Le nouveau Livre blanc de la défense prévoit 24.000 suppressions de postes supplémentaires dans l’armée française d’ici à 2019. Le document remis lundi à François Hollande maintient l’objectif défini par le précédent Livre blanc d’une réduction des effectifs d’environ 55.000 personnes d’ici à 2015 avec le départ programmé de plus de 10.000 hommes et femmes sur les années 2014 et 2015. S’y ajouteront 24.000 suppressions de postes entre 2016 et 2019, lit-on dans le document, qui définit les objectifs de défense et de sécurité pour la période 2014-2019.
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Le mariage pour tous est déjà un marché très convoité
La loi ouvrant le mariage aux homosexuels, qui a été adoptée ce mardi à l’Assemblée, crée un nouveau marché qui suscite déjà l’appétit de nombreuses entreprises. D’autant plus que les futurs mariés gays disposent en général de budgets confortables.
«Le budget mariage des couples gays pourrait être 50% plus élevé que celui des autres couples».
Le mariage pour tous, qui a été adopté à l’Assemblée ce mardi, est un marché prometteur. De nombreux acteurs affûtent leurs offres commerciales depuis plusieurs mois déjà pour anticiper la demande. «Nous avons été contactés dès l’été dernier par des couples de même sexe qui sondaient nos prestations avant même l’ouverture des débats», confirme Liza Vieilly Lucchiari qui cogère en famille l’entreprise d’organisation de mariages Daylove Event depuis 2008. […]
Toujours est-il que «les codes du mariage gay sont à inventer», selon Claire Jollain, fondatrice de l’agence Events and Home Consulting. «On peut envisager par exemple des décors différents pour ces mariages, avec un loft à Paris en plein hiver, plutôt que le château traditionnel.» Pour fédérer les offres qui convoitent ce créneau, Claire Jollain a décidé de créer le premier salon national du mariage gay, The G-Day, qui se tiendra ce samedi à Paris. […]
Livre : «La démilitarisation de l’Europe : un suicide stratégique ?»
Jean-Baptiste Vouilloux vient de publier «La démilitarisation de l’Europe : un suicide stratégique ?» (ed. Argos, 2013) de Jean-Baptiste Vouilloux.
Présentation de l’éditeur : Après que son existence ait été mise en péril, au XXe siècle, par la course aux armements, l’Europe du XXIe siècle est menacée par sa course à la démilitarisation. Depuis 2009, les États membres de l’Union Européenne réduisent leur budget de défense de manière constante et déterminée.
Cette atrophie, justifiée par la crise financière de 2008, est pourtant loin de s’appliquer aux autres parties du globe. Si cette course n’est pas résolument stoppée, l’Europe sera vulnérabilisée, dépendante de la bonne volonté des États-Unis, marginalisée sur la scène internationale, bafouée par l’arrogance des nouvelles puissances et surtout à la merci d’une surprise stratégique destructrice.
Jérôme Cahuzac quitte le gouvernement
Hollande «a mis fin aux fonctions» du ministre du Budget «à sa demande». Bernard Cazeneuve le remplace.
Le ministre du Budget est probablement l’interlocuteur qui évoquait en 2000 la détention d’un compte dans une banque suisse dans un enregistrement révélé par Mediapart, a indiqué un peu plus tôt dans la journée le parquet de Paris, citant l’expertise de la police. Le parquet a également décidé d’ouvrir une information judiciaire pour «blanchiment de fraude fiscale» en raison de la nécessité d’enquêter en Suisse, mais également à Singapour, a-t-il précisé dans un communiqué. [… ]
Budget/Défense : La France n’aura-t-elle bientôt «qu’une armée d’opérette» ?
Pour Etienne de Durand, directeur depuis 2006 du Centre des études de sécurité de de l’Institut français des relations internationales (IFRI), les réductions du budget de la défense atteignent le seuil où elles mettent la France en danger.
Il n’y a aucun précédent historique à une telle coupe dans le budget de la Défense si ce n’est l’armée de Vichy postérieure à la défaite de 1940.
Les dépenses de défense sont actuellement de 32 milliards pour un budget de l’Etat de 350 milliards, qui si on lui ajoute les dépenses sociales, aboutit à un total de plus de 1000 milliards. Il faut donc être d’une extrême mauvaise fois pour oser soutenir que le problème budgétaire de la France vient de la Défense. […]
Les coupes nécessaires à la réduction de budget exigée ne permettraient plus à la France des interventions comme celle au Mali. Conserver une telle armée aurait-il du sens ? Serait-elle toujours en état de défendre l’hexagone même si elle ne peut plus intervenir ailleurs ?
