Un rapport sur le génocide des Indiens du Brésil sort de l’ombre

Un rapport alarmant sur les atrocités commises contre les Indiens du Brésil dans les années 1940, 1950 et 1960 vient de refaire surface, 45 ans après avoir été mystérieusement détruit dans un incendie.

Le rapport Figueiredo, commandé en 1967 par le ministre de l’Intérieur brésilien, avait déclenché un scandale international suite à la révélation des crimes commis contre les Indiens aux mains des puissants propriétaires terriens et du service gouvernemental de protection des Indiens (SPI). Ce rapport fut à l’origine de la création de Survival International deux ans plus tard.

Dans ce document de 7 000 pages, le procureur public Jader de Figueiredo Correia énumère les meurtres de masse, la torture, l’esclavagisme, la guerre bactériologique, les abus sexuels, les spoliations territoriales dont furent victimes les Indiens du Brésil. Suite à ces atrocités, certains peuples ont complètement disparu et de nombreux autres ont été décimés. (…)

Survival

Le viol d’une Américaine choque le Brésil

Le viol en réunion d’une étudiante américaine et l’agression de son compagnon français, dans un minibus à Rio de Janeiro, ont suscité l’indignation au Brésil où les télévisions passaient en boucle les images de trois suspects interpellés. 

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Deux des trois violeurs arrêtés

Le couple, qui avait embarqué à bord de ce minibus dans le quartier touristique de Copacabana, a été agressé et séquestré toute la nuit de samedi à dimanche par trois jeunes hommes qui se relayaient au volant du véhicule. Deux des suspects, de 20 et 22 ans, ont été interpellés en fin de semaine, le 3e qui était en fuite a été arrêté lundi soir à Rio, a indiqué la police.

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Le troisième violeur ( merci à Blanc-Saint)

Respectivement âgés de 21 et 23 ans, les deux victimes étudiaient à Rio, qui se prépare à accueillir en juillet 2,5 millions de jeunes pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) catholiques.  »La jeune fille est américaine et le garçon est français », a précisé à l’AFP une source consulaire, sans apporter de détails. Ils avaient embarqué dans ce minibus en direction de Lapa, un quartier de bars et discothèques dans le centre-ville.

Deux hommes ont alors fait descendre les autres passagers, frappé le jeune Français avec une barre de fer, attaché le couple et violé la femme, tout en continuant de circuler dans la ville, selon un communiqué de la police touristique. [...]

Le Figaro

Brésil. La police investit une favela de Rio : 1100 policiers, 200 fusiliers marins, blindés…

Plusieurs centaines de policiers soutenus par des blindés ont investià l’aube les favelas de Caju et Barreira do Vasco, aux mains des narcotrafiquants, premier pas avant la reconquête de la favela de Mare, plus violente.

Les policiers se sont frayés un chemin dans les ruelles tortueuses de ces favelas situées dans la zone portuaire, et qui comptent environ 20.000 habitants. Il était prévu qu’un total de 1.100 policiers seraient mobilisés, appuyés par 200 fusiliers marins équipés de blindés, selon des informations données préalablement à l’AFP par le secrétariat à la Sécurité de Rio. […] Des membres du bataillon d’élite de la Police militaire, le Bope, resteront sur place durant l’installation des Unités de la police pacificatrice (UPP), un corps créé pour assurer la sécurité de ces quartiers, constitué de jeunes policiers formés pour répondre aux besoins spécifiques de ces communautés.

Le contrôle de ces deux favelas est un premier pas nécessaire pour reprendre ensuite la dangereuse favela de Mare, contrôlée par des gangs criminels comme le Comando Vermelho (CV) et Terceiro Comando, ainsi que par une milice para-policière.

Le Figaro

Brésil, épopée métisse

Le Brésil représente un modèle de paix raciale. On cite souvent le Brésil pour démontrer que les expériences de métissage ne débouchent pas nécessairement sur des tensions raciales fortes. Michel Agier cite quelques repères historiques pour situer le développement de cette idée. Compte-rendu de l’intervention de Michel Agier à Sciences-Po le 15 mars 2004.

(….)

