Calais : une manifestation anti-clandestins interdite

Le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin, a annoncé aujourd’hui l’interdiction d’une manifestation contre les migrants prévue dimanche à Calais par le collectif « Sauvons Calais » en raison d’un fort risque de « heurts ».

Hebergeur d'image« J’ai décidé hier soir d’interdire la manifestation. C’est une décision rare, lourde à prendre. (…) C’est la première fois qu’en tant que préfet je dois prendre une telle décision », a déclaré Denis Robin à la capitainerie du port de Calais.

« Sauvons Calais » avait appelé à une manifestation anti-migrants dimanche après-midi, entraînant « une forte mobilisation de personnes extérieures au département » parmi lesquelles « des responsables de la mouvance ultra-droite » et des personnes connues pour des « faits de violences lors d’attroupements » et des propos incitant à la « haine raciale », détaille l’arrêté d’interdiction.

En face, deux autres contre-manifestations ont été organisées, d’une part par les collectifs « Antifa » et « No borders », d’autre part par le collectif de Calaisiens baptisé « Calais: ouverture et humanité ». [...]

« L’objet même de la manifestation peut être perçu comme une provocation et peut dégénérer en heurts violents entre les manifestants » et les migrants, précise encore l’arrêté.  »L’expression de la violence et de la haine n’est pas une solution pour Calais », a insisté le préfet. [...]

Le Figaro

Une cinquantaine de migrants impliqués dans plusieurs bagarres à Calais

Plusieurs bagarres ont éclaté jeudi soir et hier matin dans des secteurs de Calais. Selon la police, une cinquantaine de migrants ont été impliqués dans ces échauffourées qui ont fait au moins cinq blessés Les premières tensions ont été observées jeudi soir, aux abords de l’aire de distribution des repas. Tensions qui se sont traduites par des échanges de coups dans la soirée, à proximité du squat de la rue Lamy.
C’est là qu’hier matin, vers 8 heures, les forces de l’ordre ont découvert un homme allongé et perdant son sang, à l’angle des rues Lamy et de Berne. A ses pieds, un extincteur. Il ne fait pas de doute que cet homme, un Egyptien d’une vingtaine d’années, a été battu avec ce matériel. Il a été pris en charge par les pompiers de Calais, conscient mais victime d’un traumatisme crânien.

(…) Nord Littoral

Calais (62) : 4 individus interpellés pour violence avec arme sur des agents de police

Quatre Calaisiens ont été placés en garde à vue dans la nuit de samedi à dimanche après s’en être pris à des officiers de la brigade anti-criminalité dans le quartier du Beau-Marais.

Il est 23 h quand une patrouille passe devant un immeuble rue Paul-Gauguin. Installés au pied d’un immeuble, quatre hommes profèrent des insultes sur son passage. Les agents s’arrêtent pour aller à la rencontre des individus. C’est alors que le plus âgé des quatre, 51 ans, se saisit d’une barre de fer et se montre menaçant pour dissuader la police d’approcher. Il se précipite ensuite dans une cave d’immeuble devant laquelle les trois autres, âgés entre 20 et 24 ans, font barrage pour empêcher les forces de l’ordre d’entrer. Dans la foulée, l’homme resurgit armé d’un couteau et menace verbalement et physiquement les agents.

Ces derniers reçoivent rapidement le renfort d’environ une dizaine de fonctionnaires de police et une dizaine de CRS pour éviter que la situation ne dégénère. Dans le quartier, la venue des renforts ne passe pas inaperçue et plusieurs riverains viennent observer la situation. Le climat est un peu tendu, des insultes fusent, quelques jets de projectiles également. Trois quarts d’heures après le début de l’intervention, les forces de police parviendront finalement à déloger de la cave les quatre individus avec l’usage de gaz lacrymogène et de matraques de défense. Alcoolisés au moment des faits, les quatre Calaisiens, qui appartiennent à la même famille, ont été placés en garde à vue pour violences avec arme sur des fonctionnaires de police, outrage et rébellion. Deux d’entre eux sont largement connus des services de police, les deux autres un peu moins. Ils étaient toujours entendus ce dimanche. Les policiers menacés ont porté plainte.

La Voix du Nord

Accident mortel sur l’A16 à Marck vendredi: un migrant de 17 ans ?

