Démantèlement d’un trafic de drogue entre le Maroc, la France et l’Inde

Le réseau, particulièrement bien organisé, mêle des trafiquants français, indiens et marocains. Treize personnes ont été interpellées en France et en Belgique les 8 et 10 mars derniers.

A en croire le procureur de la République de Paris, François Molins, les autorités françaises viennent de mettre un terme à l’un des réseaux les plus importants « jamais démantelés » en France. Jeudi 13 mars, l’Office central de répression de la délinquance financière (OCRGDF) a annoncé l’interpellation, les 8 et 10 mars derniers, de dix individus français et indiens liés à un important réseau de blanchiment de l’argent du trafic de cannabis. Trois autres personnes ont été interpellées en Belgique.

Le réseau était particulièrement organisé et récoltait à lui seul près de 170 millions d’euros, fruits du trafic du cannabis. Le système de blanchiment, qualifié de très sophistiqué par les autorités, fonctionnait entre le Maroc, la France et l’Inde.

Grâce à des appels d’offres déguisés, des trafiquants marocains mandataient des « banquiers » qui faisaient appel à des « collecteurs », des individus parfois délinquants mais la plupart du temps bien insérés dans la société française. Ces derniers avaient pour tâche de rassembler l’argent du trafic en France.

Une fois récolté par le chef de l’organisation en Seine-st-Denis, l’argent de la drogue était acheminé en Belgique par réseau routier ou ferroviaire. D’autres mules – souvent des étudiants – se rendaient à Dubaï, chargées d’or et de numéraire [...].

Selon le procureur, le chef de l’organisation a avoué lors de sa garde à vue avoir « blanchi au moins 36 millions d’euros en espèce depuis 2010 et fait transiter 200 kg d’or entre la Belgique et l’Inde ». L’enquête doit d’ailleurs se poursuivre sur place [...].

France Bleu

Patricia Cahuzac avoue l’existence d’un compte caché sur l’île de Man (vidéo)(maj)


source : journal Sud-Ouest via Politique Matin sur LCP le 13 03 2014

Un compte crédité au total de l’équivalent de 2,5 millions d’euros aurait été ouvert entre 1997 et 2004, selon les déclarations de Patricia Cahuzac aux juges.

Patricia Cahuzac, l’épouse en instance de divorce de l’ancien ministre français du Budget Jérôme Cahuzac (PS), a avoué l’existence d’un compte bancaire sur l’île de Man, révèle le journal Sud Ouest jeudi. Ce compte a été découvert lors « d’investigations sur la fraude fiscale commise par l’ancien ministre du Budget PS Jérôme Cahuzac », explique Sud Ouest.

« La piste de l’argent a conduit à l’île de Man, où un compte crédité au total de l’équivalent de 2,5 millions d’euros aurait été ouvert entre 1997 et 2004, selon les déclarations de Patricia Cahuzac aux juges, » écrit le quotidien. « Les sommes auraient été placées en majeure partie dans l’immobilier au Royaume-Uni.

Une commission rogatoire internationale, rédigée par les juges Van Ruymbeke et Le Loire, est en cours d’exécution à Londres pour vérifier ses déclarations », toujours de même source.
« D’où provenait l’argent ? »

« D’où provenait l’argent de Patricia Cahuzac ? S’agit-il encore de recettes commerciales non déclarées de la clinique ? Ce dispositif britannique était-il connu de Jérôme Cahuzac ? » s’interroge Sud Ouest. Le journal a contacté l’avocat de Patricia Cahuzac, Me Sébastien Schapira, qui a dit « se refuser à tout commentaire au stade de l’instruction ». Tout comme celui de Jérôme Cahuzac, Me Jean Veil. Patricia Cahuzac, médecin dermatologue, a été mise en examen fin août 2013 pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale » dans l’enquête sur le compte caché de son mari.

Jérôme Cahuzac a quitté le gouvernement le 19 mars, dans la foulée de l’ouverture par le parquet de Paris d’une information judiciaire relative à son compte en Suisse. L’ex-ministre a été mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire après avoir reconnu qu’il avait détenu un compte à l’étranger. Ses aveux ont provoqué un scandale politique.

