Terrorisme. Laurent Fabius évite d’utiliser le mot «islamiste» pour éviter tout «risque de confusion»

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a répondu à 20 Minutes sur la situation au Mali et au Cameroun. Extrait des ses propos sur les groupes terroristes islamistes.

Nous devons les combattre. Cela n’a rien à voir avec des questions de religion ou de civilisation. C’est la raison pour laquelle nous devons faire très attention à notre langage. Par exemple, j’évite d’utiliser le mot d’«islamiste», parce qu’on risque de le confondre, surtout dans la traduction arabe, avec l’«islam» – alors que les musulmans sont pacifiques. Il existe un risque de confusion.

Vous reprenez l’expression de « guerre contre le terrorisme », utilisée par les néoconservateurs sous George W. Bush. Pourquoi ?

Comme vous le savez, je ne suis pas un disciple de M. Bush. Je ne parle pas de «terrorisme» en général, mais c’est une réalité qu’au Mali et au Sahel nous combattons des groupes terroristes et même narcoterroristes. Je constate les faits : ces groupes qui sévissent au Mali et ailleurs visent à mettre les populations sous leur coupe. Leurs buts et leurs méthodes sont contraires aux droits humains élémentaires. […]

20 minutes

Overdose : La prochaine crise financière

(Traduction et sous-titrage : exclusivité Fortune)

En temps de crise, les sociétés cherchent des dirigeants forts et des solutions simples, mais que se passe-t’il si les solutions envisagées constituent les mêmes erreurs que celles qui ont provoqué cette crise ? Ce document relate l’origine de la plus grande crise économique de notre temps, la crise à venir.

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Vidéo et commentaires sur Fortune

Ivan Rioufol : « 11 septembre, pourquoi il faut réhabiliter Bush »

Bloc-note de Ivan Rioufol dans le Figaro.

Une démocratie peut vivre avec Allah, à la condition de se libérer de ses multiples interdits. Rien n’est encore gagné.

Dix ans après le 11 septembre 2001, l’histoire est en train de donner raison à George W. Bush, toujours accablé par l’unanimisme médiatique pour avoir choisi de résister par la force à al-Qaida et à l’islamisme totalitaire, en guerre contre les démocraties et les musulmans les plus ouverts aux libertés. […]

Au lendemain de l’effondrement des Tours jumelles de New York, Ben Laden avait été applaudi dans des cités françaises. Dix ans plus tard, le terroriste fondamentaliste a été tué. C’est le nom de Nicolas Sarkozy qui est salué en Libye. Le changement politique est considérable. La France n’a pas commis là-bas les erreurs des Etats-Unis en Irak. Mais le résultat est identique : un despote, Kadhafi, est tombé par la force brutale d’une coalition militaire occidentale, au nom des Droits de l’homme portés par l’Europe. […]

Le Figaro

Aix-en-Provence : « Plus un jour ne passe sans qu’il n’y ait un incident dans les bus… »

Un jet de pierre dans la ZAC du Jas-de-Bouffan, vendredi dernier. Un conducteur tabassé par trois hommes qui s’étaient vus refuser l’entrée dans le bus de leur chien Rottweiler, lundi, toujours dans la zone du Jas. L’un de ses collègues mordu au bras par une automobiliste qui s’opposait à remplir un constat après avoir percuté le bus à l’arrêt. Enfin, mercredi, un énième caillassage sur la ligne qu’emprunte le car scolaire reliant le CREPS au lycée Zola.

La société compte une dizaine de contrôleurs pour environ 90 bus et seulement une vingtaine de caméras de vidéosurveillance.

La direction aurait demandé aux contrôleurs de ne plus intervenir dans les zones sensibles où l’on a vraiment besoin d’eux, mais en plus certains passent plus de temps à contrôler nos tenues, notre conduite etc., que les clients! » lâche sans concession un délégué CFDT.

Les conducteurs souffriraient du manque de sévérité de la Justice à l’encontre de leurs agresseurs.

On réclame un statut juridique comme celui qui a été mis en place récemment pour les arbitres de football. C’est-à-dire qu’un gars qui nous agresse est forcément puni. »

La Provence

(Merci à bidulon13)

Guantanamo: fermeture ou déménagement?

L’administration de Barack Obama songe à détenir indéfiniment sans accusations ni procès beaucoup de prisoniers actuellement détenus à Guantanamo Bay après sa fermeture officielle dans des prisons situées en sol américain.

