[Samedi à Sciences Po] Colloque sur l’islamophobie organisé par le CCIF et Salaam Sciences Po

Événement conjointement organisé par Salaam Sciences Po et le CCIF, sous la direction scientifique du sociologue, chargé de recherche à l’EHESS, Marwan Mohammed.

Entrée libre de 9H30 à 17H30 dans la limite des places disponibles.

Programme et liste des autres intervenants (dont le sociologue Raphaël Liogier, à 14H, et Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF, à 15H40)

Rappel : Quand Marwan Muhammad, l’actuel porte-parole du CCIF, prêchait à la mosquée d’Orly…

« Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’Islam.
Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française. »

Islamineurope

Le CCIF incarne un «islam identitaire agressif», explique un expert reconnu.
«Conduit par une jeune génération de musulmans nés en France, il s’est affranchi des grandes fédérations instituées et travaille en réseau avec une stratégie médiatique moderne, peu soucieux des questions du culte, mais en pointe pour une présence musulmane dans la société civile.»

Le Figaro

Le CCIF : Un «islam identitaire agressif» (Le Figaro)

Dans son rapport 2011, la simple demande d’un agent de l’ANPE à une femme voilée pour savoir si elle garderait son voile pour travailler est répertoriée comme islamophobe.

(…) Même s’il y a, à ce titre, une divergence entre le CCIF et le Conseil français du culte musulman (CFCM), qui, lui, a signé une convention avec le ministère de l’Intérieur créant un Observatoire de l’islamophobie. Abdallah Zekri, président de cette structure, commente:

«Le CCIF nous reproche de “collaborer” avec le ministère, mais oublie de dire qu’il a essayé, par notre intermédiaire, d’être reconnu comme partenaire officiel. Le minis­tère de l’Intérieur a refusé.»

Un «islam identitaire agressif»

(…) Le CCIF incarne un «islam identitaire agressif», explique un expert reconnu. «Conduit par une jeune génération de musulmans nés en France, il s’est affranchi des grandes fédérations instituées et travaille en réseau avec une stratégie médiatique moderne, peu soucieux des questions du culte, mais en pointe pour une présence musulmane dans la société civile.»

En attendant, plusieurs interlocuteurs représentant les grandes sensibilités de l’islam de France, assurent que la campagne publicitaire du CCIF est «très appréciée» par la communauté musulmane, qui se plaint à l’unisson d’une «montée en flèche» de l’islamophobie en France.


Droit de réponse du CCIF

À la suite de l’article du 15 novembre 2012 intitulé «Le CCIF, une association qui milite pour le port du voile», le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) souhaite préciser la chose suivante:

Membre spécial consultatif de l’ONU, le CCIF est une association antiraciste, non confessionnelle. Il n’encourage ni ne décourage le port du voile par les femmes musulmanes. Le CCIF défend simplement le droit de manifester ses croyances religieuses, protégé par les conventions internationales et le droit national, notamment la loi de 1905. Ce droit appartient à tout(e) croyant(e): aux porteurs / porteuses de kippa, d’une croix, d’un voile ou d’un turban…

C’est pourquoi le fait pour une conseillère du Pôle Emploi, agent public assujetti au devoir de neutralité, de demander à une candidate à l’emploi voilée si elle ôterait ou non sa coiffe dans l’exercice de son travail et d’affirmer qu’elle ferait mention du port de son voile, constitue une violation flagrante de la loi.

En réalité, le CCIF ne se focalise nullement sur le voile, ce sont certains éléments de notre société qui le sur-médiatisent. Le CCIF ne fait que défendre, parmi d’autres, les femmes qui choisissent librement de le porter, et qui constituent les premières victimes de l’islamophobie. Il s’oppose à la manipulation du voile comme prétexte pour refuser la participation de ces femmes dans la société.

