Histoire : Mourir en Pennsylvanie, Gettysburg (1863)

Auteur : Armen

Gettysburg 1863

Au printemps 1863, l’armée fédérale du Potomac se remet difficilement du désastre qu’elle vient de subir à Chancellorsville, sans compter, en décembre 1862, ses attaques inutiles et meurtrières face aux collines de Fredericksburg. L’armée confédérée de Virginie du Nord est au mieux de sa forme, malgré la perte de Stonewall Jackson, son meilleur commandant de corps d’armée, qui a été blessé à mort, en plein combat, par ses propres hommes.

La situation politique reste bloquée. Pour que l’Union admette une fois pour toute la sécession des Etats confédérés, une victoire militaire est essentielle. Le général Lee propose alors, au printemps, un projet d’offensive audacieuse et dangereuse : toute l’armée de Virginie du Nord et ses 75 000 hommes vont dégarnir la ligne de protection de la capitale sudiste, Richmond. Cette armée va, en entier, contourner par l’ouest l’armée fédérale et s’engouffrer dans le Maryland, puis la Pennsylvanie. Elle passera pour se faire à l’ouest des « blue hills », les collines bleues, mettant ainsi ces collines entre elle et l’armée du Potomac, afin de masquer son mouvement. Elle arrivera alors au nord de Washington.

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Histoire : La bataille d’Alalia, les Phocéens chassés de Corse

Auteur : monalisa

Site de Phocée, actuelle Turquie
Site de Phocée, actuelle Turquie.

Au VIe siècle avant notre ère, les cités grecques et carthaginoises de la côte orientale de la Méditerranée ont crée de nombreux comptoirs marchands sur les rivages de la Méditerranée occidentale. Les côtes orientales étant saturées, il faut aller vers l’Ouest pour trouver de la place, là où les peuples autochtones n’avaient pas encore atteint un niveau de civilisation et d’organisation suffisants pour s’opposer à l’implantation de nouveaux arrivants.

En Asie Centrale, les Perses et les Assyriens avaient commencé à étendre leurs empires jusqu’aux confins de l’Europe. Les Grecs avaient de nombreuses colonies au sud de la péninsule italienne et ils occupaient une grande partie de la Sicile. Parmi eux, les Phocéens d’Asie Mineure, dont l’activité était essentiellement tournée vers le commerce maritime. Ils fondèrent Massalia, (Marseille), en 600 avant Jésus Christ. Mais en 545, la cité Mère fut définitivement abandonnée devant l’offensive des Perses. Ses habitants eurent la mauvaise idée de venir s’installer à Alalia (actuelle Aléria), sur la côte Est de Corse. [...]

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25 octobre 732 : « Charles Martel vient de sauver l’Europe de l’islam » (FR3, 1978)

« Charles Martel vient de sauver l’Europe de l’islam. » (FR3, « Il était une fois l’homme », 1978)

bataille de poitiers
Charles Martel à la bataille de Poitiers par Charles de Steuben (1834-1837).

La bataille de Poitiers vue par un contemporain, dans la Chronique de Frédégaire.

« Le duc Eudes s’étant écarté du traité qu’il avait conclu (1) le prince Charles en fut instruit par des messagers. Il leva une armée, passa la Loire, mit le duc Eudes en déroute, et enlevant un grand butin de ce pays, deux fois ravagé par les troupes dans la même année, il retourna dans le sien. Le duc Eudes, se voyant vaincu, et couvert de confusion, appela à son secours, contre le prince Charles et les Francs, la nation perfide des Sarrasins (2) ; ils vinrent avec leur roi nommé Abdérame (3), passèrent la Garonne, marchèrent vers Bordeaux, et incendiant les églises, massacrant les habitants, ils s’avancèrent jusqu’à Poitiers. Là, après avoir livré aux flammes la basilique de Saint-Hilaire, chose bien douloureuse à rapporter, ils se préparèrent à marcher pour détruire celle de Saint-Martin de Tours. Le prince Charles se disposa vaillamment à les combattre, accourut pour les attaquer, renversa leurs tentes par le secours du Christ, se précipita au milieu du carnage, tua leur roi Abdérame, et détruisit complétement l’armée de ses ennemis.

