L’UE accepte l’opposition syrienne comme un «représentant légitime» (MàJ)

Addendum, mercredi 12 décembre :

Les États-Unis reconnaissent la coalition nationale syrienne

Un mois après la France, Barack Obama l’a désignée, mardi, comme «représentante légitime du peuple syrien». Il refuse néanmoins de lui livrer des armes en raison de la présence d’islamistes radicaux en son sein.
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«Nous ne sommes pas totalement en phase avec tous ceux qui participent aux combats contre Assad sur le terrain», a précisé Barack Obama. «Je pense que certains parmi eux ont des visées extrémistes, des objectifs antiaméricains et nous allons clairement établir une distinction entre ces différents éléments.»

Le président américain a notamment cité le cas du groupe al-Nosra qui a été désigné par Washington comme étant une organisation terroriste dont le but est de confisquer la rébellion syrienne au profit d’al-Qaida en Irak. Selon des responsables américains, al-Nosra a revendiqué la responsabilité de près de 600 attaques dans les grandes villes syriennes qui ont fait de nombreuses victimes civiles.

Figaro

Addendum, mardi 11 décembre :

Les Etats-Unis devraient annoncer cette semaine, probablement aujourd’hui, l’inscription sur leur liste terroriste du Front Al-Nosra, un groupe de jihadistes combattant en Syrie et accusé d’être affilié à al-Qaida, selon un document officiel américain publié hier soir.

Dans une notification administrative datée du 20 novembre, signée par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, mise en ligne hier sur le site du Registre fédéral du gouvernement américain (l’équivalent du Journal officiel français, Ndlr) et devant être rendue publique ce mardi, le Front Al-Nosra, ou Jabhat Al-Nosra, est désigné comme une « organisation terroriste étrangère ».
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Al-Nosra est une organisation dont on connaît peu de choses car ses hommes refusent de parler, tant aux journalistes qu’aux habitants en Syrie.

Inconnu avant le début de la révolte en Syrie en mars 2011, et accusé un temps d’être une émanation des renseignements syriens, ce Front a revendiqué la plupart des attentats suicide qui ont ensanglanté le pays,

notamment à Alep, Damas et Deir Ezzor. De récentes manifestations à Alep s’en prenant clairement à l’Armée syrienne libre (ASL), qui avait pourtant conquis en juillet la moitié de la ville, ont montré sa perte d’influence, au profit d’islamistes d’Al-Nosra mieux armés et plus disciplinés, selon des habitants.

Figaro

L’Union européenne a accepté lundi la Coalition nationale syrienne de l’opposition comme un «représentant légitime» du peuple syrien. Le président de cette coalition Ahmed Moaz al-Khatib a rencontré les 27 ministres européens des Affaires étrangères.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a appelé le monde à agir pour mettre fin au conflit, une «tache» pour la conscience mondiale.

Certains pays européens, France et Grande-Bretagne en tête, auraient voulu aller plus loin en qualifiant cette Coalition, créée le 11 novembre à Doha, comme le seul représentant légitime du peuple syrien. En guise de compromis, les partisans de la prudence ont accepté de parler de représentant légitime «du peuple syrien>» et non, comme jusqu’ici, «des aspirations du peuple syrien».

Le chef de l’opposition syrienne Ahmed Moaz al-Khatib avait auparavant appelé les membres de l’UE à trouver une position commune sur la reconnaissance de sa coalition. Il a également salué la décision de l’UE d’accroître de 30 millions d’euros son aide humanitaire aux personnes touchées par le conflit syrien. […]

Romandie (Merci à Thomina)

Barroso : l’UE doit évoluer vers une fédération d’Etats-nations

L’Europe doit évoluer vers une « fédération d’Etats-nations », comme rempart au nationalisme et au populisme, a affirmé mercredi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

« Nous avons besoin d’avancer vers une fédération d’Etats-nations », a-t-il dit dans son discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen.

« C’est de cela que nous avons besoin, c’est notre horizon politique« 

, a-t-il ajouté.

Un tel objectif est nécessaire « parce que je pense qu’en ces temps d’anxiété, ce serait une erreur que de laisser les nations en proie au nationalisme et au populisme », a expliqué M. Barroso.

Il a souligné que la création d’une fédération d’Etats-nations allait « à terme nécessiter un nouveau traité ».

M. Barroso a plaidé pour que l’UE prenne, dans l’attente, « des mesures concrètes avec une union politique à l’horizon ».

Boursorama

Posez vos questions au président de la commission européenne José Emmanuel Barroso

Demain, mercredi 28 septembre, le président de la Commission Européenne, José Emmanuel Barroso, prononcera son discours annuel sur l’état de l’Union.

En ces temps troubles, nous avons voulu donné à tous une chance de s’exprimer et de poser leurs questions à propos de l’Union Européenne. Nous nous sommes donc associé à la chaîne Euronews et avons invité le Président Barroso à répondre à vos questions au cours d’une interview en direct qui se tiendra le jeudi 6 octobre à 10h.

