Controverse de Valladolid : la traite des noirs est-elle partie d’un « bon sentiment » ? (MàJ vidéo)

La Controverse de Valladolid (1992) est un téléfilm réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, sur un scénario et d’après le roman éponyme de Jean-Claude Carrière qui s’inspire de faits réels, la controverse de Valladolid.

L’auteur du roman dont s’inspire ce téléfilm précise en note préliminaire que le livre est une interprétation romancée de faits historiques. En réalité, si Las Casas et Sépulvéda ont largement échangé sur la question, on ignore s’ils se sont réellement rencontrés. En tout cas le débat a été essentiellement épistolaire. Surtout, le débat n’a pas porté sur l’humanité des indiens (cela avait déjà été tranché par le Pape Paul III), mais sur le mode d’évangélisation qu’il était nécessaire de mettre en place.
L’humanité des Indiens, l’existence de leur âme donc, n’a en réalité jamais été l’objet du débat puisque sans cela, Sepúlveda n’aurait jamais parlé du devoir de les évangéliser et ne se serait jamais autant étendu sur leur « péché d’idolâtrie ». Las Casas comme Juan Ginés de Sepúlveda s’accordèrent sur le devoir de conversion des Indiens qui incombe aux Espagnols mais diffèrent sur le moyen d’y parvenir : colonisation pacifique et vie exemplaire pour le premier et colonisation institutionnelle où la force est légitimée par le réalisme et la nature même des civilisations précolombiennes, pour le second.

Wikipédia


La controverse de Valladolid est un débat qui opposa essentiellement le dominicain Bartolomé de Las Casas et le théologien Juan Ginés de Sepúlveda en deux séances d’un mois chacune (l’une en 1550 et l’autre en 1551) au collège San Gregorio de Valladolid, mais principalement par échanges épistolaires. Ce débat réunissait théologiens, juristes et administrateurs du royaume, afin que, selon le souhait de Charles Quint, il se traite et parle de la manière dont devaient se faire les conquêtes dans le Nouveau Monde, suspendues par lui, pour qu’elles se fassent avec justice et en sécurité de conscience .

La question était de savoir si les Espagnols pouvaient coloniser le Nouveau Monde et dominer les indigènes, les Amérindiens, par droit de conquête, avec la justification morale pouvant permettre de mettre fin à des modes de vie observés dans les civilisations précolombiennes, notamment la pratique institutionnelle du sacrifice humain, ou si les sociétés amérindiennes étaient légitimes malgré de tels éléments et que seul le bon exemple devait être promu via une colonisation – émigration.

 

 

(…) Le débat intellectuel issu de la controverse de Valladolid a inspiré les Nuevas Leyes de América, compilation de plus de 6000 lois en neuf livres.

Le souci sincère de Bartolomé de las Casas d’épargner les Indiens les a préservés (par rapport à l’Amérique du Nord anglo-saxonne, notamment) mais paradoxalement, il est à l’origine, non de la naissance mais de la généralisation, de la Traite des Noirs vers l’Amérique : empêchés d’employer les Indiens comme travailleurs forcés, les Espagnols cherchent des esclaves et nouent des contacts avec des négriers africains, portugais, génois, français… qui leur vendent sur plusieurs siècles des millions d’esclaves.

(…) Wikipédia

Elu à la tête des catholiques de France, Mgr Pontier prône le dialogue avec l’islam (+vidéo)

Il est connu pour être très présent dans les quartiers populaires du nord de Marseille et pour favoriser le dialogue interconfessionnel, notamment avec l’islam. L’archevêque de la cité phocéenne, Mgr Pontier, a été élu mercredi président de la conférence des évêques de France. Il succède ainsi au médiatique Mgr André Vingt-Trois, figure de proue des opposants au mariage pour tous et dont le mandat arrivait à expiration.

A 69 ans, il bénéficie d’une image plutôt consensuelle. Il prendra ses fonctions le 1er juillet, pour une durée de trois années renouvelable. Consacré évêque en mars 1988, Mgr Pontier est depuis 2006 archevêque de Marseille et jusqu’à présent président du comité « Etude et projet de la Conférence des évêques de France (CEF) ».

(…) Le Parisien
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Complément

Abbeville (80). Possible destruction de l’église, à l’insu du prêtre. Màj : La destruction a commencé (vidéo)

Addendum 5 Avril 2013.


Démolition de la façade est de l'église Saint… par courrier-picard

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Le conseil municipal d’Abbeville doit décider ce jeudi d’une destruction ou non de l’église Saint-Jacques.

(…) France 3 Picardie

Pour le Conseil Pontifical, les nations prospères ont une « obligation d’accueillir l’étranger »

(extraits) L’Eglise voit dans le phénomène migratoire « un signe des temps », destiné « à transformer les structures nationales et internationales, sociales, économiques et politiques » a déclaré le cardinal Vegliò, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants lors d’une rencontre sur le thème « Le monde globalisé, les flux migratoires et la formation d’une famille humaine universelle ».

« Personne n’est étranger dans l’Eglise et elle n’est étrangère à personne, en aucun lieu », a-t-il insisté. A cette lumière, elle est « un lieu où les migrants sont reconnus et acceptés comme frères et soeurs, quel que soit leur statut légal », car l’Eglise, selon Benoît XVI,  « embrasse tout l’univers » et avec lui « tout peuple, toute culture et toute tradition ».

Pour l’Eglise, l’émigration est non seulement « un phénomène inévitable », mais aussi un « authentique signe des temps ». (…)

Le cardinal y voit même un signe destiné « à transformer les structures nationales et internationales, sociales, économiques et politiques, pour créer les conditions exigées par le développement pour tous, sans exclusion et sans discrimination à l’égard de quiconque et quelles que soient les circonstances ».

L’Eglise, qui a « toujours soutenu le droit de tout être humain à émigrer » appelle à une « meilleure gestion » de l’émigration (…) Les nations les plus prospères ont une « obligation, dans la mesure de leurs possibilités, d’accueillir l’étranger » qui est en recherche de « sécurité » et de « subsistance ».

L’Eglise « a la responsabilité d’assurer que l’opinion publique soit adéquatement informée sur les causes de l’émigration (…) et doit s’affronter au racisme, à la discrimination et à la xénophobie toujours et partout où elles se manifestent. »

Pour l’Eglise, en outre, l’émigration « n’est pas seulement une question de diversité et de cultures différentes » mais elle est un défi « d’unité, dans la rencontre de personnes du monde entier ». (…)

La foi chrétienne « demande aux fidèles de regarder les migrants (…)  comme des êtres humains qui contribuent à la société », non pas comme « des étrangers, mais comme nos frères et sœurs ».

L’émigration devrait donc être vue « comme un moyen d’enrichir notre patrimoine culturel », a-t-il souligné. Le but ultime étant, pour l’Eglise, « la croissance de la solidarité mutuelle et de l’amour chrétien », a-t-il conclu.

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