Législatives Canada : « Les Maghrébins doivent sortir voter pour un Québec sans discrimination » selon Philippe Couillard

A moins d’une semaine des élections législatives dans la province canadienne, le chef du parti libéral du Québec, Philippe Couillard, dont le parti forme l’opposition depuis 18 mois, appelle les Québécois d’origine maghrébine à sortir voter en masse lundi prochain.

Selon ce neurochirurgien, l’enjeu pour les Maghrébins n’est autre que de faire barrage à la discrimination qui sera institutionnalisée par le projet de charte des valeurs du Parti québécois. Cette loi, si elle est adoptée, prévoit, entre autres, de renvoyer de la fonction publique et parapublique les femmes qui portent un voile,

« Je demande à toutes et à tous, d’aller voter pour un Québec uni, un Québec au travail et un Québec sans discrimination », affirme Philippe Couillard dans cet entretien.

Au-delà de l’appel et comme tout politicien en temps de vote, il espère que ces voix iraient à son parti.

La communauté maghrébine n’est pas connue pour son penchant pour les opérations de vote, mais il se pourrait que la donne change à l’occasion de cette élection.

« Vous n’êtes pas chez Nous mais vous êtes chez Vous », dit-il aux femmes portant un voile et qui se sont fait agresser dans la rue ces derniers mois.

Il a reconnu aussi qu’il y a « des blessures qu’il va falloir cicatriser et guérir et que ça va être long dans certains cas ».[...]

Suite sur El Watan

Zehira Houfani-Berfas : «Le Parti québécois est en train de montrer la porte aux Maghrébins»

Le Québec s’apprête à élire ses députés provinciaux le 7 avril. Le débat est polarisé autour de la charte des valeurs québécoises qui va interdire le voile dans la fonction publique. L’indépendance de la province reste aussi un enjeu. Dans la série d’entretiens d’El Watan avec les Algériens de la Belle Province, discussion avec Zehira Houfani-Berfas, «écrivaine», journaliste arrivée au Canada (Ottawa) en 1994 avant de déménager au Québec en 2003.

«Le voile n’a jamais été mon combat, mais cet acharnement contre le foulard islamique en France d’abord, puis au Québec nous interpelle en tant communauté», affirme-t-elle.

Y a-t-il un danger islamiste ou intégriste au Québec ?

Autrement dit, « Les soldats d’Allah seraient-ils en train d’envahir le Québec » ? Je ne sais pas s’il y a des gens qui croient en ces inepties. Le Québec se trouve en Amérique du nord, un endroit où les libertés sont ancrées dans la vie des gens comme nulle part ailleurs.

Ce peuple a fait et réussi sa révolution tranquille alors qu’il se trouvait seul sous le joug de la puissante église et des empires anglophones. Il défend vigoureusement sa langue et sa culture face à ses voisins, dont le géant américain.

Dire que la présence du foulard islamique ou d’une mosquée le met en péril, c’est manquer de respect aux gens et dénigrer leur capacité d’évolution. [… ] Les immigrants qui arrivent au Québec en quête d’une vie meilleure se retrouvent malgré eux embarqués dans une dynamique qu’ils ne comprennent pas.

Du moins dans un premier temps. Des notions comme la séparation, l’indépendance du Québec n’étaient pas inclus dans leur projet d’immigration. À l’exception des Français qui, peut-être, connaissent la situation du Québec dans le Canada, de par l’histoire et l’ascendance, les autres immigrants se retrouvent plutôt incommodés de devoir choisir en le Québec et le Canada. […]

El Watan (Merci à ranelagh)

Canada : un étudiant invoque la religion pour ne pas travailler avec des filles [maj]

[Mise à jour]

Des informations contradictoires sont parues au sujet de l’acceptation ou non de la demande de l’étudiant. Voir un article du 14 janvier (qui indique un refus) ici(en anglais)

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Au Canada, l’université York, à Toronto, a accepté la demande d’un étudiant de ne pas participer à des travaux en classe avec des filles en invoquant son appartenance religieuse, qui n’a pas été révélée.

L’université est allée plus loin en rappelant à l’ordre le professeur de sociologie du jeune homme, qui avait initialement refusé d’accéder à la demande de ce dernier. Motif : l’universitaire n’a pas rempli son obligation de se conformer à un « accommodement raisonnable ».

