Somme: la CFDT exclut l’un de ses adhérents inscrit sur une liste FN

La CFDT Métallurgie Somme Amiens a exclu mardi l’un de ses adhérents, présent sur la liste Front national (FN) pour les élections municipales à Péronne (Somme), a-t-on appris mercredi auprès du syndicat, confirmant une information du Courrier picard.

Christophe Deladrière, inscrit en 25e position sur la liste FN conduite par Mathieu Huguet à Péronne, était «adhérent à la CFDT depuis plus de dix ans» et «représentant du personnel dans son entreprise» dans la Somme, a expliqué Sébastien Clin, secrétaire de la CFDT Métallurgie Somme Amiens.

«Les membres du bureau du syndicat se sont prononcés hier (mardi) pour l’exclusion pour pratiques contraires à la conception du syndicalisme, sur l’aspect solidarité, sur l’aspect émancipation», a indiqué M. Clin.

«J’ai appelé l’adhérent pour le prévenir qu’il avait été exclu. Dans la discussion, il m’a précisé qu’il n’était pas encarté au FN, mais qu’il soit encarté ou non, à partir du moment où il est sur une liste FN aux élections municipales on était en décalage avec notre vision de la société et la sienne», a-t-il ajouté.

Libération

Municipales : Les syndicats traquent leurs militants passés au FN

Plus que deux jours avant la clôture les listes pour le premier tour des élections municipales. A l’approche de cette date butoir, les syndicats examinent à la loupe la composition des listes, notamment celles déposées par le Front national. En 2011, déjà, à l’occasion des élections cantonales, plusieurs militants syndicaux avaient franchi le Rubicon, ce qui leur avait valu dans la foulée une exclusion. Cette année, les syndicats veillent donc au grain, comme le révèle une enquête d’Europe 1.

La CFDT a déjà identifié deux militants dans ses rangs passés au FN. L’un à Saumur (délégué syndical), l’autre en Ardèche (élu d’un Comité d’entreprise). Tous deux ont annoncé leur candidature sur une liste FN. Conséquence directe : ils font du coup l’objet d’une procédure d’exclusion.

«Ce n’est pas une chasse aux sorcières. C’est simplement la conséquence d’une incompatibilité», se défend Jean-Louis Malys, membre de la direction de la CFDT.

Ajoutant au micro d’Europe 1 : «Ce qu’on ne peut pas accepter, c’est l’affichage, que quelqu’un puisse dire : ‘je suis CFDT et je défends les idées du FN’. Soit on respecte les valeurs de la CFDT, son histoire, sa mission syndicale qui est de refuser les discriminations. Soit on approuve les idées du FN et alors il n’y a plus de compatibilité possible.» […]

Les autres centrales sont également très vigilantes. D’autant qu’avec la crise, le FN joue sur le registre de la misère sociale et du «tous-pourris». Et «forcément, ça rencontre un écho dans les rangs syndicaux», reconnaît Joseph Thouvenel de la CFTC, qui l’a reconnu sur Europe 1 mardi matin : «Quand un mouvement fait, 10,12 ou 15 % de l’électorat, il est logique que dans une organisation de 140.000 adhérents, on retrouve des gens proches. Cela peut être une chance pour expliquer à ces personnes que l’autre n’est pas un danger car tous les jours on milite ensemble.»

Tant qu’il s’agit d’individus qui n’affichent pas leur engagement politique, la tolérance prend le dessus, d’autant que les syndicats n’ont pas les moyens de leur fermer la porte. Le risque, c’est plutôt celui d’une infiltration organisée. Un risque semble-t-il assez faible aujourd’hui, mais les syndicats ont l’œil.

Europe 1 (Merci à martin)

Florange : Edouard Martin, candidat PS, ex CFDT, refoulé par le service d’ordre de Valls (Vidéo)

Edouard Martin n’était manifestement pas le bienvenu pour accueillir Manuel Valls. L’ancien leader syndicaliste de la CFDT, désormais tête de liste du PS dans le Grand Est aux élections européennes, a été refoulé du comité d’accueil du ministre de l’Intérieur, ce lundi 10 février au matin à Florange, en Moselle.

Edouard Martin n’a donc pas pu, comme prévu, approcher le locataire de la place Beauvau qui effectue une visiste dans la région. «Vous ne communiquez pas entre vous», lance-t-il à un policier qui lui bloque l’accès.

Nouvel Obs

Edouard Martin, leader CFDT à Florange, sera tête de liste PS aux européennes. Màj : les ouvriers en veulent à Martin

Addendum 21 décembre :

L’ancien syndicaliste, grande figure médiatique de la lutte contre la fermeture des hauts-fourneaux de Florange, a-t-il trahi ses camarades de combat ? 52 % des personnes interrogées dans un sondage le pensent en effet contre 43% qui approuvent sa reconversion.

