« On n’est pas couché », France 2, 16 mars 2013
En matière d’immigration, Michelle Laroque ne semble pas du même avis que son compagnon, l’ancien Ministre des Finances, François Baroin :

« On n’est pas couché », France 2, 16 mars 2013
En matière d’immigration, Michelle Laroque ne semble pas du même avis que son compagnon, l’ancien Ministre des Finances, François Baroin :

François Bayrou était invité au Grand rendez-vous sur Europe1.
Une très grande partie des musulmans ont l’intention de vivre paisiblement, d’obtenir l’attention qu’ils méritent mais en même temps d’être des Français à part entière.
http://www.dailymotion.com/video/xtt83y«Il y a moins d’islamistes extrémistes qu’on ne le dit. Sinon rien n’aurait empêché les grandes manifestations que l’on avait annoncé et les débordements», a déclaré François Bayrou sur Europe1 dimanche, lors du Grand rendez-vous.
François Bayrou a d’ailleurs vilipendé les propos de Marine Le Pen, qualifiant ses propos «d’irréfléchis et de provocations». «Les Le Pen ont formulé des idées impossibles à accepter en démocratie. La déclaration des Droits de l’homme dit que toute opinion religieuse a le droit d’être manifestée, à l’exception de la dissimulation du visage. Qu’est-ce que cela veut dire? On va aussi obliger les religieux catholique à retirer leurs vêtements? C’est un argument pour trouver des voix», a taclé François Bayrou.
Et le leader centriste de marteler : «Ceux qui se disent défenseurs de la nation ne doivent pas provoquer de guerre civile.»
jeanmarcmorandini.com (Merci à snooker)
Tribune Libre de Paysan Savoyard
Avec désormais quelques mois de recul, il n’est pas inutile de revenir sur les résultats des élections présidentielle et législatives afin de tenter d’en tirer quelques enseignements. Pour le camp des « patriotes », on peut considérer que ces élections ont été un échec.