Non cela n’aurait plus beaucoup de sens. Nous n’aurions plus, comme beaucoup de pays d’Europe, qu’une armée d’opérette incapable de défendre son territoire. Comme nos voisins, nous deviendrions de facto dépendant d’autres pays comme les Etats-Unis et puisque tous les pays de l’UE réduisent leurs budgets de défense, nous serions incapables d’affronter une éventuelle agression majeure. Nous avons d’ailleurs pu constater avec le Mali que nous ne pouvions pas vraiment compter sur la plupart de nos voisins européens en cas de nécessité militaire. Cette décision voudrait donc dire que nous considérons qu’il n’y a aucun danger ni aujourd’hui ni demain. […]
L’économie est-elle en train d’avoir raison de notre histoire et de notre prestige militaire ?
Ce n’est pas l’économie qui est en train d’en avoir raison, c’est la politique. Nous ne résoudrons pas le problème budgétaire de la France en tapant sur le budget de la Défense et ce n’est donc pas une question économique. […]
Quels seraient les conséquences d’une telle réduction sur l’économie française ?
Le secteur de l’aéronautique et de la défense est le troisième secteur industriel du pays et il représente à lui seul 4 000 entreprises et 165 000 emplois directs. Compte tenu de l’état du BTP et de l’automobile, si nous coupons dans ce secteur, il ne nous restera rien d’autre que l’industrie pharmaceutique et l’agroalimentaire. En plus du désastre militaire, ce sera un désastre. […]
Armées : Vers une apocalypse budgétaire
Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire. Avant même la publication du Livre blanc sur la défense qui doit intervenir dans quelques semaines, il n’existe qu’un sujet de préoccupation au ministère de la Défense : les options budgétaires de la future loi de programmation militaire.
Pour simplifier, on peut dire que le Livre blanc définit une perspective stratégique globale, quand la loi de programmation militaire qui sera discutée ensuite, durant l’été, en tire les conclusions budgétaires. Or après des mois de tergiversations, François Hollande, chef des armées, annoncera ses choix financiers le 19 mars prochain lors d’un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars.
Le scénario noir prévoit la vente du Charles de Gaulle, la suppression de 30 régiments, l’arrêt des chaînes du Rafale et l’abandon de l’A400M. Une débâcle !
France : Une dizaine de lieutenants interpellent l’opinion publique sur le budget de l’armée
Normalement soumis au devoir de réserve, une dizaine de lieutenants de l’armée française publient, sous couvert d’anonymat, une tribune sur francetv info. Ils interpellent l’opinion publique sur le budget de l’armée et dénoncent sa mauvaise répartition. Voici leur texte.
Nous, jeunes officiers, sommes inquiets des gaspillages et des coupes budgétaires commis au détriment de la capacité opérationnelle.
A leurs concitoyens,
Marc Bloch, dans L’Etrange Défaite, a dénoncé les dysfonctionnements administratifs de l’armée et l’abandon moral des élites françaises des années 1930. Marc Bloch fut aussi un officier exemplaire pendant deux guerres mondiales, et un résistant de la première heure fusillé par les nazis. Nous nous réclamons de lui car il était un vrai soldat et un analyste lucide des travers qui avaient précipité la France dans la défaite.
Nous sommes de jeunes officiers de l’armée française, issus de différents recrutements et appartenant à différents corps. Nous nous sommes tous engagés pour défendre nos compatriotes, les intérêts et les valeurs de la France. […]
Aujourd’hui dans cette armée, 5 500 généraux qui devraient être à la retraite sont artificiellement maintenus en activité dans un statut appelé la « 2e section ». Dans le même temps, des dizaines de milliers d’emplois de militaires du rang et de sous-officiers sont supprimés.
Les acteurs privés de la Défense sont essentiellement français. Au lieu d’effacer les dernières traces de notre autonomie industrielle, il faut augmenter le budget de la Défense, et réarmer. Les emplois civils concernés se comptent par milliers. Les répercussions financières, par milliards. Contester cela, c’est contester que Total et Areva n’ont pas d’intérêt à exploiter des gisements de matières premières.
A court terme, bien sûr, tout cela est cher. Mais le prix de l’indépendance est bien inférieur au coût du déclin. […]
Cinq mesures peuvent lancer le signal d’un redressement qui pourra préserver la place de la France dans le monde, ses intérêts et ses valeurs universelles.
1. Augmentation significative du budget de la Défense. Financement d’équipements individuels tactiques efficients.
2. Suppression de la 2e section.
3. Création d’une commission parlementaire de révision des primes et indemnités des militaires.
4. Maintien de tous les postes de militaires du rang et de sous-officiers qui s’apprêtent à être supprimés. Maintien des régiments.
5. Diminution du nombre d’officiers.
francetvinfo (Merci à Diwal-da-reor)
Défense : Deux Français sur trois pensent que le budget doit être maintenu, voire augmenté
Alors qu’un Conseil de défense doit rendre, dans les prochaines heures, les premiers arbitrages sur le Livre blanc et, à partir de là, sur le niveau des crédits militaires, un sondage Ipsos pour le ministère de la défense, témoigne d’une évolution notable de l’opinion publique sur ces questions. L’attitude de l’opinion a fortement évoluée au cours des derniers mois.
