Facebook veut lever l’anonymat sur les propos «haineux et offensants»

Désormais, pour publier des propos «haineux et offensants» sur Facebook, il faudra l’assumer en acceptant la levée de son anonymat. C’est la promesse faite ce mercredi par le réseau social. «Les pages sur Facebook peuvent être anonymes et c’est vraiment important. Des gens commencent des révolutions ainsi», a déclaré sans ambage mercredi la directrice d’exploitation du groupe, Sheryl Sandberg, lors d’une conférence en Californie.

Mais, a-t-elle tout de suite ajouté, concernant «l’humour très cru visant les femmes ou tout autre groupe, nous ne laisserons plus de telles pages être anonymes».

(…) Le Parisien

Google veut faire la police dans vos mails

La firme a déposé un brevet pour contrôler la légalité des mails et si besoin, avant même leur envoi, en alerter un tiers.

(…) Le « Policy Violation Checker » (vérificateur de violation de règles) imaginé par Google serait capable de reconnaître une série de « phrases problématiques », qu’il rassemblerait dans une base de données. Avant de jouer les vengeurs, Google pourrait aussi voler au secours du contrevenant et lui proposer des reformulations plus acceptables. Vous pouvez remercier Big brother.

Le Point

Censure : Manuel Carcassonne retire un roman de la rentrée littéraire de Stock (MàJ N°2)

Nommé, par Hachette Livre, directeur général de Stock la semaine dernière, Manuel Carcassonne, qui ne prendra officiellement ses nouvelles fonctions qu’au 1er juillet, imprime déjà sa marque. Il a pris la décision de retirer de la rentrée littéraire de Stock, le roman Toute la noirceur du Monde, de Pierre Mérot. (…)

Addendum 02 05 2013 : «Toute la noirceur du monde» sera finalement publié chez Flammarion.

Teresa Cremisi, PDG de Flammarion, a pris la décision de publier cette fiction qui traite de la dérive d’un professeur à la sensibilité de gauche et qui finit par basculer à l’extrême droite, par désespoir. Le roman sera publié en octobre, sous la même couverture que les derniers livres de Michel Houellebecq, Christine Angot ou Olivier Adam.

La décision a été prise collégialement chez Flammarion, où les éditeurs Gilles Haéri et Alix Penent étaient d’accord avec Mme Cremisi pour estimer que «la valeur littéraire» du texte de Pierre Mérot était indiscutable et qu’il était dommage pour l’auteur, comme pour les lecteurs, que ce livre se trouve sans éditeur, juste avant une rentrée littéraire.

Le Monde

Addendum : Article de Jean Birnbaum : Y at-il une affaire Mérot ?

Dans ce contexte de surproduction chronique, trop d’ouvrages sont publiés pour des raisons purement comptables, mondaines ou opportunistes, sans que personne n’ait réellement le désir de lesescorter ni de les faire rayonner. En ce sens, les vrais amis du livre (lecteurs, libraires, critiques…) devraient applaudir des deux mains quand un éditeur proclame haut et fort sa répugnance à publier un texte qu’il n’aura ni le cœur ni l’envie de «défendre»

Pierre Mérot compose le monologue intérieur d’un écrivain raté, soudain convaincu que le destin le requiert violemment, loin, très loin de son «lit pauvre et bafoué de petit fonctionnaire». Jean Valmore, en arrêt maladie après avoir enseigné dans une section technologique, abhorre la misère intellectuelle de ses semblables en général et de ses élèves en particulier, dont il tient à jour les statistiques ethniques (« Maghreb », « Afrique noire », « France éternelle »…) […]

Le Monde (Merci à quidam)

« Il s’agit d’un livre iconoclaste, dérangeant dont le personnage central de fiction, Jean Valmore bascule dans l’extrémisme de droite, par désespoir », précise Véronique de Bure

(…)

Le Monde

Le délai de prescription d’un an pour les délits de presse à raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion est constitutionnel

Sur renvoi de la Cour de cassation, le 22 janvier 2013, le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) relatives à l’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004, qu’il a jugé conforme à la Constitution.

L’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse instaure, pour certains délits prévus par cette loi, un délai de prescription d’un an, par dérogation au délai de droit commun de trois mois prévu par l’article 65 de cette même loi.