Annoncée en grande pompe au début de l’année, la fermeture prochaine de la prison de Guantanamo n’aura peut-être été qu’un geste symbolique de la part du nouveau président qui ne cesse de faire des annonces annoncant l’arrivée du changement tant promis.

Le sénateur Républicain Lindsey Graham a affirmé après avoir rencontré l’avocat de la Maison Blanche Greg Craig cette semaine qu’une des propositions étudiée est d’octroyer au gouvernement fédéral un pouvoir de détention indéfini sous l’autorité d’une sorte de cour de sécurité nationale. « C’est une question difficile. Comment garde t-on quelqu’un en prison indéfiniment sans procès? » a t-il dit.

La Maison Blanche a refusé de commenter ses délibérations internes sur le sort des détenus de Guantanamo. L’idée d’une nouvelle cour de sécurité nationale a été discuté dans les cercles légaux notamment par Michael Mukasey, le procureur général de l’administration Bush, et Neal Katyal, un ancien professeur de Georgetown nommé au Département de la Justice par Obama.

Le Secrétaire à la Défense Robert Gates a récemment dit que 50 à 100 détenus ne pouvaient pas être libérés pour des raisons de sécurité nationale.

La prison de Guantanamo Bay à Cuba a été établie peu après l’invasion de l’Afghanistan pour contourner les conventions internationales sur les prisoniers de guerre et les lois américaines. Les recours légaux de la part des organisations humanitaires et groupes de défenses des libertés civiles pour faire fermer la prison n’ont pas eu de succès.

SOURCE: Wall Street Journal

Crise des subprimes : la discrimination positive en cause

L’audio-vidéo ci-contre permet d’entendre un extrait du discours de G.W. Bush de 2002, qui déclare à peu de choses près :

« 2/3 des Américains sont propriétaires, mais l’Amérique connaît une fracture immobilière qui touche les minorités. Moins de la moitié des Hispaniques et des Afro-américains sont propriétaires. Nous allons la réduire ensemble et d’ici 2010, au moins cinq millions et demi de ces familles accéderont à la propriété. [Applaudissements]

L’obstacle principal reste le financement. Fanny May et Freddie Mac** se sont engagées à prêter davantage d’argent pour ces gens. Freddie Mac vient de créer 25 nouvelles conditions d’accession à la propriété […] visant en premier les familles méritantes. Vous n’êtes pas obligés d’emménager dans une maison minable pour votre premier achat […] si vous avez de petits revenus. Vous pourrez en avoir une aussi belle que n’importe qui. »

* Fanny May et Freddie Mac sont les deux mastodontes du prêt hypothécaire, à l’origine de la technique des subprimes, à l’époque où cela apparaissait comme une aubaine. Ces sociétés ont été nationalisées en catastrophe au début du mois de septembre pour éviter leur faillite.

(lien vidéo) (trad+vidéo via Zingueur)


Le vrai scandale, par Stan Liebowitz**
(article publié en anglais dans le New York Post le 5 février 2008)

Ce qui est peut-être le scandale le plus important de la crise des prêts hypothécaires, c’est qu’elle résulte directement d’un assouplissement délibéré des critères d’émission de crédit – réalisé au nom de la lutte contre les discriminations, en dépit d’avertissements soulignant que cela pourrait mener à de nombreux défauts de paiement.

Au coeur de la crise, se trouvent des crédits ayant été accordés virtuellement sans la moindre vérification habituelle lors de leur souscription – pas de vérification des revenus ni du patrimoine, peu de considération pour la capacité du souscripteur à rembourser, pas d’acomptes. (…) Source

**Stan Liebowitz est professeur d’économie au sein de la Business School de l’Université du Texas, à Dallas.


La loi antidiscriminatoire fut renforcée en 1995 pour rendre plus ardu le refus de crédit aux minorités par les banques, sous peine de sanctions renforcées. Celles-ci durent donc abandonner partiellement le rôle prudentiel qu’elles jouent habituellement lorsqu’elles refusent un prêt à une personne objectivement peu solvable.

Ainsi la crise financière a deux causes idéologiques : au sommet, la dérégulation mondiale des places financières ; à la base, la discrimination positive obligeant d’accorder des prêts à des personnes insolvables pour peu qu’elles appartiennent aux minorités ethniques. Source