François Hollande et le gouvernement socialiste semble bénéficier d’un véritable état de grâce en matière militaire. La gauche rend-elle la guerre plus acceptable ? Joli sujet de dissertation à Sciences-Po…
66 % des Français pensent en effet que, en dépit du contexte de «réduction des déficits publics», le budget de la défense doit être «maintenu ou augmenté» et seuls 29% considèrent qu’il doit être réduit. Or, en novembre 2011, ces chiffres étaient rigoureusement inverses : réduit 65% (1) et augmenté (32%). Quelque chose a basculé dans l’opinion durant l’été 2012, si l’on en croit les courbes d’Ipsos. […]
Pour les Français, l’heure n’est plus à l’angélisme et encore moins à l’antimilitarisme, sur le thème : plus d’argent pour les écoles et moins pour les armées.
Les opérations extérieures sont majoritairement approuvées […].
Enquête préliminaire ouverte pour « blanchiment de fraude fiscale » contre Jérome Cahuzac. Màj vidéo
Le parquet précise dans son communiqué avoir saisi la division nationale des investigations financières et fiscales (DNIFF) de cette enquête. De son côté, le ministre continue de nier « en bloc et en détail » les accusations de Mediapart. Jérôme Cahuzac a déposé plainte pour « diffamation » à l’encontre du site d’informations et une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris le 7 décembre. (…)

Pour Merkel, l’UE doit «s’ingérer» dans les budgets nationaux
La proposition ne manquera pas d’être commentée au Conseil européen, qui débute jeudi. Dans un discours devant le Bundestag, la chancelière Angela Merkel a défendu jeudi matin l’idée de confier au commissaire européen aux Affaires économiques un droit de veto sur les budgets nationaux des Etats membres.
Je sais que de nombreux Etats membres ne sont pas encore prêts à cela, malheureusement (…) mais cela ne change rien au fait que nous allons nous battre pour cela.
«Nous pensons, et je le dis au nom de l’ensemble du gouvernement allemand, que nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l’Europe un véritable droit d’ingérence sur les budgets nationaux quand ils ne respectent pas les limites fixées pour la stabilité et la croissance», a déclaré la dirigeante allemande, partisane d’une plus grande intégration de l’Union européenne. […]
Budget 2013 : Plutôt la presse que les monuments historiques !
Dans le budget 2013, 516 millions d’Euros ont été alloués pour subventionner les journaux, 303 millions d’Euros pour les monuments historiques.
Un ministre qui préfère subventionner les journaux qu’entretenir le patrimoine national, voilà qui en dit long sur l’idéologie qui nous gouverne.[…]
Dans cet esprit, que penser des coupes sombres dans le budget de la défense, secteur régalien par définition, qui amène notre armée, en des temps plus qu’incertains, à un état de sous effectif et de sous équipement plus que grave ? […]
Voir le budget de la culture réduit devrait me faire plaisir. Et pourtant, quels choix dans les coupes ! Allons nous voir un seul de ces artistes officiels qui ne vivent que grâce aux subventions et qui créent «dans la ligne» contraint à se remettre en cause ? Non. Allons-nous voir une seule de ces manifestations pseudo culturelles qui polluent nos villes à intervalles réguliers annulée ? Non. Le ministère de la culture va-t-il dégraisser le mammouth en taillant des les effectifs pléthoriques de son administration ? Que nenni. Les économies seront sur l’entretien du patrimoine et sur les musées. […] Comme le signale fort justement La Tribune de l’Art, c’est 213 millions de moins que ce qui est alloué… au soutien de la presse écrite !
Incroyable, non ? Si il est bien un secteur qui ne devrait PAS être aidé ni recevoir de subsides de la part de l’Etat, c’est bien cette presse qui se dit libre et indépendante et qui va tous les mois, au guichet du Trésor chercher sa récompense pour services rendus. […]
L’armée française s’inquiète des nouvelles coupes budgétaires
Les chefs d’état-major des armées mettent en garde contre de nouvelles coupes budgétaires et réductions des moyens de la défense qui comprometteraient à terme la capacité des armées à remplir leurs missions.
Des militaires très sollicités ces dernières années, en Afghanistan ou en Libye, dont le moral est, selon eux, « au seuil d’alerte ».
Auditionnés durant l’été par la Commission de la défense de l’Assemblée nationale, à la veille des discussions sur le nouveau Livre blanc, les premiers militaires de France ont exprimé leur satisfaction d’avoir conduit depuis 2008 la rationalisation de la défense sans entamer l’efficacité des forces.
Mais ils ont aussi souligné la fragilité d’un dispositif soumis à de lourdes réductions d’effectifs et de moyens. Des coupes drastiques – 54.000 postes supprimés entre 2009 et 2015 -, qui pèsent sur le moral des militaires.