Votez bien, ou ce sera la guerre et le chaos

Un succès des populistes et autres eurosceptiques aux élections européennes de mai menacerait la prospérité de l’Union et pourrait même la mener vers le « chaos et la guerre », ont mis en garde mercredi les leaders des principaux groupes politiques du Parlement européen.

« Je suis convaincu que si l’Europe succombe aux sirènes populistes et eurosceptiques, ce serait un retour vers le chaos et la guerre », a martelé le Français Joseph Daul, chef de file des élus conservateurs.

« L’Europe est vulnérable aux attaques des nationalistes si elle s’en tient à une coopération entre Etats », a renchéri le chef de file des socialistes, l’Autrichien Hannes Swoboda. « Le nationalisme nous coûtera la paix sociale, la prospérité et la confiance internationale »

« Nous voulons laisser derrière nous le populisme et le nationalisme », a dit le président des élus libéraux, le Belge Guy Verhofstadt.

Pour l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, « le nationalisme, c’est l’égoïsme ».

Libre.be  via Daoudal

Bruno Roger-Petit : «Si Robert Ménard est élu, Béziers tombera dans le chaos»

Pour Bruno Roger-Petit, l’élection de Robert Ménard, «soutenu par le FN mais refusant l’étiquette» conduira Béziers au «chaos».

Ménard est sans doute bien plus potentiellement dangereux que le FN lui-même.

De ce point de vue, les mots de Ménard, rapportés par « Valeurs actuelles », au sujet de sa propension à virer de plus en plus à droite prennent une saveur particulière : « Vous croyez que les gens pensent que je suis un fasciste avec une chemise brune, non mais, vous m’avez vu ? » Ben oui Robert, on t’a vu. Et bien vu même. La chemise brune, elle est dans ta tête.

Robert Ménard a beau avoir intitulé sa liste «Choisir Béziers», histoire de brouiller les pistes, c’est bien «Choisir FN» que voteront les électeurs. […]

Le «Midi Libre» avait déjà dénoncé la présence dans l’équipe de Robert Ménard de deux deux membres du Bloc identitaire, Arnaud Naudin et Christophe Pacotte, ce que la tête de liste de « Choisir Béziers avait confirmé : «Ils nous aident dans la campagne. Ils sont les bienvenus».

Or le Bloc identitaire, pour qui connait la galaxie de l’extrême droite française, c’est un groupuscule qui entend mener la lutte contre «l’islamisation et l’américanisation de notre culture», entre autres combats délirants au temps de l’incontournable et nécessaire mondialisation. […]

L’histoire est déjà écrite : élu sur un mensonge politique, soutenu par des forces sombres, lui-même en proie à une dérive politique personnelle, entre narcissisme et provocation, le poussant de plus en plus à l’extrême droite, Ménard a toutes les chances de précipiter une ville de 71.000 habitants dans le chaos, la division et la haine. […]

Nouvel Obs

Conseil de l’Europe : «Sans immigrés, ce serait le chaos»

Torbjørn Jagland, secrétaire général du Conseil de l’Europe et président du comité du prix Nobel de la paix , répond aux questions de Metro sur la radicalisation de l’Europe.

Les opinions découlent d’une même réalité : la croyance que le pays est agressé. Du coup, un nombre croissant de personnes se définissent contre ces influences extérieures. Elles ont peur que leur culture disparaisse au profit d’une autre.

Les politiciens tentent de contrer la radicalisation. Peuvent-ils y arriver ?

Ce qui m’inquiète, c’est que des politiciens de partis majeurs utilisent la situation pour obtenir des voix. Aujourd’hui, les courants traditionnels surfent sur l’extrémisme. Ce que nous considérions comme extrême il y a dix ans est désormais courant. On exagère les problèmes liés à certains points, comme l’intégration. Or il y a une évidence : nous dépendons entièrement de l’immigration. Si tous les immigrés partaient demain, ce serait le chaos. Beaucoup ont des postes que des Européens refusent d’occuper.

Pourquoi la société devrait-elle se protéger contre l’extrémisme ?

Quand on fait d’un groupe le bouc émissaire de tous les problèmes de la société, on le tue. C’est ce qui s’est passé dans mon pays (la Norvège) : Breivik n’aurait pas pu tuer 77 personnes s’il ne les avait pas déshumanisées. Déshumaniser une ethnie est grave, car on arrive forcément à un point de non-retour.

Faut-il éduquer les mentalités à lutter contre la ségrégation ?

Oui. Sinon tout cela sera irréversible et des heures sombres nous attendront. C’est ce qui s’est passé en Allemagne. […]

Métro

Jean-François Kahn : «Pourquoi ne parle-t-on plus de la Libye ?»

Jean-François Kahn, écrivain, revient sur la situation chaotique qui règne en Lubie après la chute du régime de Kadhafi et sur le silence des médias.

Un chaos indescriptible, au point que les médias n’osent même plus le décrire.

