87% des Français ne font pas confiance aux politiciens (vidéo). Les résultats «oubliés» du rapport (MàJ)

Addendum 23.01.2014 : Les pages non publiées du rapport

Sur les sites du Cevipof et d’OpinionWay ne figurent que 41 de ses 84 pages du rapport commandé par le Conseil économique, social et environnemental. Un rapport qui mettait en évidence une fracture de plus en plus grande entre le peuple et les élites. Ces résultats «oubliés», que Valeurs actuelles s’est procurés, sont éloquents.

On y apprend, par exemple, que 50 % des Français souhaitent que la France ait «à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections», que 75 % des Français interrogés n’ont «pas confiance en l’État pour résoudre les problèmes du pays», que 69 % jugent que «la démocratie ne fonctionne pas bien» (en hausse de 15 points en un an), et que 75 % d’entre eux se disent «fiers d’être français» ! [...]

Valeurs actuelles (Merci à Charly)



source : ONVPSM - iTélé – 13 01 2014

source : sondage complet sur CEVIPOF

Français et politique : la confiance se dégrade nettement, selon le Cevipof

SONDAGE – Les résultats de la cinquième vague du Baromètre de la confiance politique du Cevipof, dévoilés lundi, apparaissent comme des alertes à quelques mois des élections municipales et européennes de mars et mai 2014.

Une nouvelle fois, l’écart entre les Français et la classe politique se creuse et ne cesse de croître. «Nous atteignons des niveaux vertigineux que nous n’avons jamais connus», constate Pascal Perrineau en avouant sa surprise. Le directeur du centre de recherche politique de Sciences Po associé au CNRS cite un exemple éloquent:

«87 % des Français considèrent que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout des gens comme eux. C’est hallucinant! Cela représente 6 points de plus par rapport à 2009. Nous approchons les 90 %, nous n’avions jamais connu une telle dégradation.»

Pascal Perrineau souligne qu’un tel niveau de défiance constitue un «record», même s’il était «déjà très haut» dans le dernier baromètre. «Et cette défiance politique commence à diffuser sur d’autres registres, comme celui de l’économie, poursuit-il. 60 % des Français considèrent que leur situation financière va se dégrader dans les prochains mois, 65 % pensent que la situation du pays va se dégrader et 69 % considèrent que les entreprises françaises ne sont pas compétitives.»…

À la lecture de données précédentes, celles-ci semblaient pourtant protégées. «En 2009, se souvient le politologue, on avait expliqué la crise politique en invoquant la crise économique et la personnalité de Nicolas Sarkozy, mais les chiffres sont encore pires aujourd’hui, cinq ans après.»…

Le Figaro

Janine Mossuz-Lavau du CNRS : « Il y a bien un ‘effet Marine’ au FN »

INTERVIEW – Janine Mossuz-Lavau, directrice de recherches au Cevipof-CNRS, analyse la place des femmes dans la vie politique française.

Les femmes font-elles de la politique différemment des hommes?
Non. Les premières femmes politiques disaient qu’elles faisaient de la politique autrement, qu’elles étaient plus douces, plus sensibles, plus à l’écoute. Cette vision est sérieusement remise en cause. Et d’ailleurs, il n’y a pas de raison que les hommes aient le gène de la politique. Il y a une petite distinction, qui n’est pas due à leur sexe mais à leur genre. Du fait de leur situation sociale, les femmes sont plus proches du quotidien. Elles sont dans le « privé-politique », quand les hommes sont plus dans le « tout-public ».

Y aura-t-il bientôt une femme présidente de la République?
Ça arrivera certainement et plus tôt qu’on ne le pense. Même s’il y a un plafond de verre, même si des stéréotypes persistent, les femmes ne cessent d’avancer en politique. Et certains partis politiques ont compris l’avantage qu’ils ont à être dirigés par des femmes. Il y a bien un « effet Marine » au FN.

C’est la place de Marine Le Pen que vous retenez?
Même si l’idéologie n’a pas changé, Marine Le Pen a donné un coup de jeune au FN, il y a eu un « effet femme ». J’ai suivi sa campagne présidentielle. À mon avis, elle était la seule qui parvenait à parler aux milieux de la précarité en se faisant comprendre et les milieux précaires comptent une majorité de femmes.[...]

JDD

Sondage : 69% des français se méfient des politiques, M Le Pen gagne en crédibilité

Dans son enquête annuelle confiée à OpinionWay, le Centre d’études de la vie politique française (Cevipof) met en lumière l’immense défiance des Français à l’égard de leurs dirigeants. Un constat récurrent, mais qui a de quoi inquiéter avant la présidentielle.