Dès l’indépendance du Brésil en 1822, la Constitution affirme que tout homme naît libre alors que 45% de la population est encore esclave : on ignore encore les esclaves…

Il s’agit d’une phase contemporaine de la période de l’esclavage. Jusqu’à l’abolition de l’esclavage en 1888, des scientifiques s’adonnaient à des calculs douteux pour prévoir dans le temps l’avènement d’un Brésil blanchit.

En 1889, la République est instaurée au Brésil.

Il s’agit d’une République favorable au blanchiment de la race, utilisant le métissage pour éliminer progressivement la race noire. Une politique très volontariste d’aryanisation est menée au début du XXème siècle avec le soutien de politiques publiques favorisants l’immigration venue d’Italie, de Pologne, d’Allemagne, d’Espagne ou encore du Japon.

Parallèlement, une coalition abolitionniste s’organise et dénonce les conditions dégradantes de la pratique de l’esclavage (à la fois pour le maître et pour l’esclave). La pratique de l’esclavage est condamnée car elle ne peut s’accorder avec les principes des sociétés modernes ; l’immigration européenne doit fournir les ressources nécessaires pour créer, au Brésil, une force de travail moderne. Ceci est notamment confirmé par l’auteur de Os Sertoes, Euclides da Cunha : pour entrer dans la modernité il faut abolir l’esclavage et avoir de « vrais travailleurs ». L’abolition de l’esclavage, répond Agier suite à une question d’un étudiant, se fait certes suite à la pression économique de la part de la Grande Bretagne, mais aussi comme outil de blanchiment.

En 1930, l’identité nationale se forme et cherche à se construire en même temps que le populisme de Vargas. Le métissage devient alors la version officielle du pays.

Des discussions ont lieu dans le monde intellectuel d’aujourd’hui : 2 positions distinctes semblent ressortir des débats autour de l’idée du mythe de la « démocratie raciale » :

(…) AutreBresils.net

(Merci à Nedstark)

Brésil, préparatifs du mondial 2014. Cours de langue portugaise pour les prostituées issues de l’immigration

L’Association des prostituées du Minas Gerais, au Brésil, organise des cours de langues étrangères pour que les travailleurs du sexe soient prêts pour l’afflux de visiteurs étrangers attendus pour la Coupe du monde de football, en 2014.

« Lorsque tout ce débat sur la préparation de la Coupe du monde a débuté, l’an dernier, nous avons décidé que les femmes devaient se préparer elles aussi », a expliqué mardi à Reuters la présidence de l’association, Cida Vieira

Des cours d’anglais et d’espagnol sont dispensés par des bénévoles à Belo Horizonte, la grande ville du Minas Gerais.

Des cours de portugais, langue nationale du Brésil, sont également donnés pour les prostitués issues de l’immigration.

« C’est important pour la dignité au travail, ces femmes doivent pouvoir négocier des tarifs équitables et se défendre », explique Cida Vieira.
Son association prévoyait l’inscription de 300 femmes à ces cours de langues étrangères. Le nombre devrait être supérieur, l’association recevant des appels de prostituées travaillant jusqu’à Sao Paulo, à un demi-millier de kilomètres.

Yahoo

Brésil : Depuis les quotas ethniques, l’université de Rio est surnommée «Congo»

Le gouvernement brésilien a décidé de réserver 50% des places des universités publiques aux élèves pauvres, noirs ou métis. Pionnière, l’Université publique de Rio compte déjà 20% d’étudiants noirs.

En mai, la Cour suprême du Brésil avait ouvert la voie en autorisant l’instauration de quotas raciaux, estimant qu’ils permettraient de corriger la «dette sociale de l’esclavage», que le Brésil avait été un des derniers pays à abolir, en 1888.

L’université publique de Rio était, il y a dix ans encore, un petit monde blanc. Engagée depuis 2005 dans une politique de discrimination positive, elle est depuis devenue…multicolore. Si certains s’en réjouissent, des étudiants d’une faculté de droit l’avaient traité de «congo» lors d’une rencontre sportive. Mais l’insulte de terrain de foot est finalement devenue un étendard, un surnom revendiqué par l’université qui se veut pionnière. Des responsables politiques et jusqu’au président de la Cour suprême la désignent affectueusement ainsi, raconte le journal Folha de Sao Paulo ,qui se penche sur les effets de la politique des quotas.[….]

En ce qui concerne les quotas ethniques, le nombre de place réservées à chaque groupe dépendra de leur poids démographique dans l’Etat accueillant l’université .

