Le quartier chrétien de Beyrouth touché par un attentat

Un attentat à la voiture piégée a dévasté un secteur du quartier chrétien d’Achrafieh, à Beyrouth. L’attaque a fait au moins huit morts et 78 blessés, selon la Croix-Rouge et l’agence de presse libanaise (ANI). L’attentat a eu lieu près de la place Sassine, à 200 mètres du bureau des Kataeb, parti chrétien d’opposition de l’ancien président Amine Gemayel, hostile au régime syrien de Bachar el-Assad.

Pour le moment, il n’est pas possible de déterminer la cible de cet attentat, le premier dans la capitale libanaise depuis janvier 2008. Aucune revendication n’a été faite pour l’heure.

Selon les images des télévisions libanaises, les dégâts sont impressionnants, dignes de ceux causés par l’attentat en février 2005 qui avait coûté la vie à l’ancien premier ministre Rafic Hariri et à 22 autres personnes. La déflagration a fortement endommagé la façade d’un immeuble et mis le feu à des véhicules. Elle aurait été provoquée par l’explosion d’au moins une voiture.

«Que l’Etat protège les citoyens. Nous ne tolérons aucune procrastination en la matière, nous ne pouvons pas continuer ainsi. Nous mettons en garde depuis un an. Assez», a réagi Amine Gemayel.

Le Figaro

Histoire du monde : esclavage moderne (màj)

Addendum du 20/03/2012 :

Vive polémique, sur Internet, entre l’Afrique et le Liban après la diffusion d’une vidéo où l’on voit une domestique éthiopienne maltraitée dans une rue de Beyrouth. L’affaire met une nouvelle fois en évidence le sort, souvent peu enviable, des travailleurs migrants au Moyen Orient. (…)

L’histoire a suscité de très vives réactions en Ethiopie. Car il y a de nombreux précédents. On se souvient notamment de cette nounou Ethiopienne d’Hannibal Kadhafi retrouvée défigurée à l’acide par des journalistes à la chute du régime.

Les Ethiopiens sont consternés par le sort de celles qui se retrouvent parfois transformées en véritables esclaves.

L’histoire a aussi provoqué un tollé au Liban. Le journal l’Orient-le-Jour a repris en titre cette réaction d’un blogueur éthiopien: « Regardez ces barbares de Libanais ». Le malaise n’est pas neuf. En 2008 déjà, Human Rights Watch publiait un rapport cinglant sur le sort des 200.000 domestiques étrangères au Liban.

24 morts recensés sur l’année 2007 et des histoires qui ressemblent: une employée ne supportant plus d’être enfermée à clef dans une pièce fini par sauter par la fenêtre.

Depuis, des mesures ont été prises, comme l’introduction d’un contrat de travail obligatoire et le plafonnement des prestations à 10h par jour. Mais elles s’avèrent inopérantes. Quelle domestique irait saisir la justice et aurait les moyens de se lancer dans de longues procédures?

Comme dans d’autres pays du Moyen Orient, les travailleurs migrants ne bénéficient d’aucune protection légale au Liban. Leur titre de séjour est lié à leur contrat de travail. Leur employeur est leur tuteur.

Si le travailleur perd son boulot, il peut immédiatement être expulsé.

Rtbf.be

Addendum du 16/03/2012 :

Alem Dechasa, employée de maison de 33 ans, s’est suicidée le 14 mars à l’hôpital psychiatrique du couvent de la Croix. (…)

« ‘Regardez ces barbares de Libanais !’ commente Tedla Asfaw sur le site Ethiopian Review. ‘L’agresseur devra être jugé pour ses crimes un jour ou l’autre. Vous devriez avoir honte de vous-mêmes, Libanais et arabes barbares.

J’espère qu’une fois que la Syrie sera débarrassée de Bachar el-Assad, le Liban sera rayé (de la carte) par les Israéliens. Les Ethiopiens qui ont vu cette vidéo n’oublierons pas cette brutalité et nous nous vengerons tôt ou tard’« . (…)

Courrier International

Au sol, une Éthiopienne recroquevillée geint. Un homme, dont on ne voit pas le visage, l’attrape, lui ordonne, en arabe, de se relever, la tire par le col, par les cheveux. Puis il la traîne vers une voiture, tente de la faire entrer de force dans le véhicule.

La jeune femme se débat en répétant « non, non, non ». Autour, plusieurs personnes regardent, certaines protestent mollement. L’une d’elles demande à l’inconnu de laisser la jeune femme devant le consulat. « Que vas-tu gagner si tu la frappes ? Laisse-la ici, le consulat se trouve au premier étage », lui dit-elle. « Je ne peux pas, ma conscience ne me permet pas de la laisser ici », répond l’homme.

Diffusée avant-hier soir par la chaîne de télévision LBCI, la vidéo (voir ci dessous) d’une agression, en pleine rue et en plein jour, d’une domestique éthiopienne a créé la polémique.

L’agression a eu lieu rue Sami el-Solh, à Badaro, devant le consulat d’Éthiopie au Liban.

(…) Ali Fakhri, un autre membre du mouvement, a estimé pour sa part que si la justice ne se saisit pas de cette affaire, «

 cela ne fera qu’encourager les actes d’agression contre les femmes ». « Nous faisons face à ce genre de situation tous les jours, assure-t-il. Mais cette fois, c’en est trop. Nous ne resterons pas les bras croisés. »

Ali Fakhri et une délégation du mouvement Anti-Racism se sont d’ailleurs rendus aujourd’hui chez le consul d’Éthiopie afin de l’exhorter à prendre des mesures judiciaires contre l’agresseur de la jeune Éthiopienne. (…)

L’Orient le jour.com

Rue Canterelles à Béziers : « C’est Beyrouth ! »

Il devient impossible de vivre dans cette rue. La police y a perdu pied et les autorités locales ont baissé les bras. Désormais, ce ne sont plus ceux qui mettent le bordel qui sont obligés de partir, mais des habitants tranquilles qui ont peur et qui ne supportent plus les invectives, les insultes et les incivilités », explique un riverain hors de lui et qui voit avec appréhension arriver les beaux jours. «   Avec l’hiver, nous avons eu un peu moins de bruit, mais, dès les premiers rayons de soleil apparus, le bas de cette rue va devenir la salle à manger de tout un lot d’habitants et, de nouveau, ce sera invivable. » Mise en cause, la communauté gitane qui vit dans cette rue et qui semble avoir des problèmes de communication avec le reste des habitants de cette travée biterroise.

(…) « Mon frère a été agressé à deux reprises. Il n’admettait pas de voir cet axe devenir une aire de jeu, assure encore Robert Escot.   Les fauteurs de trouble se sont révoltés parce qu’il demandait un peu plus de respect. Ils l’ont frappé pour toute forme de réponse. Dans Béziers, la rue Canterelles, c’est Beyrouth. Plus personne ici ne comprend que l’on puisse en faire autant sans jamais être inquiété. »

(..) La semaine dernière, la crèche de cette rue qui, n’ayant pas été respectée, a dû être protégée des projectiles en tout genre par un grillage, a subi de nouvelles incivilités. Le tableau électrique a été dégradé et les enfants se sont retrouvés une matinée complète sans chauffage et au frais. De quoi agacer un peu plus des habitants au bout du rouleau.

MidiLibre

Merci à Trencavel