[EXCLUSIVITÉ] – Finance : L’escroquerie du Libor était connue 3 ans avant le scandale

L’affaire de la modification, par des responsables de banques, des taux de référence sur lesquels se fondent de nombreux prêts comme de nombreux autres produits financiers ou hypothèques, a éclaté au grand jour en 2012. Mais trois économistes l’avaient établie dans une étude datant de 2009. En voici la preuve.

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Sapir: « Il est urgent de dissoudre la zone euro »

Par Jacques Sapir

La crise de la zone euro a atteint un point critique. Quelles que soient les solutions envisagées, qu’il s’agisse de la mutualisation de la dette ou des mesures dites « non conventionnelles » que la Banque centrale européenne pourraient prendre, elles ne peuvent apporter de solution durable. A cela une bonne raison : cette crise n’est pas une crise de la dette souveraine mais une crise de compétitivité aggravée par l’effet pervers de l’euro sur la croissance.

Les différentes mesures prises depuis le début de 2010 ont été globalement inopérantes. Elles n’ont pu éviter que, pays après pays, cette crise s’étende, de la Grèce à l’Irlande, de l’Irlande au Portugal, puis à l’Espagne et à l’Italie. La situation dans la plupart des pays va continuer à se dégrader sous l’effet de la conjonction de politiques mal avisées de déflation compétitives, qui sont l’équivalent des politiques de dévaluation compétitives que l’euro prétendait supprimer.

Alors que le chômage recommence à fortement monter en France, il est temps de changer de politique, sinon nous nous imposerons l’équivalent d’une grande dépression par notre propre stupidité.

Des politiques inefficaces liées à une erreur de diagnostic

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L’euro baisse face au dollar, dans un marché inquiet du blocage politique en Grèce

L’euro poursuivait son repli face au dollar mardi, le marché connaissant un regain d’anxiété face à la situation de la zone euro, particulièrement en Grèce, confrontée à un blocage politique après la victoire aux élections législatives des opposants à l’austérité. (…)

Le cours de la monnaie unique était plombé mardi par la nervosité croissante du marché à l’égard de la situation politique en Grèce, deux jours après la tenue d’élections législatives qui ont laminé les deux partis gouvernementaux sortant, pro-euro et ayant accepté de signer le programme d’assainissement de l’économie grecque. (…)

« Est-ce que les Grecs vont pouvoir s’entendre au point de vue politique? Et est-ce qu’ils vont rester dans l’euro? De plus en plus de gens doutent que la Grèce termine l’année en tant que membre de la zone euro »,

a noté Charles St-Arnaud, cambiste chez Nomura.

Or, comme le soulignent les experts de Commerzbank, « le scénario catastrophe d’une sortie de la Grèce de l’euro peut alimenter une fuite des capitaux hors des autres pays dits de la périphérie, ce qui pousserait la BCE (Banque centrale européenne) à les aider », et à assouplir encore plus vite sa politique monétaire. (…)

Le Point

Europe : les Draghi, financiers de père en fils

Le fils du président de la BCE se dit « interest rate trader » sur son profil Linkedin. Un possible conflit d’intérêts ?

Avant sa nomination à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), plusieurs eurodéputés n’avaient pas manqué de relever le passage de Mario Draghi chez Goldman Sachs.

En revanche, ni le Conseil européen, responsable de sa nomination, ni le Parlement, qui l’a auditionné, ne mentionnent un fait notable : son fils, Giacomo, travaille à la banque Morgan Stanley à Londres.

Sur son profil du réseau Linkedin, Giacomo se dit « interest rate trader ». Or, les marchés de taux sont largement influencés par les décisions de… la BCE. »

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La zone euro, nouvelle victime du «consensus de Washington» ?

Dans quelques jours, les « cow-boys » de Washington s’installeront à Rome. C’est à la fin du mois de novembre que l’équipe des experts du Fonds monétaire international (FMI) est attendue dans la capitale italienne, avec sur ses talons celles de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne (BCE).

Le trio veut s’assurer que Mario Monti, le tout nouveau président du conseil et ministre de l’économie italien, met bien en oeuvre la cure d’austérité censée éponger la dette pléthorique de plus de 1.900 milliards d’euros qui asphyxie son pays. Et menace la zone euro dans son ensemble.

Avant Rome, Lisbonne, Athènes ou Dublin ont déjà dû multiplier, eux aussi, les purges sous la pression des marchés et sous l’oeil de ce qu’il est désormais convenu d’appeler la « troïka ».

Certains y voient le retour du « consensus de Washington », cette école de pensée libérale théorisée par l’économiste américain John Williamson en 1989, dans la ligne de l’école de Chicago. Après s’être imposée en Amérique latine et en Asie dans les années 1980 et 1990, elle serait en train de se propager à la zone euro, alors qu’elle semblait pourtant enterrée. Terrassée par le retour en grâce d’un keynésianisme planétaire destiné à sortir les pays occidentaux de la pire crise de l’après-guerre. »

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L’euro, un otage idéologique

Il y un moyen simple de résoudre la crise de la zone euro : que la Banque centrale européenne promette de prêter aux États en dernier recours. Mais cette solution défendue par de nombreux économistes est rejetée par l’institution. Une rigidité purement idéologique, déplore un éditorialiste du Monde [Alain Frachon].