L’année suivante (4), le prince Charles, brave guerrier, parcourut la Bourgogne, et plaça sur les frontières du royaume, pour le défendre contre les nations rebelles et infidèles, ses Leudes (5) les plus dévoués et des guerriers courageux. Ayant établi la paix, il donna la ville de Lyon à ses fidèles (6), conclut partout des traités ou des trêves, et s’en retourna vainqueur, plein de joie et de confiance. Dans ce temps, le duc Eudes mourut. A la nouvelle de sa mort, le prince Charles, prenant conseil de ses grands, passa encore une fois la Loire (7), vint jusqu’à la Garonne, occupa la ville de Bordeaux et le fort de Blaye, s’empara de tout ce pays, et soumit les villes comme les campagnes et les lieux forts. Ainsi favorisé du Christ, roi des rois et seigneur des seigneurs, le prince Charles retourna victorieux et en paix. »

Source : Collection des mémoires relatifs à l’Histoire de France (par M. Guizot, 1823), « Chronique de Frédégaire », p.240-241.

Notes :
1) En 731.
2) Au contraire, Eudes, menacé par les Sarrasins, demanda secours au maire du palais Charles.
3) Déformation d’Abd al-Rahmân, gouverneur d’Al-Andalus.
4) En 733.
5) Individus libres ayant prêté un serment de fidélité.
6) Reconquête de Lyon en 737, occupée par les musulmans depuis 726.
7) En 735.

incursions musulmanes
Les 3 grandes expéditions militaires en Gaule. Les Arabo-berbères échouèrent devant Toulouse (721) et près de Poitiers (732).
Carte tirée du livre de Philippe Sénac, Les Carolingiens et al-Andalus (VIIIe-IXe siècles).

27 juillet 1214 : la bataille de Bouvines


La bataille de Bouvines par Horace Vernet.

Extrait de la Vie de Philippe Auguste de Guillaume le Breton (v. 1165-1226), prêtre biographe du roi, auteur de la Philippide et continuateur de la Gesta Philippi Augusti (Vie de Philippe Auguste) de Pierre Rigord.

L’an de l’Incarnation du Seigneur 1214, pendant que le roi Jean exerçait ses fureurs dans le pays de l’Anjou, ainsi qu’il a été rapporté plus haut, l’empereur Othon, gagné par argent au parti du roi Jean, rassembla une armée dans le comté de Hainaut, dans un village appelé Valenciennes, dans le territoire du comte Ferrand. Le roi Jean envoya avec lui, à ses frais, le comte de Boulogne, le comte de Salisbury, Ferrand lui-même, le duc de Limbourg, le duc de Brabant, dont ledit Othon avait épousé la fille, et beaucoup d’autres grands et comtes d’Allemagne, de Hainaut, de Brabant et de Flandre. [...]

Les ennemis étant arrivés à un ruisseau qu’on ne pouvait facilement traverser, le passèrent peu à peu, et feignirent, ainsi que le crurent quelques-uns des nôtres, de vouloir marcher vers Tournai. Le bruit courut donc parmi nos chevaliers que les ennemis se détournaient vers Tournai. L’évêque était d’un avis contraire, proclamant et affirmant qu’il fallait nécessairement combattre ou se retirer avec honte et dommage. Cependant les cris et les assertions du plus grand nombre prévalurent. Nous nous avançâmes vers un pont appelé Bovines, placé entre un endroit appelé Sanghin et la ville de Cisoing. [...]

Pendant que le roi, un peu fatigué des armes et du chemin, prenait un léger repos sous l’ombre d’un frêne, près d’une église fondée en l’honneur de saint Pierre, voilà que des messagers envoyés par ceux qui étaient aux derniers rangs, et se hâtant d’accourir promptement vers lui, annoncèrent avec de grands cris que les ennemis arrivaient, et que déjà le combat était presque engagé aux derniers rangs ; que le vicomte et les archers, les cavaliers et hommes de pied armés à la légère, ne soutenaient leur attaque qu’avec la plus grande difficulté et de grands dangers, et qu’ils pouvaient à peine plus long-temps arrêter leur fureur et leur impétuosité. A cette nouvelle, le roi entra dans l’église, et adressant au Seigneur une courte prière, il sortit pour revêtir de nouveau ses armes, et le visage animé, et avec une joie aussi vive que si on l’eût appelé à une noce, il saute sur son cheval. Le cri de Aux armes ! hommes de guerre, aux armes ! retentit partout dans les champs, et les trompettes résonnent ; les cohortes qui avaient déjà passé le pont reviennent sur leurs pas. On rappelle l’étendard de Saint-Denis, qui devait dans les combats marcher à la tête de tous, et, comme il ne revient pas assez vite, on ne l’attend pas. Le roi, d’une course rapide, se précipite vers les derniers rangs, et se place sur le premier front de la bataille, où personne ne s’élance entre lui et les ennemis.

