscrit aux Monuments Historiques depuis 1975, et aux édifices classés MH depuis 1977, on ne compte plus les scandales.En voici les trois principaux :

Le premier est la vente de la chapelle par l’AP-HP en 2002 et sa privatisation par son acquéreur, le Groupe Allianz, alors que son statut de nécropole la rendait inaliénable.

Le second était d’ordre moral car l’hôpital Laënnec, ancien hospice des incurables (comprenez les nécessiteux ou les pauvres) avait été fondé sur la générosité de mécènes dont les dépouilles reposent dans la chapelle. Comment un site fondé sur la charité publique au profit des plus démunis peut-il faire ensuite l’objet d’une banale spéculation immobilière. Il y a quelque chose d’insultant à les l’égard des «incurables» d’aujourd’hui…

Le troisième est l’opacité qui règne autour du chantier, fermé à la presse. Et apparemment à la conservation des Monuments historiques qui ne peuvent y contrôler l’exécution des travaux, d’où ce troisième scandale révélé par la Tribune de l’Art, hier : une autorisation de travaux sur monuments historiques pour la «reconstruction» de la sacristie, négligemment démolie, malgré son classement…

Notons que près de 12 000 personnes ont signé la pétition du Comité Laennec Turgot à ce jour.

Le Salon Beige (Merci à Stormisbrewing)

Toulon : La chapelle militaire de la base navale profanée

Des sources concordantes annoncent dimanche que la chapelle située au cœur de la base navale de Toulon, dont les accès sont très contrôlés, a été l’objet d’un «acte malveillant» avec notamment la destruction de «symboles religieux» .

«Il est trop tôt pour déterminer la nature de cet acte malveillant, car les symboles religieux ne sont pas les seuls à avoir été visés. Des chaises ont également été renversées», a indiqué une porte-parole de la préfecture. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie maritime.

Europe 1 (merci à dhimmi)

De monseigneur Poinard, vicaire général du diocèse aux Armées françaises :

«J’apprends ce samedi soir que la chapelle militaire de la base navale de Toulon a été profanée. On s’en est pris aux trois grands symboles de notre foi : le St Sacrement (tabernacle renversé et brisé, les saintes espèces répandues sur le sol), le baptistère totalement brisé et l’ambon (la Parole de Dieu jetée à terre et piétinée).
L’intolérance pénètre maintenant à l’intérieur des enceintes militaires : il y a de quoi être vraiment très inquiets.

FAITES CONNAITRE CET EVENEMENT ODIEUX… »

Le Salon beige

À Clermont-Ferrand, la chapelle devenue mosquée

En 1977, à la recherche d’un lieu pour pratiquer son culte, la communauté musulmane de Clermont-Ferrand avait occupé une chapelle chrétienne, mise à disposition à titre gracieux par une congrégation de sœurs. Elle y restera 33 ans.

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Brice Hortefeux à la Chapelle Saint-Joseph, en 2011.

Si l’église Saint-Eloi de Vierzon est à vendre et intéresse la communauté musulmane locale, ce type d’acquisition connaît au moins un précédent. En 1977, la communauté musulmane de Clermont Ferrand était à la recherche d’un lieu pour pouvoir pratiquer leur culte. Les Sœurs de Saint-Joseph, congrégation établie dans la ville auvergnate, disposait d’un parc immobilier pour ses différentes activités, notamment en faveur des jeunes en difficulté. Le refuge du Bon pasteur, petite chapelle inoccupée, leur est alors proposée ; la communauté musulmane y restera 33 ans.

«La chapelle leur a été remise à titre gracieux, explique au Figaro Sœur Thérèse Vacher, déjà membre de la sororité à cette époque. Nous savions les représentants musulmans honnêtes et désireux d’avoir un lieu pour se rencontrer entre eux.