Entre la classe politique et la « France d’en bas », le lien n’en finit pas de se déliter. Le dernier baromètre du Cevipof (centre de recherches politiques de Sciences po associé au CNRS) met en lumière cette « défiance » accrue, […] les dirigeants politiques se voient, eux, de plus en plus désavoués.[…]

Le cas Marine Le Pen

En revanche, les mésaventures judiciaires de Dominique Strauss-Kahn n’éclaboussent pas vraiment les politiques dans leur ensemble : pour 59 % des personnes sondées, cela ne change en rien « l’image » qu’ils en ont, cette affaire demeurant circonscrite à un cas personnel.

La désaffection vis-à-vis du monde politique semble ne pas atteindre la présidente du Front national. Marine Le Pen a gagné 4 points dans l’opinion auprès de ceux qui n’avaient, jusque-là, nulle confiance en elle.[…] Et louent aussi sa manière de dire « tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ». […]

Chemin inverse pour la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts, Eva Joly, qui subit le plus fort recul des postulants à l’Elysée : 63 % des Français ne lui font pas confiance (11 % de plus en moins d’un an).

François Hollande, lui, reste stable, mais doit encore convaincre un Français sur deux. « Prises de position trop policées », « trop mou », estiment les sceptiques, même s’il reste le mieux noté des candidats. […]

Les Échos

Sondage : 59% des Français pensent qu’il y a trop d’immigrés en France (M-à-J)

Addendum vidéo du 01/02/11

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Les Français sont moroses, et font de moins en moins confiance à leurs dirigeants pour résoudre leurs problèmes. Le phénomène n’est certes pas nouveau, mais il s’accentue dans des proportions inquiétantes. C’est ce que révèle le dernier baromètre sur la « confiance en politique », réalisé par OpinionWay pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et l’Institut Pierre-Mendès-France.

Une étude conduite du 7 au 22 décembre 2010 auprès de 1501 personnes âgées de plus de 18 ans, et dont Le Monde publie les résultats en exclusivité.

Cet appel au protectionnisme est à la fois économique et culturel. 59% des Français pensent ainsi qu’il y a trop d’immigrés en France, soit 10% de plus qu’en 2009. Le fait que ce sentiment soit devenu majoritaire chez les jeunes, les diplômés et les « sans religion », autrement dit au sein de l’électorat traditionnel de la gauche, est sans doute l’un des résultats les plus préoccupants de cette enquête, en particulier pour le Parti socialiste.

Le Monde

(Merci à Voyage et Ardwen)

A un an de la présidentielle, le fossé se creuse entre les Français et les politiques

Les Français se défient de plus en plus de leurs élus, selon le deuxième baromètre de la confiance politique du Centre de recherche politique de Sciences Po (Cevipof). Un résultat de mauvaise augure pour la participation aux cantonales de mars.

Pas moins de 83 % des personnes sondées (+2 points) considèrent que « les responsables politiques, en général, se préoccupent peu ou pas du tout » des gens comme eux. Et 57 % d’entre elles (+9 points) pensent que la « démocratie ne fonctionne pas bien » en France.

Plus inquiétant encore, les élus locaux, qui bénéficiaient jusqu’à présent d‘une bonne image par rapport aux élus nationaux, voient leur cote chuter d’une dizaine de points en un an. Le tout dans un contexte général très sombre : interrogés sur leur état d’esprit actuel, les Français classent en tête les mots « lassitude », « méfiance » et « morosité ».

Les Échos

(Merci à Olivier)

Vers la fin du clivage gauche-droite

C’est un sondage passionnant que le Cevipof a fait réaliser par la Sofres. Il mesure l’opinion des Français à l’égard des institutions politiques et économiques. Il recèle de nombreuses pépites qui montrent que les ingrédients pour un big bang politique semblent se rassembler.

Un rejet très fort des élites

En effet, si 69% des Français font confiance à leur conseil municipal et 65% à leur conseil général ou régional, 55% ne font pas confiance à l’Union Européenne, 64% à l’Assemblée Nationale, 65% à la présidence de la République et 68% à l’égard du gouvernement.

En clair, deux tiers des Français ne font plus confiance aux hommes politiques nationaux. Il faut dire que 78% de la population pense que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce qu’ils pensent. La défiance à l’égard des institutions se retrouve partout. Les Français ne font plus confiance aux banques, ni aux grandes entreprises, qui ne pensent qu’à leur profit.

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