Le Point

Une information judiciaire ouverte contre Thomas Fabius pour «faux», «escroquerie» et «blanchiment»

Selon Le Point, Thomas Fabius, le fils aîné de l’actuel ministre des affaires étrangères, a acheté, en juin 2012, un appartement de 280 mètres carrés à Paris pour la modique somme de sept millions d’euros. Le parquet de Paris s’intéresse aux conditions d’achat du bien immobilier.

Les magistrats du pôle financier s’intéressent notamment à différents flux financiers autour de Thomas Fabius. On ignore pour l’instant avec précision les faits qui pourraient être reprochés à Thomas Fabius. Une plainte, déposée en octobre 2011, avait donné lieu en mai 2012, à l’ouverture d’une enquête préliminaire. S’en était suivis deux signalements Tracfin, dont l’un portait sur les mouvements d’argent ayant précédé l’acquisition d’un appartement.

Lors de cette curieuse opération immobilière, révélée par Le Point, Thomas Fabius avait acheté en 2012 un appartement dans le 7e arrondissement à Paris, pour plus de 7 millions d’euros. Les enquêteurs de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) s’interrogent notamment sur l’origine des fonds qui lui ont permis de réaliser cette opération alors que, selon Le Point, il n’est pas imposable. […]

Le Monde

Comptes en Suisse : « Un membre éminent de l’actuel gouvernement » serait identifié

Le journaliste Antoine Peillon a eu accès à la liste des politiques de droite et de gauche ayant un compte en Suisse

(…) Antoine Peillon, grand reporter au quotidien « La Croix » et auteur l’an passé d’un ouvrage remarqué sur les activités illicites de la banque UBS en France, détient ces pièces.  « Quand on découvre les identités des hommes politiques concernés, il n’y a pas vraiment de surprise, souligne-t-il. Les gens de droite sont un peu plus nombreux. À gauche, on trouve diverses personnalités ainsi qu’un membre éminent de l’actuel gouvernement. »
[...]

Le client évoqué n’est autre qu’une « personnalité politique exposée » désireuse de transférer au plus vite 23 millions d’euros de son compte ouvert chez HSBC vers celui d’un homme d’affaires ami.

(…) Sud Ouest

Sondage sans appel en bas de page sous l’article de Sud-Ouest :


(Merci à Gloups)

Corbeil-Essonnes. Serge Dassault : Ouverture d’une enquête sur des soupçons d’achat de votes

Une information judiciaire a été ouverte à Paris sur des soupçons d’achat de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne) lors de la campagne municipale de 2010 remportée par le successeur de l’industriel Serge Dassault (UMP), a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information de L’Express. L’instruction a été ouverte pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux…

L’industriel Serge Dassault a dirigé la commune de Corbeil-Essonnes de 1995 à 2009. Son successeur désigné, Jean-Pierre Bechter (UMP), a été élu en décembre 2010 après invalidation de son élection en octobre 2009.

Le Canard Enchaîné avait rapporté début décembre qu’une somme de 1,7 million d’euros en liquide aurait transité par le Liban avant d’arriver dans les mains d’intermédiaires, quelques semaines avant l’élection municipale de 2010, chargés de distribuer cet argent aux militants et aux électeurs.

L’hebdomadaire mentionnait des vidéos de jeunes d’un quartier de la commune estimant n’avoir pas touché leur dû et la voix de Serge Dassault évoquant une transaction avec un intermédiaire. […]

Voir Fdesouche : Le témoignage qui dénonce le système Dassault.

20 minutes

Lagarde, Cahuzac, Sarkozy…Eva Joly : «Cette succession d’affaires est une bombe à fragmentation»

La députée européenne Europe Ecologie-les Verts Eva Joly,ancienne juge et candidate à la présidentielle, dénonce avec vigueur les affaires, à droite comme à gauche. Elle propose le lancement en France d’un plan d’urgence contre les affaires, à la manière du mouvement Mani pulite en Italie dans les années 1990.

Nos élites doivent se ressaisir. Leurs égarements sont d’autant plus insupportables pour les Français qu’ils ont été incapables de combattre la crise qui frappe les citoyens ordinaires.