 

Les requérants soutenaient que cette durée particulière de prescription portait atteinte aux principes d’égalité devant la loi et devant la justice. Le Conseil a écarté ces griefs et jugé l’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 conforme à la Constitution.
Le Conseil constitutionnel a relevé que l’article 65-3 prévoit un allongement du délai de la prescription pour le délit de provocation à la discrimination ou à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, réprimé par l’article 24, alinéa 8, de la loi de 1881, les délits de diffamation et d’injure publiques commis aux mêmes fins, prévus et réprimés par l’article 32, alinéa 2, et l’article 33, alinéa 3, et le délit de contestation des crimes contre l’humanité, prévu et réprimé par l’article 24 bis de la même loi.
Le Conseil constitutionnel a jugé qu’en portant de trois mois à un an le délai de la prescription pour les délits qu’il définit précisément, l’article 65-3 de la loi du 29 juillet 1881 a pour objet de faciliter la poursuite et la condamnation des auteurs de propos ou d’écrits incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence, diffamatoires ou injurieux, à caractère ethnique, national, racial, ou religieux ou contestant l’existence d’un crime contre l’humanité.

La différence de traitement qui résulte de ce délai de prescription particulier pour les infractions poursuivies ne revêt pas un caractère disproportionné au regard de l’objectif poursuivi.

Lexisnexis.Fr

Montpellier. Meeting FDG : Une musulmane qui défend le port du voile est huée et censurée (Vidéo)

Lors d’un meeting du Front de Gauche à Montpellier le 11 avril, une musulmane qui soutient les femmes portant le voile et accuse le FDG d’être islamophobe, est huée, on lui coupe le micro pour mettre un terme à son discours.

Vous vous présentez comme les défenseurs des exploités, des laissés-pour-comptes, des travailleurs pauvres, des sans-emplois. Mais aussi de la cause palestinienne, en vous faisant plaisir de reléguer les femmes voilées aux derniers rangs des cortèges de manif.

Vous dites lutter pour une société plus juste, plus égalitaire. Vous dites lutter contre les discriminations…

Votre angle d’attaque passe par la défense de la classe ouvrière.

Pourtant après avoir proposé des lois pour exclure des élèves vous proposez maintenant des lois pour exclure du travail des citoyennes françaises.

Sous prétexte de la laïcité c’est à l’Islam directement que vous vous attaquez. Et pas d’une belle manière ! C’est à coups de démagogie que vous draguez un électorat qui ne croit plus à la classe politique et qui cherche des coupables ! [...]

Vous voudriez nous faire croire qu’un bout de tissu sur la tête serait une menace pour la laicité. Quelle blague ! En réalité vous renforcez ce que d’autre part vous dénoncez : le communautarisme, le fossé des incompréhensions, les injustices sociales. Vous prônez l’émancipation alors que vous ne faites qu’exclure et stigmatiser.

Nous ne sommes pas dupes, nous ne servirons pas de faire valoir pour vos manipulations électorales.

Solidarité aux femmes voilées ! Solidarité aux nounous voilées !

NON au racisme voilé !
NON à l’islamophobie !
NON à la gauche coloniale !

You Tube (Merci à Vandenberghe)

Affiche du meeting (Merci à Vandenberghe)

Prison ferme pour des rappeurs tunisiens après un clip insultant la police (vidéo)

« Je vais égorger un policier à la place du mouton » ou encore « Donne-moi un revolver, je vais tirer sur eux ». Après avoir lancé ces propos dans un clip vidéo, le rappeur tunisien Weld El 15 a été condamné par contumace à deux ans de prison ferme. Trois autres artistes qui avaient participé à la réalisation du clip de cette chanson insultant la police ont égalementreçu deux ans de prison. Deux autres ont été condamnés à six mois avec sursis.

Le Monde

(Merci à Ludo)

Censure : Le Théâtre National de Strasbourg annule deux spectacles venus de Hongrie

Les Trois sœurs » et « Le Fils devenu cerf », au programme du Théâtre national de Strasbourg (TNS) du 3 au 12 avril, ont été annulés. En cause : la réputation du metteur en scène hongrois, Attila Vidnyanszky, qui dirige le Théâtre national de Budapest.