Le professeur de sociologie a notamment écrit : « Je doute que nous approuverions un étudiant qui, pour des raisons religieuses, refuserait d’interagir en classe avec des Noirs, même si une justification biblique peut être trouvé à cela ».

Mais le doyen de la faculté de sciences sociales de l’université lui a ordonné à d’accéder à la demande de l’étudiant.

(…) En dépit de la polémique qui n »a pas manqué d’éclater dans les médias canadiens, et alors que les cours ont repris à York, l’université maintient sa position coûte que coûte.

Faits religieux.com

Canada : la publicité « spécial Noël » d’une association musulmane

Pour les fêtes de Noël, une association caritative musulmane a lancé une campagne de publicité dans le métro de Toronto : « Jésus est-il Dieu ? La Bible et le Coran répondent non. Découvrez la vérité : rendez-vous sur Obtenez-un-coran-gratuit.org »

Source American Thinker , merci nightswind

Québec : Tous les signes religieux ostentatoires bientôt bannis des institutions publiques ?

Le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, doit présenter sa charte des «valeurs québécoises», un enjeu sensible, dans environ un mois. Le ministre Drainville refuse de commenter les informations selon lesquelles son gouvernement souhaite interdire le port du turban, du voile intégral, de la kippa et autres signes religieux ostentatoires des institutions publiques.

Une telle charte provoquerait des divisions profondes, selon M. Taylor. «Ça exclut des gens de la société québécoise à part entière» (Charles Taylor, coprésident de la commission sur les «accommodements raisonnables»)

Selon des informations du Journal de Montréal, le gouvernement du Québec s’apprête à interdire le port du turban, du voile intégral, de la kippa et autres signes religieux ostentatoires. Les écoles privées seraient toutefois épargnées, tout comme les garderies non subventionnées et les services de garde en milieu familial.

«Le gouvernement a clairement dit qu’il souhaitait ramener le principe de l’égalité homme-femme, de faire en sorte de clarifier ces situations-là; pour le reste, M. Drainville est au clair», a commenté le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard.

L’opposition n’a pas tardé à dénoncer la position du gouvernement dans cet épineux dossier. «Le Parti québécois tente de faire diversion», avance le député du Parti libéral du Québec (PLQ), Raymond Bachand. Il reproche au gouvernement de tenter de détourner l’attention de la situation de l’emploi et des finances publiques en braquant les projecteurs sur un autre sujet.

Sur le fond, M. Bachand estime que le projet de charte des valeurs québécoises, tel que décrit dans le Journal de Montréal, va trop loin. «On va attendre de voir le projet, mais ce qu’on lit dans le Journal de Montréal dépasse ce qui est raisonnable.» […]

Radio Canada (Merci à Zatch)

Canada / Droit du sol : des dizaines de Nigérianes viennent accoucher puis repartent avec leur bébé « canadien »

Le Canada accorde la citoyenneté automatique à tous ceux qui sont nés sur le sol canadien. Des femmes étrangères enceintes viennent au Canada avec des visas de touristes, elles accouchent puis regagnent leur pays avec leur bébé «canadien». Devenu majeur, l’enfant peut à son tour obtenir la citoyenneté pour ses parents…

Des dizaines de femmes Nigérianes munies de passeports forgés, frauduleux ou volés sont arrivées à Toronto il y a quelque temps.  Les femmes avaient entre 20 et 35 ans et voyageaient avec l’aide d’agents « facilitateurs ». Elles étaient toutes enceintes…

Lire l’article : Poste de Veille

La Chine fait-elle main basse sur les prairies canadiennes ?

Pour satisfaire l’appétit insatiable de l’Asie, des immigrés chinois investissent depuis peu des millions de dollars dans les prairies de l’Ouest canadien. Vastes cultures ou élevages, ils bâtissent des fermes géantes afin d’exporter sur l’autre rive du Pacifique.

Ce phénomène est particulièrement développé dans la Saskatchewan, une province agricole plus grande que la France, mais peuplée de seulement un million d’habitants. Ici, les champs s’étendent à perte de vue et leur acquisition est particulièrement bon marché. (…)

Confronté à l’inquiétude des maires locaux, le gouvernement a diligenté une enquête : «La loi de Saskatchewan est claire: seuls les citoyens et les résidents permanents du Canada peuvent investir dans les terres agricoles de la province (…) et les entreprises qui le font doivent être 100 % canadiennes. Des rumeurs veulent que certains intérêts essaient de contourner nos lois».