L’université de Rio réserve 45% de ses place aux élèves des écoles publiques, tous pauvres, dont 20% spécifiquement aux étudiants qui se déclarent noirs ou indigènes et 5% aux handicapés. Si l’on en croit les responsables, les résultats sont positifs. Diverses études ont montré qu’en instaurant de tels quotas ,les jeunes accédant à l’université par cette voie, ont de moins bon résultats au départ, mais rattrapent vite leur retard.

Le cas de l’université de Rio intéresse particulièrement les Brésiliens car, bientôt, c’est le pays tout entier qui va emprunter le même chemin. [….]

Le Figaro

Brésil : Trop blanc pour être SDF ?

Révélé via les réseaux sociaux, le destin d’un SDF brésilien à la peau blanche a ému nombre de Brésiliens. Les citoyens sont pourtant bien peu enclins à s’émouvoir face à la misère bien plus répandue des exclus à la peau noire. Du racisme ordinaire ?

Hebergeur d'imageGrand, les yeux bleux, enveloppé dans une couverture, Rafael Nunes, un ancien mannequin brésilien, est aujourd’hui connu comme le plus photogénique des mendiants de Curitiba (sud du Brésil). Il a attiré l’attention du monde entier après que sa photo et son histoire sont devenues très populaires sur Facebook et sur Twitter. Âgé de 30 ans, Rafael Nunes s’est retrouvé à la rue à cause de sa dépendance à la cocaïne. Son histoire s’est retrouvée sur les réseaux sociaux lorsque Indy Zanardo, une touriste, a été approchée par le mendiant qui lui a demandé si elle pouvait le prendre en photo.[...]

Mises à part les réactions concernant son beau physique et sa triste histoire de dépendance à la cocaïne, cette photo a lancé un débat au sujet du racisme dans la société brésilienne qui s’indigne uniquement devant des cas d’exclusion sociale lorsque les victimes sont blanches et d’allure européenne. Bien que la société brésilienne soit l’une des plus diverses du monde en termes ethniques, la partie supérieure de la pyramide socio-économique est largement occupée par des Blancs et la plupart des indicateurs sociaux relatifs à l’éducation, à l’accès aux soins et au marché du travail privilégient cette tranche de la population.[..]

Ce refus de voir le problème se traduit dans les discussions sur Twitter : elles se sont principalement centrées sur le fait que Rafael Nunes appartient aux podiums de mode et non à la rue. En effet, très peu ont relevé les questions qui se posent lorsqu’un SDF blanc aux yeux bleus fait sensation alors que des milliers de Noirs et de personnes de couleur vivent en marge de la société sans que personne ne s’en offusque. Sur Twitter, la journaliste Jéssica Batista (@jessicabatistaa) relève l’ironie de la situation : « le mendiant de Curitiba est entré en désintoxication. Cool. Mais tout le monde avait pitié parce qu’il est blanc aux yeux bleux… Bravo ! » [...]

Chacun semble avoir historiquement accepté que pauvreté et ethnie soient intrinsèquement liées. Par conséquent, cette pauvreté est devenue « acceptable » pour une personne d’une communauté noire, au lieu d’être perçue comme le produit de siècles d’exclusion sociale et de politiques exercées par un État qui n’a commencé que récemment à prendre en considération les questions d’ethnies et d’inégalités. Et pourtant, plus de 51% de la population est d’origine africaine.

Courrier Internanional

Brésil: encore 8 décès par balles à Sao Paulo, 55 morts en une semaine

Au moins huit personnes ont été tuées par balles dans la nuit dernière dans la région de Sao Paulo, selon un porte-parole à la sécurité publique, malgré un plan d’action annoncé mardi par les autorités pour contenir la violence.

Ces derniers homicides portent à 55 le nombre de morts enregistrés en une semaine à Sao Paulo, dont plusieurs policiers.

Les autorités semblent incapables de contenir cette vague de violence attribuée par des experts au groupe criminel connu sous le nom de Primeiro Comando da Capital (PCC) et aux représailles de la police. Depuis janvier, près d’une centaine de policiers ont été tués dont 90 membres de la police militaire (PM, chargée du maintien de l’ordre) et près de la moitié auraient été exécutés sur ordre du PCC.

Le Figaro
(Merci à Vandenberghe / Chantecler)

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