Les mécènes à la rescousse des étudiants étrangers

Luminata, tout comme Barbara et Mamadou, arbore aujourd’hui un grand sourire serein. Tous trois font partie des 14 étudiants qui, ce soir, vont recevoir la première bourse de la Cité internationale universitaire.

Cet immense village aux 40 résidences et 141 nationalités, fondation privée reconnue d’utilité publique, accueille 10 000 étudiants sur son campus du XIVe arrondissement. Les trois quarts sont des étrangers, étudiants, chercheurs ou artistes en résidence. Pour soutenir les moins fortunés, la Cité internationale vient de faire appel à des mécènes privés, prêts à prendre le loyer d’un étudiant à leur charge, à hauteur de 5 500€ par an. Si l’expérience fonctionne, la bourse pourrait s’ouvrir l’an prochain à une centaine de résidents. (…)

Mamadou, un Guinéen de 25 ans, s’apprête à entrer comme stagiaire dans une grande entreprise de La Défense, en complément de son master d’économie industrielle. « C’était inimaginable avant, soupire-t-il. Tout mon temps libre était consacré à rechercher des petits boulots… » Une mission presque impossible. En août, le jeune homme a tout de même trouvé un emploi : veilleur de nuit dans un hôtel, à 25 km de sa chambre universitaire. Souvent, Mamadou devait sécher les cours pour dormir un peu. « Maintenant, je vais me consacrer à 100 % aux études ! » se réjouit-il.

Le Parisien

L’agence de notation S&P dégrade la note de la France, par «erreur»

Standard and Poor’s (S&P), une des trois agences de notation qui font la pluie et le beau temps sur les marchés financiers, a invoqué «erreur technique» pour avoir diffusé à certains de ses abonnés un message indiquant que la France avait perdu son triple A.

Cette erreur, sur laquelle l’agence de notation a promis de faire la lumière, intervient alors que l’écart entre le taux des obligations à 10 ans de l’Allemagne et de la France sur le marché de la dette a atteint un nouveau record historique jeudi, au-delà des 170 points de base. Un écart qui reflète la différence de traitement entre les deux pays pourtant l’un et l’autre notés triple A.

Les Bourses européennes qui consultent régulièrement les notations des trois agences (Fitch, S&P et Moody’s) sur les finances des Etats et les comptes des entreprises n’ont semble-t-il pas eu le temps de paniquer après cette fausse annonce.

Le Parisien

Californie : Une loi permettra aux étudiants « sans papiers » de percevoir des aides financières

Le gouverneur de Californie a ratifié, samedi 8 octobre 2011, la « loi du rêve » ou « Dream Act », qui avait été votée par le Parlement de l’Etat. Cette loi est en faveur des étudiants sans papiers, qui seront autorisés à recevoir des bourses pour terminer leurs études supérieures.

Le premier volet de la « loi du rêve » a été ratifié en juillet.[...] Ce deuxième volet leur donne maintenant accès à des bourses publiques.[...]

« Les immigrants sans papiers possèdent des droits. Si vous considérez les bases de notre Constitution, le quatorzième amendement dit très clairement: qu’aucune personne ne peut être privée de ses droits à un traitement juste et égal. Et les économistes assurent que d’ici 2020-2025, nous allons avoir un déficit d’un million de titulaires de diplômes supérieurs pour notre économie, à cause des changements démographiques en cours. » – Gil Cedillo, député de Sacramento.

[...] Pendant ce temps, d’autres Etats, comme l’Alabama, s’efforcent au contraire d’écarter de l’ensemble du système scolaire les enfants des familles « sans papiers ».

RFI – 10/10/2011

France : Durcissement des conditions financières pour les étudiants étrangers

Les autorités françaises durcissent les conditions de séjour des étrangers dans l’hexagone, y compris pour les étudiants. Elles ont en effet décidé d’augmenter de 70 à 100% d’une bourse de gouvernement français les ressources financières minimales pour l’obtention d’un titre de séjour en France. Une «mesure indigne» selon l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) qui appelle à son retrait immédiat.

Concrètement, explique l’UNEF, tout étudiant étranger doit attester qu’il dispose «de 5 500 euros (environ 60 000 dirhams) sur un compte en banque» avant d’espérer obtenir un titre de séjour en France. […]

L’UNEF, ainsi que l’UEAF (l’Union des étudiants algériens de France) et l’Union des étudiants vietnamiens en France (UEVF) «dénoncent fermement une politique qui fait de la fortune personnelle un critère d’entrée sur le territoire». […]Elles exigent donc «l’égalité des droits entre étudiants étrangers et étudiants français sur tous les plans : la fin du critère de nationalité pour les bourses sur critères sociaux (et) un titre de séjour pluriannuel pour l’ensemble des étudiants étrangers»

Yabiladi

La crise et maintenant la panique ?