Dans ces campagnes canadiennes, plusieurs agriculteurs ont confié leurs doutes: et si ces immigrés chinois qui arrivent les poches remplies de dollars étaient en fait des prête-noms permettant à Pékin d’acquérir des terres arables?

Après avoir mis la main sur d’énormes gisements pétroliers dans la province voisine d’Alberta – forçant Ottawa à renforcer ses lois sur l’investissement étranger -, l’appétit de l’État chinois pour les ressources naturelles canadiennes apparaît infini. (…)

«Ces grands groupes qui achètent petit à petit toutes les terres ne pourront jamais les cultiver eux-mêmes. Vont-ils faire de nous de simples employés?»

lapresse.ca

Tocqueville : »Ce sont encore des Français trait pour trait »

Tocqueville lors de son voyage au Bas-Canada:

« Ne serait-on pas vraiment tenté de croire que le caractère national d’un peuple dépend plus du sang dont il est sorti que des institutions politiques ou de la nature du pays ? Voilà des Français mêlés depuis quatre-vingts ans à une population anglaise; soumis aux lois de l’Angleterre, plus séparés de la mère patrie que s’ils habitaient aux antipodes. Eh bien ! Ce sont encore des Français trait pour trait; non pas seulement les vieux, mais tous, jusqu’au bambin qui fait tourner sa toupie. Comme nous, ils sont vifs, alertes, intelligents, railleurs, emportés, grands parleurs et fort difficiles à conduire quand leurs passions sont allumées. Ils sont guerriers par excellence et aiment le bruit plus que l’argent. A côté, et nés comme eux dans le pays, se trouvent des Anglais flegmatiques et logiciens comme aux bords de la Tamise; hommes à précédents, qui veulent qu’on établisse la majeure avant de songer à passer à la mineure; gens sages qui pensent que la guerre est le plus grand fléau de la race humaine, mais qui la feraient cependant aussi bien que d’autres, parce qu’ils ont calculé qu’il y a des choses plus difficiles à supporter que la mort. »

(Merci à François T.)

Québec : des subventions pour le recrutement de jeunes « issus de la diversité culturelle »

Il semble qu’il faille un petit coup de pouce aux employeurs pour les amener à embaucher davantage de jeunes issus de minorités culturelles. Québec, la Ville de Montréal et le Forum Jeunesse verseront 600 000$ en subventions aux entreprises qui leur offriront une première expérience de travail.

Des entreprises recevront environ 1 800$ pour chaque jeune de 16 à 18 ans engagés, en vertu du programme.

En échange, elles devront les former à la culture de travail d’ici.

«Le programme permet aussi d’ouvrir l’esprit des employeurs à la diversité culturelle. Ils ont des préjugés, mais c’est surtout de l’ignorance, en fait»

Le programme a donné de bons résultats par le passé. «Un jeune, Mohammed, a gagné le prix du meilleur vendeur du passeport Juste pour rire l’an dernier»

journalmetro.com

« Le multiculturalisme est l’idéologie du Canada. Il sert de socle au développement d’une identité nationale. » (màj vidéo)

Extraits d’un article de Xavier Landes, chercheur en philosophie politique et économique au Centre de recherche sur l’égalité et le multiculturalisme de l’Université de Copenhague (Danemark).

[extraits] Le multiculturalisme du Canada, conçu avant tout comme une entreprise de construction nationale, constitue un exemple à méditer pour l’Union européenne.

L’Europe est dans la tourmente. La croissance stagne, le chômage bat des records et l’État-providence recule. Mais c’est aussi une crise de l’identité européenne et de l’institution qui l’incarne, l’Union européenne.

Dans ce climat de doute identitaire, certains dirigeants politiques, journalistes et intellectuels ont claqué la porte du multiculturalisme au titre que celui-ci aurait failli. Cette condamnation traduit une mécompréhension profonde de ce qu’est le multiculturalisme.

Il n’y a, tout d’abord, pas un seul, mais plusieurs multiculturalismes.

Si l’on veut absolument constater l’échec du multiculturalisme, il faut prouver l’échec de toutes ses variantes.

Parmi ces expériences, le Canada occupe une place à part pour deux raisons.

1. Il est le premier pays à avoir fait du multiculturalisme sa politique officielle en 1971 et un des rares pays à lui octroyer une valeur constitutionnelle. Le multiculturalisme est l’idéologie du Canada.