Jérôme Cahuzac aurait-il dû démissionner plus tôt ?

Oui. L’effet de son maintien est désastreux. L’ouverture d’une information pour blanchiment de fraude fiscale, quand on est ministre du Budget qui doit trouver les milliards qui manquent et demander des économies, c’est intolérable. Affirmer les yeux dans les yeux, aux députés et aux citoyens, qu’il n’a pas de compte et se voir démenti parce que sa voix est reconnue… c’est pathétique. Mais cette affaire révèle aussi un certain dysfonctionnement du système : Jérôme Cahuzac a été, tour à tour, au cabinet du ministère de la Santé et conseiller des laboratoires pharmaceutiques. Quelque chose ne tourne pas rond dans notre système. […]

François Hollande doit retrouver l’esprit du Bourget. ll s’est fait élire avec la promesse de combattre la finance mais sa main a tremblé.

Cette semaine il y a également eu une perquisition au domicile de Christine Lagarde dans l’affaire Tapie. Ces successions d’affaires ne vont-elles pas profiter au Front national ?

Quelle semaine! J’avais mis en garde contre la nomination de Christine Lagarde au FMI en disant qu’elle risquait une mise en examen dans le dossier Tapie. Cette succession d’affaires qui nourrit l’idée du « tous pourris » est une bombe à fragmentation pour la démocratie! Nos élites doivent se ressaisir. Leurs égarements sont d’autant plus insupportables pour les Français qu’ils ont été incapables de combattre la crise qui frappe les citoyens ordinaires. Crise politique et crise économique s’alimentent l’une l’autre. C’est le même système qui est à genoux devant la finance et laisse prospérer l’impunité. Dans les deux cas, ce qu’il faut, c’est un retour de l’éthique, du sens des limites, du respect des règles. […]

Le Parisien

Ces sociétés qui louent des bolides de luxe aux voyous

Derrière le phénomène des voitures haut de gamme en leasing, des soupçons de blanchiment de l’argent des trafics…

D’où viennent ces véhicules puissants dans lesquels paradent les voyous de banlieue? À la lumière des faits tragiques qui ont coûté la vie à deux policiers, jeudi matin, le directeur de la police judiciaire parisien, Christian Fleasch, a révélé que le Range Rover Evoque ayant percuté la voiture des fonctionnaires avait été loué à une société de location de voitures de luxe qui faisait «l’objet d’une enquête».

Le chauffard meurtrier de 22 ans, toujours en garde à vue ce vendredi, n’avait pas les revenus pouvant justifier qu’il roule au volant de véhicules de valeur. Et il n’est pas un cas isolé. «Plusieurs centaines de petits délinquants, versés dans les trafics en tous genres et roulant dans des voitures de sport, sont dans le collimateur de la police», assure un commissaire de la PJ.

Christian Fleasch assurait pour sa part, jeudi, que ses services se livraient à des vérifications sur «un certain nombre d’identités de conducteurs de véhicules de luxe», affirmant que «lorsque nous avons une inadéquation entre le profil du conducteur et le montant de la location de ces véhicules, nous ouvrons une enquête». (…)

En 2011, les policiers de la Seine-Saint-Denis avaient arrêté le conducteur d’une Lamborghini Murcielago V12 de 580 ch, d’une valeur de 266.390 euros. Son conducteur, âgé de 26 ans, était connu de la police pour 35 faits de délinquance, du trafic de stupéfiants au vol aggravé, et demeurait en HLM à Aubervilliers. Affirmant être gérant d’une société de location de voitures, il venait également d’immatriculer une Audi R8 de près de 100.000 euros.

Sous l’impulsion du préfet Alain Gardère, alors directeur de la police d’agglomération parisienne, les brigades anticriminalité avaient été invitées à relever les plaques d’immatriculation des voitures de sport contrôlées aux heures d’ouverture et de fermeture des discothèques, dans le quartier des Champs-Élysées notamment, et à bord desquels se trouvaient des profils dont le niveau de revenus ne cadrait pas avec ce luxe tapageur. La police judiciaire a ensuite pris le relais, avec l’appui du Groupe d’intervention régional (GIR) de Paris, qui associe policiers et agents du fisc notamment.

