Mélenchon appelle Hollande à «résister» à Merkel

A Hénin-BeaumonJean-Luc Mélenchon, ex-candidat du Front de gauche à l’Elysée, a demandé samedi au président élu, François Hollande, «de ne pas céder» face aux libéraux, et de «résister» face à la chancelière allemande Angela Merkel qu’il rencontre mardi.

«Je dis à François Hollande: ne cède pas devant les libéraux qui ont déjà sorti les baïonnettes», a déclaré Jean-Luc Mélenchon, ajoutant «Ne cède pas François et voilà quel va être le sens de notre élection». Il a dénoncé de nouveau le fait que la Banque centrale européenne prête à 1% aux banques de l’argent que celles-ci prêtent ensuite à leur tour aux Etats à des taux plus élevés.

Invité du journal de 20H00 de TF1, le leader du FG a répété que la victoire de M. Hollande le 6 mai n’aurait pas été possible sans les 4 millions de voix apportées par les électeurs du Front de gauche (ses 11,1% du 22 avril, ndlr), et que «cela donne des responsabilités» au président élu.

Le JDD

L’économie tunisienne est en récession

Après une croissance négative observée durant deux trimestres consécutifs de l’année 2011, l’économie tunisienne est en récession a indiqué le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Mustapha Kamel Nabli, tout en précisant que «l’économie nationale a dépassé la phase dangereuse».

En mai, l’Institut de la finance internationale, un centre de recherches de Washington monté par les grandes banques de plus de 70 pays, prévoyait des récessions cette année dans cinq pays arabes dont la Tunisie, et comptant l’Egypte, la Libye, la Syrie et le Yémen.

Le taux de croissance durant le premier trimestre a accusé le coup de la révolution, chutant à -3,3%. L’économie tunisienne s’est relevée durant le second trimestre sans dépasser la barre des 0% de croissance. Selon M. Nabli, il faut «réaliser une croissance économique constante durant les deux prochaines années pour accélérer le processus de la transition démocratique dans le pays».

La BCT a injecté des liquidités d’une valeur de 3 milliards de dinars (1,52 milliard d’euros), au profit des banques de la place, pour leur permettre de contribuer à la relance de l’activité économique. […]

Le Figaro

Quand les contribuables refinancent les bad banks…

Alors que les stress test des banques européennes n’ont pas fait bondir la bourse, l’annonce d’un assouplissement de la régulation par le comité de Bâle a été, lui, efficace pour les banques. Seraient-elles en si mauvaise position pour qu’un assouplissement réglementaire ait plus d’impact auprès des spéculateurs que les « stress tests » ? D’autant que ces derniers temps, les banques, qui sont encore plus endettées que la France, rapatrient leurs actifs pourris, histoire de faire payer leurs erreurs par les contribuables.

Lundi 26 juillet, le cours en bourse de diverses banques européennes a grimpé de quelques points. Les stress tests n’avaient pas eu cet effet, peut-être parce qu’ils ne valaient rien. Là, c’est du sérieux. Alors qu’au G20, on nous a répété qu’on allait faire confiance au comité de Bâle1] pour réguler les banques, notamment en exigeant qu’elles augmentent leurs fonds propres, c’est-à-dire la masse d’argent qu’elles doivent avoir dans leurs coffres pour garantir l’ensemble des prêts et des encours. Actuellement, le taux de fonds propres est fixé à 8%.

Quand une banque vous prête 100€, elle ne les a pas. Elle en a au maximum 8% (et encore, elles parviennent à faire beaucoup moins avec quelques manipulations comptables issues des derniers « assouplissements » réglementaires), ce qui ne l’empêche pas d’empocher les 100€ que vous lui rendez ainsi que les intérêts, tout en mettant votre dette à son actif. Ce système est formidable.

Surtout que c’est pareil avec les États depuis le traité européen que nous avons refusé, et en France depuis que Pompidou, ex ponte de la banque Rothschild, a fait passer une loi interdisant à la Banque centrale de prêter au Trésor, c’est-à-dire à l’État. Du coup, les États aussi sont obligés d’emprunter sur «les Marchés».

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Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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Marathon bancaire en Grèce

Les Grecs au guichet pour retirer leur argent. La situation de la Grèce angoisse ses habitants qui ont déjà retiré auprès des quatre principales banques environ 10 milliards d’euros. Les banques demandent à l’État de les aider, au moment où les taux obligataires sont au plus haut.
Le siège de la National Bank of Greece. Natixis a fortement dégradé cette société cotée en Bourse.

Sur les seuls deux premiers mois de l’année, les Grecs ont retiré de leurs comptes bancaires environ 4,5 % du total de l’argent dans le système bancaire du pays, d’après la Banque centrale grecque.

Les quatre plus grosses banques grecques – National Bank of Greece, EFG Eurobank, Alpha Bank et Piraeus Bank – déplorent l’évaporation d’environ 10 milliards d’euros des comptes de dépôts, et implorent le gouvernement de les aider, rapporte le Financial Times dans son édition de jeudi.

George Papaconstantinou, le ministre des Finances, a indiqué mercredi que l’ensemble des banques avaient demandé les 28 milliards d’euros restants du plan de soutien financier apporté par l’État aux banques au plus fort de la crise en 2008.

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