Les ennemis voyant le roi, contre leur espérance, revenu sur ses pas, frappés, je crois, comme de stupeur et d’épouvante, se détournèrent vers le côté droit du chemin par lequel ils venaient, et, s’étendant vers l’occident, s’emparèrent de la partie la plus élevée de la plaine, et se tinrent du côté du nord, ayant devant les yeux le soleil plus ardent ce jour-là qu’à l’ordinaire. Le roi déploya ses ailes du côté contraire, et se tint du côté du midi avec son armée qui s’étendait sur une ligne dans l’espace immense de la plaine, en sorte qu’ils avaient le soleil à dos. Les deux armées se tinrent ainsi occupant à peu près une même étendue, et séparées l’une de l’autre par un espace peu considérable. Au milieu de cette disposition, au premier rang était le roi Philippe, aux côtés duquel se tenaient Guillaume des Barres, la fleur des chevaliers ; Barthélemy de Roye, homme sage et d’un âge avancé ; Gautier le jeune, homme prudent et valeureux, et sage conseiller ; Pierre de Mauvoisin, Gérard Scropha, Etienne de Longchamp, Guillaume de Mortemar, Jean de Rouvrai, Guillaume de Garlande, Henri, comte de Bar, jeune d’âge, vieux d’esprit, distingué par son courage et sa beauté, qui avait succédé en la dignité et en la charge de comte à son père, cousin-germain du roi récemment mort, et un grand nombre d’autres, dont il serait trop long de rapporter les noms, tous hommes remarquables par leur courage, depuis longtemps exercés à la guerre, et qui, pour ces raisons, avaient été spécialement placés pour la garde du roi dans ce combat. Du côté opposé se tenait Othon au milieu des rangs épais de son armée, qui portait pour bannière un aigle doré au dessus d’un dragon attaché à une très-longue perche dressée sur un char. Le roi, avant d’en venir aux mains, adressa à ses chevaliers cette courte et modeste harangue : « Tout notre espoir, toute notre confiance sont placés en Dieu. Le roi Othon et son armée, qui sont les ennemis et les destructeurs des biens de la sainte Eglise, ont été excommuniés par le seigneur Pape : l’argent qu’ils emploient pour leur solde est le produit des larmes des pauvres et du pillage des églises de Dieu et des clercs. Mais nous, nous sommes chrétiens ; nous jouissons de la communion et de la paix de la sainte Eglise ; et quoique pécheurs, nous sommes réunis à l’Eglise de Dieu, et nous défendons, selon notre pouvoir, les libertés du clergé. Nous devons donc avec confiance nous attendre à la miséricorde de Dieu, qui, malgré nos péchés, nous accordera la victoire sur ses ennemis et les nôtres. » A ces mots, les chevaliers demandèrent au roi sa bénédiction ; ayant élevé la main, il invoqua pour eux la bénédiction du Seigneur ; aussitôt les trompettes sonnèrent ; et ils fondirent avec ardeur sur les ennemis, et combattirent avec un courage et une impétuosité extrêmes. [...]

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Guillaume le Breton, Vie de Philippe Auguste (XIIIe siècle), publié par François Guizot dans la Collection des mémoires relatifs à l’Histoire de France, Paris, J.-L.-J. Brière, 1825, pp. 274-279.

Desouche Histoire : La bataille de Las Navas de Tolosa (16 juillet 1212) (rediff.)

Las Navas de Tolosa
Las Navas de Tolosa (Francisco de Paula Van Halen).

