Le préfet du Pas-de-Calais a souhaité lundi que l’inauguration récente d’un bureau de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) à Calais permette de dissocier la politique d’immigration et d’intégration de l’État de la lutte contre l’immigration clandestine.
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Calais : ils cessent de nourrir les migrants
Une association va distribuer jeudi midi ses derniers repas aux migrants de Calais, un « acte militant » pour mettre l’Etat « face à ses responsabilités », a-t-on appris mercredi auprès de sa présidente. « Demain (jeudi) midi seront distribués les derniers repas » aux migrants de Calais, a indiqué Monique Delannoy, présidente de La Belle étoile, une association « sur le terrain depuis 20 ans ».
Cette décision, prise en assemblée générale « fin décembre », n’a pas été « simple », « c’est un acte militant », a estimé Monique Delannoy. En distribuant 200 à 250 repas quotidiennement aux migrants, « on a vraiment l’impression de mettre des sparadraps sur des jambes de bois. On se dit qu’on serait peut-être plus efficaces à ne rien faire », a-t-elle expliqué, demandant « à l’Etat et à la municipalité de prendre leurs responsabilités ».
« On a constaté qu’on est plus là pour masquer le problème que pour trouver des solutions rapidement. Cela fait dix ans qu’on maintient les populations migrantes en évitant les débordements, en leur permettant d’avoir à manger (…). C’est aux politiques de trouver des lieux d’accueil, de vraies solutions », a ajouté Monique Delannoy. Dix ans après la fermeture du centre de Sangatte, « c’est une urgence qui dure. Nous nous sommes dit +stoppons+. Ce n’est pas à nous de prendre en charge » les populations migrantes, a-t-elle encore réagi.
Calais : une cinquantaine de personnes, dont de nombreux migrants, manifestent
A Calais ce mercredi après-midi, une cinquantaine de personnes ont répondu au collectif national d’associations appelant à manifester pour demander « Un toit pour tous ». De nombreux migrants se sont joints à ce cortège, qui a traversé la ville jusqu’à s’arrêter dans les anciens locaux de l’association « Un toit ». [...]
Merci à French Touch
Une Calaisienne de 15 ans violée par un Afghan, début du procès aujourd’hui
Le procès de Kamal Syed a débuté hier à la Cour d’assises de Saint-Omer. Cet Afghan d’origine est jugé pour des faits de viol sur Léa (1 ), alors âgée de 15 ans, à la sortie d’une discothèque calaisienne en juin 2009.
Elle dénonce un viol. Il nie puis crie au complot. Son ADN est confondu. Tout au long de la procédure, l’accusé multiplie les versions et finit, face aux analyses qui le mettent en cause, par parler de rapport consenti.
La Voix du Nord / Nord Littoral
(Merci à Chris3818919)
La police épinglée par Dominique Baudis pour ses abus envers les migrants de Calais
Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, alerte le ministère de l’Intérieur sur les contrôles d’identités et autres arrestations abusives.

Le Défenseur des droits a déploré vendredi des violations par les forces de l’ordre des droits des migrants présents dans la région de Calais et demandé au ministre de l’Intérieur d’y remédier.
Dans une décision consultée par l’AFP, le Défenseur des droits, Dominique Baudis, précise avoir été saisi d’une réclamation relative au «harcèlement dont seraient victimes les migrants présents dans le Calaisis de la part des forces de l’ordre», policiers de la PAF (police aux frontières) et CRS. [...]

Il mentionne également «des visites répétées sur des lieux de vie, à toute heure du jour et de la nuit», ainsi que des «comportements individuels consistant à provoquer ou humilier les migrants». [...]
Dominique Baudis «recommande qu’il soit mis fin à ces pratiques» et adresse sa décision notamment au ministre de l’Intérieur qui, dit-il, a trois mois pour «faire connaître les suites qu’il donnera à ces recommandations».
Calais (62). quinze clandestins délivrés in extremis par la police
Le pire a pu être évité pour quinze ressortissants étrangers, dont six Syriens, désirant rejoindre la Grande-Bretagne. Après avoir été enfermés en France dans un camion par un passeur, ils ont été délivrés mardi matin par la police à Calais (Pas-de-Calais), a-t-on appris de source policière mercredi.
Dans l’intervalle, le chauffeur du poids lourd, qui transportait de la poudre de PVC, a entendu tambouriner dans son camion. Il a lui aussi appelé la police ce qui a déclenché l’intervention concomitante de la police aux frontières (PAF) sur les lieux avec la SP.
«Nous avons délivré et sauvé les malheureux qui étaient à bout de force», a dit la source, «placés sous la merci d’un passeur qui les avait enfermés là» [...] Ils étaient enfermés depuis environ six heures, a-t-elle précisé. [...]
Dix ans après la fermeture de Sangatte, le problème des migrants clandestins n’est pas résolu (+màj vidéo)
[extraits] Il y a dix ans, le centre de Sangatte, près de Calais, a été fermé. La fermeture n’a pas résolu le problème.
Disséminés sur tout le territoire de la région, ils sont aujourd’hui quelques centaines à vivre dans les rues de Calais, sur les plages de Dunkerque ou encore du côté des aires d’autoroutes vers Stennvoorde. (…)
« Il y a toujours des Afghans, et des personnes originaires d’Erythrée, de Somalie »
Sylvie Copyans de l’association Salam Nord-Pas-de-Calais est formelle : les migrants ne pourraient pas survivre sans l’aide de la population locale :
« Tous les soirs, sur Calais, nous distribuons un repas chaud complet, des vêtements mais aussi des couvertures, des sacs de couchage. Nous faisons des soins médicaux. On voudrait faire passer le message suivant : on a besoin d’aide et on veut continuer , parce qu’ils sont là et qu’on estime que les conditions qu’on leur impose ne sont pas les conditions dignes d’un pays des droits de l’homme. Et pour continuer, on a besoin d’un soutien ».
A l’époque de Sangatte, il n’existait que quelques associations pour s’occuper des migrants. Elles sont dix-neuf aujourd’hui.
Complément vidéo
Calais : la saisie des comptes rendus médicaux hospitaliers est externalisée au Maroc
Le centre hospitalier de Calais a externalisé au Maroc la saisie des comptes rendus d’examen et d’opération. Par internet, les médecins adressent leurs enregistrements numériques dans un centre marocain. Ils y sont retranscrits par écrit, puis retournés à l’hôpital de Calais, dans les secrétariats des différents services. Le dispositif n’est pas nouveau, mais il est semble-t-il peu connu au sein des agents hospitaliers eux-mêmes. Source
• Relire en complément cet article de 2010 :
Hôpital Beaujon : des données médicales délocalisées au Maroc