Plus embêtant pour son image, la proportion des critiques grimpe à 58% chez les ouvriers. Si le recrutement politique de cette figure charismatique de Mittal-Florange était destiné à s’attirer leurs faveurs électorales, c’est donc plutôt raté !

(…) Le PArisien

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mise à jour du 19 décembre 2013 à 00H10

Edouard Martin est célèbre jusqu’aux Guignols de l’Info de Canal+ :


lien direct de la vidéo sur VK : http://vk.com/video231636035_167060807
source : Les Guignols de l’Info, Canal+

 

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mise à jour du 18 décembre 2013 à 19H25

Edouard Martin à propos de Jean-Marc Ayrault le 26 septembre 2013 :


lien direct de la vidéo sur VK : http://vk.com/video231636035_167058697
source : LCI

 

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mise à jour du 18 décembre 2013 à 11H40

Edouard Martin, mars 2013 :

« les élus ce sont des tapettes, ce sont des lopettes »


lien direct de la vidéo sur VK : http://vk.com/video231636035_167053196
source : Dimanche +, Canal +
(merci à mark88)

 

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mise à jour du 18 décembre 2013 à 1H30

Souvenir du 6 décembre 2012, Edouard Martin de la CFDT s’adresse directement à François Hollande :

lien direct de la vidéo sur VK : http://vk.com/video231636035_167051227
source : ITélé
(merci à alinnedeloin)

 

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mise à jour du 17 décembre 2013 à 23H15

réaction de Florian Philippot sur BFMTV :


lien direct de la vidéo sur VK : http://vk.com/video231636035_167050824
source : BFMTV

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Un peu plus d’un an après que le syndicaliste a dénoncé la « trahison » de François Hollande à propos de l’extinction définitives de deux hauts fourneaux du site ArcelorMittal de Florange, ce ralliement est une très belle prise pour le chef de l’Etat. Pour la CFDT locale, cela risque d’être plus compliqué. Longtemps d’ailleurs, Edouard Martin a redouté d’être pris pour un vendu.

Lorsque le patron du PS de Moselle Jean-Marc Todeschini l’a entrepris pour la première fois au printemps dernier, il l’a rabroué. Et il n’a, semble-t-il, donné son accord qu’après la visite de François Hollande à Florange le 26 septembre dernier. Le chef de l’Etat y avait alors annoncé la création d’un centre de recherche public sur la sidérurgie.
Edouard Martin a donné son accord au premier secrétaire du PS Harlem Désir lors d’un dîner le 13 novembre dernier. Voilà pourquoi trois jours plus tard la tête de liste dans le Grand-est lui a été réservée . Avant de se déclarer publiquement, le syndicaliste voulait prendre le temps de sonder ses compagnons de lutte : « Fonce ! pour une fois qu’un salarié peut être élu », lui a dit l’un d’eux. « Il va sans doute se prendre des coups mais il a du répondant », explique un autre de ses interlocuteurs.

Les Echos

Relire :

François Chérèque nommé inspecteur général de l’IGAS

Edouard Martin (PS, ex leader CFDT), Fabien Engelmann du FN, Arcelor Mittal (vidéo)

Reportage sur Fabien Engelmann du Front National, avec la CFDT et son leader Edouard Martin CFDT (et nouvelle tête de liste PS à l’élection européenne) dans le contexte d’Arcelor Mittal.


lien direct de la vidéo sur VK : http://vk.com/video231636035_167058047
source : ils ont voté Front National – M6 – juin 2013

 

en complément rediffusion :
La place du vote « extrême droite » dans le vote ouvrier vu par la CGT 3/12/2013

source : congrès de l’UL CGT, débat du 03/12/2013 avec Sophie Béroud, maître de conférence en science politique

Fabien Engelmann : « Edouard Martin fait son business sur le dos des ouvriers ! »

A l’occasion de la sortie de son livre, Ne lâchons rien, et pour se faire une idée sur les véritables ambitions d’Edouard Martin, le nouveau syndicaliste chouchou des médias, « Minute » a interrogé Fabien Engelmann. Mosellan pur jus, ancien syndicaliste à la CGT et membre du Front national depuis 2010, il connaît bien ce lascar…

Minute: Edouard Martin déclare que le gouvernement socialiste, avec Jean-Marc Ayrault à sa tête, a trahi les ouvriers de Florange. Est-il vraiment crédible?