Une centaine de procédures par an

Une Ferrari F430 contrôlée sur les Champs était conduite par un voyou de 32 ans, une Jaguar stoppée avenue de la Grande Armée était conduite par un truand avec 35 braquages et un viol à son passif. Dans les filets de la police également: un môme de 18 ans connu des services et roulant en BMW X6. Porsche Panamera, Hummer H3, rien n’est trop beau pour ces oiseaux de nuit.

La police judiciaire parisienne gère, à l’année, une centaine de procédures de vérifications de revenus, en liens avec l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels saisis et confisqués (Agrasc). «Les enquêtes sont longues pour déterminer d’où vient l’argent qui a servi à acheter ces voitures et la lourdeur procédurale de ces investigations financières rebute parfois la justice qui préfère alors se concentrer sur d’autres délits», explique un préfet. (…)

Le Figaro

L’organisateur d’un réseau de blanchiment d’argent arrêté à Roissy

Alors que le réseau de blanchiment d’argent entre la Suisse, la France et le Maroc avait été démantelé en octobre 2012, son organisateur était encore en liberté. Simon Pérez, qui était visé par un mandat d’arrêt international, a été arrêté à son arrivée en provenance d’Israël, mis en examen et incarcéré, a-t-on précisé, confirmant une information du journal Le Monde. Il est soupçonné d’avoir joué le rôle d’interface entre les trafiquants de stupéfiants et le réseau de blanchisseurs.

Voir : « Une élue parisienne écolo mise en cause pour blanchiment d’argent de la drogue« (Fdesouche)

La somme blanchie est estimée à 100 millions d’euros.

A l’origine de cette affaire, une enquête lancée à Nanterre en février et transférée à Paris, a mis au jour un réseau d’importation de cannabis entre le Maroc, l’Espagne et la région parisienne.

Ami d’enfance de Meyer El-Maleh, 48 ans, un gestionnaire de fortune installé à Genève et incarcéré depuis octobre 2012, Simon Pérez, 47 an,s est suspecté d’être l’une des pièces maîtresses de cette organisation démantelée il y a deux mois et demi par les polices française et suisse. Selon les enquêteurs, il aurait, en quelques années, amassé un butin de plusieurs millions d’euros.

Ce groupe serait notamment composé d’équipes de trafiquants de cannabis installées en région parisienne, dont l’un des chefs serait Sofiane Nedjam, et d’une fratrie franco-marocaine dispersée entre Paris, Genève et Casablanca, composée de Meyer, Mardoché, Freha et Nessim El-Maleh, tous désormais sous les verrous. […]
Mise au jour à la mi-octobre 2012, l’affaire a fait grand bruit. Le démantèlement de ce réseau a permis aux enquêteurs d’interpeller des notables parisiens qui tentaient d’échapper au fisc en dissimulant des fortunes sur des comptes en Suisse.

Une élue verte du 13e arrondissement, un avocat d’affaires, un marchand d’art ou encore un entrepreneur, tous demeurant à Paris, figuraient parmi cet aréopage de fraudeurs suspectés. Ils ont tous été mis en examen pour « blanchiment en bande organisée » et placés sous contrôle judiciaire . […]

TDG ; Le Monde

Une élue parisienne écolo mise en cause pour blanchiment d’argent de la drogue (MàJ vidéo)

17/10/12
Florence Lamblin commerçait depuis longtemps sur Internet.
Elle avait créé en 2009 une société de vente de produits bio par Internet : d’après les site lesarnaques.com, spécialisé dans la dénonciation de sites commerciaux indélicats, de nombreux clients se seraient plaints de n’avoir jamais été livrés après avoir payé…

16/10/12
L’élue verte vend aussi des sex-toys

Florence Lamblin, mise en examen dans une vaste affaire de blanchiment, est actionnaire de la boutique en ligne sexecolo.com proposant des produits alliant « écologie et sexualité »

(…)

Paris Match

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Patrick Lozès visé par une enquête préliminaire : des imprécisions sur son salaire ? (màj)

Addendum :

Un de nos lecteurs (Desouchenaute) nous fait remarquer que M. Patrick Lozès reste encore flou sur ses revenus, puisque celui-ci déclarait toucher un peu plus de 80.000 euros par an dans une émission des GG de RMC (27/05/11). Ce qui représente bien plus que les 3600 euros mensuels avancés par l’ex-président du Cran.