Il suffirait d’une phrase pour endiguer la crise de l’euro, affirment nombre d’économistes. Une petite phrase que devrait prononcer la Banque centrale européenne. La BCE devrait dire haut et fort qu’elle jouera le rôle de prêteur de dernier recours pour les membres les plus endettés de l’union monétaire. Et l’euro se porterait mieux. »

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Grèce : « Pourquoi paierions-nous ? Pour les dettes ? Ce ne sont pas les nôtres »

Dimitris Polychroniadis paie ses impôts sur le revenu, mais il refuse de payer ceux qui sont, selon lui, imposés par la « troïka », constituée de représentants du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque centrale européenne (BCE), de la Commission européenne. C’est une question de principe.

Il refuse de payer le nouvel impôt sur la propriété, qui vient d’être instauré. « Je ne paierai pas ces impôts jusqu’à ce que ce gouvernement s’en aille, que le FMI quitte la Grèce et que nous sortions de l’Europe », assure-t-il.

Depuis deux ans, il milite aussi dans un autre mouvement, très présent dans les manifestations, appelé « Den plirono » (« Je ne paie pas »). Ce mouvement s’est fait connaître en laissant libre passage aux automobilistes aux péages des autoroutes pour protester contre les hausses des tarifs. Il continue ses actions aujourd’hui en s’opposant au très impopulaire impôt sur la propriété, qui est directement prélevé sur la facture d’électricité. Si le contribuable ne paye pas, son électricité sera coupée.

Pourquoi paierions-nous ? Pour les dettes ? Mais ce ne sont pas les nôtres, ce sont celles des politiciens et du capital. Nous n’avons pas besoin de toutes ces armes que nous vendent les Français et les Allemands. »

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Crise : l’euro est en danger selon une étude de la BCE

La monnaie unique européenne est en danger en raison des dépenses incontrôlées des Etats de la zone euro et de la crise de la dette qui en a découlé, estime une étude de la Banque centrale européenne (BCE) corédigée par Jürgen Stark, qui a depuis quitté ses fonctions.

Les déséquilibres budgétaires en très forte hausse dans la zone euro dans son ensemble et la situation extrême de certains pays pris individuellement risquent de saper la stabilité, la croissance et l’emploi, de même que la pérennité de l’Union économique et monétaire (UEM) elle-même (…) »

Le Figaro

La BCE a acheté plus de 100 milliards d’euros de dette des États européens

Le volume cumulé des rachats de la Banque centrale européenne (BCE) sur le marché secondaire de la dette, un programme lancé en mai 2010 en pleine crise grecque, atteint désormais 110,5 milliards d’euros. En une semaine, la Banque a racheté 14,29 milliards d’euros de titres de dette.

La BCE poursuit ainsi ce programme réactivé il y a une quinzaine de jours après une pause de près de cinq mois.

Sur les sept jours précédents, la BCE avait racheté 22 milliards d’euros d’obligations publiques, la plus grosse opération de ce type depuis le lancement du programme.

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Crise grecque: la Bundesbank évoque un «complot français»

La Banque centrale allemande reproche à la Banque centrale européenne, sous influence française, d’avoir racheté un trop grand nombre de dettes grecques.

Les relations entre la France et l’Allemagne n’ont pas fini d’être tendues. Et ce en dépit des déclarations de Nicolas Sarkozy, qui avaient martelé il y a une semaine qu’il n’y avait pas de désaccord avec l’Allemagne sur la réforme de l’euro.

Il y a deux semaines, la Banque centrale européenne annonçait le rachat d’obligations souveraines et privées, et notamment des dettes grecques, et ce, pour accompagner le plan d’aide de 750 milliards d’euros, crée par les États membres de la zone euro.

Une mesure que n’a pas du tout apprécié la Bundesbank, la banque centrale allemande d’émission qui n’hésite pas à parler de «complot français» qui porte atteinte aux intérêts de l’Allemagne.

Les banques françaises les plus exposées à la crise grecque

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Le prix Nobel d’économie prédit la fin de l’euro

Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a prédit mardi la fin possible de l’euro si l’Europe ne parvient pas à régler ses « problèmes institutionnels fondamentaux, » dans la foulée de la crise grecque.

Interrogé sur la radio BBC 4, M. Stiglitz a estimé que le plan d’aide UE-FMI, assorti d’un plan d’austérité dont il a critiqué la sévérité, ne ralentirait pas l’ardeur des spéculateurs à miser sur un affaiblissement de la zone euro : « les conditions apparemment excessivement dures imposées à l’Espagne (a-t-il dit dans un lapsus) seront en réalité contre-productives pour prévenir une contagion, » selon lui.

Les analystes signalent en général l’Espagne comme le prochain pays de la zone euro à pouvoir connaître les mêmes difficultés que la Grèce.

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