Que se passe-t-il en Libye ? Absolument rien, si on se contente de regarder la télévision et d’écouter la radio.

Rien… Certes la Cyrénaïque, dont la capitale est Benghazi, a quasiment fait sécession ; de mini-guerres tribales, en particulier dans le Sud, ont fait plus de victimes encore que les affrontements entre milices rivales ; le pouvoir central est déliquescent ; les règlements de compte camouflés en répression de supposés kadhafistes se multiplient ; on ne torture pas moins aujourd’hui qu’hier ; les salafistes les plus enragés occupent le terrain que l’Etat leur abandonne… et tout se passe comme si on ne voulait surtout pas que les ex-dirigeants déchus – ou reconvertis – répondent de leurs crimes au risque de se laisser aller à certaines révélations.

Apparemment, cela n’intéresse plus personne. […]

Or, sur cet invraisemblable désastre, on préfère apparemment poser un voile pudique. Pourquoi ? Pour ne pas faire de la peine à BHL ? Parce que l’aventure libyenne, dont les Syriens payent aujourd’hui les conséquences, comme le paieront demain les Egyptiens, les Tunisiens et les Algériens, n’a pu se déployer qu’à l’abri d’un conformisme politico-médiatique justificateur ? Parce que le Qatar paye ?

Nos télévisions, elles, ont déjà tiré un trait : la Libye n’existe plus.

Libération

Grèce : Le Premier ministre met en garde contre le «chaos» (Vidéo)

Les nouvelles mesures d’austérités demandées jeudi aux Grecs par l’Union européenne et le Fonds Monétaire International (FMI) suscitent un rejet chez les citoyens mais aussi dans la classe politique. Alors que le centre d’Athènes est paralysé par une grève générale de 48 heures, l’unité de la coalition au pouvoir s’est fragilisée ce vendredi.

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Le parti d’extrême droite Laos a retiré son soutien au plan d’économies drastiques. Les quatre ministres de ce parti ont démissionné. La ministre socialiste des Affaires européennes leur a emboîté le pas. En début de soirée, le Premier ministre Lucas Papademos a mis en garde contre le risque de «chaos incontrôlé» sans accord sur la dette du pays qui place la Grèce dans un «moment de responsabilité historique». Dimanche, en effet, les parlementaires doivent voter ces mesures et notamment une baisse de 22% du salaire minimum. [...]

La véritable épreuve sociale doit se jouer dimanche, quand les contestataires de tous bords sont appelés à affluer devant le parlement avant le vote nocturne du plan d’austérité.

Le Parisien

Chaos et méthode Coué au NPA : c’est la lutte finale ?

Depuis sa création en février 2009, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) a perdu plus de 4000 adhérents sur 9500 à ses débuts. On est loin du «parti des 10 000» annoncé en grande pompe. Polémique sur une candidate voilée, concurrence de Jean-Luc Mélenchon, le NPA fond comme neige au soleil. La greffe n’a pas pris entre les durs de la LCR et les nouveaux militants.

Aux régionales, la candidate voilée Ilham Moussaïd fait fuir pas mal de militants. Au congrès, le NPA semblait vouloir accorder aux femmes voilées le droit de militer mais pas celui de se présenter. La résolution de cette question ultrasensible a été repoussée.

Qui se souvient qu’à sa création le NPA faisait trembler le PS, enthousiasmait les foules et projetait de révolutionner la gauche ? Qu’en février 2009, Olivier Besancenot était au top de la hype politique ? Simple, incorruptible, sympa, radical. Le non à l’Europe en 2005 et les manifs contre le CPE en 2007 l’avaient propulsé aux avant-postes de la contestation. Avec un PS en plein marasme après le congrès de Reims de novembre 2008 (Aubry et Royal s’accusent de tricherie), il est alors considéré comme le meilleur opposant à Sarkozy.

Alters en errance, déçus du PS, activistes, syndicalistes, sans-voix, sans-étiquettes, nouveaux militants, le NPA veut faire sortir l’extrême gauche de l’ornière des 10%. Mais d’autres sont à la manoeuvre. Jean-Luc Mélenchon, ancien du PS, crée au même moment le Parti de gauche. Il prend le NPA de vitesse en appelant à un Front de gauche pour les élections européennes. Le PC s’y engouffre. Besancenot refuse.

