Les 100 plus gros contribuables se partagent 3 milliards d’euros par an !

Le ministère de l’économie a adressé une note confidentielle à vingt parlementaires de la majorité triés sur le volet, en vue de la réforme fiscale sur l’ISF et le bouclier fiscal. L’ensemble des revenus des 100 foyers les plus riches dépasse le budget du ministère de la Culture. 91% de ces revenus sont issus de cessions de valeurs mobilières comme les actions. Objectif: convaincre d’abandonner l’ISF.

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Ca plane pour ces bienheureux à mille kilomètres au dessus de la tête des Français de base. En 2008, le revenu fiscal de référence moyen de l’ensemble des contribuables plafonnait à 22 202 €. Chacun de ces 100 très riches gagnait donc en un an ce qu’un Français gagnerait en presque en 1,3 millénaire, ou 300 vies de labeur à raison de la nouvelle durée légale de 42 ans de travail… »

Mais la note détaille également la nature de ces revenus. Et si le contribuable moyen doit boulonner pour gagner son pain quotidien, 85 % de ses revenus sont constitués de salaires, pensions et autres retraites (certes différés, mais des revenus du travail aussi), ces très très riches tirent eux l’essentiel de leur 28,7 millions d’euros en moyenne de leur capital: 94 % de leur ressource annuelle.

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Lutte des classes « made in USA »

Une tribune libre de Patrick Reymond

"Qu'est-ce qui est mieux pour l'économie ? Faut-il que je craque tout, ou que je mette tout de côté ?" (caricature américaine, mars 2009)

Les USA ne produisent désormais que du papier chiotte et de la lutte des classes.

Un article paru dans « Economist’s View » donne le la : 80% de la population a vu ses revenus décroître depuis 1979 ; seuls les 20% restants, au haut de l’échelle sociale, ont vu les leurs croître, encore faut-il différencier.

Le 1% le plus riche, dont le revenu explose ( + 740 000 $), fait monter A LUI SEUL, la dernière tranche de la population ; sans ce 1%, les 19% vivent, au mieux, la stagnation…

En France, on songe encore à leur faire des gâteries : abandon du bouclier fiscal (600 millions €), contre suppression de l’ISF (3 milliards €). Elle est pas belle, la vie ?

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Retraites : la réforme est lancée

Eric Woerth reçoit à partir de ce lundi les partenaires sociaux.

C’est parti pour plusieurs semaines d’intenses négociations. Le ministre du Travail, Eric Woerth, reçoit à partir d’aujourd’hui les partenaires sociaux pour trouver une solution au financement du système des pensions.

Nouvelles recettes

Avec un déficit du régime général de la branche vieillesse de la sécurité sociale de 9,5 milliards d’euros en 2009 et 11 milliards d’euros prévus pour 2010, le gouvernement est à la recherche de nouvelles recettes pour assurer la pérennité du système.

Il n’a pas prévu de dévoiler son projet avant la « fin mai, début juin, » pour déposer un texte au Parlement en septembre. Mais ces premières réunions seront l’occasion d’évoquer les différentes pistes de réformes.

Prélèvement spécifique

En pleine polémique sur le bouclier fiscal, les syndicats de salariés reprochent à Nicolas Sarkozy de focaliser les débats sur les efforts à demander aux salariés. La semaine dernière, l’Élysée a évoqué la possibilité de créer un « prélèvement spécifique sur une catégorie de population, » vraisemblablement les ménages aisés, pour une réforme plus juste.

Le Journal du Dimanche a d’ailleurs avancé hier l’hypothèse d’une CRDS additionnelle exclue du bouclier fiscal pour financer les retraites.

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France : le creusement des inégalités devrait continuer

Une étude de l’INSEE, parue le 02 avril 2010, illustre la très forte augmentation, entre 2004 et 2007, du nombre de personnes à très hauts revenus (information donnée hier sur Fortune). Plus généralement, l’augmentation des inégalités est mise en évidence par l’Institut. Selon lui, elle s’est poursuivie sur la période précitée et devrait s’amplifier encore.

A l’autre bout du spectre [des revenus], le taux de pauvreté connaît «une relative stabilité après une longue baisse», a expliqué Jean-Louis Lhéritier, un expert de l’INSEE, lors d’une conférence de presse. En 2007, le seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois et concerne 13,4% de la population, soit huit millions de personnes.

Pourquoi y a-t-il un creusement des inégalités ?

Parce qu’il y a une «déformation très importante de la hiérarchie des salaires».

D’une part, «il y a de plus en plus de bas salaires, de plus en plus d’embauches au SMIC», explique Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, «car il y a une pression très forte pour réduire les coûts du travail». Un phénomène couplé avec l’externalisation des emplois les moins qualifiés, qui ne profitent pas des avantages sociaux de l’entreprise principale.

D’autre part, «pour ceux qui ont des compétences particulières, il y a une augmentation très importante des rémunérations», analyse Henri Sterdyniak. Pour éviter de voir ces cadres fuir à l’étranger, ils sont notamment rémunérés avec des stock options. Conséquence : ils ont intérêt à ce que la rémunération du capital soit la plus forte, en limitant [notamment] les salaires.

Plus globalement, pour Nicolas Bouzou, économiste et dirigeant de la société d’analyse Asterès, le «problème fondamental est celui de la croissance. Le PIB a peu augmenté, alors que la part des classes supérieures a beaucoup grossi». La part du gâteau à se partager, pour les classes moyennes et les plus pauvres, est donc plus mince.

«On assiste à un écrasement des classes moyennes, dont les salaires ont moins l’occasion de progresser», explique Nicolas Bouzou. «On est passé d’une société en pyramide à une société en sablier», selon un processus décrit par Jean-Marc Vittori. «C’est un phénomène très structurant pour l’économie, la consommation. On n’aurait par exemple pas un tel débat sur le bouclier fiscal, s’il n’y avait pas un problème» de redistribution, analyse l’économiste.

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Economie : que faire ?

Par Patrick Reymond

Les différentes solutions sont très simples et ramènent à un monde antédiluvien : les Trente Glorieuses.

Lesdites années se sont caractérisées, non pas par une forte croissance, mais par un certain paramétrage, qui a permis la croissance.

D’abord, il faut purger la dette.

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