Les rapports entre culture et politique ont pris une tournure inédite au TNS. Depuis le début du mois, une pétition sur internet mettait en cause la venue du metteur en scène Attila Vidnyanszky à Strasbourg. Le Hongrois devait présenter en avril deux pièces, Les Trois sœurs d’Anton Tchekhov et Le Fils devenu cerf de Ferenc Juhász. Seulement voilà : Attila Vidnyánszky a été nommé sur décision du Premier ministre Viktor Orban à la tête du Théâtre national hongrois en décembre. Dirigeant un gouvernement surveillé de près par l’Union européenne, l’homme politique s’est récemment illustré en adoptant une réforme constitutionnelle qui réduit de fait les libertés démocratiques dans son pays.

Dans la pétition, les auteurs soulignent la proximité de l’artiste avec Viktor Orban.

En ajoutant que son nouveau poste s’explique par son soutien à une « vision du renouveau nationaliste hongrois ». « D’ailleurs , poursuivent les auteurs de la pétition, le quotidien de droite Magyar Nemzet a salué ainsi sa nomination à la tête du théâtre national magyar : ‘‘La nomination de Vidnyánszky va aider à faire comprendre le mot national à ceux qui jusqu’à présent ne semblent pas vraiment le comprendre.’’ » Un cas de conscience pour le TNS, qui annonçait aussi un atelier avec le metteur en scène.

(…)

La solution est venue de Hongrie. Prenant en compte l’analyse de Julie Brochen, qui refusait de devenir une « caution » du pouvoir politique, Attila Vidnyánszky et les comédiens ont décidé de rester au pays, provoquant l’annulation des spectacles.

En épilogue, le TNS organise une rencontre publique le 11 avril « pour réaffirmer les valeurs que sont l’indépendance et la liberté de création, la défense du théâtre et de la culture partout où ils peuvent être mis à mal, et la lutte contre l’instrumentalisation politique de la création ». Avec un cas pratique tout trouvé.

L’Alsace

(Merci à Elsasser68)

L’UE veut pouvoir contrôler la presse et les journalistes de plus près

Le site d’information britannique The Telegraph rend compte d’un rapport d’experts de « haut niveau » qui préconise d’instaurer un contrôle accru des médias par instances de supervision nationales qui rendraient compte à la Commission. Un rapport commandité suite au scandale « News of the World ».

(…)

Le rapport établit notamment que « tous les pays de l’UE devraient disposer d’un conseil indépendant des médias« , conseil qui devraient « disposer de réels pouvoirs de sanction comme le fait d’imposer des amendes, d’ordonner la diffusion d’excuses publiques ou le retrait du statut de journaliste« .

L’article du Telegraph consacré à ce rapport recommande également que les conseils des médias nationaux répondent à un certain nombre de standards européens et que la Commission soit la garante du respect de ces standards.

Une perspective qui donne visiblement du grain à moudre aux conservateurs (connus pour leur euroscepticisme outre-Manche).

Ainsi le député conservateur britannique Douglas Carswell a-til déclaré que ce rapport illustre « le genre d’état d’esprit que je m’attendrais à rencontrer en Iran pas en Occident. Cette idée loufoque nous en dit un peu plus quant au futur de la réglementation de la presse. Elle laisse entendre que le projet européen est finalement incompatible avec la notion d’une société libre« .

 

RTBF.be

Le rapport en question,

Christian Millau interdit d’antenne sur Europe 1 pour «propos homophobes et racistes»

Invité sur Europe 1 pour présenter son Dictionnaire d’un peu tout et n’importe quoi, Christian Millau Grand reporter, critique littéraire, satiriste, est aussi écrivain. Il a été informé au dernier moment que sa présence n’était plus souhaitée. Motif : un des animateurs de l’émission «Des clics et des clacs», Guy Birenbaum, prétend avoir trouvé dans cet ouvrage des «propos homophobes et racistes» dont des citations de Voltaire, Kant et marx.

Plus écoeurant encore, cette vanne : «Un ministre de la Culture est gay. Un adjudant -chef de la Légion, un pédé».