Fabien Engelmann: Au second tour de la présidentielle, Edouard Martin et ses amis avaient organisé une soirée, et quand François Hollande a été élu, ils ont hurlé de joie. Et aujourd’hui, il se dit déçu du socialisme et crie à la trahison! Il faut qu’il arrête son cinéma. Comment peut-il s’estimer trahi alors qu’il partage les idées du gouvernement? En décembre dernier, à l’occasion d’une enquête de M6 sur Florange, qui doit être diffusée le mois prochain, j’ai été amené à débattre avec lui. Il s’est alors montré sous son vrai jour: un défenseur de la mondialisation et un partisan de l’immigration. Il est même favorable à l’ouverture de salles de prière musulmanes dans les entreprises. Alors après, il ne faut pas venir se plaindre. On récolte ce que l’on sème.

Dans la presse, Edouard Martin apparaît pourtant comme un syndicaliste déterminé, un chevalier blanc qui n’a qu’un but, sauver son usine?

C’est l’image que véhiculent les médias. Sur le terrain, c’est autre chose. Edouard Martin a autour de lui un petit noyau d’agitateurs, mais la majorité des ouvriers a pris ses distances. Ils le soupçonnent de vouloir avant tout rouler pour lui. Quand il organise des rassemblements, ce sont des syndicalistes d’autres entreprises qui viennent faire la claque. Ça illustre la crise du syndicalisme, sa perte de crédibilité. Martin est un syndicaliste permanent, c’est-à-dire qu’il ne travaille plus, qu’il fait de la politique. Il est déconnecté de la base, il a perdu le contact avec les ouvriers. Et pour s’imposer, il fait régner une certaine terreur. Car l’homme est violent. Lors du débat que j’ai eu avec lui, quand je l’ai placé face à ses contradictions, il a voulu me sauter à la gorge! (…)

Alors, pour vous, à quel jeu joue-t-il?

Aujourd’hui, il est invité à la radio, à la télé, il sort un bouquin, il annonce qu’il veut se lancer en politique. Bref, il soigne son image, s’imagine une carrière. Il exploite la misère à son profit. Pour moi, Edouard Martin fait son petit business sur le dos des ouvriers.

Front National Moselle

Edouard Martin (CFDT) – On n’est pas couché – France 2 – 06 avril 2013

La CFDT s’en prend à la CGT après une manifestation (vidéo)

La CFDT a dénoncé, jeudi 14 mars, comme une « attaque contre la liberté syndicale et la liberté d’opinion » l’acte de militants de la CGT qui ont brûlé un de ses drapeaux lors d’une manifestation hostile à l’accord sur la réforme du marché du travail. La scène, qui s’est déroulée le 5 mars à Lille, a été filmée et diffusée depuis sur Youtube.

Le Monde

Angers : une soirée pour recruter des jeunes des quartiers

La CGPME et la CFDT organisent mercredi une journée de recrutement pour les jeunes « issus de la diversité ». L’an dernier, soixante-dix jeunes avaient pu rencontrer quinze employeurs dans des branches diverses : banque, commerce, centre d’appels, bâtiment, métiers de bouche, etc.

Pour dix d’entre eux, l’entretien a débouché sur un emploi, en CDD voire en CDI. [...]

Courrier de l’Ouest

Merci à 10 Francs

Laurent Berger (CFDT) met Le Pen et Mélenchon dans le même sac

Successeur de François Chérèque (devenu inspecteur général des Affaires sociale et président de Terra Nova), Laurent Berger a peu goûté les critiques de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sur l’accord patronat-syndicats de la semaine dernière :

«Ils sont les seuls à avoir utilisé le mot guerre pour parler de l’accord social. Il y a une guerre civile en France? La guerre, c’est au Mali. Il faut faire attention à ce qu’on dit.»

Le JDD

François Chérèque devient le «Monsieur pauvreté» du gouvernement

Selon une information exclusive de La Croix, Jean-Marc Ayrault doit annoncer lundi 21 janvier, à l’occasion d’un Comité interministériel de lutte contre l’exclusion (Cile), qu’il confie à l’ancien secrétaire général de la CFDT la mission de suivre l’application du plan pauvreté du gouvernement, le plan pluriannuel contre l’exclusion qui, d’ici à 2017, devrait coûter pas moins de 2,5 milliards d’euros par an.

François Chérèque avait fait de l’indépendance vis-à-vis du pouvoir une marque forte de son mandat à la CFDT.

Une mission qu’il assumera dans le cadre de ses toutes nouvelles fonctions d’inspecteur général des affaires sociales (Igas). Un pas de plus dans la sphère politique pour celui qui, le 12 janvier, est devenu président du laboratoire d’idées Terra Nova, considéré comme proche du PS.