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Patrick Lozès tente de se justifier sur son blog :

Je tiens à apporter des éclaircissements nécessaires quant au contenu de cet article :

1. Tout d’abord, je n’ai jamais été informé d’une telle enquête, et je ne suis en aucun cas accusé de « blanchiment » ni « d’abus de confiance ». C’est le journaliste auteur de l’article lui-même, Stéphane Joahny, qui m’a mis au courant de l’existence d’une enquête préliminaire lancée en octobre. Je ne peux, sur ce point, que faire part de ma plus grande stupéfaction. [...]

3. Cet article comporte deux éléments factuellement faux qu’il convient de clarifier immédiatement :
· je ne suis en aucun cas le candidat du CRAN, association qui n’a aucun lien avec ma candidature,
· je n’ai jamais touché de salaire de 15 000 euros par mois, puisque mes rémunérations salariées sur les quatre dernières années étaient situées entre 400 et 3600 euros nets par mois, montants autrement plus modestes. [...]

Je n’ai aucune inquiétude ni aucune réticence, surtout du moment que je m’engage dans la vie publique, à faire état d’une transparence absolue quant à mes revenus et au financement de mes activités passées, présentes et futures. [...]

Aussi rendrai-je prochainement public un état complet de mes revenus et de mon patrimoine. Une démarche qui me semble saine et à laquelle devrait se soumettre tout candidat à des fonctions publiques soumises au suffrage universel.

Le blog de Patrick Lozès

Merci à Vernon

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France : Drogue, entre 3 et 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel

Ces chiffres correspondent à l’estimation de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants). À titre de comparaison, c’est un peu plus d’un mois de la facture pétrolière française ou encore le chiffre d’affaires annuel de l’industrie du poisson, en 2009.

Le mieux connu de ce marché est celui de la résine de cannabis, qui s’est largement « professionnalisé » depuis une vingtaine d’années. L’étude de l’OFDT de 2007 portant sur les gains des dealers de cannabis dans l’Hexagone permet de se faire une idée de l’ampleur réelle des problématiques afférentes au blanchiment de l’argent de la drogue à partir d’une estimation du chiffre d’affaires, évalué à 832 millions d’euros.

Les « petits » dealers de rue, les plus nombreux, gagneraient des sommes d’argent très limitées, tandis que les intermédiaires situés dans la chaîne du trafic juste après les semi-grossistes seraient plutôt dans des logiques de consommation ostentatoire à faible impact en termes de pratiques de blanchiment.»

Ainsi, dans bon nombre de cas, l’argent de la drogue répond à une logique de promotion sociale individuelle assise sur un besoin de reconnaissance sociale. La plupart des dealers ne se projettent pas dans une logique d’accumulation mais « flambent » les revenus de leur activité illicite, le plus souvent en produits de marque, voire de luxe. Ils suivent une logique de court terme, sacrifiant au passage leurs perspectives d’insertion légale.

Suite et commentaires sur Fortune

Lassana Diarra mis en examen pour blanchiment de fraudes fiscales

Un joueur du Real Madrid, l’un des plus grands clubs de football du monde, a été mis en examen ce mercredi 28 septembre au Havre (Seine-Maritime). Lassana Diarra, 26 ans (ndlr: franco-malien), est soupçonné par la justice française de « blanchiment de fraudes fiscales » [...]

Plusieurs mises en examen ont déjà été prononcées dans ce dossier qu’une source judiciaire parisienne qualifie « d’envergure internationale avec des ramifications un peu partout ».

Dans l’œil de la justice : des agents de joueurs qui n’en seraient pas vraiment. Un dossier complexe en tout cas, sur fond de transferts à coups de millions d’euros. [...]

Paris Normandie