A partir d’aujourd’hui, nous vous invitons à poser vos questions via youtube.com/worldview. Les questions peuvent concerner n’importe quel sujet, de la crise de l’Euro aux mesures d’austérité, de la politique étrangère aux problématiques liées à l’immigration, des droits de l’Homme aux questions environnementales. Vous pouvez soumettre vos questions par écrit ou au format vidéo, voter pour les questions d’autres internautes, le tout en n’importe quelle langue grâce à Google Traduction.

Pendant l’interview du 6 octobre, qui sera menée par le journaliste d’Euronews Alex Taylor, le Président répondra aux questions ayant reçu le plus de votes. L’interview sera diffusée en direct et en plusieurs langues, à la fois sur YouTube et sur Euronews. [...]

Quelle que soit votre question, le président Barroso attend vos questions. Prenez donc le temps de poser toutes les questions qui vous passent par la tête via la chaîne World View avant le mercredi 5 octobre à minuit.

Goopilation, traduction de l’article en anglais :

Official Google Blog

UE : Barroso inquiet d’une «poussée populiste»

Le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso s’est déclaré aujourd’hui «inquiet» d’une «poussée populiste» en Europe et a appelé les hommes politiques à défendre les valeurs européennes, dans une interview accordée depuis Bruxelles à Europe 1.

 » Le populisme, c’est la manipulation des craintes et des peurs avec des arguments irrationnels, mais ça passe parfois. »

«Il y a aujourd’hui en Europe une poussée populiste des extrêmes qui est très sérieuse et qui m’inquiète. Je vois des sociétés qui ont une grande tradition d’ouverture et démocratique où monte (une) poussée nationaliste, chauviniste, xénophobe, parfois même d’un populisme très, très agressif», a déclaré M. Barroso.

«C’est pourquoi je fais un appel à toutes les forces démocratiques et pro-européennes (à user d’une) certaine pédagogie pour expliquer» nos valeurs, a-t-il poursuivi.

Le Figaro/AFP

Barroso hausse le ton face aux réticences tchèques

Face au peu d’empressement que le chef de l’État tchèque, Vaclav Klaus, met à signer le traité de Lisbonne, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a exhorté Prague à « remplir ses obligations ».

Face aux réticences que le chef de l’Etat tchèque, Vaclav Klaus, éprouve à parapher le traité de Lisbonne, José Manuel Barroso, a demandé aux autorités de Prague de ne pas inventer d’« obstacles artificiels ». Alors que les 26 autres pays de l’Union européenne (UE) ont déjà ratifié le texte, Vaclav Klaus conditionne sa signature à une exemption sur la Charte européenne des droits fondamentaux.

« J’ai encouragé le Premier ministre Jan Fischer à trouver une solution », a expliqué José Manuel Barroso, qui redoute qu’une dérogation ne rallonge encore le processus de ratification dans l’ensemble des pays de l’UE.

Source : France 24

L’UE prépare la mise en œuvre du traité de Lisbonne

Après la large victoire du oui en Irlande (67,13 %, contre 38,87 % pour le non), le président de l’Union européenne, Fredrik Reinfeldt, a appelé à « accélérer » la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Mais, en raison de la résistance du chef de l’Etat tchèque, Vaclav Klaus, le premier ministre suédois va devoir inviter chefs d’Etat et de gouvernement à la patience : il est désormais clair, à ses yeux, que le traité n’entrera pas en vigueur le 1er novembre.

Contesté à gauche, poussé par Londres, le nom de Tony Blair continue de circuler pour le premier poste. Mais certains gouvernements sont à la recherche d’une alternative moins en vue, comme les premiers ministres néerlandais Jan Peter Balkenende ou belge Herman Van Rompuy.

Le nouveau traité élargit les pouvoirs du Parlement européen dans le domaine budgétaire : les eurodéputés vont désormais partager l’autorité budgétaire, à égalité avec le Conseil. « C’est le Parlement qui aura désormais le dernier mot », veut croire Alain Lamassoure, président de la commission, plus que jamais stratégique, du budget au sein de l’Hémicycle. Un point de vue qui n’est pas du goût du Conseil, et de toutes les capitales.

La mise en place du service diplomatique commun, sous l’autorité d’un haut représentant vice-président de la Commission, ne sera pas plus simple. Interrompues à plusieurs reprises, au fil des déboires du futur traité, les discussions s’avèrent rugueuses. Le champ de compétence du service est très débattu : l’exécutif européen entend préserver la haute main sur certaines de ses compétences, comme le commerce, la politique de voisinage, ou l’élargissement, mais il pourrait céder l’aide au développement.

Le premier président européen risque, dans ces conditions, d’être un tigre de papier face au président de la Commission, du haut représentant, et des capitales. « Les luttes de pouvoir risquent d’être incessantes », craint un haut fonctionnaire: « Si le président veut s’imposer, il aura tendance à court-circuiter toute la machine communautaire, en négociant directement avec les chefs d’Etat et de gouvernement. » Source