Mais il y avait des divergences au sein même de leur communauté, au niveau du degré de leur foi. La congrégation a alors joué un rôle important d’apaisement en leur donnant ce lieu pour qu’ils puissent travailler à la paix», raconte-t-elle.

L’église, ornée de ses vitraux et de ses statues chrétiennes avait dû être réagencée pour convenir aux spécificités du culte musulman. Rien n’a été supprimé ni enlevé, juste caché. «Ils n’ont pas laissé l’unique vitrail sur lequel n’apparaissaient pourtant pas les symboles de la Trinité», soupire Sœur Thérèse qui avoue toutefois comprendre les exigences des nouveaux locataires.

Au fil des années, les besoins en place grandissants de la communauté musulmane de Clermont-Ferrand, une grande mosquée a été construite et la petite chapelle a pu être restituée en juillet 2011.

«Nous n’avons pas retrouvé les lieux en très bon état», admet la sœur, sans faire plus de reproches. (…)

Le Figaro

Hérault : « sursis » pour les vandales de la chapelle

Mardi, deux jeunes majeurs et un mineur ont saccagé et mis le feu dans la chapelle de Conas, près de Pézenas.

Les paroissiens et le prêtre ne se remettent pas de la vision de cauchemar. Le tribunal en a les photos sous les yeux : Christ décapité ; harmonium, autel, sacristie, missels, détruits par les flammes, vitrail cassé… Les dégâts sont évalués entre 50 000 € et 70 000€. C’est le bilan provisoire de l’expédition nocturne de trois garçons âgés de 18 ans, 19 ans et 16 ans, à la chapelle de Conas, un hameau près de Pézenas.



 

« Je ne sais pas ce qui m’a pris, j’étais pas bien, murmure un des deux prévenus majeurs jugés hier en comparution immédiate, on est rentré voir ce qu’il y avait dedans et on a décidé de revenir. » Les trois copains
(un quatrième, mineur, n’a pas voulu les suivre) vont chercher un pied-de-biche, des sangles, un bidon d’essence de cinq litres.

« J’en ai toujours un dans mon sac à dos pour ne pas tomber en panne d’essence avec mon scooter », continue le garçon. Et là, c’est le déchaînement. Un malheureux tronc fait l’objet de cette furie destructrice. Ils se partagent les 27€. « Je regrette », se borne à expliquer l’autre prévenu. Ils n’avaient pas bu d’alcool, ni consommé de drogue.

Voilà la bonne excuse que l’on retrouve aujourd’hui en permanence pour justifier n’importe quelle infraction, “j’ai pété les plombs”….Cela veut dire je ne suis pas responsable d’avoir volé, violé, tué ! [...]

Le Midi Libre

Alan (Haute Garonne) : Des pilleurs de troncs « visitent » la chapelle

Les églises ne sont pas épargnées par les vols.

Dans la nuit du 17 au 18 décembre, un cambriolage a eu lieu dans la chapelle de Notre- Dame-de-Saint Bernard qui est nichée au milieu des bois d’Alan, à l’abri des regards. En pleine nuit, les malfaiteurs se sont introduits dans cette petite chapelle par la porte latérale de la sacristie pour y dérober un amplificateur de sonorisation et une somme d’argent qui était restée dans le tronc .Leur méfait ne s’arrête pas là, puisqu’en fouillant, les voleurs ont aussi mis la main sur une somme d’argent appartenant à l’abbé Alric [...]

Un curé ermite âgé de 89 ans.

Âgé de 89 ans, Pierre Alric, ancien curé d’Aurignac, vit depuis douze ans à deux pas de cette chapelle, en ermite, dans un mobil-home [...]

La Dépêche

Istres : La restauration de la chapelle dans l’impasse

Ils ont la foi chevillée au corps. Cette phrase sert à la fois d’introduction et de conclusion aux débats qui ont marqué l’assemblée générale de l’association Saint-Etienne Renaissance. Le président Denis Vargin, a évoqué calmement mais avec fermeté, « l’impasse » dans laquelle se trouve aujourd’hui son association en l’absence de convention avec le SAN, propriétaire du site. « Année décevante » faute d’autorisation de poursuivre les travaux de réhabilitation de la chapelle et, surtout, de réponse aux lettres successives adressées à l’organisme de tutelle.