Enfin, contrairement à ce qu’affirme, dans votre article, un «expert reconnu» mais anonyme, le CCIF n’incarne nullement un «islam identitaire agressif». Association non confessionnelle, le CCIF n’incarne pas l’islam, et encore moins un islam «identitaire agressif». il défend les droits d’individus de confession musulmane en tant que citoyens à part entière et non à part, droits expressément garantis par la Constitution française et les traités internationaux.

Samy DEBAH

Président du CCIF

Houria Bouteldja (PIR) critique « l’illusion intégrationniste » de la campagne du CCIF

« Nous (aussi) sommes la nation » ou comment la campagne du CCIF évacue la question raciale

Être héritiers ou ne pas l’être, telle est la question. Nos anciens nous ont offert un adage « ‘arbi, ‘arbi wa louken el colonel Bendaoued(3) » . Cette simple formule réfute avec une intense lucidité l’illusion intégrationniste. Elle dit : tu es un arabe et tu le resteras quoi que tu fasses. « Arabe » ici, ne signifie pas appartenance à un groupe culturel et linguistique. Il signifie « race subalterne ». Cette formule de la conscience coloniale algérienne ajoutée à notre expérience des discriminations, générations après générations, devrait suffire à nous vacciner contre l’illusion intégrationniste. Et pourtant, le CCIF s’illusionne. Du moins en apparence.

Première illusion : l’égalité serait déjà là. Pour pouvoir dire « nous sommes la nation », il faudrait déjà être des égaux. Or, discriminés, ghettoïsés, injuriés quotidiennement par les medias mainstream, nous ne sommes pas la nation. Le présupposé de la campagne est pourtant bien que c’est en l’affirmant et en faisant la démonstration de la présence indigène que nous serons (aussi) la nation. Nous ne pouvons pourtant pas être de cette nation, de cette identité nationale, entièrement construite sur une identité blanche, européenne et chrétienne. C’est pourtant cette ambition qui anime l’un des visuels de la campagne du CCIF.

L’une des affiches de la campagne fait en effet référence au serment du Jeu de paume : imitant la célèbre toile de David qui a immortalisé l’événement, l’image représente des musulmans qui tiennent le rôle des députés des États généraux, certains arborant un drapeau tricolore, tandis qu’au premier plan trois personnages figurent respectivement un catholique, un juif et un sikh.

Cette image est là pour inscrire les musulmans dans la continuité nationale. Les musulmans qui ont la carte d’identité française seraient ipso facto des Français, jusqu’à s’inscrire dans l’histoire de France à un moment bien précis : celui de la constitution de la France comme État-nation. Cette stratégie de communication révèle ici sa propre impasse intégrationniste. [...]

PIR

Plainte du CCIF contre RTL, Fogiel et Rioufol

Le CCIF poursuit RTL, Marc-Olivier Fogiel et Ivan Rioufol, suite aux propos injurieux et diffamatoires tenus au cours de l’émission « On refait le monde » du jeudi 15 novembre.

M.Fogiel nous a qualifié de « lâches » tandis que M.Rioufol nous a assimilé à des fondamentalistes et des radicaux lançant une offensive islamiste à travers notre campagne de communication et de sensibilisation à la lutte contre l’islamophobie.

CCIF

Tariq Ramadan et Marwan Muhammad en conférence à la Bourse du Travail de Saint-Denis…

Communiqué du CCIF

Le CCIF a le plaisir de vous annoncer la grande conférence qui aura lieu ce vendredi 30 novembre, sur le thème « L’islamophobie en France : Perspectives et actions », organisée en partenariat avec l’association Génération Avenir.

Marwan Muhammad, notre porte-parole, y interviendra aux côtés de Tariq Ramadan.

La rencontre est ouverte à toutes et à tous, et débutera à 19h pour finir à 21h30. Le règlement des frais de participation, d’un montant de 3€ par personne, s’effectuera sur place.

Nous espérons vous retrouver nombreuses et nombreux à la Bourse du Travail de Saint-Denis, Salle Marcel Paul, 9-11 rue Génin, 93200 Saint-Denis.

CCIF