« Jeu sordide », « syndrome de la toupie », « chimères de troglodytes »… la ministre de la Justice répond ce lundi dans un style mordant sur son blog à ses détracteurs et cite dans un tweet Aimé Césaire pour la nouvelle année.
En ce 1er janvier, Christiane Taubira règle ses comptes. La garde des Sceaux ne se contente pas de traditionnels voeux de bonne année : elle étrille aussi dans ses tweets et sur son blog ceux qui caricaturent son action au ministère de la Justice.
« Belle année à vous tous qui savez comme Césaire que ‘tout l’espoir n’est pas de trop pour regarder le siècle en face’ », a ainsi écrit dans la soirée la ministre sur son compte Twitter, pendant qu’elle publiait sur son blog ce message :
« On me dit que ces derniers jours quelques incurables m’accusent sur tweeter (sic) de donner aux magistrats ‘ordre de libérer les criminels’ tout en me préparant à offrir des médailles aux ‘jeunes de banlieue qui brûleront des voitures’. Simple exercice de vulgarisation de ce que propagent certains élus. »
Aux yeux de la ministre, « c’est le syndrome de la toupie : un ressassement qui, depuis six mois, tourne sur lui-même et finira comme chacun sait, affalé et immobile. Aucun intérêt », selon elle, « si ce n’est la marque, dans ce jeu sordide, d’une insultante indifférence aux victimes et d’un irrémédiable mépris pour les juges ». [...]



Mais regardez-les bien. Souvent, très souvent, ils puisent leurs informations dans la presse écrite. Ou directement dans les agences de presse citées par d’autres sites. A côté d’informations originales à l’intérêt indiscutable, et le plus souvent données de manière très succincte, avec des commentaires courts et percutant, ces sites fournissent essentiellement une… revue de presse. Sans presse, et notamment sans presse de conviction, une part non négligeable de leur contenu disparaîtrait aussitôt. [...]
« (…) Nous étions [alors] en plein boom de la chanteuse Diam’s, de Rohff et de 113. Les animateurs et journalistes souriaient à la caméra en lâchant irrégulièrement des petits mots de verlans. Les grandes marques dessinaient pour les enfants de dentistes des frusques directement inspirées du «street wear». Stéphane Bern recevait dans 20h10 pétantes un créateur de Muslim Wear… Bref, au début des années 2000, je n’avais pas 15 ans, mais je comprenais que les temps à venir ne seraient pas les plus tendres. »