La Provence

Dans le vignoble nantais, la chapelle de la discorde

D’un côté, un historien proche des milieux royalistes qui a lancé un chantier de restauration, de l’autre un maire largement soutenu par la population.

Une ruine. Où les gamins du coin s’inventaient des histoires à la « Club des cinq » entre les ronces. Aujourd’hui, une vingtaine d’années plus tard, cette chapelle a retrouvé fière allure. Reynald Sécher, « enfant du pays » et « historien reconnu dans le monde entier » (comme il se définit lui-même), choie « ce lieu de mémoire » situé dans le vignoble nantais à La Chapelle-Basse-Mer, à plusieurs centaines de mètres de la demeure où il est né.

Il l’achète en 1992. Et, très vite, met en place des chantiers de jeunes, chaque été en juillet. On s’y presse de la France entière. Et on bosse, on défriche, on cimente, on cloue. On prie aussi au milieu des truelles et brouettes, comme ça à la bonne franquette, en short, assis dans l’herbe. La vie est belle, « l’oeuvre » sort de terre.

Les Chapelains observent. Voient parmi les jeunes « des gars aux crânes rasés, en treillis et rangers ». Cette méfiance de la grande partie de la population locale, « les dégradations régulières sur la chapelle », « les vols de matériel ou de l’harmonium », Reynald Sécher en a soupé. En ce jeudi de soleil, il nous parle longuement dans ce cloître, lui aussi construit entièrement lors de ces chantiers. « J’aurais dû avoir la Légion d’honneur pour avoir fait ça », soupire-t-il pendant qu’une petite dizaine de jeunes, bermudas et tennis, s’activent à terminer un tunnel qui mène à une crypte.

« Ah ! On serait pétainistes ? !… »

« Et dire que je ne fais pas ça pour moi mais pour la population. Moi qui ai démontré qu’il y a bien eu un génocide vendéen durant la Révolution française (1), j’aurais voulu créer ici un mémorial des guerres de Vendée. Mais le maire ne veut pas nous accorder de permis. Alors on va arrêter la mort dans l’âme. Encore deux étés, et on s’en ira sauver autre chose. »

(1) Cette thèse est fermement rejetée par un certain nombre de spécialistes de cette période.

Ouest-France

(Merci à Yob)

Chapelle normande XIVe s. à vendre : 35.000 € (vidéo)

La commune n’a pas les moyens d’entretenir sa chapelle et aimerait bien s’en débarrasser. Mais personne n’en veut !

A vendre chapelle 14ème siècle, terrain arboré 1000 m2, travaux à prévoir. 35 000€ à débattre. Urgent.

Depuis un an, la petite commune d’Osmoy-Saint-Valéry, près de Dieppe essaye de se débarrasser de la chapelle de Maintru, un élément du patrimoine communal dont l’entretien est devenu un fardeau trop important pour son petit bugdet.

Un seul acquéreur s’est présenté en un an, mais la vente a tourné court. Certes, les temps sont durs dans l’immobilier, mais si la chapelle ne se vend pas, c’est surtout parce qu’elle cumule deux gros défauts : elle est en très mauvais état, et surtout, elle ne pourra jamais être transformée en habitation, car trop proche d’une exploitation agricole.

Impossible donc d’en faire un loft avec poutres et pierres apparentes .. La mairie, elle, ne manque pas d’idées : un atelier d’artiste, un lieu de rendez-vous associatif ou culturel. Reste à trouver un acheteur.
Il vaudrait mieux qu’il soit très bricoleur .. La bonne nouvelle, c’est que le prix est à débattre…

Voir le reportage de France 3 Normandie