Au XIe siècle, en Espagne, le califat omeyyade entre dans une phase de « décomposition ». En 1031, il n’y a plus de calife, et al-Andalus éclate en une multitude de petits États appelés taifas, sur des bases ethniques. La reconquête s’accélère pour les États chrétiens du Nord. En 1086, l’année qui suit la prise de Tolède, les rois des taifas appellent à l’aide les Berbères almoravides qui venaient de fonder un empire en Afrique du Nord. L’émir Yûsuf ibn Tashfin stoppe alors la reconquête en écrasant l’armée chrétienne à Sagrajas (1086) avant de rembarquer pour le Maroc.

Les chrétiens parviennent néanmoins à rétablir la situation et l’expansion chrétienne reprend. En Afrique du Nord, la puissance almoravide s’effondre, remplacée par les Almohades. Ceux-ci débarquent en Espagne et s’opposent aux chrétiens, avec sur le plan militaire des hauts et des bas. En 1195 survient le désastre d’Alarcos pour les chrétiens, un traumatisme en Occident car survenant peu après la reprise de Jérusalem par les musulmans en Orient (1187). Les chrétiens sont repoussés jusqu’au Tage.

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Desouche Histoire : L’Empire byzantin face à l’invasion arabe (632-718)

Section du mur de Théodose II
Section restaurée du mur de Théodose II (Constantinople).

Lorsque l’Empire romain d’Occident disparaît avec la déposition du dernier empereur Romulus Augustule en 476, la quasi-indifférence générale règne dans l’Empire romain d’Orient, où siège désormais l’unique empereur romain à Constantinople. Le problème barbare semble en voie de solution, et l’empereur Anastase (491-518) laisse un Trésor plein ; mais ce répit est de courte durée. A l’éphémère reconquête justinienne (527-565) succèdent de nouvelles grandes invasions qui vont mettre l’existence de l’Empire en péril.

La dernière tentative de tenir le limès danubien échoue avec l’empereur Maurice (582-602). En quelques décennies, les Balkans sont submergés par les barbares tandis que l’Empire lutte en Orient contre les Perses sassanides. En 626, Constantinople est assiégée des deux côtés : par les Avars du côté occidental, et par les Perses venus de l’autre côté du Bosphore !

L’empereur Héraclius parvient à repousser les envahisseurs et remporte contre les Perses une victoire décisive à Ninive (627). Néanmoins, l’Empire alors très affaibli est devenu une proie idéale pour de nouveaux assaillants. L’invasion arabe est la plus grave que l’Empire va connaître jusqu’à celle des Turcs à partir du XIe siècle. L’Empire byzantin aurait très bien pu disparaître dès le haut Moyen Âge.

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Desouche Histoire : La bataille des champs Catalauniques (20 juin 451)

Auteur : Aetius

Au cours de l’été 451 apr. J.-C. s’opposent aux champs Catalauniques deux coalitions hétéroclites, l’une emmenée par le patrice Aetius, l’autre par Attila roi des Huns. La date de la bataille est incertaine (peut-être septembre), le lieu l’est également.

Attila roi des Huns
Le banquet d’Attila, Mor Than (1870).

Les Huns sont un peuple originaire d’Asie, proto-turc avec des composantes de type mongol (un quart selon l’historien Walter Pohl), qui fait son apparition en Europe orientale au IIIe siècle. En 375, les Huns traversent le Don, détruisent l’empire alain des rives de la Caspienne et repoussent vers l’Ouest tous leurs ennemis par la terreur qu’ils inspirent. Attila naît en 395 et est élevé à la cour de Constantinople. Adulte, il retourne dans la vallée du Danube où il gouverne son royaume avec son frère Bléda de 434 (mort de son oncle Ruga) à 445 (assassinat de Bléda). En 446, toutes les tribus des Huns sont rassemblées sous son commandement.

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Crest-Voland (73) : 14 véhicules dégradés

Que s’est-il réellement passé à l’intérieur d’un établissement de nuit, à Crest-Voland, dimanche vers 4h30 du matin. L’enquête confiée à la brigade de gendarmerie d’Ugine devra le déterminer.D’après certains témoins, des clients auraient été importunés à l’intérieur et une dizaine d’individus ont été expulsés par les responsables de la sécurité. Mais une véritable “bataille rangée” s’est engagée à l’extérieur, avec notamment l’usage de gaz lacrymogène.