«Aux européennes, je m’attendais à 15%, raconte Leila Chaibi. On fait le score de la LCR, mais le deal c’était pas la LCR bis, c’était le NPA !» […]

Suite sur Les Inrocks

Libye : Situation chaotique à Tripoli, bombardement par l’aviation, démissions, défections de généraux …

Alors que les manifestations se sont étendues à plusieurs villes, les forces de sécurité du gouvernement libyen ont annoncé une opération contre «les repaires de saboteurs et de terroristes» qui aurait déjà fait de nombreuses victimes. A Tripoli, des avions auraient tiré sur la foule. Selon le gouvernement britannique, le colonel Kadhafi pourrait déjà être en route vers le Venezuela (information démentie par les autorités vénézuéliennes)

Selon Al-Jazira, l’ambassadeur de Libye au Royaume-Uni a démissionné pour rejoindre les manifestants. Selon la chaîne Al-Manar, trois généraux ont rejoint la contestation. Plus tôt, des sources affirmaient que le chef d’état-major de l’armée était en résidence surveillée après avoir dit son soutien aux insurgés. […]

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La presse étrangère s’inquiète d’un possible «chaos» en France

Les médias étrangers brossent peu ou prou le même tableau : celui d’un pays paralysé par un bras de fer qui va en durcissant, avec d’un côté un président qui martèle qu’il ne cédera pas, et de l’autre un mouvement qui se radicalise.

De nombreux médias étrangers font leur Une, mardi 19 octobre, sur la mobilisation en France contre la réforme des retraites. Cette situation pourrait-elle mener au chaos ? Certains médias s’en inquiètent, mais d’aucun ne s’aventure pour autant à prédire l’issue de ce conflit.

Pour le New York Times, par exemple, ce qui se joue en ce moment en France pourrait effectivement avoir des répercussions à bien plus long terme, mais d’une autre teneur que celles que souligne ABC. Le quotidien américain en ligne, qui titre «En France, les grèves des salariés s’acheminent vers une épreuve de forceSarkozy se retrouve face à la possibilité que la victoire ne lui offre pas pour autant un gain politique». Car, souligne-t-il, avec 71% de Français qui soutiennent la mobilisation, le président français prend le risque de finir son mandat noyé dans l’impopularité…

Suite sur le Nouvel Obs (Merci à fightandsoap)

« Modernisation » de l’État : rupture ou révolution culturelle à la chinoise ?

La réforme de l’État constitue l’un des axes de la présidence de Nicolas Sarkozy. Elle est activement conduite par l’Élysée sous le nom de code RGPP : Révision générale des politiques publiques. La méthode est simple : on change tout, on lance tous les chantiers en même temps. C’est la rupture, pilotée par les grands corps de l’État, qui se placent par la même occasion hors de portée du séisme qu’ils provoquent chez les autres.

Le bouleversement est en effet considérable : fusion progressive des grands corps techniques et des services déconcentrés de l’État, fusion des services d’assiette et de recouvrement de l’impôt, modifications statutaires tous azimuts, externalisations, réforme des concours administratifs « pour plus de diversité, » suppressions d’emplois, recrutements de contractuels à tous les niveaux etc.…

Certaines réformes, prises isolément, sont parfois bienvenues. Mais leurs bénéfices sont dilapidés par la dynamique d’ensemble de « la réforme de l’État » : car le parti pris de tout changer en même temps, crée le chaos. La RGPP ne débouche pas sur l’efficience mais sur une gabegie contagieuse.

Le tout, conduit à un rythme d’enfer : les audits, les réformes, les réorganisations se succèdent. De quoi faire apparaître la révolution culturelle chinoise comme une paisible transformation.

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La mondialisation des cendres

Dans l’histoire de l’aviation civile, jamais autant d’avions n’ont été cloués au sol pour cause d’activité volcanique. Mais dans l’histoire de l’humanité, ce n’est pas la première fois qu’un volcan crée le chaos en crachant dans le ciel des tonnes de cendres.

Les cratères de Laki (en islandais Lakagígar) sont situés dans le sud de l’Islande. Sur une distance de 25 km, on trouve 130 cratères qui émirent 14 milliards de m3 de lave basaltique, d’acide fluorhydrique et de dioxyde de soufre, entre 1783 et 1784, causant l’éruption volcanique la plus importante des temps historiques, avec des conséquences catastrophiques pour l’Islande et de très importantes perturbations météorologiques en Europe.

L’épanchement de gaz, dont les 8 millions de tonnes de fluor et 120 millions de tonnes de dioxyde de soufre donna naissance à travers l’Europe à ce qui est connu sous le nom de « brouillard de Laki. » Cet évènement est classé de niveau 4 sur l’échelle d’explosivité volcanique mais les 8 mois d’émission de gaz sulfurique provoquèrent une des plus importantes perturbations climatiques et sociales du dernier millénaire.

L’éruption aussi connue sous le nom de Skaftáreldar (« feux de la rivière Skaftá ») ou Síðueldur, produisit environ 15 km³ de lave basaltique et un volume total d’ejecta de 0,91 km3. On estime que des fontaines de lave ont atteint des hauteurs de 800 à 1 400 mètres. Au Royaume-Uni, l’été de 1783 est connu comme l’« été de sable » à cause des pluies de cendres. Les gaz furent emportés par la convection de la colonne d’éruption à des altitudes de 15 km. Les aérosols créés provoquèrent alors un refroidissement dans tout l’hémisphère Nord.

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