France 3, émission « Ce soir ou jamais » du 13 septembre 2011. Un débat pour comprendre et ou nous en sommes de la crise.

Avec les invités suivants:

- Alain Cotta, économiste, ancien professeur à HEC et professeur émérite à l’université Paris Dauphine. Auteur de : « Sortir de l’euro ou mourir à petit feu » (Plon), « Le règne des oligarchies » (Plon) dans lequel il analyse la concentration des pouvoirs économiques, politiques, sociaux et surtout financiers dans nos soit disant démocraties.

- Michel Camdessus, ancien directeur général du F.M.I (1987-2000)

- Paul Jorion, Sociologue, anthropologue et  ingénieur financier. Le grand public le connaît surtout pour avoir été l’un des premiers à prédire la crise, en annonçant dès 2006 la crise des subprimes. Il a publié, entre autres, « Crise du capitalisme américain », « L’argent, mode d’emploi », « Le capitalisme à l’agonie » et récemment « La guerre civile numérique » (textuel).

- Jean Tulard, Historien, spécialiste de Napoléon Bonaparte et de la Révolution, membre de l’Académie des sciences morales et politique. Il vient de publier « Talleyrand ou la douceur de vivre » (Bibliothèque des introuvables)

Partie 1 :

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Suite et commentaires sur Fortune

Les Bourses européennes plongent, la Grèce inquiète et le G7 ne rassure pas

Les Bourses européennes plongeaient dès l’ouverture lundi, entraînées dans le rouge par les valeurs bancaires, alors que le G7 n’est pas parvenu à calmer les angoisses des marchés qui avaient déjà vécu une journée de panique vendredi. Quelques minutes après l’ouverture, Paris chutait de 4,06%, Londres de 2,39% et Francfort de 2,75%, tandis que Madrid cédait 3,08% et Milan 3,23%.

Les marchés boursiers se préparent à un début de semaine difficile en Europe, étant donné que les inquiétudes grandissent une fois encore quant à l’état de santé de la zone euro. »

En Asie, la même panique étreignait les marchés: Tokyo a clôturé en baisse de 2,31%. « Les marchés boursiers se préparent à un début de semaine difficile en Europe, étant donné que les inquiétudes grandissent une fois encore quant à l’état de santé de la zone euro », commente Cameron Peacock, analyste chez IG Markets.
Les investisseurs craignent que la Grèce ne soit pas en mesure de respecter ces engagements budgétaires, ce qui menacerait de faillite le pays et aggraverait la crise en Europe. Le ministre allemand de l’Economie Philipp Rösler n’a d’ailleurs pas exclu une faillite ordonnée de la Grèce pour sauver l’euro. Pendant le week-end, la Grèce a annoncé de nouvelles mesures pour réduire son déficit public, d’environ 2 milliards d’euros supplémentaires, et tenté de rassurer ses bailleurs de fonds avant une semaine cruciale pour l’avenir du pays et la zone euro.[...]

Le Parisien – 12/09/2011

Nouvelle journée noire pour les bourses (vidéos)

L’ensemble des bourses européennes a connu une nouvelle journée de fort recul. Le CAC 40, par exemple, a perdu plus de 5 %. Jean-Marc Sylvestre revient sur cette chute générale.

http://www.dailymotion.com/video/xklrny

La Société générale plonge encore

Après avoir perdu plus de 22 % en une séance le 10 août dernier, la banque française a vu le cours de son action reculer de plus de 12 % aujourd’hui. Une situation due en grande partie à des rumeurs d’instabilité relayées dans la presse anglo-saxonne.

http://www.dailymotion.com/video/xklt9u

Un plan d’aide de 750 milliards d’euros: quel coût pour les populations?

Le plan de stabilisation de la zone euro pourrait coûter cher à la France et le risque d’un endettement supplémentaire n’est pas exclu… La contribution de l’Hexagone se chiffre à 88 milliards d’euros, selon Christine Lagarde. Soit 20% des 440 milliards qui serviront de garantie afin de constituer une nouvelle entité capable de lever des fonds sur les marchés financiers pour ensuite aider un État membre en difficulté.

Après avoir adopté un plan d’aide à la Grèce d’un montant de 110 milliards d’euros, l’Union européenne et le Fonds monétaire international ont créé un fonds d’urgence d’un montant de 750 milliards d’euros. Un plan d’une ampleur historique. S’il vise à éviter une contagion de la crise, de plus en plus probable en raison de la défiance des marchés, il n’est pas sans risque pour les économies des pays concernés. Et donc pour leur population.

La part de la France représente «à peu près 20%» de ces 440 milliards d’euros, soit un peu plus de 88 milliards d’euros, a indiqué Christine Lagarde ce lundi. Cette somme viendra-t-elle s’ajouter aux 6,3 milliards d’euros prêtés à la Grèce, dont 3,9 dès 2010?