Le bilan, certes, n’est pas catastrophique. Premier élément positif : Marine Le Pen s’est imposée comme une personnalité de premier plan. Elle sera sans doute considérée à l’avenir comme l’une des principales opposantes au gouvernement socialiste. Notons également l’émergence à ses côtés d’un dirigeant jeune et talentueux, M. Philippot.
En second lieu, l’unité du camp patriote s’est faite derrière Marine Le Pen et il semble que le parti principal de ce courant, le Front national, ne soit pas menacé par le risque de scission, alors que les divisions internes lui avaient fortement nui par le passé.
Sur le plan électoral, troisièmement, le score obtenu efface le mauvais résultat de 2007 : les électeurs « patriotes » qui avaient voté pour M. Sarkozy au premier tour ont cette fois porté leur voix sur Marine Le Pen. Le Front national avait ainsi obtenu en 2007 10,44 % des suffrages exprimés : il atteint cette fois 17,90 %. A l’issue du scrutin de 2007 de nombreux commentateurs avaient diagnostiqué la marginalisation définitive de « l’extrême droite » : 2012 vient de montrer qu’il n’en a rien été.
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Il a voté François Hollande. Mais n’a pas été payé en retour. Confronté à la concurrence d’une candidate socialiste qui l’a largement devancé au premier tour des législatives, talonné par l’UMP, François Bayrou pourrait perdre son dernier mandat national. Récit d’un fiasco politique.
«Bayrou est en pleine névrose. Il s’applique à reproduire indéfiniment le même geste, en attendant des effets différents.» Le jugement de Jean-Louis Bourlanges est sévère. Mais il reflète l’incompréhension de nombre des proches du patron du MoDem. Depuis quelques semaines, ils ne le comprennent plus. Les faits, il est vrai, sont plus cruels encore: avec 23,63% des suffrages dans son fief du Béarn, François Bayrou est très loin derrière la candidate socialiste, Nathalie Chabanne. Et tout juste devant le candidat UMP qui, en annonçant son intention de se maintenir, conformément à la décision de la direction nationale, risque de provoquer la chute du centriste. La conséquence directe d’une décision prise dans l’entre-deux-tours de la présidentielle.
(…) La campagne «droitière» de Nicolas Sarkozy, ses appels du pied, dans l’entre-deux-tours, à l’électorat frontiste ont sans doute sincèrement heurté les convictions de François Bayrou. Après l’annonce de son ralliement sans condition aucune à François Hollande, sa garde rapprochée entonnera la chanson d’un Bayrou libre, enfin. Loin des petits calculs électoraux. (…) Voire. «C’est par orgeuil que François ne s’est pas résolu à voter Sarkozy, confie un homme qui le connaît bien, depuis longtemps. La raison l’y poussait, mais il en avait trop fait, trop dit, trop écrit contre Sarko. Il a craint de se ridiculiser. C’est par orgueil aussi qu’il n’a pas voulu demander la moindre contrepartie à François Hollande. Il aurait eu le sentiment de s’abaisser» Résultat: il n’a rien demandé à personne, ni pour lui ni pour ses amis. Il n’a rien obtenu, ni pour lui ni pour ce qui était son parti. (…)
Hénin-Beaumont, Gard, Moselle … Quel poids pour le FN ?
Le Front national parviendra-t-il à faire élire des députés? Dans combien de circonscriptions pourra-t-il se maintenir au second tour ? Il y a trois circonscriptions à suivre en particulier dans ce scrutin qui donneront la teneur du vote FN. D’abord la plus visible : celle d’Hénin-Beaumont, où se joue le très médiatique duel qui oppose la présidente du parti Marine Le Pen au leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon. En embuscade, le candidat socialiste Philippe Kemel pourrait devancer les deux candidats.
Ensuite, la 2e circonscription du Gard où l’avocat Gilbert Collard, qui se présente sous l’étiquette « rassemblement bleu marine », est en bonne position pour l’emporter.
Et enfin la 6e circonscription de Moselle où Florian Philippot, directeur de campagne de Marine le Pen pendant la présidentielle pourrait réussir à s’imposer.
L’enjeu pour le président du MoDem dépasse largement le scrutin législatif. Relégué à la cinquième place au premier tour de l’élection présidentielle, François Bayrou n’a pas su renouveler l’exploit de 2007 et joue son destin national.
Son « vote à titre personnel » pour François Hollande au second tour n’a pas empêché le PS de présenter un candidat face à lui dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Selon les derniers sondages François Bayrou était au coude à coude avec son adversaire socialiste Nathalie Chabanne, tous deux devant l’UMP Eric Saubatte.
La règle est simple ministre perdant, ministre sortant. Sur les 25 ministres en campagne cinq d’entre eux risquent d’être confronté à ce cas de figure. Kader Arif dans la 10e circonscription de Haute-Garonne, Aurélie Fillipetti dans la 1e circonscription de Moselle, Marie-Arlette Carlotti dans la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, Stéphane Le Foll dans la 4e circonscription de la Sarthe ou encore Sylvia Pinel dans la 2e circonscription du Tarn-et-Garonne. (…)
Nicolas Sarkozy a fait le bilan de sa défaite ce mercredi à ses ministres à l’issue de son ultime conseil.
C’est Marine Le Pen qui m’a fait battre, bien plus que François Bayrou. Mais je vous demande de ne rien lâcher vis-à-vis du FN.
Finalement, il ne nous a manqué que 600 000 voix. Arriver à 48,4% avec toutes les forces que nous avions contre nous, c’est un très beau score. Et cela m’amène à en tirer l’enseignement que nos électeurs ont été plus engagés, plus sincères que certains d’entre nous, pourtant professionnels de la politique. Les Français, rien ne les décourage. Même quand les sondages nous laissaient loin derrière, ils nous ont suivi. Je suis déçu de ne pas leur avoir donné cette victoire. Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut céder sur nos convictions.
[…] On gagne toujours à être digne. Restez toujours ouverts et tolérants. Mieux vaut être trahi par des gens en qui on a confiance que de trahir des gens qui vous font confiance. La France est un pays éruptif.
Sud Ouest (Merci à antibarbare )
La responsable des questions de diversité au sein du MoDem, Fadila Mehal, a appelé mardi à voter pour le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande.
« Au nom des valeurs d’égalité, de justice, de laïcité et de fraternité, j’appelle, à titre personnel, à voter François Hollande », écrit dans un communiqué Mme Mehal, par ailleurs directrice à l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) et présidente des Mariannes de la diversité.
« Les deux candidats ne se valent pas et s’il faut faire le choix entre le programme ou les valeurs, je choisis les valeurs », explique Fadila Mehal, qui considère que « Nicolas Sarkozy emprunte dangereusement les thématiques lepénistes, au risque de perdre son âme ».
NDLR: Fadila Méhal fait partie également du collectif «Une si longue attente…» qui avait publié une lettre sur le Bondy Blog regrettant, entre autres, « des médias aux rédactions trop blanches »
Seul petit candidat de droite, le souverainiste espère inscrire sa «nouvelle offre politique» dans le paysage et affirme qu’il sera «devant Joly», ajoutant : «en même temps, ce n’est pas difficile».
Un à deux points d’intentions de vote dans les sondages. Certains en feraient un drame, Nicolas Dupont-Aignan y voit une chance. La première candidature à la présidentielle du souverainiste, en rupture de ban avec l’UMP depuis 2007, seul «petit» candidat rescapé à droite, se déroulerait même, selon lui, sous les meilleurs auspices. […]
Il affirme qu’il ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour. Sur France 2, mercredi soir, il a renvoyé dos à dos Hollande et Sarkozy, «des charlatans», selon lui. «Les gens sont rassurés car je ne suis pas un rabatteur, un Villiers bis. Je dirai à mes électeurs de comparer les programmes et de choisir celui qui reprendra le plus mes idées.» […]
Quant à Marine Le Pen, avec laquelle il assume une proximité dans le discours, il n’a pas supporté ses «déclarations scandaleuses sur l’affaire Merah. Elle fait une mauvaise campagne, fondée sur la haine de l’autre, elle n’est pas à la hauteur de la tâche». Finalement, le président de Debout la République n’est d’accord qu’avec Bayrou dont il fut le chef de cabinet en 1993. « Enfin sur l’analyse bien sûr, mais pas sur les solutions… »