Durant la course à l’Élysée, le syndicaliste, fils de Jacques Chérèque, ex-numéro deux de la CFDT et ministre de Michel Rocard, avait même positionné son organisation comme «ni neutre ni partisane», à la différence de la CGT qui avait appelé à voter contre Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, il s’apprête à occuper un poste clé pour la gauche – même s’il n’entre pas au gouvernement. […]

Ces derniers jours, les transferts se sont multipliés, avec la nomination de Laurence Laigo, ex-lieutenant de François Chérèque à la CFDT, comme conseillère de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, et de Nicole Notat, ex-patronne de la CFDT, comme chef de file du groupe de travail d’un groupe de travail pour les assises de l’entrepreneuriat, organisées par la ministre Fleur Pellerin.

La Croix

François Chérèque, nouveau président de Terra Nova

L’ancien dirigeant de la CFDT, François Chérèque, est le nouveau président de Terra Nova, centre de réflexion proche du PS, et Juliette Méadel, élue locale socialiste, sa nouvelle directrice générale, a annoncé l’organisation lundi dans un communiqué.

«Terra Nova est un think tank progressiste indépendant ayant pour but de produire et diffuser des solutions politiques innovantes, en France et en Europe.» Terra Nova

«François Chérèque, ancien dirigeant syndical, est reconnu pour son indépendance d’esprit vis-à-vis des partis politiques et clairement réformiste de gauche», écrit le think tank. «Cela doit confirmer Terra Nova dans un engagement non partisan, dont la vocation est de réaliser des analyses, d’interpeller le gouvernement et les partis politiques et de proposer les changements et réformes utiles pour une société plus efficace et plus juste», ajoute-t-il.

François Chérèque a quitté à la fin novembre ses fonctions à la tête de la CFDT, passant le témoin à Laurent Berger et a été nommé début janvier inspecteur général des affaires sociales (Igas).

«Juliette Méadel est ancienne avocate, docteur en droit, élue locale (dans le XIV arrondissement, ndlr) et haut fonctionnaire. Spécialiste des marchés financiers, elle s’est également investie dans les thématiques liées à l’innovation sociale, à l’égalité des genres et aux politiques de l’enfance. Sa désignation montre la volonté de renouvellement de Terra Nova», estime l’organisation. Juliette Méadel était, au congrès du PS de Toulouse (fin octobre 2012) l’auteur de l’une des cinq motions déposées («Question de Principes»). Dans les instances du PS, elle est secrétaire nationale à l’Industrie.

Libération (Merci à Joyeux luron)

Quand le Front national fait les yeux doux aux syndicalistes (màj)

Addendum 28/12/12

Au micro de Jean-François Achilli, Bernard Thibault assure que la CGT combattra les thèses du FN au sein des syndicats.

« Le FN vise et avant tout à chercher à opposer les salariés entre eux, en fonction de leurs origines, en fonction de leur confession, et non pas de s’attaquer au système, ce pour quoi les salariés sont précarisés. » – Bernard Thibault

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Adossé à un fort électorat ouvrier, le parti de Marine Le Pen veut désormais recruter au sein même des organisations syndicales. En ligne de mire : les municipales de 2014.

Le Front national s’intéresse de très près aux syndicats. Dernière illustration en date : les futurs candidats FN pour les municipales de 2014 auront à remplir une fiche biographique sur laquelle ils devront préciser leur appartenance à une organisation syndicale. Une simple case à cocher… qui en dit long sur l’intérêt grandissant du parti de Marine Le Pen à l’égard des défenseurs des salariés. « De plus en plus de syndiqués, même des élus et des mandatés, prennent leur carte chez nous. Nous n’avions pas ces profils il y a deux ou trois ans », affirme Steeve Briois.

Certes, le Front n’en est pas à sa première tentative . Déjà dans les années 1990, des syndicats FN (police, pénitentiaire, RATP…) avaient vu le jour, avant d’être interdits par la justice. Aujourd’hui, la stratégie a changé : le Front n’infiltre plus en plaçant des sympathisants du parti au sein des syndicats mais il recrute directement des syndiqués encartés et acquis aux principes frontistes. « Ils prennent contact avec les syndicalistes, essaient de les rencontrer. Et leurs thèses trouvent un écho, décrypte Sylvain Crépon, un sociologue spécialiste du Front. Cela permet au FN de se légitimer auprès du monde du travail, tout en déstabilisant les syndicats. »

En 2011, déjà, l’émergence de candidats frontistes syndiqués lors des élections cantonales avait donné des sueurs froides aux syndicats. (…)

Et en privé, certains syndicalistes sont alarmistes. « Dans le Nord ou l’Est, certains gars sont devenus ouvertement pro-Front national, du jamais-vu ! » s’alarme ainsi ce haut cadre de la CGT.

(…) Le Parisien