La censure, en général, est l’une des basses-oeuvres d’un pouvoir d’Etat. Plus rarement de ce que, faute d’une expression mieux appropriée, il me faut bien, dans ce cas précis, appeler un «journaliste». […]

«La nature n’a doté le Nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au dessus de la niaiserie» (E. Kant)

Mon Dictionnaire d’un peu tout et n’importe quoi révèle en effet l’aspect caché d’un personnage immonde, c’est à dire moi. J’aurais même dit un nazi si une bonne partie de ma famille maternelle, russe et juive, n’avait pas anticipé sa retraite dans les camps de la mort allemands ou au goulag de la Mer Blanche. […]

Homophobe ? […] je le confesse, j’ y vais fort quand j’écris : «Sergio Coronado, député EELV a informé l’univers, passionné, qu’ ‘il en est’ Et une chose lui fait souci : seuls 3 parlementaires sur 900 ont osé. C’est sûr que le compte n’y est pas (…) Il faudra aussi que les députés et sénateurs abonnés aux partouzes se fassent connaître ». Vite, vite , le Mrap ! Vite, vite, les tribunaux ! Je ne l’aurais pas volé après avoir lâché des horreurs pareilles. […]

Maintenant, le racisme… Alors, là, on a bien raison d‘empêcher cette ordure de Millau de s’exprimer au micro d’Europe 1 où, scandaleusement, on l’a laissé travailler pendant 27 ans de sa vie sans s’apercevoir de rien.

Voilà un type qui ose écrire en rigolant : «Nègre : mot interdit qu’il est prudent de prononcer seulement dans le noir». Puis de citer Pierre Desproges, le raciste hystérique bien connu : «Quand un Blanc dit qu’un Noir est con, on dit que le Blanc est raciste. Quand un Noir dit qu’un Blanc est con, on dit que le Blanc est con.» […]

Atlantico

Allemagne : un classique littéraire modernisé… ou défiguré ?

Un éditeur allemand vient de jouir de l’une de ces promotions dont on se passerait volontiers. Die Kleine Hexe (La petite sorcière), l’ouvrage au centre de la polémique, écrit par Otfried Preußler, a été épuré des plusieurs termes considérés comme offensants. Qu’on lui demande de restaurer dans les meilleurs délais. Du « politiquement incorrect » passé au bistouri… surtout pour un éditeur spécialisé dans les oeuvres jeunesse…

Originellement paru en 1957, le livre de la petite sorcière est un best-seller classique de l’Allemagne, mais l’éditeur Thienemann Verlag a décidé, dans un effort de modernisation, de supprimer certains mots ou expressions qui seraient choquants pour un jeune public. Ainsi, le mot « nègre » a disparu de tout le livre, ou encore le verbe wischen, qui dans son acception moderne, désigne le fait de se masturber. Horribile auditu !

La nouvelle édition n’a donc pas fini de faire rugir les Allemands, qui reprochent à l’éditeur une certaine pudibonderie et une politique de censure excessive, voire tout simplement, injustifiable.

Les livres d’Otfried Preußler ont été traduits en 55 langues et plus de 50 millions d’exemplaires ont été vendus dans le monde entier. Or, près de 50.000 exemplaires de cette histoire de sorcière sont annuellement vendus en Allemagne, mais l’arrivée de cette nouvelle édition, prévue pour le mois de juillet, n’est pas du goût de tous.

« Ce ne sont pas seulement les termes politiquement incorrects comme ‘nègres’ mais aussi des mots que les enfants ne comprennent plus », assure Klaus Willenberg, directeur de Thienemann Verlag. Mais rien, n’y fait : même les journaux allemands conservateurs déplorent que l’édition brise l’intégrité artistique de l’oeuvre, et souligne qu’il ne revient pas aux éditeurs de se soucier de censurer les ouvrages jeunesse.

Le mot qui commence par n-

Un courrier des lecteurs inhabituel est parvenu à la maison, considérant comme inadmissible d’opérer une telle coupure dans l’oeuvre originelle, alors que l’éditeur ne cesse de se défendre.

« Personne n’a jamais accusé Otfried Preußler de racisme… Ses mots, à l’époque où il les a utilisés, étaient neutres. Mais ils ne le sont plus. » Et de garantir qu’il n’a pas effectué ces modifications à la légère : elles sont intervenues par nécessité, pour moderniser et ne pas reproduire des termes qui n’ont plus le même sens de nos jours. (…)

Actualitté