Les individus s’en sont pris à des véhicules en stationnement (14 ont été sérieusement dégradés) et aux habitations voisines. S’il n’y a pas eu de victimes physiques, les dégâts sont importants. Le maire de Crest-Voland, Lionel Mollier, venu sur place, a décidé de porter plainte et de nombreuses personnes ont été très choquées par un tel déferlement de violence. À l’arrivée des gendarmes d’Ugine et du peloton de surveillance et d’intervention d’Albertville, avec la police municipale de Crest-Voland, les auteurs des méfaits s’étaient enfuis en direction d’Albertville, jusqu’où des responsables de la sécurité les ont suivis avant de perdre leur trace. « Une enquête a été ouverte pour “destruction et dégradation commises en réunion”, par ce groupe de gens en cours d’identification », confiait hier soir une source proche de l’enquête.

Le Dauphiné

Desouche Histoire : La bataille de Malplaquet (11 septembre 1709)

Marlborough et le prince Eugène
Le duc de Marlborough et le prince Eugène à la bataille de Taisnières.

La guerre de Succession d’Espagne, guerre que Louis XIV n’a pas voulue mais qu’il est contraint de mener, débute en 1702. Une grande alliance se forme en 1701 regroupant l’Angleterre, la Hollande, le Saint Empire, le Portugal, puis la Savoie-Piémont. De son côté la France a montré lors de la guerre de la ligue d’Augsbourg qu’elle pouvait tenir tête seule à l’Europe coalisée, néanmoins cette fois-ci elle est alliée à la Bavière et à l’Espagne où règne Philippe V, petit-fils de Louis XIV.

Par rapport à la guerre de la ligue d’Augsbourg, la situation a changé : l’Angleterre et la Hollande se sont rendus maîtres des mers, la famine de 1693-1694 a fait perdre à la France près d’un million et demi d’âmes, l’empereur du Saint-Empire peut désormais consacrer toutes ses forces à la lutte contre le Roi-Soleil puisque l’empire ottoman a reconnu sa défaite en 1699 (traité de Carlovitz).

I. 1709 : la France au bord de l’effondrement

Jusqu’en 1704, la France parvient à tenir tête aux Alliés : Boufflers empêche les Anglo-Hollandais de s’emparer de la Belgique, Vendôme tient le prince Eugène en respect en Italie, Villars inflige aux Autrichiens la défaite d’Hoechstaedt en 1703.

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Lausanne : Rixe à la hache entre deux familles kosovares pour l’honneur

Une rupture amoureuse dégénère en bataille rangée entre deux familles kosovares samedi sur les hauts de Lausanne. «On est au XXIe siècle. Chacun a le droit de choisir ce qui est bon pour lui!» Tout le monde ne partage pas le point de vue de Vérim*. A commencer par les quatre ex-futurs beaux-frères de ce solide trentenaire d’Orbe (VD). Samedi, l’homme et ses deux frères l’ont appris à coups de batte de baseball, de hache et même de dents! C’était au domicile de ces derniers et de leurs épouses, route de la Clochatte, sur les hauts de Lausanne, comme l’a révélé 20 minutes.

Pour laver l’honneur d’une jeune soeur.Vers 21h30, les quatre «beaux-frères» de Vérim accompagnés de trois amis débarquent de Karlsruhe (D), à 400km de là, au volant de deux BMW. Ils ont appelé en renfort deux membres de leur famille résidant en Valais. Leur objectif? Ramener avec eux Ardita*, leur soeur de 22 ans, et venger son honneur. La jeune femme habite Lausanne depuis cinq mois. Elle est venue du Kosovo pour s’installer ici avec Ahmet*, 25 ans, frère cadet de Vérim. Les jeunes gens, qui étaient en couple depuis trois ans, se sont connus dans leur village d’origine.

Ils sont même mariés sous le régime d’un mariage coutumier, ce qui n’a pas de valeur légale ni chez nous ni au Kosovo [...]

Le Matin.ch

(merci à Cretinus Alpestris)