Un homme est mort dans la nuit de jeudi à vendredi dernier après avoir été percuté par un véhicule sur l’A16. Alors que le parquet se refuse à tout commentaire, un blog consacré aux migrants de Calais affirme que la victime est un migrant de 17 ans qui avait tenté de monter dans un camion…

Un article concernant ce décès tragique a toutefois été publié ce mardi sur le blog « Calais Migrants Solidarity » consacré aux migrants de Calais : d’après ce blog, la victime serait un mineur de 17 ans, provenant d’Iran et qui cherchait à rejoindre l’Angleterre. Le jeune homme, qui se trouvait avec deux autres migrants, aurait sauté d’un poids lourd dans lequel il s’était caché, après avoir été démasqué par le conducteur. Il aurait alors été percuté par un deuxième camion. Le parquet de Boulogne-sur-Mer a indiqué de son côté n’avoir « aucun retour » sur cette affaire.

La Voix du Nord

Militants No Borders à Calais: Qui sont-ils ?

Réseau d’activistes pour les uns, bande de fils à papa pour les autres, qui sont-ils ? Éléments de réponses. Il est plus facile de faire parler leurs détracteurs plutôt qu’eux-mêmes. La preuve hier, à 14 h : on toque à la porte du 51, boulevard Victor-Hugo à Calais. Cette maison, dont la propriétaire est une dame âgée, est occupée depuis plusieurs semaines par des militants No Borders et des migrants. Accueil chaleureux. On entre. On s’assoit. Seulement, dès qu’on se présente en tant que journaliste, la tension monte. Il faut expliquer aux militants pourquoi on est là, ce qu’on cherche au juste… et, rapidement, on nous demande de partir.

(…) Du côté de la Ville, ils ne sont pas les bienvenus. « Depuis août 2012, des No Borders, qui ne sont même pas français, se sont installés de façon pérenne, avait dit d’eux la maire de Calais fin juillet. Ils entrent par effraction dans des immeubles (…). C’est un scandale », avait tonné Natacha Bouchart. La première édile n’est pas la seule à avoir des propos durs envers les jeunes militants. Son adjoint Philippe Mignonet se présente carrément comme « leur meilleur ennemi » : « Les No Borders sont des contestataires, ils sont à 90 % dans l’illégalité », lâche-t-il.

Chez certaines associations d’aide aux migrants aussi, on les critique : « Ils se font servir par les migrants sur les lieux de distribution, s’indigne une militante de Salam. Sous prétexte d’être anarchistes, ils ne rangent pas leur plat ». Pour elle, les No Borders ne sont « pour la plupart que des étudiants étrangers tranquilles dans leur université et qui viennent s’encanailler ici pendant les vacances ».

(…) La Voix du Nord

Calais (62) : un migrant tué dans un squat. Màj vidéo

Addendum vidéo (8 août) :

—————————

Un migrant a été tué ce matin à coups de couteau dans un squat à Calais (Pas-de-Calais), où résidaient une cinquantaine de migrants. « L’homme, a priori d’origine afghane, a été tué à l’aide de gaz lacrymogène et par plusieurs coups de couteau, vers 10h30 dans le squat de la rue Caillette » à Calais, a déclaré Jean-Philippe Joubert, procureur de Boulogne-sur-Mer. « Il est décédé sur place, à 11H25, peu après l’arrivée de la police et du SMUR » a-t-il ajouté. « Rien n’a été volé à la victime, donc il pourrait s’agir d’un règlement de comptes. Mais nous n’avons pas retrouvé les armes du crime dans le squat. Nous n’avons donc pour l’instant ni empreintes digitales, ni ADN. »

« Lors de son meurtre, une cinquantaine de migrants sans papiers dormaient dans le squat: des Somaliens, des Erythréens, des Soudanais et des Syriens… Nous avons demandé à 35 d’entre eux de venir témoigner » indique le procureur, qui souligne que les migrants seront assistés d’un interprète, ce qui risque de ralentir l’enquête ouverte par la police.

(…) Le Figaro

Migrants à Calais : le préfet veut bien dissocier « politique d’intégration » et « lutte contre l’immigration clandestine »

Le préfet du Pas-de-Calais a souhaité lundi que l’inauguration récente d’un bureau de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) à Calais permette de dissocier la politique d’immigration et d’intégration de l’État de la lutte contre l’immigration clandestine.