2. Le Canada est le pays qui a vu naître le multiculturalisme contemporain en théorie politique au début des années 1990.

Au Canada, le multiculturalisme institutionnel (celui qui est supposé avoir échoué) n’a jamais constitué une politique guidée par le seul respect des différences. Le multiculturalisme a été conçu en premier lieu comme une entreprise de construction nationale initiée en 1971 pour lutter contre le nationalisme québécois.

L’idée était de noyer le souverainisme québécois dans le bain de la reconnaissance d’une diversité plus large qui inclurait l’ensemble des groupes issus de l’immigration.

Dès l’origine, le multiculturalisme canadien a donc été conçu pour servir de socle au développement d’un ersatz d’identité nationale, une identité nationale allégée si l’on veut. C’était la réponse du gouvernement Trudeau aux fortes tensions politiques des années 1960.

Alors qu’en Europe, on perçoit le multiculturalisme comme un exercice de reconnaissance des différences, il s’agit en fait d’une authentique démarche pour donner à la nation canadienne une identité qui lui soit propre.

Le multiculturalisme ne vise alors pas tant à diviser une communauté nationale qu’à en créer une sur la base de la reconnaissance de sa diversité.

Loin d’avoir failli, le multiculturalisme canadien est une entreprise de construction nationale atypique qui peut se prévaloir d’un certain succès. En effet, le soutien à l’autonomie politique du Québec stagne, voire s’affaiblit, la confiance est parmi les plus hautes au monde, de même que d’autres indicateurs sociaux comme le bonheur et le bien-être subjectif.

Quelle implication pour l’Europe? L’Union Européeene partage deux caractéristiques avec le Canada : une population fragmentée en différents groupes ethnoculturels ainsi qu’une faible conscience nationale/communautaire.

Ainsi, en partant du principe que l’on est attaché au projet européen et que l’on considère que celui-ci doit prendre la direction d’une plus grande intégration politique, il est difficile de snober le multiculturalisme canadien.

L’expérience canadienne constitue un exemple à méditer quant à la manière de forger une identité nationale dans une situation de division culturelle et linguistique et avec un fonds préexistant mince.

Dans le contexte européen, le discours de la fin du multiculturalisme obscurcit ce que peut être le multiculturalisme et ce à quoi il peut être utile.

Si une identité doit être créée, la stratégie suivie par la plupart des pays européens au début de leur processus de construction nationale n’est ni acceptable ni possible. Le temps est donc peut-être venu de considérer une autre voie.

Slate.fr

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Complément : le point de vue radicalement opposé d’un autre chercheur québecois, Matthieu Bock-Coté.

Immigration, composition ethnique, appartenance religieuse… : Statistique Canada ne publiera pas certaines données du recensement

(extrait) Statistique Canada a décidé de ne pas publier les données de l’Enquête nationale auprès des ménages concernant 1128 petites municipalités à travers le pays.

«Le taux de réponse n’a pas été suffisamment élevé dans ces localités » pour que les données soient fiables.

Les données qui ne seront pas publiées touchent une foule d’indicateurs : composition ethnique, diversité linguistique de la population, appartenance religieuse, immigration, travail, scolarisation…

Le devoir.com

Taux record d’immigration dans la ville de Québec : « une très, très bonne nouvelle pour la région »

Les efforts déployés par la région de Québec, depuis plusieurs années, pour attirer davantage d’immigrants commencent à porter leurs fruits. Selon le directeur du Centre des études municipales du Conference Board du Canada, Mario Lefebvre, il s’agit de données encourageantes. Ce dernier dénonce depuis longtemps la piètre performance de Québec en matière d’immigration.

« Dans les cinq dernières années, Québec est quand même allé chercher un beau niveau d’immigrants. C’est une très, très bonne nouvelle pour la région. Ça veut dire que la balle commence à rouler et il est prouvé que lorsque cette balle-là commence à rouler les immigrants attirent d’autres immigrants », affirme-t-il.

Montréal reste toutefois la deuxième ville au pays à accueillir le plus d’immigrants, derrière Toronto. En 2011, la métropole québécoise comptait 846 645 immigrants, soit 12,5 % du total national.

La province de Québec accueille près d’un nouvel arrivant sur cinq (19,2 %)

Radio Canada.