France 3 Nord Pas de Calais

Calais : ils cessent de nourrir les migrants

Une association va distribuer jeudi midi ses derniers repas aux migrants de Calais, un « acte militant » pour mettre l’Etat « face à ses responsabilités », a-t-on appris mercredi auprès de sa présidente. « Demain (jeudi) midi seront distribués les derniers repas » aux migrants de Calais, a indiqué Monique Delannoy, présidente de La Belle étoile, une association « sur le terrain depuis 20 ans ».

Cette décision, prise en assemblée générale « fin décembre », n’a pas été « simple », « c’est un acte militant », a estimé Monique Delannoy. En distribuant 200 à 250 repas quotidiennement aux migrants, « on a vraiment l’impression de mettre des sparadraps sur des jambes de bois. On se dit qu’on serait peut-être plus efficaces à ne rien faire », a-t-elle expliqué, demandant « à l’Etat et à la municipalité de prendre leurs responsabilités ».

« On a constaté qu’on est plus là pour masquer le problème que pour trouver des solutions rapidement. Cela fait dix ans qu’on maintient les populations migrantes en évitant les débordements, en leur permettant d’avoir à manger (…). C’est aux politiques de trouver des lieux d’accueil, de vraies solutions », a ajouté Monique Delannoy. Dix ans après la fermeture du centre de Sangatte, « c’est une urgence qui dure. Nous nous sommes dit +stoppons+. Ce n’est pas à nous de prendre en charge » les populations migrantes, a-t-elle encore réagi.

SFR.fr

Calais : une cinquantaine de personnes, dont de nombreux migrants, manifestent

A Calais ce mercredi après-midi, une cinquantaine de personnes ont répondu au collectif national d’associations appelant à manifester pour demander « Un toit pour tous ». De nombreux migrants se sont joints à ce cortège, qui a traversé la ville jusqu’à s’arrêter dans les anciens locaux de l’association « Un toit ». [...]

La Voix du Nord

Merci à French Touch

Une Calaisienne de 15 ans violée par un Afghan, début du procès aujourd’hui

Le procès de Kamal Syed a débuté hier à la Cour d’assises de Saint-Omer. Cet Afghan d’origine est jugé pour des faits de viol sur Léa (1 ), alors âgée de 15 ans, à la sortie d’une discothèque calaisienne en juin 2009.

Elle dénonce un viol. Il nie puis crie au complot. Son ADN est confondu. Tout au long de la procédure, l’accusé multiplie les versions et finit, face aux analyses qui le mettent en cause, par parler de rapport consenti.

La Voix du Nord / Nord Littoral
(Merci à Chris3818919)

La police épinglée par Dominique Baudis pour ses abus envers les migrants de Calais

Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, alerte le ministère de l’Intérieur sur les contrôles d’identités et autres arrestations abusives.

Le Défenseur des droits a déploré vendredi des violations par les forces de l’ordre des droits des migrants présents dans la région de Calais et demandé au ministre de l’Intérieur d’y remédier.

Dans une décision consultée par l’AFP, le Défenseur des droits, Dominique Baudis, précise avoir été saisi d’une réclamation relative au «harcèlement dont seraient victimes les migrants présents dans le Calaisis de la part des forces de l’ordre», policiers de la PAF (police aux frontières) et CRS. [...]

Il mentionne également «des visites répétées sur des lieux de vie, à toute heure du jour et de la nuit», ainsi que des «comportements individuels consistant à provoquer ou humilier les migrants». [...]

Dominique Baudis «recommande qu’il soit mis fin à ces pratiques» et adresse sa décision notamment au ministre de l’Intérieur qui, dit-il, a trois mois pour «faire connaître les suites qu’il donnera à ces recommandations».

Libération

Calais (62). quinze clandestins délivrés in extremis par la police

Le pire a pu être évité pour quinze ressortissants étrangers, dont six Syriens, désirant rejoindre la Grande-Bretagne. Après avoir été enfermés en France dans un camion par un passeur, ils ont été délivrés mardi matin par la police à Calais (Pas-de-Calais), a-t-on appris de source policière mercredi. 

Dans l’intervalle, le chauffeur du poids lourd, qui transportait de la poudre de PVC, a entendu tambouriner dans son camion. Il a lui aussi appelé la police ce qui a déclenché l’intervention concomitante de la police aux frontières (PAF) sur les lieux avec la SP.

«Nous avons délivré et sauvé les malheureux qui étaient à bout de force», a dit la source, «placés sous la merci d’un passeur qui les avait enfermés là»  [...] Ils étaient enfermés depuis environ six heures, a-t-elle précisé. [...]

Le Parisien